samedi 19 octobre 2019

Stand up for nuclear mondial : tous à Paris le 20 octobre 2019 avec l'AEPN !


Rendez-vous dimanche 20 octobre 2019 à Paris pour le #StandUpForNuclear !

En présence de Bruno Comby le président de l'Association des Ecologistes Pour le Nucléaire, co-organisateur, et de Michael Shellenberger président de Environmental Progress venu de Californie (et ex candidat au poste de gouverneur aux Etats Unis).
https://t.co/dSoc2pAZ95

Pour suivre la coalition sur twitter : @ouinuc et
@Nuclear_Pride

Partageons cet événement historique (après Munich en 2018, et Bruxelles en 2019).
https://t.co/8LFuCxSSIC
#StandUpForNuclear #ParisEvent

Le lieu à Paris est maintenant connu pour le dimanche 20 octobre 2019 de 10h à 17h :

Les Halles,
Fontaine des Innocents
Place Joachim du Bellay
Métro Châtelet / Les Halles

Venez nombreux et nombreuses !
Ambiance garantie !

Nous chanterons tous ensemble des hymnes en faveur du nucléaire comme :

"Change of climate" et d'autres chansons à Paris le 20 octobre aux Halles !

(Entrainement la veille le samedi après midi)

Le clip :
@Gen_Atomic
https://t.co/y0l9hgFPDZ

Le 20 octobre, les partisans du nucléaire mondial se mobilisent ! 33 villes sont déjà mobilisées.

Il reste seuleument quelques jours avant la célébration de l'une des plus grandes sources d’énergie au service de l’humanité.

On vous attend !

Et vous pourrez rejoindre la communauté de nos adhérents ici.
http://ecolo.org/subscri/subscrifr.htm

samedi 25 mai 2019

La France, premier grand pays industriel ZÉRO CARBONE à moindre coût : c’est possible en montant le parc nucléaire à 80 GW ! Découvrez le « Plan 80 GW nucléaire » de l'AEPN

Découvrez le « Plan 80 GW nucléaire » de l’AEPN qui optimise la situation écologique ET économique de la France en électrifiant les transports et le chauffage des bâtiments 🇫🇷 


Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l’environnement,


Selon un calcul similaire à celui de Dominique Grenèche (voir ci dessous) et nous arrivons à la conclusion qu’il faut pour électrifier le secteur des transports un EPR de 1650 MW par tranche de 5 à 6 millions de voitures électriques en considérant qu’elles roulent en moyenne 15 000 km par an.

Il faut donc 5 à 6 EPR à ajouter aux 63,2 GW du parc de production nucléaire actuel, pour monter ainsi à 72 GW environ, afin de remplacer tous les véhicules particuliers en France par des véhicules électriques (32 millions de VP).

En électrifiant également les camionnettes, les bus et les camions (ce vers quoi nous allons également, cf les premiers autobus électriques en France de la ville de Paris et Tesla qui lance aux Etats-Unis son Tesla Truck) et par ailleurs prévoir une petite marge de manœuvre pour le chauffage des bâtiments (voir ci-après) il est clair qu’il faudra monter au moins jusqu’à 80 GW.

L’essentiel des économies d’énergie et d’électricité possibles dans l’industrie est déjà faite.

Le plus gros potentiel qui reste accessible aux économies d’énergie est dans l’isolation des bâtiments.

Mais ces économies seront compensées par le fait qu’il faudra simultanément électrifier davantage le chauffage des bâtiments pour réduire les émissions de CO2, de manière concomitante avec l’isolation des bâtiments.

Il est facile de comprendre que le remplacement du gaz par de l’électricité dans le secteur du bâtiment (pour réduire les émissions de CO2) viendra grosso modo au mieux équilibrer les économies d’énergie possibles en isolant mieux les bâtiments déjà chauffés à l’électricité. Et il n’y a donc guère (voire pas du tout) d’économies d’électricité possibles dans le secteur du bâtiment (voire une légère augmentation de la consommation). En effet les bâtiments actuellement chauffés à l’électricité sont principalement des bâtiments récents, construits après les deux premiers chocs pétroliers à partir des années 1980, 1990 et 2000. Ils sont donc déjà soumis à une réglementation thermique exigeante. Le potentiel d’économies d’énergie sur les bâtiments déjà chauffés à l’électricité est donc faible.

Les « passoires énergétiques » en France, qui représentent l’essentiel du gisement futur d’économies d’énergies, sont principalement des bâtiments, maisons et immeubles anciens, actuellement chauffés au gaz, voire encore au fioul. Il existe donc là un important réservoir d’économies sur les émissions de CO2 mais en aucun cas un gros réservoir d’économies sur la consommation d’électricité. Les bâtiments chauffés à l’électricité sont ceux qui sont déjà les mieux isolés. Il ne faut donc pas s’attendre à de grosses économies d’électricité en isolant mieux les logements. Au contraire le but est d’exclure et remplacer le plus possible le gaz et le fioul ce qui va fortement diminuer les émissions de CO2 (ce qui sera très bien) et cela va augmenter (et non diminuer) ou (au mieux) stabiliser la consommation d’électricité.

L’un dans l’autre, on voit qu’une PPE (contrairement à celle qui vient d’être décidée) doit non pas diminuer mais au contraire AUGMENTER le parc de production nucléaire pour atteindre l’objectif de diminution des émissions de CO2.

Comme rien ne bouge vraiment avant 2025 dans cette PPE, un objectif prioritaire est d’informer les politiciens afin que quel que soit celui qui sera élu à la présidentielle de 2022, il comprenne la situation et révise rapidement la PPE après son élection.

La LTECV (loi de transition énergétique et croissance verte) pour atteindre son objectif de réduction des émissions de CO2 doit donc fixer un PLANCHER et non pas un PLAFOND au parc de production énergétique afin de lui permettre de réduire nos émissions de CO2 au delà du niveau actuel en électrifiant les transports et le chauffage des batiments.

Toute loi énergétique en France (comme la LTECV actuelle) qui fixe un PLAFOND à la production nucléaire est VOUEE À L’ÉCHEC.

La France peut pourtant encore devenir (si et seulement si elle inverse la  LTECV au plus tard en 2022) le premier grand pays industrialisé entièrement ZERO CARBONE en visant un parc nucléaire de 80 GW environ. 

Il faut donc GARDER tous nos réacteurs actuels jusqu’en 2039 (les plus anciens auront alors 60 ans), ET ajouter en tout 10 EPR (1 par an pendant 10 ans, arrivant sur le réseau à partir de 2029) au parc de production actuel, tout en n’arrêtant AUCUN des réacteurs de notre parc actuel, pour ensuite (à partir de 2029) remplacer les réacteurs du parc actuel à puissance égale avec un peu plus qu’un réacteur pour chaque paire de réacteurs 900 MW arrêtés car ils seront en fin de vie (60 ans d’âge).

Du point de vue industriel, il faut donc se préparer à construire en France 1 EPR par an pendant 10 ans, puis en moyenne 1 et demi (1 à 2 selon les années) par an pour le renouvellement du parc nucléaire sur une vingtaine d’années. Et ne surtout rien arrêter (comme c’est actuellement prévu...) prématurément  à partir de 2025, ce serait une grave erreur !

Comme il faudra de l’ordre de 10 ans pour construire ces réacteurs ajoutés au parc actuel et qu’au vu de l’expérience américaine nos réacteurs pourront tous être prolongés grosso modo par l’ASN jusqu’à 60 ans, cela passe encore au niveau du calendrier mais IL NE FAUT PAS ARRÊTER PREMATUREMENT LE MOINDRE RÉACTEUR.

L’important n’est pas de savoir comment anticiper la fermeture des réacteurs pour soi-disant « lisser » le remplacement du parc (c’est du baratin de politicien pour nous faire gober la RÉDUCTION du parc nucléaire qu’ils veulent imposer de force) mais il faut au contraire de se concentrer sur le redimensionnement indispensable (en croissance) du parc pour faire face aux nouveaux besoins (voitures électriques).

Du point de vue de la communication politique, cela me paraît assez simple d’expliquer au public que la voiture électrique a beaucoup d’avantages et que pour cela il faut à l’évidence DAVANTAGE d’électricité propre, donc nucléaire (le potentiel hydraulique étant faible et l’intermittent ne résolvant pas le besoin, donc inutile, c’est une fausse piste, une impasse vouée à l’échec), environ une dizaine d’EPR en plus, pour ne pas se trouver à la ramasse derrière les américains et les chinois.

Il faut donc INVERSER le discours sur le redimensionnement du parc nucléaire et bien expliquer qu’il doit CROÎTRE et non diminuer pour que la France reste dans la course et continue à baisser ses émissions de CO2.

Côté coût, les 10 EPR qu’il faudra construire EN PLUS du parc actuel coûteront (une fois construits en série à raison d’un par an) environ 8 milliards d’euros l’unité (ce qui est cohérent avec le prix des deux têtes de série de Hinckley Point C à 11 milliards l’unité en comptant large).

Il s’agit donc d’un programme industriel de 80 milliards d’euros pour RÉUSSIR la transition énergétique de la France, soit moins que les 140 milliards d’euros que nous jetons actuellement par la fenêtre à raison de 7 milliards d’euros par an de soutien au vent et au soleil (x 20 ans) sans que cela réduise aucunement nos émissions de CO2.

Il faut renverser la table et surtout 1/ le discours sur le nucléaire (qu’il faut augmenter et pas diminuer) et 2/ inverser la loi-cadre qu’est la LTECV en y changeant juste un seul mot : le PLAFOND de 63 GW doit devenir un PLANCHER de 63 GW nucléaires. Le nouvel objectif est clairement 80 GW, soit un EPR de plus à ajouter sur le réseau par an, pendant 10 ans.

C’est encore jouable, à condition d’arrêter de se tromper d’objectif et de remettre la loi à l’endroit dans le bon sens !

En bref l’objectif qui permet de décarboner avec succès la France consiste à 1/ électrifier les transports (pour évincer le pétrole) 2/ électrifier le chauffage (pour évincer le gaz) tout en isolant mieux les bâtiments anciens. Et cesser de renforcer la réglementation thermique sur la construction neuve (ce qui coûte cher pour un gain faible). La RT actuelle déja très stricte et contraignante est suffisante. Il faut juste faire sauter le verrou artificiel du facteur 2,58 en faveur du gaz, en revenant à l’ancien mode de calcul de la performance thermique du bâtiment (calcul en énergie finale et non en énergie primaire). Le but (si on veut vraiment avoir des résultats sur le CO2) est à l’évidence d’évincer le gaz pas de le favoriser !

Pour atteindre ces objectifs, électrifier les transports et diminuer davantage nos émissions de CO2, il est clair qu’il nous faudra un parc nucléaire d’environ 80 GW, soit 10 EPR de plus qu’aujourd’hui.

Cela nous coûtera moins cher que le soutien absurde actuel à des énergies intermittentes qui coutent la peau des f..., ne font pas le job, plafonnent au mieux à 20% de l’énergie totale du pays et qu’il faut compléter pour les 80% restants, qui ouvrent un boulevard aux importations de gaz.

Avec ce « plan 80 GW nucléaire » la France devient ainsi quasiment ZÉRO CARBONE (réduction des émissions de CO2 de 6 T par français et par an aujourd’hui à 1 ou 2 T de CO2 par français et par an demain, contre 11 T par allemand et par an et près de 20 T par américain ou australien par an) tout en rétablissant sa balance commerciale (réduction à quasiment zéro des importations de gaz et de pétrole) et en contenant le prix de son électricité à un tarif inférieur à 20 cts par kWh (après renouvellement du parc nucléaire).

Alors que le modèle allemand (moins de nucléaire pour davantage de solaire, d’éolien et de gaz) nous entraine inéluctablement vers un kWh à 40 cts le kWh avec une paupérisation de l’ensemble de la population, une industrie qui perd alors toute compétitivité et une forte augmentation du déficit de notre balance commerciale (forte augmentation des importations de gaz, avec une forte dépendance à Poutine et à l’Iran...)

Il faut donc impérativement inclure dans les scénarios énergétiques envisagés pour la France le scénario « 80 GW nucléaire » avec prolongation du parc nucléaire actuel, AUCUN arrêt des réacteurs actuels avant 2039, construction d’un EPR par an à mettre en route au plus vite (pour être connectés au réseau à partir de 2029) et mettre nos efforts sur l’électrification des transports (voitures puis bus et camions électriques) et du chauffage des bâtiments.

Ce scénario « 80 GW nucléaire » est possible et est le seul et unique scénario qui optimise à la fois la situation future de la France du point de vue écologique ET économique ET indépendance énergétique !

Bien amicalement,

Bruno Comby

Président de l’AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire 

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Adhérez à l’association et soutenez l’AEPN :



ANNEXE : véhicules électriques.

Evaluation de la consommation du parc automobile en France en 2017 s'il était entièrement électrifié : voitures particulières, 32,5 millions  et véhicule utilitaires, 6,1 millions, pour un total de  5,31 1011 véhicule x km par an. 
On arrive à 80 TWhe, c’est-à-dire environ 10 REP-900, en supposant que ces réacteurs rechargent en continu toute l'année (= 24 h sur 24, 365 par an)  et à pleine puissance l'ensemble du parc automobile.


lundi 4 février 2019

2019 : Encore un rapport antinucléaire biaisé sur les déchets nucléaires. ZERO IMPACT !


Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l'environnement,

L'AEPN est intervenue ce jeudi 31 janvier 2019 à 6h40 ainsi que dans les journaux de 7h30 et de 8h00 sur RADIO CLASSIQUE, dans le cadre de LA MATINALE (informations du matin, les plus écoutées à la radio).

Vous pouvez réécouter cette intervention, qui sera en ligne pendant une dizaine de jours sur le site de RADIO CLASSIQUE ici :

https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/la-matinale-economique/3-minutes-planete/#livePlayer

-> descendre jusqu'à l'émission du jeudi 31 janvier 2019 et cliquer sur "Réécouter l'émission"


Notre interview débute très exactement 2 minutes 30 après le début de l'enregistrement.

Il s'agit de notre 400 ème intervention sur les ondes d'une radio nationale, et c'est la 3 ème fois que j'interviens sur RADIO CLASSIQUE depuis un an, puisque nous avions déjà été interviewés
dans cette même émission d'abord le 5 février 2018, puis le 27 novembre 2018.

Cette interview de 12 minutes sur le thème des déchets nucléaires a été enregistrée par téléphone la veille avec Baptiste Gaborit, le mercredi 30 janvier 2019.

L'AEPN y est dûment présentée. L'interview de 12 minutes a cependant été largement tronquée puisqu'il en reste après montage à peine une minute.

Nous sommes reconnaissants à Baptiste Gaborit de ce que l'esprit
de notre intervention a cependant été respecté, bien que la
partie de notre intervention ayant été diffusée a été nettement plus
courte que prévu, éliminant la quasi-totalité de notre
argumentation qui était beaucoup plus précise.

Notre intervention a par ailleurs été encadrée (avant et après)
par les paroles lénifiantes de deux antinucléaires notoires.

Il s'agissait pour nous de mettre en perspective, de réagir positivement et de relativiser suite à la parution récente d'un énième rapport antinucléaire biaisé sur les déchets nucléaires.

Ce rapport a en effet été publié cette semaine fort opportunément à l'approche du prochain débat public national sur le "Plan national de gestion des matières et déchets et radioactifs" (PNGMDR) avant la construction envisagée d'une nouvelle piscine d'entreposage du combustible usé en attente de
retraitement.

Comme à leur habitude, les antinucléaires dénoncent (selon eux) l'absence de solution pour les déchets nucléaires, tout en s'opposant de toutes ses forces à l'ensemble des solutions : le stockage provisoire du combustible usé en piscine, le retraitement, le recyclage et la récupération des 97% du combustible qui sont recyclés ou recyclables (96% d'uranium imbrulé et 1% de plutonium qui n'est
pas de qualité militaire),

Le lobby antinucléaire s'oppose également (bien sûr) au projet Cigéo pour isoler les déchets ultimes vitrifiés de la biosphère.

La piscine actuelle de stockage du combustible usé de La Hague sera saturée non pas dans quelques mois (comme c'est affirmé par erreur dans cette émission) mais dans 5 à 10 ans environ.

Bref, les antinucléaires au lieu d'être constructifs, sont contre tout et son contraire, ils dénoncent des problèmes créés de toutes pièces ou fortement exagérés par eux et décrivent une absence de solution, alors que ce sont eux-mêmes qui bloquent et repoussent à plus tard la mise en oeuvre de ces solutions !

Les antinucléaires gagneraient à devenir plus positifs, plus optimistes et plus constructifs d'une manière générale, au lieu de voir et d'inventer des catastrophes partout, même quand il n'y en
a pas.

Il découvriraient ainsi le caractère écologique exemplaire de la gestion des déchets nucléaires de forte activité, produits en relativement petite quantité, lesquels sont confinés pour ne pas être rejetés dans les écosystèmes (contrairement aux déchets de la combustion du pétrole), puis retraités et recyclés à 97%, et tenus à l'écart de la biosphère. Ils ont donc quasiment ZERO IMPACT
écologique : ZERO, NADA, NOTHING,  RIEN du tout !

La gestion actuelle des déchets nucléaires, en les recyclant comme la France le fait à la Hague, est particulièrement exemplaire et pourrait utilement inspirer l'industrie chimique partout dans le
monde, notamment pour la gestion des déchets industriels  chimiques hautement toxiques, lesquels sont produits en quantité plus importantes que les déchets nucléaires de activité, sont tout autant toxiques, et ne sont pas aussi bien traités et recyclés alors que, ces déchets chimiques étant stables (non radioactifs), leur durée de vie est quasiment éternelle !

Vous souhaitant bonne écoute de cette émission (3 minutes 30 en tout) et un bon dimanche à tou(te)s !

Bien amicalement,

Bruno Comby

Président de l'AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire

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http://www.ecolo.org

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L'AEPN rassemble plus de 15 000 membres et signataires dans 65
pays, pour une information complète sur l'énergie nucléaire et
l'environnement

mercredi 9 janvier 2019

Dégradation de la batterie Tesla : seulement 20% après 600 000 km

Dégradation de la batterie Tesla :
7% en 200 000 km, soit (en extrapolant) environ 20% en 600 000 km.

https://www.tesla-mag.com/tesla-longevite-batteries-question/

Voir dans cet article le graphique présentant l'usure des batteries Tesla selon le kilométrage parcouru. Ce graphique est un peu ancien (il date de 2016) mais les données qu'il contient n'ont pas changé, à savoir : les batteries Tesla sont bonnes pour environ 500 à 600 000 km en moyenne avant de perdre 20% de leur capacité initiale (et bonnes pour 1 million de km en faisant attention de faire évoluer la charge de la voiture entre 10% et 90%, en évitant autant que possible (ou rarement) de vider la batterie à 0% ni la charger à 100%).

En extrapolant cela implique que la batterie 64 d'une Hyundai Kona fera en moyenne 350 à 400 000 km sans faire attention au mode de charge et de conduite (voire 600 à 700 000 en faisant attention de rester entre 10% et 90% la plupart du temps).

Pour la Hyundai Kona 39 ou la Zoé 41 compter plutôt 250 000 km en moyenne (ce qui est déjà beaucoup) pouvant éventuellement monter à 400 ou 500 000.

Tandis qu'on devrait commencer à voir prochainement certaines (mais un petit pourcentage seulement, celles systématiquement rechargées à 100% ou presque vidées à chaque recharge) des premières Leaf ou Zoé 22 de 2013 à 2016 ayant besoin changer leur batterie aux alentours de 150 000 km.

Théoriquement, la batterie d'une voiture électrique a donc dans la plupart des cas une longévité au moins égale à celle de sa carrosserie et ne devra donc jamais être changée.

Cependant, compte tenu de cette longévité d'un côté, et de la progression rapide de la puissance des batteries d'autre part, il est très probable que :

1/ les voitures électriques utilisées uniquement en ville (Peugeot ion, Citroën c-zero, Leaf et Zoé 22 de première génération sans l'option charge rapide) n'auront jamais besoin de changer de batterie (la même batterie fera toute la vie de la voiture) tandis que :

2/ la plupart des voitures électriques utilisables pour les trajets longues distance (c'est à dire celles disposant d'une recharge rapide: Tesla, une partie des Zoé, les Q90 avec l'option charge rapide, et la plupart des voitures qui sortent à partir de maintenant ayant un chargeur DC combo superieur ou égal à 100 kW : Hyundai Kona, Zoé 2020, Leaf 3 etc) seront changées en cours de route (la voiture connaîtra une deuxième vie avec une deuxième batterie) bien avant que la voiture parte à la casse, non pas parce que la batterie est usée (perte de capacité devenant insuffisante), mais plutôt pour être upgradée et remplacée par une batterie plus performante apparue entre temps.

Exemple type : le remplacement en 2018 par une batterie 41 kWh de la batterie 22 kWh de la Zoé 2013 de votre serviteur (à charge rapide). L'ancienne batterie était encore à 100% de sa capacité initiale après 38 000 km parcourus, tandis que la nouvelle batterie Zoé 2017 permettait de doubler l'autonomie, pour le même poids et même volume, à un prix inférieur.

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Dégradation de la batterie #Tesla : moins de 10% en 250 000 km.
https://t.co/dA0GTKXwJ9

http://www.electrek.co/2018/04/14/tesla-battery-degradation-data/amp/

Sur cette page on trouve une mise à jour plus récente (2018) du graphique d'usure des batteries lithium-ion Tesla, avec un graphique plus étoffé qui confirme les premières conclusions de 2016 : la capacité de la batterie baisse en moyenne de 10% après environ 300 000 km parcourus (180 000 miles) et de 20% après 600 000 km (après les 100 000 premiers km, la baisse est à peu près linéaire). Et il est possible de faire beaucoup mieux (parcourir environ le double de km) en faisant attention à la manière dont on recharge sa batterie (pas trop vite et pas trop proche de 0% et 100%) et à la manière dont on conduit (conduite éco : pas trop d'accélérations à fond et pas trop proche de 0 km/h et de 180 km/h).

Ceci est pour une batterie de Tesla Model S entre 70 et 100 kWh. Pour des batteries plus petites ou plus grosses (dans le futur) c'est pareil et on peut grosso modo extrapoler linéairement (règle de 3) pour toutes les batteries lithium : plus la batterie est grosse, plus elle parcourra de km. Les futures batteries étant plus grosses dureront encore plus longtemps...

La température joue également un rôle dans l'usure plus ou moins rapide des batteries qui n'aiment pas ni le grand chaud ni le grand froid : un pays tempéré comme la France est donc idéal...

BC.

jeudi 30 août 2018

Suite à la réponse forte d’EDF au rapport Pompili, remarques à propos du nouveau Ministre qui succédera à Nicolas Hulot


Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l’environnement,

Tandis que l’on parle de la députée (ex-verte) Barbara Pompili comme successeur possible à Nicolas Hulot (parmi d’autres idéologues ex-EELV comme François de Rugy et Pascal Canfin), il est particulièrement important de prendre connaissance de la réponse claire et précise d’EDF (fichier PDF ci-dessous) au rapport parlementaire sur les questions énergétiques, rapport présidé, organisé et rédigé par Barbara Pompili il y à quelques mois seulement, en juin dernier.

Dans ce rapport EDF dénombre :

- 35 points factuellement faux

- 25 affirmations inexactes et non étayées

- 14 affirmations partielles induisant des interprétations fausses.

Et encore, il y en a tellement que tous les points sujets à discussion n’ont pas été relevés !

Soit au total plus de 80 inexactitudes et erreurs factuelles, s’appuyant le plus souvent sur des citations percutantes (mais fausses) de personnalités antinucléaires, sans qu’EDF ait pu ni y répondre, ni s’exprimer pour commenter ou mettre en perspective ces nombreuses inexactitudes, qui entachent ainsi très fortement la crédibilité de ce rapport pourtant parlementaire.

Dans le long passage (une trentaine de pages) consacré à la sûreté nucléaire, les affirmations péremptoires de personnalités antinucléaires y sont presque deux fois plus nombreuses que celles neutres et objectives des quelques intervenants officiels soumis à un devoir de neutralité et présentant donc (comme il se doit) à la fois les points positifs de la sûreté nucléaire en France et ceux restant à améliorer. Cette manière de procéder est biaisée par construction. Il va de soi que l’AEPN pourtant tout aussi voir plus représentative et compétente que d’autres associations participantes, n’a pas été invitée à donner son avis alors que de nombreuses associations antinucléaires étaient fort bien représentées.

L’impression générale que retient un non spécialiste de la lecture de ce rapport est donc fortement orientée et hélas bien éloignée de la réalité factuelle.

En bref ce rapport est gravement biaisé; idéologiquement biaisé et factuellement erroné sur de nombreux points.

Il est très grave que des députés, a fortiori un(e) futur(e) Ministre, travaillent dans un tel esprit dogmatique, faisant fi de toute objectivité.

Faut-il envisager de donner les rênes d’un Ministère important à un(e) député(e) qui travaille ainsi sans compétence technique dans le domaine concerné, en refusant d’écouter ou de laisser s’exprimer l’avis des industriels, des associations (sauf une seule tendance, la leur), et en écartant les experts compétents, en dépit de l’intérêt général, en se trompant de combat à la fois par incompétence et par idéologie ?

La question est posée. C’est Emmanuel Macron qui tranchera.

Il serait bien inspiré de choisir pour ce Ministère très important une personnalité techniquement compétente, car à ce poste, il faut comprendre ce qu’est un Hertz pour l’équilibrage du réseau ainsi que les puissances de 10 pour savoir compter les TWh dont la population a besoin et les gigatonnes de CO2 émis par le gaz naturel ou évités grâce au nucléaire (sans confondre kW et kWh). Et surtout pas une personnalité idéologique qui serait issue de Greenpeace, de la CriiRad ou des Verts, comme c’est le cas pour la quasi-totalité des noms actuellement cités par la presse. On nous propose le choix entre bonnet blanc et blanc bonnet (tous les noms cités sont idéologues et antinucléaires, en science on appelle cela un biais de sélection et c’est très grave), aucun n’est techniquement compétent.

Espérons qu’Emmanuel Macron ne tombera pas dans ce piège qui lui est tendu par les médias consistant à lui proposer de choisir, pour un ministère régalien, le troisième plus important du gouvernement dans l’ordre protocolaire actuel, entre trois incompétents de la même mouvance idéologique !

Le rôle primordial et exemplaire (grâce au nucléaire) que joue la France pour promouvoir l’avenir de l’écologie dans le monde mérite mieux que des idéologues.

L’énergie doit être propre. Et une énergie abondante et bon marché c’est aussi la clé du redressement économique.

Il s’agit d’un sujet plus que sérieux, c’est capital pour l’avenir. 

Bruno Comby

Président de l’AEPN

Association des Ecologistes Pour le Nucléaire 
https://www.ecolo.org

Réponse d'EDF :

http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/pompili-reponse-EDF-au-rapport-parlementaire-2018.pdf

Et le rapport est ici : 

http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/pompili-rapport-parlementaire-2018.pdf

mardi 10 avril 2018

Sécurité des piscines de stockage du combustible usé radioactif : refroidir après une perte d'intégrité de l'enceinte extérieure



Prolongation de l’article paru dans LA CROIX :
Un premier résumé ayant été donné ici par l'AEPN sur twitter.
Voici une suite plus détaillée.
Précision préliminaire : en aucun cas cette description ne prétend être exhaustive. Elle ne cite donc pas, loin s’en faut, tous les dispositifs de contre-mesure de sécurité prévus à cet effet.
Partons de la conclusion : Les piscines sont bien suffisamment sécurisées, n’en déplaise aux activistes qui cherchent à faire peur aux citoyens qui sont sincères, mais peu au fait des stratégies de sécurité patiemment élaborées durant 50 ans.
Argumentation : Pour les attaques de petit et moyen calibre, les structures sont parfaitement conçues pour résister.
Pour les agressions à l’arme lourde, c’est une situation de guerre et les exploitants sont protégés contre ce type de situation par la force armée. Est prévue toute une armada de systèmes bien sûr confidentiels
Pour l’intervention rapide, il existe dans chaque site une équipe de gendarmes formés par le GIGN habilités à tirer, qui font des rondes permanentes et sont alimentés par les renseignements de l’État.
Il faut distinguer l'enceinte du bâtiment combustible et la piscine qui se trouve à l'intérieur.
Beaucoup de gens imaginent que le percement du mur d'enceinte visible de l’extérieur conduit à un endommagement de la piscine. Or ce mur ne constitue pas la paroi de la piscine. La piscine est construite à l’intérieur même du bâtiment du combustible et elle est indépendante des parois de ce bâtiment. Il faudrait donc percer simultanément deux parois de béton séparées par une certaine distance pour arriver à faire un trou dans la paroi de la piscine.
Il y a des possibilités d’étancher provisoirement une piscine et de la réalimenter avec de l’eau à gros débit pour qu’elle ne se vide pas.
Si l'attaque venait du toit, il faut savoir qu'il y a 12 mètres de hauteur d'eau au-dessus des têtes d'assemblages. Qui plus est elles sont surmontées par les structures des racks dans lesquels elles sont placées.
Si un objet vient à être largué, il va y avoir une grosse vague mais l'amortissement par l'eau serait important.
Le rôle des exploitants consiste à maintenir les assemblages sous eau y compris en cas de fuite. La FARN peut intervenir mais auparavant, il faut envoyer toute l'eau possible y compris l'eau du circuit d'incendie.
La conduite aura bien entendu arrêté le réacteur attaqué et l’aura mis en situation de réfrigération à l'arrêt.
Si on écoute les délires des antinucléaires, elles devraient être placées sous le niveau du sol.
Cette solution apporte plus d’inconvénients que d’avantages notamment pour la manutention des combustibles usés et le passage du bâtiment réacteur vers le bâtiment combustible lors des chargements déchargements des réacteurs. En outre le système de drainage destiné à alerter les exploitants sur une toute petite fuite aurait plus de difficulté à fonctionner. Enfin la surveillance en service de la tenue des parois serait plus difficile.
Tant que les piscines sont pleines d’eau, et même si la réfrigération est indisponible pendant un certain temps comme sur Fukushima 4, il y a beaucoup de temps avant d’arriver à une température élevée car les assemblages combustibles dégagent moins de puissance. L’essentiel est donc de ramener de l’eau.
Rappel : Le risque de divergence nucléaire n’existe pas dans une piscine  grâce aux racks de stockage qui sépare largement les assemblages. Enfin, une partie des gaz de fission à durée de vie relativement courte comme l’iode 131 disparaisse assez vite. 
Les antinucléaires, persuadés qu’ils défendent une cause juste, critiquent tout sans justification valable. Mais il en reste toujours quelque chose et c’est bien sûr leur but.
La gestion des risques, suppose de  les comprendre correctement pour les prévenir au mieux et les minimiser.
Il est tout aussi dangereux de surestimer les risques que de les sous-estimer, car cela conduit à prendre de mauvaises décisions qui exposent à d’autres risques, bien pires.
La preuve que cela a été globalement plutôt bien fait (l’amélioration est continue dans l’industrie nucléaire française) est qu’aucun réacteur à eau sous pression dans le monde n’a eu de problème de dénoyage de sa piscine et encore moins de divergence ou de rejets de radioactivité massifs au niveau de piscine de stockage.

Quand à une chute d’avion, la configuration des bâtiments est dissuasive mais même si un crash était réussi, les dégâts seraient très locaux et le refroidissement tardif de colis toujours possible.

En jouant à se faire peur et à faire peur aux journalistes et aux décideurs, ils donnent aux vrais terroristes des indications précises sur comment faire un attentat, ce qui n’est pas très responsable pour des gens qui se présentent comme des défenseurs des populations.
Plus ces ONG montent en épingle des fausses peurs et des informations anxiogènes dans les médias, plus la réaction d’un public désinformé sera forte. Plus les hommes politiques seront sous pression sans raison valable.
Au vu de ces éléments et des ressources nécessaires pour faire des dégâts modiques et curables, les terroristes ont bien d’autres idées pour terroriser comme on le voit malheureusement chaque année depuis quelques temps.
Et incidemment ces ONG nous ramènent surtout tout droit au charbon, énergie du 19ème et 20ème siècle, sale et polluante, alors que nous sommes au 21ème.
Un grand bond de presque 200 ans en arrière !