dimanche 3 juillet 2022

Adieu à Jacques Frot, notre fidèle ami et membre de l’AEPN depuis presque 25 ans, décédé hier, samedi 2 juillet 2022


Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l’environnement, 

Ce matin me parvient une bien triste nouvelle : Jacques Frot, notre ami et membre de l’AEPN depuis presque 25 ans, est décédé hier, samedi 2 juillet 2022.

Nous adressons nos condoléances à son épouse, Denise, et ses enfants.

Il allait avoir 90 ans.
Nous le connaissions bien, et même très bien, puisqu’il était le fondateur du groupe de communication (conférenciers) de l’AEPN en 1999.

Il est décédé hier des suites de son cancer.

Nous lui sommes éternellement reconnaissants pour ce qu’il a fait pour l’AEPN : ingénieur Arts et Métiers (promotion 1952), ancien cadre supérieur dans le domaine du raffinage pétrolier, une fois à la retraite il a voulu comprendre les arguments pour et contre les différentes énergies.

Initialement c’était pensait-il pour mieux démolir le nucléaire, qu’il considérait, avant sa retraite, comme l’ennemi du pétrole. Ce faisant, en se renseignant, il s’est aperçu des avantages de cette énergie propre, qui consomme un million de fois moins de combustible et ne rejette rien (ou presque) dans l’atmosphère.

Il parcourait, il y a encore quelques années, à plus de 85 ans d’âge, jusqu’à 15 000 km par an à vélo, à Paris et sur l’île d’Oléron notamment, où il aimait séjourner, faire du vélo et se baigner.

D’un caractère entier et déterminé, il ne changeait pas d’avis facilement et était fidèle à ses opinions.

Il a ainsi créé le groupe de communication de notre association, qui a compté jusqu’à une cinquantaine de conférenciers sillonnant la planète, animant et organisant plus de 1000 conférences aux quatre coins du globe.

Entre 2000 et 2006, il nous aidait régulièrement à tenir les stands de l’IBC et de l’AEPN dans diverses expositions. À diverses reprises nous avions voyagé ensemble pour présenter les avantages du nucléaire à l’étranger dans plusieurs pays lointains.

En plus d’être membre bienfaiteur de l’association, les rares fois où ses conférences ont été rémunérées, il en reversait les honoraires qui lui étaient proposés à l’association.

Son amitié, son soutien à notre cause était sans faille.

Faire connaître partout les avantages de l’énergie nucléaire propre et respectueuse de l’environnement, tel un prophète avec son bâton de pèlerin, prêchant sur la montagne, était pour lui une mission impérieuse, une priorité. Il a beaucoup rendu service. 

Nous ne savons pas encore actuellement la date et le lieu des cérémonies. Nous espérons que l’AEPN pourra y être représentée pour saluer le départ de l’un de nos plus éminents membres, un très bon ami et un Grand Homme (avec un grand H) un Vrai (avec un grand V).

Jusqu’à récemment il venait chaque année, en général à vélo depuis son domicile parisien, à Houilles pour notre Assemblee générale annuelle.

Merci à toi Jacques, tu resteras avec nous à jamais comme un ingénieur hors-pair, qui veut tout comprendre pour ensuite l’expliquer aux autres, un exemple d’amitié indéfectible, de conviction, d’action écologique, de militantisme constructif et de soutien à l’intérêt général supérieur.

Respect et encore merci !

Bruno Comby
Président de l’AEPN

——

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mercredi 22 juin 2022

Allons-nous manquer d'énergie ?

Chers amis de l’énergie abondante, propre et bon marché,

Un sujet critique en ce moment est celui de notre approvisionnement en gaz, mis à mal :

La France dispose (heureusement) d’une infrastructure stratégique de stockage souterrain du gaz dans des cavités géologiques. Bravo aux ingénieurs et aux géologues prévoyants ayant mis en place (en France mieux que dans la plupart des autres pays) ce système de stockage souterrain au moment du premier choc pétrolier dans les années 1970, pour réguler notre approvisionnement en gaz et faire face au moins pendant un certain temps à une éventuelle rupture de notre approvisionnement en gaz.

Les stocks actuels de gaz en France (fin avril 2022) sont d’environ 50 TWh aux dernières nouvelles.

C’est un niveau normal en cette saison, par rapport aux années précédentes.

La consommation annuelle de gaz en France est de 500 TWh par an, soit 40 TWh par mois environ en moyenne. Mais c’est environ le double en hiver lorsque la consommation de gaz augmente pour le chauffage.

Les importations de gaz russe en France via NordStream 1 ont cessé. Il va donc être compliqué de continuer à remplir notre stockage comme d’habitude en préparation de l’hiver.

Le niveau actuel de gaz en stock ne nous permet de « tenir » avec nos réserves que quelques semaines, en tout cas moins d’un mois, en hiver, en cas de rupture de notre approvisionnement en gaz. Et à peine 2 mois si nous parvenons avant l’hiver à remplir les réservoirs de stockage comme d’habitude.

Les problèmes sérieux (manque de gaz pour le chauffage et les industries, avec de possibles  rationnements et obligation de réduire la température dans les habitations et lieux de travail) risquent donc de se produire quelques semaines seulement après le début de la période de chauffage, c’est-à-dire grosso modo vers la fin de l’année, au moment des fêtes de Noël. En particulier lors des pics de froid.

Comme tous les pays voisins font face à une situation au moins aussi alarmante pour leur approvisionnement en gaz (voire pire, nécessitant que nous les aidions, étant davantage que nous dépendants du gaz et ayant moins de capacités de stockage et de ports GNL) nous ne pourrons vraisemblablement pas compter sur eux pour nous dépanner. Plusieurs d’entre eux comptent même sur la France pour les aider.

L’hiver prochain pourrait être compliqué si la guerre en Ukraine continue et que l’Europe reste fâchée avec Poutine.

Ceux qui le peuvent et qui sont jusqu’à présent chauffés au gaz ont intérêt à installer avant l’hiver une cheminée ou un poële ou une chaudière à bois ou à granulés de bois avant l’hiver.

Le prix du bois et des granulés de bois (pellets) qui sont un des modes de chauffage les moins chers ces derniers temps, augmentera également, mais moins que celui du gaz qui pourrait venir à manquer si la situation reste tendue.

De nombreux utilisateurs rationnés en gaz (ou si le gaz est trop cher) pourraient alors se tourner vers les convecteurs électriques, la seule alternative au gaz qui soit facile à mettre en place rapidement.

Mais la situation pour l’approvisionnement électrique l’hiver prochain sera tendue également.

En effet l’approvisionnement des centrales électriques à gaz n’est pas garanti, l’EPR de Flamanville n’est pas encore opérationnel, les réserves hydrauliques sont anormalement basses cette année après l’hiver, et le parc nucléaire français, déjà amputé par l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim, ne sera pas très disponible l’hiver prochain du fait de l’affaire récente de la corrosion sous contrainte en cours de vérification sur de nombreux réacteurs, ce qui entraîne de multiples arrêts prolongés.

Après des années d’insouciance énergétique et de diminution de nos marges de sécurité, l’hiver prochain va vraisemblablement, au delà de la question des prix élevés de l’énergie (pétrole, gaz et électricité), tester les limites et les failles de notre indépendance énergétique.

Le prix de l’énergie est une question essentielle. 

«Allons-nous manquer d’énergie ?» (soyons optimistes et espérons que non) en est une autre, encore plus essentielle.

Bien amicalement,

Bruno Comby

vendredi 13 mai 2022

Observations de l’AEPN sur l’évolution de la situation géostratégique et à propos de la fermeture de la centrale de Fessenheim

Observations de l’AEPN sur l’évolution de la situation géostratégique et à propos de la fermeture de la centrale de Fessenheim (affaire en cours :  demande d’abrogation du décret n° 2020-129 du 18 février 2020 portant abrogation de l'autorisation d'exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim) :

La fermeture de 1800 MW de capacité de production électrique à Fessenheim met gravement en péril l’équilibre offre-demande d’électricité lors des prochains hivers. Non seulement en France mais aussi, plus encore, en Allemagne (réseau interconnecté avec le nôtre) et plus largement, à l’échelle de l’Europe.
 
Du fait des conséquences de la Guerre en Ukraine,  l’approvisionnement en électricité de l’Europe est en effet compromis dès l’hiver prochain.
 
Avec la guerre en Ukraine, l’Europe a basculé dans une nouvelle organisation énergétique mondiale : l’Europe ne peut plus compter sur le gaz russe.
 
Il a encore été possible de passer l’hiver 2021-2022 avec le gaz russe comme d’habitude, malgré le début de la guerre. La Russie a en effet (jusqu’à present) respecté ses contrats de livraison de gaz à l’UE (sauf récemment en Pologne, ce qui montre que l’UE n’est pas a l’abri de coupures unilatérales imposées par la Russie à l’UE).

Si l’approvisionnement électrique pour cet été 2022 n’est pas en péril ces prochains mois (ce qui laisse un peu de répit), du fait du gaz en stock et d’une moindre consommation de gaz en été, il n’en va pas du tout de même pour l’hiver prochain 2022-2023 et les hivers suivants : le réacteur de Flamanville 3 ne sera alors toujours pas disponible (sa mise en service est prévue au plus tôt fin 2023).
 
L’approvisionnement électrique de la France et de l’Europe l’hiver prochain ne sont donc pas garantis et sont mis gravement en péril (black-out majeur possible) du fait de la guerre en Ukraine, des embargos prévus sur le gaz russe (si les russes ne coupent pas eux-mêmes le robinet du gaz à l’Europe) sans parler des risques d’extension du conflit ukrainien à d’autres pays d’Europe de l’Est et par ailleurs des travaux en cours sur le parc nucléaire français (nombreux réacteurs indisponibles pour au moins plusieurs mois du fait de la découverte de phénomènes locaux de corrosion sous contraintes sur le circuit primaire de certains réacteurs) :
 
- décision prise de non ouverture du gazoduc NordStream 2 lequel devait sécuriser l’approvisionnement en gaz de la Russie vers l’Europe.

- un tiers des exportations de gaz russe vers l’Europe transite par gazoduc via l’Ukraine. La Russie n’a (pour l’instant) pas encore osé bombarder ou neutraliser ce gazoduc qui transporte 1/3 du gaz importé par l’Europe.

- la coupure récente par la Russie de l’approvisionnement en gaz de la Pologne démontre que l’UE n’est pas à l’abri de coupures d’approvisionnement imposées par les russes.

- plus grave (et moins probable) : risque éventuel de coupure par la Russie du gazoduc NordStream 1 en rétorsion à l’implication de l’UE dans la guerre en Ukraine 

- l’approvisionnement en GNL proposée par les américains (et le Qatar) pour pallier au gaz russe qui manquerait à l’UE est notoirement insuffisante : il s’agit d’une capacité de transport de GNL limitée à quelques milliards de m3 de gaz seulement, censée suppléer à >150 milliards de m3 de gaz par an importés de Russie par l’Europe ces dernières années.

A noter que le sevrage total de l’approvisionnement en gaz russe pour l’Europe avant l’hiver prochain ou les hivers suivants est sérieusement envisagé et même préconisé, voire fortement recommandé dans le cadre de la guerre en Ukraine à la fois par les États-Unis et par les autorités européennes (Charles Michel, alors président du Conseil Européen et Ursula Van Der Leyen).
 
Il ne s’agit donc pas d’un hypothétique scénario improbable, mais d’une hypothèse sérieuse, à prendre en considération.
 
Par ailleurs, les russes se considèrent désormais plus ou moins comme en guerre (fût-ce indirectement) contre l’Union européenne (qui fournit des armes, y compris offensives, à l’Ukraine) et peuvent à tout moment décider de couper le gaz (qui transite en grande partie par l’Ukraine, mais aussi via Nordstream 1) à l’UE.

La coupure du gaz russe qui semblait inenvisageable jusqu’à récemment devient désormais probable. Les russes ont d’ores et déjà montré leur détermination à cet égard récemment en coupant l’approvisionnement de la Pologne (qui refusait de payer en roubles).
 
Ces considérations nouvelles n’existaient pas lorsque la décision de fermeture de Fessenheim a été prise (décret n° 2020-129 du 18 février 2020).

Cela vient donner plus de poids à la demande de non-fermeture de la centrale de Fessenheim portée par 4 associations au Conseil d’Etat (Association des Ecologistes Pour le Nucléaire, Fessenheim Notre Énergie, Initiatives Climat Énergies et ADAS).

Il s’agit a minima de garder l’option du redémarrage éventuel ouverte, dans une situation de fortes tensions géostratégiques et énergétiques avec une guerre appelée à durer aux frontières de l’Europe (et le risque d’une extension du conflit).
 
La coupure du gaz russe, au delà de l’impact économique et industriel majeur et de l’absence de moyen de chauffage suffisants pour nos bâtiments, mettrait à bas l’approvisionnement électrique à l’échelle européenne.
 
L’Europe a en effet fermé de nombreuses centrales électriques à charbon et nucléaires ces dernières années, en construisant principalement des centrales à gaz pour les remplacer. Il en résulte que l’Europe n’a quasiment plus de marge de sécurité sur son approvisionnement électrique et que celui-ci ne sera pas assuré (black-out généralisé ou délestages massifs) en cas de décision de l’UE de sevrage total rapide du gaz russe ou en cas d’actes de guerre par la Russie visant les gazoducs en Ukraine ou le gazoduc Nord Stream 1.

Les moyens de remplacement envisagés (GNL américain ou Qatari, augmentation de la production de gaz algérien ou norvégien) sont notoirement insuffisants (et déjà très sollicités par ailleurs), même en les supposant disponibles et en les cumulant, du fait de la capacité limitée (et déjà presque saturée avant tout embargo du gaz russe) des ports méthaniers, en raison aussi du débit limité des gazoducs actuels (1/3 du gaz européen transite par l’Ukraine).

Idem pour le nombre limité de navires méthaniers : la flotte mondiale actuelle non extensible ne compte que 511 navires méthaniers ; il faut environ 4 à 5 ans pour construire un gros navire méthanier et davantage pour construire une flotte de navires.

La mobilisation de la totalité des moyens de suppléer au gaz russe ne permet en aucun cas de faire face à une (hélas possible ou probable) coupure de l’approvisionnement en gaz russe à partir de l’hiver prochain et les hivers suivants.
 
Fermer volontairement 1800 MW de capacité de production électrique décarbonée et fiable dans ce contexte, non seulement va rendre impossible le chauffage des immeubles et bâtiments chauffés au gaz (il faudra alors recourir en urgence à des radiateurs électriques, donc produire davantage d’électricité). 

En outre au même moment (période froide) l’équilibre offre-demande en électricité, ne pourra plus être satisfait si les centrales de production électriques à gaz n’ont plus du tout ou pas assez de gaz venant de Russie.

Les éoliennes et panneaux photovoltaïques ne seront alors d’aucun secours car ils ne produisent quasiment rien en période de grand froid hivernal (hiver nuageux = pas ou peu de soleil et conditions météo anticycloniques = pas ou très peu de vent) ce qui conduit tout droit l’Europe entière, y compris la France, à la pénurie d’électricité, à des black-out électriques majeurs l’hiver prochain et les années suivantes, lors des pics de consommation hivernaux, dès l’épuisement des stocks de gaz, qui sont clairement insuffisants ne serait-ce que pour passer l’hiver prochain.
 
La non-fermeture de Fessenheim, donc l’abrogation du décret demandée par les 4 associations co-requérantes (AEPN, FNE, ADAS, ICE), apparaît alors comme un enjeu stratégique vital pour l’approvisionnement électrique de l’Europe ces prochaines années, bien au-delà du simple équilibre offre-demande de la plaque électrique à l’échelle européenne.
 
Tous les moyens de production électrique envisageables pour les années à venir (à prévoir sans gaz russe aux dires même de nos instances dirigeantes et de nos alliés américains) doivent être rendus disponibles.

Compte tenu de cette situation engendrée par la guerre en Ukraine, il est essentiel et urgent d’annuler le décret numéro 2020-129 du 18 février 2020.
 
Cf (entre autres) les déclarations de Charles Michel (alors président du conseil européen) sur le fait que l’Europe va devoir se passer du gaz russe ou encore Elon Musk sur Twitter le 7 mars 2022 :
 
Pénurie de gaz en Europe : le GNL incapable d’assurer la sécurité énergétique
 
https://thepressfree.com/penurie-de-gaz-en-europe-le-gnl-incapable-dassurer-la-securite-energetique-nouvelles/
 
L’Europe doit redémarrer toutes ses centrales nucléaires qu’il est possible de redémarrer (déclaration d’Elon Musk) :
 
https://mobile.twitter.com/elonmusk/status/1500613952031444995
 
“it is now extremely obvious that Europe should restart dormant nuclear power stations and increase power output of existing ones. This is *critical* to national and international security.” (Elon Musk)
 
La mise en service de Flamanville 3 est prévue au plus tôt fin 2023 : 
 
https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/video-epr-de-flamanville-edf-prevoit-sa-mise-en-service-au-troisieme-trimestre-2023_4975239.html

Les terminaux GNL européens ne suffiront pas :
 
https://m.zonebourse.com/actualite-bourse/Les-terminaux-GNL-europeens-debordants-manquent-de-place-pour-plus-de-gaz--39504603/
 
REMPLACER LE GAZ RUSSE PAR LE GNL AMÉRICAIN, LE PIRE DES SCÉNARIOS CLIMATIQUES :
 
https://www.novethic.fr/amp/actualite/infographies/isr-rse/remplacer-le-gaz-russe-par-le-gnl-americain-le-pire-des-scenarios-climatiques-on-vous-explique-pourquoi-en-une-infographie-150687.html
 
Guerre en Ukraine : un tiers du gaz russe exporté vers l'UE (et qui passe par l’Ukraine) risque d'être perdu :
 
https://www.latribune.fr/economie/international/guerre-en-ukraine-un-tiers-du-gaz-russe-exporte-vers-l-ue-risque-d-etre-perdu-915133.html
 
Selon le président du Conseil européen Charles Michel l’Europe doit arrêter au plus vite d’importer du gaz russe. Par quoi le remplacer pour la production d’électricité ?
 
https://www.capital.fr/entreprises-marches/ukraine-pour-charles-michel-lue-devra-prendre-des-sanctions-sur-le-petrole-et-le-gaz-russes-tot-ou-tard-1433112
 
La capacité de transport par les méthaniers (flotte mondiale actuelle) et de déchargement du gaz dans les ports méthaniers européens est limitée et ne peut pas suppléer au gaz russe :
 
https://selectra.info/energie/guides/comprendre/methaniers


Avec nos salutations écologiques, portez-vous bien !

Bruno Comby

Président de l’AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire 

——

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mardi 27 juillet 2021

Le rapport de l'OPCEST consacré à l'énergie nucléaire de 4ème génération : bien mais peut mieux faire

A toutes fins utiles, suite à l’article de Philippe Collet, voici des commentaires à la lecture du rapport de l’OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques) présenté ce 21 juillet 2021 qui apparaît comme une occasion manquée.

On est content de voir l’OPECST se saisir du sujet et pointer du doigt de nombreux problèmes, sauf que la lecture du résumé fait apparaître de nombreuses confusions :

• Concernant le nucléaire du futur, la question n’est pas de savoir si on fait un gros réacteur ou un petit (SMR). La question est de savoir si l’on développe la filière des réacteurs à neutrons rapides pour cesser de gaspiller la ressource en uranium naturel (99% au lieu de 1%) et diminuer considérablement la production de déchets puisqu’on consomme aussi les transuraniens.

La croisée des chemins est bien celle-ci : refonder le nucléaire sur la base de réacteurs à neutrons rapides pour disposer d’une technologie nucléaire durable ou continuer avec des réacteurs à neutrons lents en laissant s’accumuler des centaines de milliers de tonnes d’U-238 et des dizaines de milliers de tonnes de PU.

Pour rappel, le forum génération IV a retenu  le concept de RNR-Na, parmi six autres, justement parce qu’il peut apporter une contribution pour des millénaires à l’approvisionnement énergétique tout en limitant l’impact à l’environnement : pas d’émission de GES, faibles volumes de « cendres » essentiellement limitées aux produits de fission.

• La loi du 28 juin 2006 sur la R&D en matière de gestion des matières et des déchets radioactifs demandait précisément au CEA de développer un prototype de RNR-sodium capable d’assurer la fermeture du cycle et d’optimiser la ressource. C’est l’OPECST qui avait rédigé et fait voter cette loi ; pourquoi l’OPECST ne s’insurge-t-il pas d’une loi qui n’a pas été respectée ? La mémoire s’est-elle perdue ? La compréhension du problème s’est-elle ensablée ?

• Une option extrêmement intelligente aurait été de développer un SMR à neutrons rapides (je pense que c’est de là que viennent beaucoup de confusions) : gros avantage sur la démonstration de sûreté, modularité permettant d’adapter son développement industriel au parc de REP actuel et à l’évolution indispensable des usines du cycle (retraitement et fabrication du combustible « rapide »).

•   Gros avantage de surcroît en matière d’investissement ce qui aurait enlevé cet argument à ceux qui ont tué Astrid sans donner la vraie raison : un nucléaire durable est évidement le diable pour les écologistes ; après avoir tué Superphenix il leur était insupportable de voir la filière rapide redémarrer. La méconnaissance du nucléaire de bon nombre des acteurs a fait le reste (politiques, conseillers, guerres intestines au sein de la filière etc...).

• Aujourd’hui, en matière de R&D, on se targue de développer un SMR à neutrons lents (où est l’avancée ??) et on promeut le multirecyclage en REP qui est une hérésie, physique et technologique, dont je n’aurais jamais imaginé qu’elle puisse être proposée par l’organisme justement en charge d’éclairer l’Etat sur le futur de l’énergie nucléaire ! Augmentation de la consommation d’U235 ; multiplication des déchets d’un facteur trois ; mise à la poubelle du plutonium… qui dit mieux ? Pour couronner le tout la R&D sur la 4ème génération se fait sur un réacteur numérique….et l’OPECST achète  ! On aurait peut-être dû effectivement  se contenter d’un RJH numérique plutôt que d’en faire un vrai qui n’a toujours pas démarré….

Finalement, le plus clair de tout cela, et le rapport le dit, c’est que la France n’a plus de stratégie nucléaire.

Le rapport sonne l’alarme avec justesse sur de nombreux points généraux.

Mais c’est une occasion manquée dans la mesure où la mise à plat de la problématique scientifique et technique est ratée. Du coup la pertinence de l’analyse en matière de nucléaire du futur pose vraiment question. La filière nucléaire ne saurait repartir de l’avant sans une locomotive qui voit loin et avec justesse….

Et on note des énormités dans certaines pages du rapport concernant Astrid en particulier.

Parmi les experts du CEA auditionnés, aucun ne connait le nucléaire.

Anonyme.

NDLR :
Qu'en pense le Haut Commissaire à l'énergie atomique ainsi que ses précesseurs ?

jeudi 6 mai 2021

La part du nucléaire dans la production électrique en France a de nouveau baissé, de 70 % à 67 %, en 2020.

Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l’environnement,

La part du nucléaire dans la production électrique en France a de nouveau baissé, de 70 % à 67 %, en 2020.

Certains s’en réjouissent. Pas nous.

Cette baisse est le résultat logique (c’était prédictible) de graves erreurs politiques : atermoiements divers, aucune mise en service de réacteur (on attend toujours l’EPR de Flamanville) depuis un quart de siècle alors que la consommation électrique augmente et, cerise sur un gâteau au goût déjà amer, la fermeture en 2020 de Fessenheim.

La part du nucléaire dans la production électrique en France a ainsi d’ores et déjà reculée de 80% (il y a 15-20 ans) à 67% (fin 2020).

À cause de mauvais choix politiques, la part du nucléaire recule donc en France à la vitesse d’environ 1% par an. Mais le rythme de ce recul s’accélère : 3% en 2020 (du fait notamment de l’arrêt de Fessenheim).

L’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim représente en effet un recul de 1,8 MW /63 MW de capacité de production nucléaire, c’est à dire perte sèche de 3%, qu’on ne retrouvera pas.

Les idéologues macronistes et hollandistes sont sans doute contents du résultat de leur aveuglement  : avec seulement 67% d’électricité nucléaire, presque la moitié de la baisse prévue de 80% à 50% de la part du nucléaire est ainsi déjà accomplie, contrainte et forcée, “quoi qu’il en coûte”.

Dans le même temps :

- le prix du kWh pour les ménages français est déjà passé en quelques années de 10 à 18 centimes le kWh. Il a presque doublé et ce n’est pas fini : il est facile de prévoir qu’en poursuivant les mêmes erreurs, il atteindra bientôt plus de 30 centimes (comme en Allemagne, qui dispose de grosses réserves charbonnières) et même environ 40 centimes (comme au Danemark, qui comme la France dispose de beaucoup moins de charbon que l’Allemagne). Ce qui achèvera la ruine économique des français et de l’industrie française.

- la compétitivité de l’ensemble de nos entreprises recule en effet d’autant. La plupart des entreprises électro-intensives (qui consomment beaucoup d’électricité) ont d’ores et déjà quitté la France. En particulier l’industrie de l’aluminium, très prospère en France il y a une vingtaine d’années, a fermé toutes ses usines françaises, délocalisées vers des pays où l’électricité est moins chère. Ou encore (ce ne sont que quelques exemples de plus parmi beaucoup d’autres) l’industrie du lithium (fabrication de batteries pour voitures électriques), les data-centers (noeuds géants d’Internet) ou encore l’industrie du bitcoin (fermes de minages, elles aussi électro-intensives), qui brassent désormais chacune un chiffre d’affaires largement supérieur à celui d’EDF. Ces nouvelles industries qui auraient pu et dû s’installer en France ont préféré aller s’installer là où l’électricité est désormais la moins chère et le pouvoir politique plus en faveur de l’industrie : notamment en Chine, en Russie, aux Etats-Unis ou encore en Norvège ou au Canada (électricité hydraulique pas chère). Autant d’opportunités perdues, par pur aveuglement politique et idéologique, pour la France et pour l’Europe. 

- les comptes d’EDF qui étaient largement bénéficiaires sont passés dans le même temps au rouge-catastrophe, et ce n’est pas fini non plus ! Les cris d’alerte de la Cour des Comptes à plusieurs reprises n’y changent rien : l’ordre de continuer à diminuer “quoi qu’il en coûte” la part du nucléaire est venu du plus haut niveau, lequel, sourd au bon sens, n’a écouté ni les ingénieurs, ni la Cour des Comptes.

- la contribution positive du secteur électrique aux comptes de la nation et à la balance commerciale de la France a disparu : l’Etat est maintenant dans l’obligation de renflouer les comptes devenus déficitaires d’EDF et Framatome. Le coût des importations de gaz en provenance de Russie et du Moyen-Orient augmente toujours tandis que le solde autrefois positif à l’exportation de notre production électrique n’est presque plus excédentaire. 

L’électricité qui n’est plus produite par le nucléaire serait, nous dit-on, remplacée par des energies  renouvelables. C’est FAUX ! Les éoliennes et panneaux photovoltaïques fonctionnent au mieux l’équivalent de 20% du temps en moyenne. Les 80% restants sont ensuite fournis par du gaz industriel, largement subventionné, par exemple la centrale à gaz de Landivisiau actuellement en construction en Bretagne. Cette centrale émettra chaque année dans l’atmosphère plus d’un million de tonnes de CO2 ce qui représente l’équivalent de plus de 200 000 logements chauffés au gaz. Cela accroit massivement à la fois notre déficit commercial et les émissions de CO2. Remplacer au nom de l’écologie de l’électricité nucléaire décarbonée par 80% de gaz industriel émetteur massif de CO2 est une régression écologique, une vaste blague qui accroît la dépendance énergétique vis à vis de la Russie et du Moyen-Orient. C’est totalement contraire aux engagements climatiques de la France.

- le risque d’un black-out majeur non seulement en France mais à l’échelle européenne augmente. Le black-out Européen de novembre 2006 semble n’avoir pas suffi comme “wake-up call” (signal d’alerte) pour réveiller nos dirigeants. Nous jouons de plus en plus avec la limite : les marges de sécurité d’approvisionnement électrique en Europe en général (et en France en particulier) sont de plus en plus réduites. Non seulement en France, mais aussi chez nos voisins belges, allemands, espagnols et suisses qui commettent les mêmes erreurs en réduisant leur capacité nucléaire de base au profit d’énergies fatales beaucoup plus chères et intermittentes.

En résumé: la situation énergétique et économique de la France, comme celle de ses voisins européens, empire très régulièrement d’année en année, au fur et à mesure de la réduction de la capacité nucléaire au profit d’énergies intermittentes hors de prix.

Quand nos dirigeants se réveilleront-ils ? Faudra-t’il attendre un black-out général de plusieurs semaines, dont les conséquences économiques pourraient être pire que celles déjà considérables de la crise Covid ? 

Comme rien ne changera d’ici là, nos dirigeants étant très occupés en ce moment par la crise sanitaire (et la préparation des élections) cela dépendra sans doute entièrement du candidat qui sortira des urnes françaises en 2022.

Ne nous résignons pas à ce déclin, il ne s’agit pas d’une fatalité, il est parfaitement possible de remonter la pente, non pas en réduisant la part du nucléaire, mais au contraire en l’augmentant.

Il faut monter en France la capacité nucléaire de 60 GW (actuellement) à 80 puis 100 GW, afin de relancer durablement l’industrie française et européenne.

Ce que la France a fait en 2 décennies durant les années 70 et 80 (passer de 0 à 60 GW nucléaires), nous pouvons le refaire en 2 décennies également (décennies 2020 et 2030): porter d’ici 2040 la capacité nucléaire de la France de 60 à 100 GW, tout en commençant le remplacement (à hauteur de 20 GW) du parc nucléaire français actuel. Les 40 GW restants seront à renouveler durant les 2 décennies suivantes : années 2040 à 2060. Il faut donc relancer le plan Mesmer des années 1970. Il doit, comme ce fût le cas, s’agir d’une priorité nationale et européenne, dans le cadre du plan de relance industriel post-Covid.

La survie économique de la France et de l’Europe en dépendent.

 Soutenez  l’AEPN : faites un don et renouvelez votre cotisation à l’AEPN ! Merci pour votre générosité.

Bien amicalement,

Bruno Comby

Fondateur et Président de l’AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire

http://www.ecolo.org (en 15 langues)

Nouveau site internet de l’AEPN (en cours de construction) : http://wp.ecolo.org (en 110 langues)

dimanche 28 juin 2020

Communiqué commun aux quatre associations au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim



Communiqué de presse


Communiqué commun aux quatre associations
au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim


Les quatre associations soulignent l’urgence et l’importance, à la fois au niveau stratégique, écologique, économique, climatique et pour l’indépendance énergétique de la France, de ne pas fermer prématurément la centrale nucléaire de Fessenheim. Il s’agit d’une grave erreur de dimension historique.
Cette centrale est reconnue sûre par l’ASN. Elle pourrait rendre de bons et loyaux services, tout en rapportant de l’argent, pendant encore au moins 20 ans.
Elle évite le rejet de 10 millions de tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère et est parfaitement apte à continuer à fonctionner, comme c’est le cas pour les réacteurs similaires autorisés à fonctionner jusqu’à l’âge de 60 ans par la NRC (Nuclear Regulatory Commission) aux Etats-Unis. Les deux réacteurs de 900 MW chacun de Fessenheim (1800 MW en tout) ont produit depuis 40 ans et pourraient continuer à produire durant encore 20 ans, une électricité abondante, propre, sûre, à moindre coût, rapportant à EDF et aux français 500 millions d’€ par an et 20 milliards d’€ en 40 ans. 
Par une requête et un mémoire en réplique, déposés au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat les 29 mai et 18 juin 2020, l’Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN), l’association « Fessenheim notre Energie » (FNE), l’association « Initiatives pour le climat et l’énergie » (ICE) et l’Association de défense des actionnaires salariés d’EDF (ADAS) ont contesté cette fermeture prématurée, ainsi que le non-respect des règles administratives à cette occasion, et ont demandé au juge des référés du Conseil d’Etat, d’ordonner la suspension de l’exécution du décret n°2020-129 du 18 février 2020 portant abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim, jusqu’à ce que le Conseil d’Etat ait statué au fond concernant la requête en annulation formée par ces quatre associations contre ce décret. 
Elles prennent acte de la décision du juge des Référés du Conseil d’Etat en date du 19 juin 2020 ayant reconnu leur intérêt à agir mais rejeté leur requête en référé (demande de suspension du décret), et les 4 associations poursuivent donc avec détermination le combat juridique en préparant maintenant leurs arguments sur le fond de l’affaire. 
La centrale de Fessenheim est le socle de l’approvisionnement électrique de l’Est de la France. Elle apporte une contribution essentielle à l’économie alsacienne et préserve l’autonomie stratégique de la France, en assurant, à tout moment, dans la plus grande sécurité, l’équilibre entre l’offre et la demande en énergie électrique.
Le site de production d’électricité de Fessenheim est un moyen sûr, compétitif, non carboné, pilotable en fonction de la demande, capable de produire 1800 MW d’électricité, même en l’absence de vent et de soleil.
Les quatre associations soulignent l’absence de moyen de production non carboné permettant de s’y substituer. Une énergie intermittente et aléatoire ne peut en aucun cas remplacer une énergie pilotable.
Ce retrait d’exploitation va à l’encontre de la poursuite de l’objectif de l’équilibre des comptes des administrations publiques, du principe de précaution au regard de la sûreté du système électrique français, et de la lutte contre l’effet de serre climatique. 
Elles rappellent que la poursuite de l’exploitation de Fessenheim, dans l’attente du démarrage de Flamanville 3, aurait été parfaitement compatible avec la limite de 63,2 GW établie dans la Loi, de la puissance nucléaire installée, laquelle représente à ce jour seulement 46,6 % de la puissance électrique installée en France.  
Le programme nucléaire français, dont Fessenheim est un symbole, est une immense réussite française, jusqu’à présent admirée et respectée dans le monde entier.
La France va avoir besoin demain d’encore davantage d’électricité nucléaire, propre et respectueuse de l’environnement, pour alimenter les millions d’objets connectés et de voitures électriques, qui arrivent bientôt dans nos maisons et sur nos routes.


En résumé :

La fermeture prématurée en 2020 de la centrale nucléaire de Fessenheim est une grave erreur industrielle (contraire à la loi Florange qui interdit de fermer une usine rentable en état de poursuivre son exploitation), une erreur stratégique (fragilisation de notre indépendance énergétique, manque de vision et d’anticipation du développement de la mobilité électrique et des objets connectés), un gigantesque gaspillage économique dont la France pourrait se passer en pleine crise économique (20 milliards d’euros jetés par la fenêtre et aggravation du déséquilibre de la balance commerciale), ainsi qu’une erreur écologique qui augmentera de 10 millions de tonnes chaque année les émissions de CO2 en France), une erreur technique qui déstabilise le système électrique en France comme en Europe, et enfin une erreur politique qui se paiera, tôt ou tard, dans les urnes, les français pleins de bon sens comprenant bien qu’ils ont été bernés. Sans doute le comprendront-ils encore mieux lorsque, dès l’année prochaine, le prix de l’électricité augmentera et lorsque surviendront les prochaines coupures d’électricité.

Contacts presse :

AEPN
Président
Bruno Comby
06 11 84 88 00
aepn@ecolo.org

FNE
Secrétaire
Annick Waller
06 78 37 21 83
annick@waller.fr

ICE
Président
Jacques Maillard
06 85 25 32 27
jacquesmaillard@wanadoo.fr

ADAS
Président
Jean-Pierre Lettron
06 08 02 09 59
jplettron@orange.fr

Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN)
Association «Fessenheim notre Energie » (FNE)
Association « Initiatives pour le climat et l’énergie » (ICE)
Association de défense des actionnaires salariés d’EDF (ADAS)


lundi 24 février 2020

Fessenheim 1 a rendu son dernier souffle

Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l’environnement,

Merci à Yves, Françoise, Jean-Philippe, Sabrina, Patrick... et toute l’équipe d’avoir dignement représenté l’AEPN sur place au moment du dernier souffle de Fessenheim 1.

L’AEPN est intervenue à cette occasion sur trois chaînes de télévision :

- au JT de 20h sur TF1 le samedi 22 février 2020 (merci et bravo à Yves pour cette présentation de l’AEPN au JT) :


- au JT de 19h30 sur la RTBF le 21 février 2020 (télévision nationale belge, en effet nos amis belges sont très inquiets de l’arrêt de Fessenheim, car comme ils souhaitent arrêter eux aussi leurs centrales nucléaires pour motif idéologique, ils comptent sur les nôtres pour les approvisionner en courant électrique !) :


- sur CANAL+ dans l’émission L’INFO DU VRAI  d’Yves CALVI le mercredi 12 février 2020 (un grand merci à Jean-Philippe).

Bravo donc à toute l’équipe de l’AEPN pour ces interviews et cette présence sur place en Alsace et prochain RV en Alsace le 30 juin 2020 pour l’arrêt prévu (sauf surprise d’ici là) de la tranche 2.

L’AEPN a déposé au Parquet de Colmar (et de Paris et à la BRDA)  une plainte pénale pour dénoncer les délits et abus ayant conduit à cet arrêt injustifié et absurde d’une centrale nucléaire dans la force de l’âge, que l’ASN considère comme sûre et en parfait état de fonctionnement :


Nous aurons certainement des nouvelles de cette action juridique avant l’arrêt de la tranche 2.

Nous préparons également une autre action, ayant de bonnes chances d’aboutir, visant à obtenir dès que possible l’annulation du décret du 17 février 2020 (décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale de Fessenheim). En effet les règles juridiques prévues par la loi pour une abrogation d’autorisation d’exploiter n’ont absolument pas été respectées. 

Pour cela nous avons besoin de votre soutien actif notamment pour couvrir les frais d’avocats. 

Contribuez à notre cagnotte leetchi :


Adhérez et faites un don à l’AEPN :


Merci infiniment de votre soutien et bonne semaine à tous !

Bruno Comby

Président de l’AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire