samedi 6 janvier 2018

Réacteurs au sodium : Les russes tracent désormais la route seuls en tête

Le BN-600 fonctionne de manière
satisfaisante depuis 1980 (38 ans)

BN-800 fonctionne depuis septembre 2016 et BN-1200 est en cours.

Voici une interview intéressante de Serge Kirienko, président de Rosatom (équivalent russe d'Areva, EDF et CEA réunis en une seule entité) faisant le point avec Vladimir Poutine sur la situation du nucléaire en Russie et qui mentionne notamment le démarrage de
BN-800 :

http://en.kremlin.ru/events/president/news/52878

Les russes, qui ont beaucoup changé. Leurs centrales ont maintenant de bonnes enceintes de confinement et tous les systèmes de sécurité nécessaires validés par l'AIEA. Ce ne sont plus des RBMK instables mais des réacteurs très semblables aux nôtres pour la filière PWR dans laquelle ils sont devenus des concurrents sérieux (ils raflent la majorité des contrats à l'export) et ils sont désormais suffisamment transparents pour que (par exemple) cette interview (lien ci-dessus) entre Kirilenko et Poutine soit publique.

Serge Kirienko, est un capitaine d'industrie avec une vision, et un charisme comme nous n'en voyons plus beaucoup en France. Il a été le plus jeune (et probablement l'un des meilleurs) Premier Ministre de Russie (avec Poutine) dans un gouvernement précédent.

C'est un monsieur extrêmement vif et intelligent, qui apprécie l'AEPN, intervenant dans le même panel que lui en Russie.

Comme on le voit dans cet article, le BN-800 a bien démarré en septembre 2016.

BN-600 (qui faisait suite à BN-350 - équivalent de Phénix) fonctionne de manière satisfaisante depuis 1980. Il y a eu quelques ruptures de tubes de GV (échangeur sodium-eau) sur BN-600, mais sans gravité. Des ingénieurs russes ont expliqué que cela produit une petite fumée blanche sans gravité et le réacteur redémarre quelque temps plus tard une fois les tubes concernés obturés.

Le projet BN-1200 est enclenché, mais sa construction est provisoirement suspendue en raison de l'impossibilité de fabriquer le combustible comme sur BN-800. Il y a eu ordre de démarrage puis contre-ordre, donc suspension du chantier jusqu'à sa reprise en
principe en 2019 (NB : il s'agit de la date du premier rechargement en combustible de BN-800, sans doute parce que ce
rechargement apportera des informations sur l'état du combustible en fin de cycle).

Il est prévu ensuite de construire plusieurs exemplaires de BN-1200, en Russie et à l'étranger (Chine notamment).

Voir : https://en.wikipedia.org/wiki/BN-1200_reactor

et :
http://www.neimagazine.com/news/newsrussias-bn-1200-fast-reactor-envisaged-for-2019-4933888

On n'en parle donc pas beaucoup ici en France, ayant cru bon de sacrifier Superphénix, mais la filière à neutrons rapides poursuit son développement à bon rythme en Russie.

Les russes tracent donc désormais la route seuls en tête (avec l'Inde et la Chine beaucoup plus en retard mais actifs eux aussi) ; autrefois c'était la France, pour ce qui concerne la filière neutrons rapides avec caloporteur sodium.

B. Comby, Président de l’AEPN


jeudi 4 janvier 2018

Les réacteurs rapides (RNR-Na) ont de gros avantages en matière de sûreté.


 

 
Une question a été posée fin décembre 2017 sur le groupe facebook de l’AEPN :

 

« Niveau sûreté, ces réacteurs RNR ne sont pas top.

 

En réalité, niveau sûreté, les RNR présentent deux ou trois problèmes:

-Effet de vidange positif (reste localement positif même dans le nouveau cœur du CEA)

-Quid de l'aspersion de l'enceinte, on ne peut pas utiliser de l'eau

-Quid des vapeurs de sodium

-Quid de la criticité du corium, ainsi que de sa puissance résiduelle

-Quid des filtres à sable

 

Enfin, au niveau du déploiement, les RNR ont une plus grande densité de puissance que les REP, il faut plus de temps pour que le combustible refroidisse. Combien de cœur par réacteur? Quelle quantité de Pu par GW ? »



 

Réponse de l’AEPN :

 

Les réacteurs rapides (RNR-Na) ont en réalité de gros avantages en matière de sûreté.

 

  • Quasiment pas de pression dans le cœur et le circuit primaire (c’est un énorme avantage). La question des inclusions de carbone dans l’acier (etc…) ne se pose plus et une cuve de 2 ou 3 cm d’épaisseur est suffisante.

 

  • Très grande inertie thermique : donc en cas de pépin on a plusieurs heures pour réfléchir avant que le réacteur ne monte en température (au lieu de quelques minutes dans un PWR). C’est aussi un énorme avantage.

 

  • Réaction sodium-air : produit une petite fumée blanche non corrosive et froide (très peu de chaleur dégagée) qui retombe lentement comme de la neige. (En nappe un feu de sodium rejette 15 fois moins de chaleur que le fuel. Quasi absence de flammes, alors que celles-ci montent à plusieurs mètres pour le fuel et limitent l’approche des pompiers.)

 

Cf. l’expérience des Russes et l’accident de rupture du circuit primaire de Monju en 95 : pas de dégâts, pas de morts ni blessés et le réacteur peut redémarrer quelques jours après (il faut passer l’aspirateur).

 

Sur une période supérieure à 100 ans de fonctionnement industriel de RNR il n’y a pas eu d’accident grave pour la sûreté, que des problèmes de mise au point de prototypes (affaire du barillet sur SPX par exemple).

 

Le sodium est largement diabolisé mais on l’utilise dans de nombreuses autres industries sans que cela suscite les mêmes inquiétudes et émotions, c’est pourtant le même sodium, qui semble n’être dangereux que dans le nucleaire...

 

En raison de leur coût  les RNR ne se développeront probablement industriellement à grande échelle que lorsque l’U 235 commencera à se raréfier. A moins que l’humanité ne prenne conscience de l’enjeu qu’il y a à prévenir le changement climatique. (Tendre vers 20 TW installé en 2100 est un scénario proposé au GIEC et qui se distingue par sa capacité à nous maintenir sous les 2 °C.).

 

Il reste la question des petits RNR de 100 à 300 MW qui semblent intéressants dans des régions isolées loin des réseaux (îles...).

 

Filtres à sable : leur installation est indépendante du type de réacteur. On peut en mettre aussi sur les RNR.

Pour en savoir plus :


 

vendredi 24 novembre 2017

Nouveau semi-remorque TESLA TRUCK

Bonjour,

A voir, la vidéo de présentation par Elon Musk du nouveau 
semi-remorque TESLA TRUCK, suivie par la surprise du jour : la 
présentation de la nouvelle petite voiture sportive 4 places TESLA 
ROADSTER (nouveau modèle).

https://livestream.tesla.com

Cette vidéo dure environ 20 minutes, pour bien comprendre 
l'évolution de nos moyens de transports vers des véhicules qui 
deviennent toujours plus performants, plus propres, plus rapides, 
plus sûrs (malgré leur vitesse), tout en fonctionnant de plus en 
plus à l'électricité.

TESLA donne une fois de plus un coup de vieux aux voitures à 
essence et un coup de pied dans la fourmilière du pétrole.

Nos voitures sont toujours plus rapides et plus sûres aujourd'hui 
que les voitures d'autrefois au 19 ème siècle, de même que le TGV 
roule aujourd'hui à plus de 300 km/h et est à la fois plus rapide 
et plus sûr (moins d'accidents) que les trains du 19 ème siècle.

La vidéo d'Elon est convaincante ! On n'arrête pas le progrès et 
ce sont une fois de plus les ingénieurs  qui sont la locomotive de 
ce progrès !

Pour faire avancer tous ces camions et voitures électriques du 
futur, il nous faudra non pas moins, mais au contraire beaucoup 
plus d'électricité propre qu'aujourd'hui !

Et c'est une bonne nouvelle : cela libérera un pays comme la 
France de sa dépendance au pétrole.

A l'évidence il faut donc adapter la Loi de transition énergétique 
(LTE) qui en France fixe arbitrairement un plafond MAXIMUM (erreur 
imposée par une idéologie décroissantiste) à la production 
d'électricité nucléaire.

L'électricité nucléaire étant propre et respectueuse de 
l'environnement, pour que cette loi devienne presque parfaite, il 
suffit d'y changer seulement deux détails :

- transformer la PLAFOND (maximum) d'énergie nucléaire en PLANCHER 
(minimum) de production.

- et en attendant que les énergies intermittentes fassent la 
preuve qu'elles peuvent remplacer dans des conditions économiques 
acceptables des énergies constantes, ce qui n'est pas le cas pour 
l'instant, cette notion de PLANCHER doit s'appliquer aussi à la 
production nucléaire : il faut maintenir un MINIMUM de 75% 
d'électricité nucléaire dans le mix électrique (au lieu de vouloir 
imposer une baisse à marche forcée à 50%, obligeant à fermer des 
unités de production performantes et propres, alors que le besoin 
électrique va croître.

Nous avons besoin, non pas de diminuer, mais au contraire de 
produire DAVANTAGE d'électricité propre !

Pour le TESLA TRUCK : le prix d'achat sera cher (il n'a même pas 
été mentionné hier), mais sur la vie du camion (garanti par TESLA 
pour plus d'un million miles), le prix de revient kilométrique 
sera 20% à 50% moins cher par kilogramme transporté qu'un camion 
diesel. De même que pour une voiture électrique, le prix d'achat 
est plus cher qu'une voiture à essence, mais sur la durée de vie 
du véhicule, le prix de revient kilométrique est environ moitié 
moins cher. Ces camions TESLA électriques jusqu'à 40 T accélèrent 
accessoirement comme une Porsche (100 km/h en moins de 6 secondes 
à vide), ce qui n'est pas très utile en pratique (sauf pour la 
vanité du camionneur qui pourra briller dans les salons en le 
racontant) si ce n'est pour monter plus vite des pentes plus 
abruptes que les camions diesel. Les TESLA TRUCK auront 800 km 
d'autonomie (en vitesse de croisière sur l'autoroute et à pleine 
charge), pourront rouler en convoi (avec un seul conducteur par 
convoi) et seront extrêmement sûrs. Ils pourront se recharger à 
grande vitesse sur les nouveaux MEGACHARGERS qui seront déployés 
par TESLA sur les autoroutes du monde entier : les TESLA TRUCK 
rechargeront 600 km d'autonomie en 30 minutes (temps inférieur à 
la durée de pause obligatoire des camionneurs, donc aucune perte 
de temps). Excellent CX de 0,36 pour un camion (dont le nez prend 
une forme de TGV). Le camion sera garanti pour 1 million de miles 
(1 million 600 000 kilomètres) en tout cas pour la carrosserie et 
les moteurs (il n'a pas été précisé si cette garantie portera 
aussi sur les batteries, mais actuellement les batteries de MODEL 
S sont encore bonnes et perdent moins de 20% de leur capacité même 
après plus de 500 000 km, une garantie d'un million de km sur les 
batteries des camions n'est donc pas inenvisageable si elles sont 
bien gérées). La mise en accordéon du camion sera impossible du 
fait de 4 roues motrices avec sécurité active (sécurité accrue). 
Le transport en convois des TESLA TRUCKS reviendra (selon Elon) 
moins cher que le transport par rail. Pour recharger ces camions 
gourmands en électricité, TESLA annonce la création d'un réseau de 
MEGACHARGERS alimentés (en partie) à l'énergie solaire, stockée 
dans des POWER-PACKS TESLA, similaires au réseau actuel de 
SUPERCHARGERS mais beaucoup plus puissants, qui seront destinés à 
recharger les camions et les voitures électriques du futur. Le 
pare-brise du TESLA TRUCK en verre trempé TESLA est même garanti 
anti-explosion atomique ! (voir la vidéo).

Pour la petite voiture sportive, le nouveau TESLA ROADSTER a été 
présenté : c'est une voiture 4 places (le premier TESLA ROADSTER 
n'avait que deux places) même si les deux places arrières seront 
d'un petit format, et il y aura un vrai coffre (le premier 
ROADSTER TESLA n'avait pas de coffre arrière). Ce sera la voiture 
la plus rapide jamais construite en série : moins de 2 secondes 
pour passer de 0 à 100 km/h (plus rapide qu'une fusée Ariane ou 
Saturne V au début du décollage, et encore il s'agit là du modèle 
de base, sans les options plus rapides encore à venir ! Elle aura 
la plus grosse capacité de batterie du marché pour une voiture 
électrique, avec 200 kWh. Cela lui conférera une autonomie record 
de 1000 km (il faudra compter plutôt 700 km en pratique, ce qui 
est déjà une belle performance). La voiture pourra être rechargée 
comme les TESLA TRUCKS sur le futur réseau de MEGACHARGERS, ce qui 
lui permettra de regagner 800 km d'autonomie en une demi-heure. La 
vitesse de pointe de la voiture sera électriquement limitée à 250 
mph soit environ 400 km/h. Le prix de cette voiture en série 
limitée au début (les 1000 premiers exemplaires) sera de 250 000 
dollars, mais le prix des versions de base produites en grand 
nombre par la suite pourrait baisser à environ 50 000 dollars.

Voici enfin des informations pratiques sur les performances et les 
dates de livraisons en France (en principe prévues pour fin 2018) 
de la MODEL 3 pour les détenteurs de réservations :

https://www.tesla.com/fr_FR/model3

et : https://www.tesla.com/fr_FR/support/model-3-reservations-faq

Par rapport à une MODEL S, la MODEL 3 est plus petite (deux fois 
moins de volume dans le coffre), un peu moins longue (4m70 au lieu 
de 5m), moins rapide (5 à 5,6 secondes au 0 à 100 km/h au lieu de 
2,3 à 4 secondes), aussi large (2 mètres), autonomie à peine 
inférieure (400 à 500 km dans la vie réelle), mais surtout deux 
fois moins onéreuse (35 à 65 000 dollars contre environ 75 à 140 
000 dollars).

En bref, le monde de l'énergie et des transports est en pleine 
évolution et en pleine électrification !

Il y aura de plus en plus de km parcourus pour un prix par km de 
moins en moins cher, avec de moins en moins de conducteurs, la 
conduite assistée devenant de plus en plus automatique.

Pour les voitures comme pour les camions le progrès poursuit sa 
course et les transports s'électrifent.

Après les trains qui se sont électrifiés au XX ème siècle, et les 
voitures électriques qui se développent depuis 2010, c'est 
maintenant le tour des camions, suite logique qui devraient comme 
les voitures s'électrifier massivement. Pour les avions, ce sera 
plus compliqué car le poids est un facteur critique, il faudrait 
des batteries plus légères qui n'existent pas encore.

vendredi 30 juin 2017

Dear Président Macron...


Traduction par l'ONG Sauvons Le Climat ici et ci dessous :

1 juillet 2017


A Monsieur le Président de la République Emmanuel Macron


Monsieur le Président,


Nous vous écrivons en tant qu'environnementalistes, écologistes et climatologues pour vous féliciter de votre victoire dans l'élection présidentielle et pour applaudir votre politique en faveur d'une taxe carbone. Personne n'a autant fait que la France pour diffuser une énergie propre sur un réseau électrique. Sachant cela, nous vous écrivons également pour vous faire part de notre inquiétude devant votre décision d'éloigner la France d'une production nucléaire propre.


Peu de pays ont fait plus que la France pour démontrer les bénéfices humanitaires et environnementaux obtenus par la création d'une société fortement dotée d'électricité nucléaire. Non seulement la France a été l'hôte de conférences sur le climat des Nations Unies, elle est aussi un des pays développés dont les émissions de dioxyde de carbone par habitant sont les plus faibles.


Toute réduction de la production nucléaire en France aura pour effet d'augmenter la production d'électricité par des combustibles fossiles, donc la pollution, au vu des faibles facteurs de charge et de l'intermittence du solaire et de l'éolien. L'Allemagne en est l'illustration parfaite. Ses émissions n'ont pratiquement pas changé depuis 2009 et ont, en fait, augmenté tant en 2015 qu'en 2016, à cause des fermetures de centrales nucléaires. En dépit d'une augmentation de la puissance installée solaire de 4%, et de celle de l'éolien de 11%, la production de ces deux sources a baissé de 3 et 2% respectivement du fait qu'il y a eu moins de soleil et de vent en 2016 qu'en 2015.


Et là où la France a une électricité parmi les moins chères et les plus propres d'Europe, celle de l'Allemagne est une des plus chères et plus sales. L' Allemagne a dépensé près de 24 milliards € de plus que le prix de marché en 2016 pour ses seuls prix garantis d'achat des renouvelables mais ses émissions ont stagné. Il est à prévoir que l'Allemagne n'atteindra pas ses objectifs de réduction d'émissions de 2020, et de loin. Malgré des investissements énormes dans les renouvelables, seulement 46% de l'électricité allemande sont issus de sources d'énergie propre, à comparer aux 93% de la France.


Le solaire et l'éolien peuvent jouer un rôle important en France. Cependant, si la France devait investir dans le solaire et l'éolien de façon comparable à l'Allemagne, il faudrait s'assurer que ces investissements augmentent la part d'énergie propre de la France et ne la diminuent pas malencontreusement. Les renouvelables peuvent contribuer à une électrification plus poussée des transports, celle-ci étant déjà bien entamée avec le réseau ferré mais pouvant être poursuivie avec les véhicules individuels.


Un remplacement du nucléaire par des combustibles fossiles et des renouvelables nuirait considérablement à l'économie française de trois façons : augmentation des prix de l'électricité pour les ménages et l'industrie, la fin des exportations lucratives d'électricité et - peut-être le plus important - la destruction de la filière nucléaire française à l'export. Si le parc nucléaire français est contraint de fonctionner avec un facteur de charge réduit, la filière nucléaire française en sera paralysée par une augmentation de ses coûts et une réduction de ses revenus. A terme, cela conduira à des niveaux de sûreté inférieurs et à une réduction des possibilités de financement de la recherche, du développement, ainsi que des efforts pour l'exportation des technologies nucléaires françaises. Les pays qui cherchent à construire de nouvelles centrales nucléaires veulent, avec raison, savoir que le produit que la France leur vend est un produit dont la France elle-même profite.


Le programme nucléaire français a, par le passé, été l'objet d'admiration dans le monde. La France a fait la preuve, dans les années 1970 et 1980 qu'il est de fait possible pour un pays industrialisé de décarboner son secteur électrique. Pour la France, la prochaine étape, nécessaire afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique et pour l'amélioration de la qualité de l'air, est d'augmenter sa production d'électricité propre à partir de toutes les sources non-fossiles et de réduire massivement l'utilisation des combustibles fossiles dans les secteurs du chauffage et des transports. L'électricité nucléaire devra y jouer un rôle central.


Signataires :


James Hansen, Climate Science, Awareness, and Solutions Program, Columbia University, Earth Institute, Columbia University


Kerry Emanuel, Professor of Atmospheric Science, Massachusetts Institute of Technology


Robert Coward, President, American Nuclear Society


Andrew Klein, Immediate Past President, American Nuclear Society


Steven Pinker, Harvard University, author of Better Angels of Our Nature


Richard Rhodes, Pulitzer Prize recipient, author of Nuclear Renewal and The Making of the Atomic Bomb


Robert Stone, filmmaker, “Pandora’s Promise”


Pascale Braconnot, Climate Scientist, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fourth Assessment Report and Fifth Assessment Report


Francois-Marie Breon, Climate Researcher, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fifth Assessment Report


Ben Britton, Ph.D, Deputy Director of the Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London


Claude Jeandron, President, Sauvons le climat


John Laurie, Founder and Executive Director, Fission Liquide


James Orr, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Didier Paillard, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Didier Roche, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Myrto Tripathi, Advisor to the president, Académie de l’eau


John Asafu-Adjaye, PhD, Senior Fellow, Institute of Economic Affairs, Ghana, Associate Professor of Economics, The University of Queensland, Australia


M J Bluck PhD, Director, Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London


Bruno Comby, President, Environmentalists for Nuclear Energy


Gwyneth Cravens, author of Power to Save the World


Wolfgang Denk, European Director, Energy for Humanity


David Dudgeon, Chair of Ecology & Biodiversity, School of Biological Sciences, The University of Hong Kong, China


Erle C. Ellis, Ph.D, Professor, Geography & Environmental Systems, University of Maryland


Christopher Foreman, author of The Promise & Peril of Environmental Justice, School of Public Policy, University of Maryland


Martin Freer, Professor, Head of Physics and Astronomy, University of Birmingham, Director of the Birmingham Energy Institute (BEI)


Kirsty Gogan, Executive Director, Energy for Humanity


Joshua S. Goldstein, Prof. Emeritus of International Relations, American University


Malcolm Grimston, author of The Paralysis in Energy Decision Making, Honorary Research Fellow, Imperial College London


Mel Guymon, Guymon Family Foundation


Steven Hayward, Senior Resident Scholar, Institute of Governmental Studies, UC Berkeley


Joe Lassiter, Professor, Harvard Business School


John Lavine, Professor and Medill Dean Emeritus, Northwestern University


Martin Lewis, Department of Geography, Stanford University


Mark Lynas, author, The God SpeciesSix Degrees


Michelle Marvier, Professor, Environmental Studies and Sciences, Santa Clara University


Alan Medsker, Coordinator, Environmental Progress - Illinois


Elizabeth Muller, Founder and Executive Director, Berkeley Earth


Richard Muller, Professor of Physics, UC Berkeley, Co-Founder, Berkeley Earth


Rauli Partanen, Energy Writer, author of The World After Cheap Oil


Peter H. Raven, President Emeritus, Missouri Botanical Garden. Winner of the National Medal of  Science, 2001


Paul Robbins, Director, Nelson Institute for Environmental Studies, University of Wisconsin Madison


Michael Shellenberger, President, Environmental Progress


Samir Saran, Vice President, Observer Research Foundation, Delhi, India


Jeff Terry, Professor of Physics, Illinois Institute of Technology


Barrett Walker, Alex C. Walker Foundation


Tim Yeo, Chair, New Nuclear Watch Europe; former Chair, Energy and Climate Change Parliamentary Select Committee

 

mardi 27 juin 2017

"Manifesto pede introdução da energia nuclear em Portugal"

Make Portugal greater !

http://www.dn.pt/economia/interior/manifesto-pede-introducao-da-energia-nuclear-em-portugal-2276668.html

Manifeste d'appel à l’introduction de l’énergie nucléaire au Portugal.


"Près de 50 personnalités signataires du manifeste sur l'énergie ont désormais mis sur la table la possibilité d'analyser l'introduction de l'énergie nucléaire au Portugal.


Dans le manifeste auquel l'agence Lusa avait accès les signataires affirment que « il n'y a aucune raison technique pour laquelle le Portugal n'a pas tenu compte dans l'étude des différentes options pour la production d'électricité de l'analyse de l'énergie nucléaire. »


Des personnalités, parmi lesquels comprennent des noms comme Alexandre Relvas, António Cardoso e Cunha, Francisco Van Zeller, Henrique Neto, João Salgueiro, Borges Gouveia, José Ribeiro e Castro, José Veiga Simão, Mira Amaral de Oliveira Valente, Miguel Beleza, Miguel Cadilhe, Patrick Monteiro de Barros et Pedro Sampaio Nunes, disent qu'ils sont « conscients qu'un pays a le droit de construire une centrale nucléaire si elle a un corps d'état technique et politiquement indépendant. »


Pedro Sampaio Nunes a dit qu'elle serait également un moyen de tirer profit des « ressources endogènes » du pays, car il est prouvé l'existence d'uranium, ainsi que du gaz de schiste, réaffirmant que l'énergie nucléaire « est la forme la plus compétitive de la production d'électricité ».


Le manifeste indique également que la récente crise de Fukushima au Japon, « exige que l'option nucléaire adresse et scrute soigneusement les questions de sécurité », mais insiste sur la nécessité de garder à l'esprit que l'énergie nucléaire est la principale source la plus importante pour la production d'électricité en Europe, fournissant environ 30 pour cent de son total ».


Pour cette raison, le Groupe de personnalités considère que « l'abandon définitif ne peut pas être décidée sous la pression des circonstances. »


Les signataires ajoutent que la perspective de « venir plus développée centrale et beaucoup plus sûr à installer ne justifie pas l'abandon définitif de l'option nucléaire. »


Et de donner les exemples de la Suède, la Finlande, Royaume-Uni, la Pologne, la France et l'Europe de l'Est, qui « ont déclaré le maintien de leurs nouveaux plans d'investissement dans les centrales nucléaires », en dépit de l'abandon de l'Allemagne et de la Suisse.


Le manifeste affirme que l'une des principales raisons de l'engagement continu de ces pays dans le nucléaire « est l'impossibilité reconnue pour être en mesure de réduire les émissions de gaz à effet de serre » sans tenir compte de cette option.


L'autre argument décisif « est la compétitivité intrinsèque de cette forme d'énergie, » donnant l'exemple des Emirats arabes unis, qui ont récemment adjugé à la Corée du Sud quatre centrales nucléaires d'une valeur unitaire de 3,5 milliards d'euros avec le prix de l'énergie 30,3 dollars US (24 euros) pour « mégawatt / heure », « beaucoup plus bas que ceux qui sont pratiqués sur le marché ibérique. »"

Commentaire :

Il y a 10 millions d'habitants au Portugal. 30% de l'électricité est hydraulique, 20% éolienne, 50% gaz + charbon qu'il faut donc remplacer par du nucléaire.

Pour faire comme la France et décarboner son électricité à 100% (ce qui sera possible facilement grâce aux 30% d'hydraulique), il faut donc grosso modo entre 4 et 6 réacteurs de 1000 à 1650 MW.
Un seul site serait trop gros. Il faudrait qu'il soit aussi gros que le plus gros site nucléaire dans le monde, ce qui serait disproportionné pour un petit pays comme le Portugal et serait trop "mettre tous ses oeufs dans le même panier".
 Il faut donc disposer de (ni plus, ni moins) deux sites, en bord de mer, avec au moins deux réacteurs sur chaque site : un au sud et un au Nord du pays (pour limiter les pertes en ligne sur le réseau).
S'il y a du courant en excès, il pourra facilement être exporté vers l'Espagne qui a besoin d'une source de courant fiable (trop d'éoliennes) et qui dispose déjà d'un peu mais pas suffisamment de nucléaire.

Associação de Ambientalistas a favor da Energia Nuclear.
#AAEN
http://ecolo.org/intro/intropo.htm

Há 10 milhões de pessoas em Portugal.30% da eletricidade é hidráulica, 20% eólica, 50% gás + carvão por isso deve ser substituído pela energia nuclear.Para gostar France e descarbonizar sua eletricidade a 100% (o que é possível facilmente com 30% hidrelétrica), então você tem aproximadamente entre 4 e 6 reatores de 1000-1650 MW.Um site seria muito grande. Ele deve ser tão grande como o maior site nuclear no mundo, o que seria desproporcionado para um país pequeno como Portugal e seria muito "colocar todos os ovos na mesma cesta."

 
Devemos, portanto, têm (nem mais, nem menos) dois locais à beira-mar, com pelo menos dois reatores em cada local: um para o sul e norte do país (para limitar as perdas de transmissão na rede).Se houver atual em excesso, ele pode ser facilmente exportados para Espanha na necessidade de uma fonte de energia confiável (vento também) e já tem um pouco, mas não o suficiente nuclear.


English : 

There are 10 million inhabitants in Portugal. 30% of the electricity is hydraulic, 20% wind, 50% gas + coal which should be replaced by nuclear. To do like France and decarbonize its electricity by 100% (which will be possible easily thanks to the 30% of hydraulics), 4 to 6 reactors of 1000 to 1650 MW are needed. But one single site would be too much. It would be as big as the biggest nuclear site in the world, which would be disproportionate for a small country like Portugal and would be too "putting all its eggs in one basket."

 
It is therefore necessary to have (no more, no less) two sites, at the seaside, with at least two reactors at each site: one in the south and one in the north of the country (to limit line losses in the network). If there is excessive current, it can easily be exported to Spain, which needs a reliable current source (too many wind turbines) and which already has a little but not enough nuclear.

  
Twitter : @ouinuc 

mercredi 24 mai 2017

La ruineuse usine à gaz solaire de Ségolène Royal.

https://www.contrepoints.org/2017/05/24/290200-ruineuse-usine-a-gaz-solaire-de-mme-royal

Ségolène Royal a signé le 9 mai 2017 son dernier arrêté fixant les nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques. Ceci pourrait être un gouffre financier sans équivalent.

Par Bruno Comby et Michel Gay.

Avant de quitter le ministère de l’Énergie et de l’Écologie, Madame Ségolène Royal a travaillé jusqu’à la dernière minute pour mettre en place avant de partir un système tarifaire incitatif encourageant l’autoconsommation d’électricité solaire. Elle a signé le 9 mai 2017 son dernier arrêté fixant les nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques.

Il est à première vue sympathique et vertueux (au sens « vert » du terme), mais en apparence seulement, car comme souvent le diable se cache dans les détails.

La formulation alambiquée de ce texte est une véritable usine à gaz, parsemée de formules mathématiques époustouflantes et incompréhensibles pour le commun des mortels (parcourez l’arrêté, juste pour voir…).

DES DIZAINES DE MILLIARDS D’EUROS POUR LE CONTRIBUABLE

Ce qui est clair, après quelques calculs, c’est que son application va coûter des dizaines milliards d’euros qui s’imposeront aux successeurs de Ségolène et aux Français.

Le système est ouvert pour seulement 18 mois (jusqu’à fin 2018). Mais les consommateurs français d’électricité devront payer pendant 20 ans après fin 2018, donc jusqu’à fin 2038 !

La nouvelle prime à l’installation et le nouveau tarif d’achat pourrait coûter à la collectivité jusqu’à plus de 100 milliards d’euros ! (Voir en annexe : « petits calculs »)
Cet arrêté tarifaire s’applique aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises, pour des installations d’une puissance inférieure à 100 kilowatts crête (kWc). Il s’applique à la revente de la totalité de la production (comme jusqu’à présent), et aussi à l’autoconsommation (avec un petit bonus dans ce cas).

UNE IDÉE DES TARIFS

Pour une famille qui voudrait installer entre 20 et 60 m2 de capteurs solaires sur son toit (soit 3 à 9 kW crête), le tarif d’achat s’étale de 15,89 c€/kWh à 18,7 c€/kWh.

Ce prix d’achat est moins généreux que les 60 c€/kWh dont certains chanceux ont bénéficié en 2010, mais toujours bien supérieur au prix de production industriel de l’électricité d’environ 5 c€/kWh. Il varie légèrement en fonction de plusieurs paramètres, et avec le temps qui passe, pour un même abonné (avec des formules mathématiques compliquées).

– Pour une installation entre 9 et 36 kWc (plutôt pour des PME, ou le toit d’une piscine ou d’un magasin, par exemple)  = 12,07 c€/ kWh

– Pour une installation entre 36 et 100 kWc (environ 2400 à 6600 m2 de capteurs) = 11,5 c€/ kWh

Il existe aussi une prime pour l’intégration au bâti de 3 c€/kWh limitée aux 6 premiers trimestres.

Il sera désormais possible de bénéficier du tarif de rachat pour des panneaux PV posés sur un toit-terrasse, ou servant d’ombrière au dessus d’une terrasse ou d’un balcon par exemple. Les conditions pour bénéficier du tarif sont plus souples qu’auparavant.

DÉPÔT ET RECYCLAGE DES PANNEAUX OBLIGATOIRES

La dépose et le recyclage des panneaux en fin de vie dans une usine agréée à cet effet est dorénavant obligatoire. Elle est à la charge du producteur d’électricité (c’est-à-dire vous).
La définition de l’intégration au bâti change. Elle permet de ne plus enlever les anciennes tuiles, et de poser les panneaux solaires jusqu’à 20 millimètres au dessus d’un toit existant (les panneaux produisent alors davantage car, étant ventilés, ils chauffent moins).
En cas d’autoconsommation (le surplus est vendu), il y a une prime à l’installation (en plus du tarif de rachat) dont le montant est de l’ordre de 1200 € maximum pour 3 kWc (c’est proportionnel à la puissance mais avec des seuils et des tranches).

LES PRIMES DÉGRESSIVES

Cette prime dégressive est versée sur 5 années au « producteur » (vous, si vous installez des panneaux sur votre toit) par l’acheteur (ENEDIS). Elle est fixée à :

400 €/kWc pour une installation jusqu’à 3kWc

300 €/kWc pour une installation entre 3 et 9 kWc

200 €/kWc pour une installation entre 9 et 36 kWc

100 €/kWc pour une installation entre 36 et 100 kWc

La quantité d’électricité achetée au tarif de rachat est limitée à 1600 heures maximum d’équivalent de production pleine puissance par an (soit un facteur de charge de 18%).

C’est à peu près le rendement des meilleurs panneaux bien orientés plein sud. Il ne sera donc plus possible de tricher comme certains malins en Espagne qui revendaient de l’électricité prétendument solaire en éclairant les panneaux solaires la nuit avec des LEDS.

UN SYSTÈME TOUJOURS GÉNÉREUX

Il est possible de procéder à des installations multiples pour un même propriétaire (par exemple sur la résidence principale ET sur la résidence secondaire), mais avec un tarif de rachat éventuellement  légèrement inférieur (en fonction des seuils de puissance).

Ce système est donc toujours généreux. Il s’agit encore d’une énorme subvention ! Des milliards d’euros sont actuellement déjà jetés par la fenêtre (plus de 5 milliards d’euros par an, à quoi va s’ajouter ce nouveau  système).

L’électricité est toujours rachetée sur le site de production (chez vous) en petite quantité à un prix supérieur au prix de vente au détail qui inclut le transport et surtout les taxes pour la collectivité, ce qui n’est pas logique sur le plan social et commercial.

DERRIÈRE LES PROMESSES DES TECHNOCRATES…

Cependant, attention il s’agit peut-être d’un piège : car derrière les belles promesses d’une vie plus verte, il serait vicieux que les technocrates antinucléaires poussent massivement les Français à s’équiper de panneaux solaires d’ici fin 2018, pour ensuite annoncer en 2019 des taxes sur ces mêmes panneaux…

C’est déjà le cas en Espagne et en Allemagne où, après avoir été généreusement encouragés, les propriétaires de panneaux solaires sont maintenant surtaxés. Ils doivent payer une taxe de réseau, qui ne va pas tarder en France également.

Ce qui est d’ailleurs logique dès lors qu’on demande au réseau de reprendre l’électricité photovoltaïque à un moment où celui-ci n’en a pas besoin, ce qui induit des complications et des coûts élevés.
Ce nouveau système est donc une magnifique usine à gaz pondue par la technocratie verte qui va coûter une fortune.
Heureusement qu’il restera encore les réacteurs nucléaires pour produire l’électricité quand on en aura besoin…

ANNEXE « PETITS CALCULS »

Si 5 millions de foyers (sur plus de 23 millions) profitent de ce nouveau tarif en installant seulement 20 m2 de panneaux PV sur leur toit, soit 3 kW (12 panneaux de 250 Watts-crête = 20 m2), combien cela va-t-il coûter à la collectivité ?

(Rappel : il est possible d’en installer trois fois plus car le tarif reste intéressant pour les particuliers jusqu’à 9 kW).

Tarif de rachat : 18,7 c€/kWh

Prime d’intégration au bâti : 3 c€/kWh

Total rachat avec prime : 21,7 c€/kWh

Comme ce tarif va s’éroder avec les années qui passe, prenons un tarif moyen de rachat de 20 c€/kWh sur 20 ans (en tenant compte de la réindexation qui agit dans l’autre sens).

Production moyenne des panneaux (en région parisienne) : 3000 kWh par an (ajouter 15% à Nice).

3000 kWh par an x 20 ans x 20 c€/kWh = 12 000

S’y ajoute la prime d’installation : 1200 € (et d’éventuelles aides de la région, du département ou de la ville).

Soit un coût de 13 200 € à régler par la collectivité pour chaque foyer bénéficiaire x 5 millions de bénéficiaires = 66 milliards d’EUROS au total sur 20 ans (!)
Avons-nous besoin d’une telle hémorragie financière en période de disette budgétaire ?

Encore un gigantesque gaspillage d’argent public pour produire de l’électricité uniquement de jour, et principalement en été au moment où elle est largement inutile puisque nos réacteurs nucléaires freinent déjà leur production (surcapacité) tout en coûtant le même prix à exploiter qu’il y ait une production d’électricité solaire ou non.

En cas de succès de ce nouveau tarif de rachat pour l’autoconsommation, tripler et même quadrupler le prix de l’électricité pour tous les consommateurs est-il vraiment un objectif à atteindre ? Cela alors que 12 millions de Français (un sur cinq) sont déjà en situation de précarité énergétique…

Les seuls qui y gagneront sont les grands industriels fabricants de panneaux solaires chinois et américains (essentiellement).
Il est donc à espérer pour nos concitoyens que ce dispositif ne séduira pas des millions de Français, comme l’espère Madame Royal.

mercredi 17 mai 2017

Tuiles solaires Tesla

Chers amis de l'électricité nucléaire, propre et respectueuse de l'environnement,

Nouveauté dans le domaine du solaire ces jours-ci : les tuiles solaires TESLA !


Pour la première fois, on connait
maintenant le prix des nouvelles tuiles solaires (22 $ le pied carré soit environ 240 Euros/m2 de toit en moyenne avec une tuile solaire sur 3), pour les tuiles  seulement (pose non-incluse), 

voir :

http://www.leparisien.fr/high-tech/le-systeme-de-toit-solaire-de-tesla-disponible-en-france-en-precommande-11-05-2017-6941742.php

http://www.lesnumeriques.com/electromenager/toit-solaire-tesla-en-precommande-n62905.html

http://www.numerama.com/tech/256864-vous-pouvez-precommander-les-tuiles-solaires-tesla-en-france.html

il s’agit de tuiles de 184 mm x 365 mm, résistantes à l’impact, au vent et au feu, deux à trois fois plus légères, mais deux à trois fois plus solides et durables que des tuiles ordinaires. Elles sont garanties par Tesla pour «  toute la durée de vie de votre maison, sans limite dans le temps ». Leur puissance est garantie pendant 30 ans et elles peuvent s’installer sur un toit incliné de 14 à 90 degrés.

Pour équiper ainsi un pavillon ayant une toiture de 100 m2, avec un tiers de tuiles solaires et deux tiers de tuiles identiques visuellement mais non solaires, le coût moyen est de 22 dollars le pied carré (42 dollars pour les tuiles solaires et 12 dollars pour  les tuiles non solaires), il en
coutera de l'ordre de 24 000 Euros pour un toit Tesla au tarif actuel, avec 30% de tuiles solaires (en évitant le versant nord et les zones d'ombre).
Ce n'est pas donné, tarif Tesla !

Un tel toit d'une puissance maximale (tuiles plein sud avec 40° de pente de toit en plein soleil à midi) de 3 kWc devrait produire environ 3000 kWh/an (ordre de grandeur calculé par BC).
Soit 90 000 kWh en 30 ans (durée de la garantie de production Tesla) d'une valeur (en France à 15 ct/kWh) d'environ 13 000 
Euros, soit plus ou moins la moitié du prix du toit.

Mais cela va devenir encore plus intéressant demain, lorsque le 
kWh coutera plus cher et que les prix des tuiles solaires baisseront progressivement à mesure que la concurrence s'installera, car les principaux constructeurs de tuiles (Lafarge, Imerys, etc. en Europe) sont maintenant en train de préparer des 
produits similaires.

Fabriquer du verre trempé en grande série n'est pas très cher ni très compliqué (mais requiert de l'énergie...).

Les assiettes en verre trempé achetées en hypermarché, d'une taille comparable aux tuiles, coutent aux alentours de 1 euros achetées au détail en petites quantités (donc beaucoup moins en grandes quantités pour faire des toits). De même le prix de la cellule au silicium qui se trouve dans chaque tuile solaire (une cellule par tuile solaire) s'est effondré ces dernières années du fait de leur production par millions et coûte aux alentours de 1 dollar l'unité en grandes quantités (cf alibaba.com).

C'est ainsi que Tesla engrange une marge confortable en vendant les tuiles solaires à 42 dollars le pied carré (12 dollars pour la même tuile sans cellule solaire dedans), à comparer aux tuiles classiques en argile cuite type H14 d'une surface comparable qu'on trouve chez Castorama ou Leroy-Merlin à 1 ou 2 Euros l'unité au détail.

Les prix de ces tuiles solaires vont donc pouvoir baisser fortement d'ici quelques années lorsque la concurrence s'intensifiera, il y a de la marge pour baisser rapidement les tarifs (en quelques années d'un facteur 4 ou 5, avec un prix de fabrication qui tendrait vers 4 $ et un prix de vente vers 8$ la tuile ou le pied carré).

Le surcoût par rapport à une tuile ordinaire est cependant compensé (en totalité ou en partie) par d'une part la production d'électricité ainsi générée et d'autre part du fait de la plus grande longévité de ces tuiles garanties 30 ans, en verre trempé extrêmement fin et solide, plus propres et beaucoup plus durables (de l'ordre de deux fois plus) que des tuiles traditionnelles.

Tesla prendra en charge directement la désinstallation du toit existant, la conception du nouveau, l’obtention du permis de construire, l’installation du toit solaire puis sa maintenance. 
L’installation n’est pas plus longue que celle d’un toit 
conventionnel.

Un toit solaire est plutôt plus facile à poser qu'un toit classique : il y a certes deux petits fils à connecter derrière chaque tuile solaire, mais les tuiles solaires sont deux à trois plus légères, donc bien plus faciles à manipuler, et elles pèsent moins lourd pour la charpente. Ensuite, comme il y a besoin de refaire son toit deux fois moins souvent, ce n'est pas trop grave de payer
davantage initialement (on s'y retrouve à long terme).

Du point de vue économique, un toit solaire, c'est comme une voiture électrique : c'est nettement plus cher au début en investissement (presque deux fois plus cher actuellement), mais cet investissement n'est pas perdu, car on s'y retrouve ensuite à plus long terme, avec l'électricité produite et la durabilité plus grande du toit.

Et ensuite les prix vont baisser fortement et les rendements monter, donc le meilleur reste encore à venir !

Bien amicalement, nucléaro-solairement vôtre,

Bruno Comby

Président de l'AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire

--

http://www.ecolo.org