mercredi 24 mai 2017

La ruineuse usine à gaz solaire de Ségolène Royal.

https://www.contrepoints.org/2017/05/24/290200-ruineuse-usine-a-gaz-solaire-de-mme-royal

Ségolène Royal a signé le 9 mai 2017 son dernier arrêté fixant les nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques. Ceci pourrait être un gouffre financier sans équivalent.

Par Bruno Comby et Michel Gay.

Avant de quitter le ministère de l’Énergie et de l’Écologie, Madame Ségolène Royal a travaillé jusqu’à la dernière minute pour mettre en place avant de partir un système tarifaire incitatif encourageant l’autoconsommation d’électricité solaire. Elle a signé le 9 mai 2017 son dernier arrêté fixant les nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques.

Il est à première vue sympathique et vertueux (au sens « vert » du terme), mais en apparence seulement, car comme souvent le diable se cache dans les détails.

La formulation alambiquée de ce texte est une véritable usine à gaz, parsemée de formules mathématiques époustouflantes et incompréhensibles pour le commun des mortels (parcourez l’arrêté, juste pour voir…).

DES DIZAINES DE MILLIARDS D’EUROS POUR LE CONTRIBUABLE

Ce qui est clair, après quelques calculs, c’est que son application va coûter des dizaines milliards d’euros qui s’imposeront aux successeurs de Ségolène et aux Français.

Le système est ouvert pour seulement 18 mois (jusqu’à fin 2018). Mais les consommateurs français d’électricité devront payer pendant 20 ans après fin 2018, donc jusqu’à fin 2038 !

La nouvelle prime à l’installation et le nouveau tarif d’achat pourrait coûter à la collectivité jusqu’à plus de 100 milliards d’euros ! (Voir en annexe : « petits calculs »)
Cet arrêté tarifaire s’applique aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises, pour des installations d’une puissance inférieure à 100 kilowatts crête (kWc). Il s’applique à la revente de la totalité de la production (comme jusqu’à présent), et aussi à l’autoconsommation (avec un petit bonus dans ce cas).

UNE IDÉE DES TARIFS

Pour une famille qui voudrait installer entre 20 et 60 m2 de capteurs solaires sur son toit (soit 3 à 9 kW crête), le tarif d’achat s’étale de 15,89 c€/kWh à 18,7 c€/kWh.

Ce prix d’achat est moins généreux que les 60 c€/kWh dont certains chanceux ont bénéficié en 2010, mais toujours bien supérieur au prix de production industriel de l’électricité d’environ 5 c€/kWh. Il varie légèrement en fonction de plusieurs paramètres, et avec le temps qui passe, pour un même abonné (avec des formules mathématiques compliquées).

– Pour une installation entre 9 et 36 kWc (plutôt pour des PME, ou le toit d’une piscine ou d’un magasin, par exemple)  = 12,07 c€/ kWh

– Pour une installation entre 36 et 100 kWc (environ 2400 à 6600 m2 de capteurs) = 11,5 c€/ kWh

Il existe aussi une prime pour l’intégration au bâti de 3 c€/kWh limitée aux 6 premiers trimestres.

Il sera désormais possible de bénéficier du tarif de rachat pour des panneaux PV posés sur un toit-terrasse, ou servant d’ombrière au dessus d’une terrasse ou d’un balcon par exemple. Les conditions pour bénéficier du tarif sont plus souples qu’auparavant.

DÉPÔT ET RECYCLAGE DES PANNEAUX OBLIGATOIRES

La dépose et le recyclage des panneaux en fin de vie dans une usine agréée à cet effet est dorénavant obligatoire. Elle est à la charge du producteur d’électricité (c’est-à-dire vous).
La définition de l’intégration au bâti change. Elle permet de ne plus enlever les anciennes tuiles, et de poser les panneaux solaires jusqu’à 20 millimètres au dessus d’un toit existant (les panneaux produisent alors davantage car, étant ventilés, ils chauffent moins).
En cas d’autoconsommation (le surplus est vendu), il y a une prime à l’installation (en plus du tarif de rachat) dont le montant est de l’ordre de 1200 € maximum pour 3 kWc (c’est proportionnel à la puissance mais avec des seuils et des tranches).

LES PRIMES DÉGRESSIVES

Cette prime dégressive est versée sur 5 années au « producteur » (vous, si vous installez des panneaux sur votre toit) par l’acheteur (ENEDIS). Elle est fixée à :

400 €/kWc pour une installation jusqu’à 3kWc

300 €/kWc pour une installation entre 3 et 9 kWc

200 €/kWc pour une installation entre 9 et 36 kWc

100 €/kWc pour une installation entre 36 et 100 kWc

La quantité d’électricité achetée au tarif de rachat est limitée à 1600 heures maximum d’équivalent de production pleine puissance par an (soit un facteur de charge de 18%).

C’est à peu près le rendement des meilleurs panneaux bien orientés plein sud. Il ne sera donc plus possible de tricher comme certains malins en Espagne qui revendaient de l’électricité prétendument solaire en éclairant les panneaux solaires la nuit avec des LEDS.

UN SYSTÈME TOUJOURS GÉNÉREUX

Il est possible de procéder à des installations multiples pour un même propriétaire (par exemple sur la résidence principale ET sur la résidence secondaire), mais avec un tarif de rachat éventuellement  légèrement inférieur (en fonction des seuils de puissance).

Ce système est donc toujours généreux. Il s’agit encore d’une énorme subvention ! Des milliards d’euros sont actuellement déjà jetés par la fenêtre (plus de 5 milliards d’euros par an, à quoi va s’ajouter ce nouveau  système).

L’électricité est toujours rachetée sur le site de production (chez vous) en petite quantité à un prix supérieur au prix de vente au détail qui inclut le transport et surtout les taxes pour la collectivité, ce qui n’est pas logique sur le plan social et commercial.

DERRIÈRE LES PROMESSES DES TECHNOCRATES…

Cependant, attention il s’agit peut-être d’un piège : car derrière les belles promesses d’une vie plus verte, il serait vicieux que les technocrates antinucléaires poussent massivement les Français à s’équiper de panneaux solaires d’ici fin 2018, pour ensuite annoncer en 2019 des taxes sur ces mêmes panneaux…

C’est déjà le cas en Espagne et en Allemagne où, après avoir été généreusement encouragés, les propriétaires de panneaux solaires sont maintenant surtaxés. Ils doivent payer une taxe de réseau, qui ne va pas tarder en France également.

Ce qui est d’ailleurs logique dès lors qu’on demande au réseau de reprendre l’électricité photovoltaïque à un moment où celui-ci n’en a pas besoin, ce qui induit des complications et des coûts élevés.
Ce nouveau système est donc une magnifique usine à gaz pondue par la technocratie verte qui va coûter une fortune.
Heureusement qu’il restera encore les réacteurs nucléaires pour produire l’électricité quand on en aura besoin…

ANNEXE « PETITS CALCULS »

Si 5 millions de foyers (sur plus de 23 millions) profitent de ce nouveau tarif en installant seulement 20 m2 de panneaux PV sur leur toit, soit 3 kW (12 panneaux de 250 Watts-crête = 20 m2), combien cela va-t-il coûter à la collectivité ?

(Rappel : il est possible d’en installer trois fois plus car le tarif reste intéressant pour les particuliers jusqu’à 9 kW).

Tarif de rachat : 18,7 c€/kWh

Prime d’intégration au bâti : 3 c€/kWh

Total rachat avec prime : 21,7 c€/kWh

Comme ce tarif va s’éroder avec les années qui passe, prenons un tarif moyen de rachat de 20 c€/kWh sur 20 ans (en tenant compte de la réindexation qui agit dans l’autre sens).

Production moyenne des panneaux (en région parisienne) : 3000 kWh par an (ajouter 15% à Nice).

3000 kWh par an x 20 ans x 20 c€/kWh = 12 000

S’y ajoute la prime d’installation : 1200 € (et d’éventuelles aides de la région, du département ou de la ville).

Soit un coût de 13 200 € à régler par la collectivité pour chaque foyer bénéficiaire x 5 millions de bénéficiaires = 66 milliards d’EUROS au total sur 20 ans (!)
Avons-nous besoin d’une telle hémorragie financière en période de disette budgétaire ?

Encore un gigantesque gaspillage d’argent public pour produire de l’électricité uniquement de jour, et principalement en été au moment où elle est largement inutile puisque nos réacteurs nucléaires freinent déjà leur production (surcapacité) tout en coûtant le même prix à exploiter qu’il y ait une production d’électricité solaire ou non.

En cas de succès de ce nouveau tarif de rachat pour l’autoconsommation, tripler et même quadrupler le prix de l’électricité pour tous les consommateurs est-il vraiment un objectif à atteindre ? Cela alors que 12 millions de Français (un sur cinq) sont déjà en situation de précarité énergétique…

Les seuls qui y gagneront sont les grands industriels fabricants de panneaux solaires chinois et américains (essentiellement).
Il est donc à espérer pour nos concitoyens que ce dispositif ne séduira pas des millions de Français, comme l’espère Madame Royal.

mercredi 17 mai 2017

Tuiles solaires Tesla

Chers amis de l'électricité nucléaire, propre et respectueuse de l'environnement,

Nouveauté dans le domaine du solaire ces jours-ci : les tuiles solaires TESLA !


Pour la première fois, on connait
maintenant le prix des nouvelles tuiles solaires (22 $ le pied carré soit environ 240 Euros/m2 de toit en moyenne avec une tuile solaire sur 3), pour les tuiles  seulement (pose non-incluse), 

voir :

http://www.leparisien.fr/high-tech/le-systeme-de-toit-solaire-de-tesla-disponible-en-france-en-precommande-11-05-2017-6941742.php

http://www.lesnumeriques.com/electromenager/toit-solaire-tesla-en-precommande-n62905.html

http://www.numerama.com/tech/256864-vous-pouvez-precommander-les-tuiles-solaires-tesla-en-france.html

il s’agit de tuiles de 184 mm x 365 mm, résistantes à l’impact, au vent et au feu, deux à trois fois plus légères, mais deux à trois fois plus solides et durables que des tuiles ordinaires. Elles sont garanties par Tesla pour «  toute la durée de vie de votre maison, sans limite dans le temps ». Leur puissance est garantie pendant 30 ans et elles peuvent s’installer sur un toit incliné de 14 à 90 degrés.

Pour équiper ainsi un pavillon ayant une toiture de 100 m2, avec un tiers de tuiles solaires et deux tiers de tuiles identiques visuellement mais non solaires, le coût moyen est de 22 dollars le pied carré (42 dollars pour les tuiles solaires et 12 dollars pour  les tuiles non solaires), il en
coutera de l'ordre de 24 000 Euros pour un toit Tesla au tarif actuel, avec 30% de tuiles solaires (en évitant le versant nord et les zones d'ombre).
Ce n'est pas donné, tarif Tesla !

Un tel toit d'une puissance maximale (tuiles plein sud avec 40° de pente de toit en plein soleil à midi) de 3 kWc devrait produire environ 3000 kWh/an (ordre de grandeur calculé par BC).
Soit 90 000 kWh en 30 ans (durée de la garantie de production Tesla) d'une valeur (en France à 15 ct/kWh) d'environ 13 000 
Euros, soit plus ou moins la moitié du prix du toit.

Mais cela va devenir encore plus intéressant demain, lorsque le 
kWh coutera plus cher et que les prix des tuiles solaires baisseront progressivement à mesure que la concurrence s'installera, car les principaux constructeurs de tuiles (Lafarge, Imerys, etc. en Europe) sont maintenant en train de préparer des 
produits similaires.

Fabriquer du verre trempé en grande série n'est pas très cher ni très compliqué (mais requiert de l'énergie...).

Les assiettes en verre trempé achetées en hypermarché, d'une taille comparable aux tuiles, coutent aux alentours de 1 euros achetées au détail en petites quantités (donc beaucoup moins en grandes quantités pour faire des toits). De même le prix de la cellule au silicium qui se trouve dans chaque tuile solaire (une cellule par tuile solaire) s'est effondré ces dernières années du fait de leur production par millions et coûte aux alentours de 1 dollar l'unité en grandes quantités (cf alibaba.com).

C'est ainsi que Tesla engrange une marge confortable en vendant les tuiles solaires à 42 dollars le pied carré (12 dollars pour la même tuile sans cellule solaire dedans), à comparer aux tuiles classiques en argile cuite type H14 d'une surface comparable qu'on trouve chez Castorama ou Leroy-Merlin à 1 ou 2 Euros l'unité au détail.

Les prix de ces tuiles solaires vont donc pouvoir baisser fortement d'ici quelques années lorsque la concurrence s'intensifiera, il y a de la marge pour baisser rapidement les tarifs (en quelques années d'un facteur 4 ou 5, avec un prix de fabrication qui tendrait vers 4 $ et un prix de vente vers 8$ la tuile ou le pied carré).

Le surcoût par rapport à une tuile ordinaire est cependant compensé (en totalité ou en partie) par d'une part la production d'électricité ainsi générée et d'autre part du fait de la plus grande longévité de ces tuiles garanties 30 ans, en verre trempé extrêmement fin et solide, plus propres et beaucoup plus durables (de l'ordre de deux fois plus) que des tuiles traditionnelles.

Tesla prendra en charge directement la désinstallation du toit existant, la conception du nouveau, l’obtention du permis de construire, l’installation du toit solaire puis sa maintenance. 
L’installation n’est pas plus longue que celle d’un toit 
conventionnel.

Un toit solaire est plutôt plus facile à poser qu'un toit classique : il y a certes deux petits fils à connecter derrière chaque tuile solaire, mais les tuiles solaires sont deux à trois plus légères, donc bien plus faciles à manipuler, et elles pèsent moins lourd pour la charpente. Ensuite, comme il y a besoin de refaire son toit deux fois moins souvent, ce n'est pas trop grave de payer
davantage initialement (on s'y retrouve à long terme).

Du point de vue économique, un toit solaire, c'est comme une voiture électrique : c'est nettement plus cher au début en investissement (presque deux fois plus cher actuellement), mais cet investissement n'est pas perdu, car on s'y retrouve ensuite à plus long terme, avec l'électricité produite et la durabilité plus grande du toit.

Et ensuite les prix vont baisser fortement et les rendements monter, donc le meilleur reste encore à venir !

Bien amicalement, nucléaro-solairement vôtre,

Bruno Comby

Président de l'AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire

--

http://www.ecolo.org


mardi 4 avril 2017

Informations sur la Tesla Model 3 (la voiture qui basculera massivement les transports automobiles de l'essence vers l'électrique)


Chers amis,

Voir ci-dessous quelques infos sur la Tesla Model 3, la voiture qui va probablement changer le monde en rendant les voitures électriques fabriquées en grande série performantes et abordables, comme cela a été le cas dans les années 1930 avec la Ford Model T aux Etats-Unis pour les voitures à essence. 400 000 exemplaires du Model 3 ont été pré-commandés en quelques jours il y a un an, cela un an et demi avant son lancement.

Cette voiture est donc déjà, avant même que le premier exemplaire en soit fabriqué et disponible, le plus gros lancement commercial de toute l'histoire et probablement bientôt la plus grosse vente mondiale (en milliards d'euros) de toute l'histoire de l'humanité. Pour information le deuxième produit le plus prévendu au monde après la Tesla Model 3 est l'iPhone qui a fait la fortune d'Apple.


C'est une voiture propre (électrique) avec 5 vraies places, deux coffres de taille respectable (un gros derrière et un petit devant). Vendue à partir de 35 000 dollars (pouvant aller jusqu'à 60 000 euros environ avec la plus grosse batterie et toutes les options). La batterie est garantie pour plus de 200 000 km. L'électricité coûte environ 5 fois moins cher que l'essence par kilomètre parcouru. Le prix d'achat de la voiture est un peu plus cher que celui d'une voiture à essence, mais pour que la comparaison soit correcte il faut ajouter au prix d'achat de la voiture à essence le prix de l'entretien et le prix du carburant pour du moins 200 000 km. La voiture électrique revient alors nettement moins cher par km parcouru.

L'autonomie électrique de cette voiture, Model 3, sera la meilleure au monde (à parité ou presque avec celle de la Model S déjà disponible mais qui coûte plus de deux fois plus cher).

L'accélération est fulgurante : < 6 secondes au 0-100 km/h pour le modèle de base (2 roues motrices, 1 seul moteur). C'est déjà une très belle performance, surtout à ce prix. C'est aussi rapide que la plupart des Porsche, mais en faisant moins de bruit et sans une goutte d'essence. Mais ce n'est pas tout  : ce sera moins de 4 secondes pour 0 à 100 km/h pour quelques dollars ou euros de plus (avec l'option ludicrous, 4 roues motrices et deux moteurs électriques, un sur chaque essieu).

Également confirmée :  l'autonomie de 385 km (vie réelle) pour le modèle de base, soit 480 km NEDC (norme européenne optimiste) et probablement 20 ou 30% de plus (plus de 500 km vie réelle) avec la plus grosse batterie qui est en option.

Le nombre de superchargeurs va doubler. Il y a déjà 3 stations de superchargeurs par exemple sur le chemin Paris-Montpellier via le Massif Central (il suffit d'une) et le double en passant par la vallée du Rhône. La Model 3 permet presque mais pas tout à fait de faire Paris-Millau d'une traite. Il faudra tout de même recharger une fois. Le superchargeur actuel à 130 kW (qui passera prochainement à 3 fois plus = 350 kW) recharge déjà 250-300 km d'autonomie en 30 minutes. Il suffit donc de s'arrêter une fois environ 30 minutes (ou deux fois 15 min) pour faire un trajet Paris-Montpellier. Le trajet ne dure donc avec une Model 3 pas plus longtemps qu'avec une voiture à essence. Et la recharge sera encore 3 fois plus rapide demain. 

Les exemplaires définitifs de la Model 3 commencent à rouler ces jours-ci en Californie (uniquement pour les employés Tesla jusqu'à cet été). Il y aura donc d'autres vidéos à voir et infos à suivre prochainement. Les premiers exemplaires pour la France seront livrés premier semestre 2018. Il faudra confirmer la commande (et en payer une partie) d'ici là (en 2017).

Par ailleurs on en saura plus sur la Tesla Model Y la semaine prochaine.

Le Model Y sortira environ un an après le Model X, donc en 2019 pour la France : ce sera le même châssis et le même moteur, mais pour quelques euros de plus avec un habitacle nettement plus grand (SUV ou monospace) et les portes arrières s'ouvrant en ailes de faucon comme sur le Model X. Les personnes inscrites sur la liste d'attente pour le Model 3 pourront transformer si elles le souhaitent leur commande de Model 3 en Model Y en conservant leur ordre de 
priorité sur la liste. Ils seront alors servis environ 1 an plus tard avec une voiture familiale plus grande.

Les Tesla Model 
S 3 X et Y seront bien sûr équipées du pilote automatique qui en feront la première voiture totalement autonome (dès que ce sera autorisé), avec en attendant le meilleur système du monde de sécurité passive et active et d'aide à la conduite : régulateur de vitesse et de direction "lane keeping" freinage d'urgence automatique, manœuvres d'évitement d'obstacles automatiques, la voiture dort du garage toute seule, se gare toute seule (créneaux), etc.

La manière dont le pilote automatique du Model 3 (dernière version 2.0) voit le monde (cf vidéo tout en bas de la page citée ci-dessus) est intéressante. Le pilote automatique Tesla est en cours de perfectionnement et progresse à toute vitesse en ce moment. Les 100 000 Model S qui en sont équipées qui roulent partout dans le monde sur les routes et autoroutes analysent en permanence les données de la route et réactions de la voiture. Tesla récupère toutes les données, ce qui permet de perfectionner rapidement les algorithmes du pilote automatique de mois en mois. Le système s'améliore donc rapidement, la sécurité augmente, le taux d'accidents diminue. La sécurité d'une voiture équipée du pilote automatique Tesla est déjà deux fois meilleure (en nombre d'accidents par millions de km parcourus) que celle d'un conducteur humain et devrait bientôt être environ encore 5 à 10 fois meilleure. Les quelques (rares) accidents survenus avec le pilote automatique enclenché jusqu'à présent ont occasionné 1 seul mort en Floride sur environ 100 000 voitures en circulation, mais l'enquête a conclu que l'autopilote n'était pas en cause : un camion a traversé sans prévenir en coupant en travers de l'autoroute sur laquelle la Model S roulait à vive allure, le conducteur ayant réglé manuellement la vitesse de croisière à une vitesse largement supérieure à la vitesse autorisée sur l'autoroute aux États-Unis (ce qui désormais n'est plus possible) et au lieu de surveiller la route il regardait une vidéo de Harry Potter !

Pour info, par ailleurs, car on  n'arrête pas le progrès, voici comment transformer n'importe quel vélo en vélo électrique en moins d'une minute : http://www.geoo.com

N'importe quel vélo se transforme ainsi en Solex électrique simplement en remplaçant une roue.

Le prix de cette roue de vélo électrique (actuellement 995 dollars) sera vraisemblablement divisé par 6 à 8 lorsqu'elle sera fabriquée en Chine ou en Inde d'ici peu.

Comme nous le voyons, le progrès technologique poursuit sa marche en avant et le monde n'a donc pas fini de changer et de se transformer.

C'est une fois de plus la fée électricité qui nous fait avancer vers une vie meilleure et en l'occurrence vers des transports plus simples, plus propres, plus sûrs, silencieux et moins chers par km parcouru.

Pour alimenter des millions de voitures électriques propres et des centaines de millions de vélos et d'objets électriques connectés il va nous falloir non pas moins de nucléaire mais au contraire bien davantage d'électricité nucléaire et renouvelable propre et respectueuse de l'environnement !

Bien amicalement,

Bruno Comby

Président de l'AEPN

Association des Ecologistes Pour le Nucléaire


Annexe A :

Chère la TESLA 3 à 35 000 € ?


En fait cette voiture d'exception, tout confort, revient à 20 000 € une fois déduites les économies !


Essence sur 200 000 km x 7 litres/100 km x 1,5 Eur par litre = 21 000 euros.
Pour l'électricité 5 fois moins = 5 000 euros le gain est de 16 000 euros, ce qui ramène le prix de la Model 3 (sans options) à 20 000 euros environ et couvre largement le surcout batterie de la voiture électrique par rapport à une voiture à essence de la même catégorie.
Ceci sans compter les économies de maintenance sur les pièces sans frottement.




Annexe B :


L'Opel e-Ampera qui est aussi une excellente voiture tout à fait comparable au Model 3 au niveau prix et autonomie, deux critères essentiels, mais l'Opel n'a pas l'autopilot pour la conduite automatique sur autoroute notamment qui est un plus important en faveur de la Model 3. Par ailleurs nous verrons si l'une et l'autre auront ou pas la capacité de tracter une remorque.



https://www.challenges.fr/automobile/voitures-propres/mieux-que-la-tesla-model-3-opel-ampera-e-combine-autonomie-et-prix-raisonnable_425943


mardi 28 mars 2017

Le Kenya se lance dans l’énergie nucléaire (Le Monde)


http://www.lemondedelenergie.com/37210-2/2017/03/27/

Le ministre kenyan de l’Énergie et du Pétrole a annoncé, le 14 mars, que Nairobi se doterait d’une centrale nucléaire de 1 000 MW dès 2027. Bruno Comby, Président de l’Association des Écologistes Pour le Nucléaire (AEPN), estime que c’est une « bonne nouvelle » pour ce pays africain. Tribune.

Le Kenya compte aujourd’hui environ 50 millions d’habitants (presque autant que la France), et produit seulement 8 Twh par an d’électricité (à comparer à presque 600 TWh par an en France, c’est-à-dire 75 fois plus). Il est donc bien évident que pour améliorer la vie quotidienne de ses habitants, pour que chaque famille dispose demain d’un accès à l’électricité (aujourd’hui seulement un quart de la population est connectée au réseau électrique) pour disposer d’un réfrigérateur et d’appareils électroménagers, pour que chaque enfant puisse étudier, pour pouvoir développer ses infrastructures, ses transports, ses communications et son industrie, à l’évidence le Kenya a besoin de beaucoup plus d’électricité qu’il n’en consomme actuellement.

La décision du Kenya de développer un programme nucléaire est donc une très bonne nouvelle à différents niveaux :

– sur le plan énergétique, pour fournir au Kenya l’énergie dont il a besoin pour son développement

– sur le plan humain et social, pour améliorer le niveau de vie des Kényans

– sur le plan économique, pour développer une véritable économie, se développer et accéder au concert des nations

– sur le plan écologique, pour que ce développement se fasse sans augmenter, et même éventuellement en diminuant, les émissions de CO2, en évitant autant que possible de recourir au charbon, très polluant.

– pour ainsi donner un nouvel élan à l’Afrique, comme l’a fait il y a 20 ans l’Afrique du Sud en se dotant elle aussi de réacteurs nucléaires pour produire son électricité.

« Un pays qui accède à la technologie nucléaire accède à une nouvelle ère de son histoire »

Chaque centrale nucléaire de 1000 MW évite l’émission dans l’atmosphère d’environ 6 millions de tonnes de CO2 par an. Accéder au club des producteurs d’électricité nucléaire, c’est l’articulation qui symbolise le passage d’un pays en voie de développement vers le « club des grands ».

Un pays qui accède à la technologie nucléaire accède à une nouvelle ère de son histoire, avec plus de prospérité, de stabilité, de santé, de longévité et de bien-être, grâce à l’électricité abondante, propre et bon marché.

L’énergie nucléaire, dans tous les pays qui l’adoptent, agit comme un catalyseur de développement, pour stimuler des avancées et engendrer des développements bénéfiques induits à bien d’autres niveaux, pas seulement sur le plan de l’énergie.

Car l’énergie en général, et l’électricité en particulier, est la clé de voûte qui fait vibrer le cœur économique d’un pays, qui alimente chaque citoyen raccordé à cette énergie. En travaillant dans cette direction avec la Russie, le Kenya est entre de bonnes mains et bénéficiera d’une excellente technologie. La Russie est un grand pays nucléaire, c’est le seul qui maîtrise actuellement la totalité de la technologie nucléaire civile sous tous ses aspects : de la mine d’uranium au retraitement du combustible usé, avec bien sûr la construction des réacteurs et du combustible et y compris l’exploitation des réacteurs de génération 4, comme les réacteurs à neutrons rapide au sodium BN-600, BN-800 et bientôt BN-1200. La Russie est donc un partenaire particulièrement compétent et parfaitement qualifié pour aider le Kenya sur ce chemin du développement de l’énergie nucléaire pacifique, qui trace la route vers un avenir meilleur à la fois pour les Kenyans et pour l’Afrique

jeudi 20 octobre 2016

L'AEPN réagit aux déclarations inquiétantes de l'ACRO sur l'americium 241 autour de la Hague

Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l'environnement,

L'ACRO fait ces derniers jours comme à son habitude des déclarations dans la presse concernant des quantités extrêmement faibles de radioactivité.

Cette fois il s'agit d'américium 241, un élément certes radioactif, dont la demi-vie est de 432 ans.

Voir les articles suivants :

http://www.ouest-france.fr/normandie/manche/areva-la-hague-l-acro-alerte-sur-une-pollution-l-americium-241-4553261

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/manche/nord-cotentin/pollution-pres-areva-hague-gendarme-du-nucleaire-prend-tres-au-serieux-etude-acro-1107905.html

A titre de comparaison, 70 Becquerels par kilogramme, la plus forte concentration d'americium ayant été relevée par l'ACRO,
c'est moins que la radioactivité naturelle du corps humain qui est d'environ 100 becquerels par kg !

Les doses citées, présentées par l'ACRO comme si elles étaient énormes et toxiques, sont donc en réalité infimes, tout à fait comparables aux doses de radon ou de polonium qu'on rencontre partout, en quantités parfois bien plus importantes, dans la nature.

L'ACRO affirme que "La toxicité de l'américium 241 est identique à celle du polonium 210" (dont la demi-vie est de 138 jours) et s'empresse de comparer immédiatement la situation aujourd'hui autour de La Hague avec l'empoisonnement au Polonium 210 de
l'espion russe ex-agent du KGB Alexandre Litvinenko à Londres en 2006.

Il ne s'agit évidemment pas des mêmes doses, mais en l'occurrence de doses infiniment plus faibles, ce que bien sûr l'ACRO omet de préciser.

Avec ce genre d'amalgame, il devient évidemment facile de raconter n'importe quoi, de confondre trois grains de poussières avec une grosse montagne et pourquoi pas mettre Paris dans une bouteille !

Concernant la présence et l'abondance relative dans la nature du polonium 210, descendant radioactif naturel du radon, nous vous encourageons à lire l'intéressant document de Jacques Pradel, ancien président de la Société Française de Radioprotection et membre du Comité scientifique de l'AEPN.

Ce document est en ligne sur le site internet de l'AEPN depuis 2004 :

http://www.ecolo.org/documents/document_in_french/Polonium210-Pradel.doc

Le polonium est un descendant radioactif naturel du radon. On le rencontre partout dans la nature.

Il convient donc, cette fois encore, on commence à avoir l'habitude, de relativiser le bruit fait par l'ACRO pour quelques pouièmes de radioactivité dont la concentration maximale (70 Bq/kg) relevée dans les sédiments de l'unique ruisselet concerné, reste très inférieure à la radioactivité naturelle du corps humain.

Il faudrait manger 70 kilogrammes par an des sédiments de ce ruisselet (au point de la plus forte contamination ayant été
relevée par l'ACRO), pour atteindre la limite de dose autorisée pour le public, elle-même très inférieure aux doses dangereuses pour la santé.

Nous sommes là dans le cadre d'une grossière exagération des risques par l'ACRO face à des doses qui ne dépassent pas (et beaucoup s'en faut) les doses naturelles de radioactivité, a fortiori bien loin des doses dangereuses pour la santé !

La réaction de l'AEPN est résumée dans l'article de presse ci-dessous de notre ami Jean-Paul Martin, correspondant local de
l'AEPN dans la Manche et représentant de l'AEPN dans les 3 CLI du Cotentin et de la Manche.

Cet article est publié aujourd'hui dans la PRESSE DE LA MANCHE, est intitulé : "AMERICIUM : Les écologistes pour le nucléaire réagissent".

Nous vous en souhaitons bonne lecture !

Bien à vous,

Bruno Comby

Président de l'AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire

------

http://www.ecolo.org

dimanche 6 mars 2016

"Si un avion fonce sur une centrale, le béton armé la protège suffisamment et il n'y aura pas de conséquences insurmontables" : vrai ou faux ?

Comme le site http://ecolo.org l'explique bien ici :
http://ecolo.org/documents/documents_in_french/crash_test-comments.fr.htm
les craintes d'une catastrophe sanitaire majeure en cas d'acte terroriste à l'aide d'un avion de ligne ne sont absolument pas justifiées.

Si un pilote décidait de se précipiter sur une centrale nucléaire, des structures seraient bien sûr endommagées mais il n'y aurait pas de risque sanitaire important pour les populations, à part la panique excessive.

1) Contrairement au fait de cibler une haute tour,
viser un point précis au sol à moins 30 mètres à près à 800 km/h est assez difficile
même pour un pilote professionnel.
Or une enceinte de confinement de réacteur nucléaire est relativement petite
(plus petite que l'envergure de l'avion.)



2) Ensuite, en supposant que l'avion percute sa cible, un avion est
léger et friable face au béton. Il explose en des milliers de
petits morceaux. Cf video ici : http://www.youtube.com/watch?v=yR2hkPEVsCc



3) Quand au kérosène, contrairement au Word Trade Center
(construction légère en métal qui fond et donc s'effondre si sa
température s'élève), il n'occasionne aucun dégât sur du béton
armé, qui est un matériau réfractaire (qui donc ne brûle pas et ne
se fragilise pas en chauffant.)



4) Enfin, seuls les réacteurs d'avion représentent une masse
substantielle. Mais 5 cm, c'est la seule entame constatée sur un mur de béton de 50 à 100 cm
de nos réacteurs actuels (et même deux enceintes successives de 1 mètre
chacune sur le futur EPR).

5) Quand aux filtres à sable, ils retiennent la grande majorité des
matières radioactives en cas d'émissions si à la fois le circuit
primaire et simultanément l'enceinte de confinement venait à fuir.

6) Et quand bien même, un simple apport en eau suffit à refroidir
le combustible si tel était le cas.

Alors au lieu de lui attribuer une confiance méritée,
certains "anti-tout" fondamentalistes accusent un peu vite les
"autorités" à tout propos.

Et ils sont parfois prêts à tout, même à agresser ou provoquer un accident mortel
(usant de cocktails Molotov, de roquette RPG,...) et passer ensuite pour des martyrs héroïques,
avec la complicité active de la plupart des médias peu responsables et avides d'audience.

En réalité, les autorités agissent (la plupart du temps)
avec une grande sagesse, sans se laisser influencer par ceux qui n'ont pas conscience
des différences entre les risques respectifs des solutions qui s'offrent à nous.

Le vrai courage c'est de dialoguer, d'argumenter, de chercher à
comprendre sans tomber dans le simplisme ou le complotisme.

Bien sûr le risque zéro n'existe pas, mais la volonté de ne pas
renoncer au progrès, et la nécessité de se réapproprier ses externalités industrielles
(combustibles carbonés et guerres associées) milite pour assumer ce risque minime.

Pour ce qui concerne notre approvisionnement en énergie,
l'alternative portée par les EnR intermittentes ne fonctionne (hélas) pas sans le recours
massif aux énergies fossiles.

L'énergie nucléaire est la moins dangereuse, mais ce qu'on sait moins,
c'est que, même en cas d'accident, elle le reste encore.

N'en déplaise aux vendeurs de peur qui font la une des journaux télévisés
Un accident nucléaire n'est en fait pas si terrifiant qu'on l'imagine intuitivement.
Surtout si on évite la panique en éduquant à la science.

Il ne faut pas confondre l'emballement d'un réacteur civil
(très peu probable mais qui peut éventuellement arriver)
avec l'explosion dévastatrice d'une bombe atomique. Cela n'a rien à voir.

La plupart des éléments radioactifs sont très lourds donc solides,
leur pesanteur évite la propagation des matières très dangereuses.

Pour les autres, leur dispersion, dont la dangerosité diminue avec la distance grace à la rapide dilution, est très peu probable du fait même de l'existence d'une enceinte de confinement.

Et même dans l'hypothèse d'une rupture de ce confinement (absent à Fukushima, tout comme les filtres à sable qui réduisent beaucoup, de 99% et plus,  les doses rejetées), une simple évacuation temporaire de quelques mois de la population résidant à proximité (15 km), évite des conséquences graves. En effet, l'expérience de Fukushima nous a conduit à reconsidérer les évacuations forcées de longues durées. Les habitants doivent avoir le choix de revenir assez rapidement si les doses sont minimes. (< 20 ou 50 mSv par an en moyenne, les compteurs Geiger permettant d'éviter les point chauds.)

Quant aux conséquences financières pour le pays, ce qui coute en réalité
c'est la peur et la méconnaissance de la science, pas la science elle même.

C'est pourquoi il faut expliquer les faits avec honnêteté et combattre tous les "marchands de peur".
L'expérience de Fukushima a déjà contribué à déconstruire certaines craintes irrationnelles.

Exemple, même si les vents avaient tourné vers Tokyo, on sait que l'effet serait extrêmement négligeable vu la dilution rapide liée à la distance.
Se calfeutrer quelques jours suffit à éliminer le principal danger.
C'est la panique qui peut tuer, pas le péril.

Conclusion : gardons notre sang froid plutôt que d'alimenter une peur collective bien inutile.
La peur du nucléaire est largement  excessive : le nucléaire est en effet,
tous accidents pris en compte (même en comptant Fukushima et Tchernobyl)
de loin l'énergie la plus propre et la plus sûre !


-------------------------------

Annexe 1 :




Par opposition au béton d’une centrale nucléaire,
description du choc d'un Boeing 747 sur une structure béton armé  type habitation HLM en béton de faible épaisseur faiblement armé

Voir les images résultant du choc sur un immeuble en béton d'un B 747 :

Le bâtiment est pulvérisé et s'effondre instantanément sur la
largeur du choc.

L'avion faisait un vol de transport de fret, il venait de
décoller. Il était en descente rapide et hors de contrôle
(vitesse). Il était plein (chargement) et avait aussi son plein de
combustible (hypothèses les plus défavorables ).

Dans le cas de l'avion crashé sur le Pentagone, le béton était un
peu plus renforcé, mais pas beaucoup plus : le bâtiment s'effondre
aussi, mais moins cependant.

Dans le cas d'une enceinte de réacteur, le béton est beaucoup plus
épais (1m), beaucoup plus armé (avec des armatures beaucoup plus
grosses), posé sur une fondation massive et beaucoup plus lourde
(radier), la masse à abattre (masse du mur) est de l'ordre de 1000
fois supérieure à celle de l'avion (donc l'enceinte sera un peu
ébranlée par le choc mais ne bougera quasiment pas). Enfin la
structure murale d'une enceinte de confinement est pleine et ne
présente pas de point faible défaut ou ouvertures (il ne s'agit
pas juste de quelques poteaux de béton armé entre-espacés
d'ouvertures et de larges fenêtres).

Pas de comparaison possible. La seule comparaison qui vaille est
celle avec le test du Sandia National Labs : le béton n'est entamé
qu'au maximum sur 6 cm d'épaisseur (au lieu du choc de l'axe des deux
réacteurs) (2 cm au niveau du nez de l'avion). Dans ce cas la
masse de béton a bougé (dans son ensemble, d'un seul bloc,
d'environ 1 mètre) mais là encore cela ne sera pas le cas avec une
enceinte de confinement complète de l'ordre de 200 à 1000 fois plus
volumineuse et plus lourde (ne bougera donc quasiment pas ou de
quelques millimètres) que le bloc de béton de 7 m x 7 m (beaucoup
plus petit à côté de l’enceinte complète avec son radier) du test
Sandia.

-------------------------------
Annexe : 2

Article paru dans SCIENCE en septembre 2002.
http://www.scifun.org/Conversations/Conversations4Teachers/2007/Corradini/NAE-Science-9.02.pdf

Traduction Google :

"Si vous regardez la télévision ou lisez
les déclarations publiques régulières qui se préoccupent
du fait que les centrales électriques nucléaires
sont des cibles terroristes, vous seriez justifié à croire
que le combustible nucléaire usé dans des futs expédiés
au Nevada pour leur stockage sont à chaque fois des catastrophes
nucléaires qui attendent juste d'être déclenchées.
Ces fûts ont été appelés «Tchernobyl mobile," et on nous dit
qu'ils sont capables de causer "des dizaines de milliers de morts".

Quels sont les faits sur la sécurité des livraisons et des
centrales électriques en clair ?
Depuis le 11 Septembre 2001, le nucléaire des Etats-Unis,
l'industrie et ses organismes de réglementation ont du ré-évaluer
la sécurité des installations et le transport de combustible.
Ces études sont gardées secrètes. Mais il n'y a pas de secret
à dire que les faits et les lois de l'ingénierie de base
sont de nature à limiter les dommages qui peuvent en résulter.
L'analyse extensive, soutenue par des essais sur le terrain à grande échelle,
montrent qu'il n'y a pratiquement rien dans l'expédition de ces fûts qui causerait un
danger public important. En amont, les éléments de combustibles sont refroidis pendant
plusieurs années, de sorte que la chaleur de désintégration et
la radioactivité sont retombés. Ils ne peuvent pas exploser,
et il n'y a pas de possibilité de fuite de liquide radioactif.
Ils sont presque indestructibles,
après avoir été testés contre les collisions, explosifs, le feu et l'eau.
Seule l'artillerie antichar dernier cri pourait les les percer,
et le résultat serait de disperser quelques morceaux de combustible usé
sur le sol. A
distance importante de ces fûts, il ne semble y avoir aucune raison
d'attendre des effets nocifs du rayonnement.

De même, nous lisons que les avions pourraient traverser
l'enceinte renforcée de 1,5 m d'épaisseur en acier doublé
des murs en béton autour d'un réacteur nucléaire
et inévitablement provoquer une crise entraînant
"Des dizaines de milliers de morts" et "rendre une
vaste zone inhabitable aux Etats-Unis pour des siècles"
pour citer quelques histoires récentes.
Plus que jamais, il ne semble y avoir aucun moyen crédible
de parvenir à ce résultat. Aucun avion de cette taille ne peut traverser
un tel mur. Cela a été calculé en détail et testé
1988 par le vol d'un avion sans pilote à 215 m / s
(Environ 480 mph) dans un mur d'essai de 3,6 m d'épaisseur.
L'avion, y compris les réservoirs de carburant, se sont écrasés
contre l'extérieur de la paroi, pénétrant de
quelques centimètres. Les moteurs ont mieux
pénétré, mais n'ont creusé le béton que de seulement 5 cm.
Et les analyses montrent que des avions plus gros compensent pleinement leur
plus grand impact en absorbant plus d'énergie durant leur effondrement.
Une vitesse plus élevée augmente l'impact, mais pas avec assez d'importance.
Et à l'intérieur la paroi de confinement a des murs supplémentaires en béton
et acier protégeant le réacteur.

Est-il possible de provoquer la fonte d'un réacteur nucléaire
d'une autre manière? Oui, c'est arrivé à Three Mile Island (TMI) en 1979.
Mais les réacteurs se sont beaucoup améliorés depuis lors,
et la probabilité d'un tel accident est
maintenant bien moindre. Mais supposons que cela arrive,
par l'action terroriste : que se passera-t-il donc?
Eh bien l'effondrement de TMI n'a pas causé de
dégradation significative de l'environnement ou une augmentation des dommages
à toutes les personnes, même pas aux exploitants des installations qui sont restés
par devoir. Il a été dit que cette absence d'impact sur le public était du
essentiellement à la structure de confinement. Mais
des études après l'accident ont montré que
pratiquement tous les produits de fission dangereux
se sont dissous dans l'eau condensée et
sur les surfaces de confinement à l'intérieur. Pareillement,
si le confinement avait été sévèrement violé, peu de radioactivité aurait
échappé. Le cas échéant, peu de personnes auraient été lésées.

Et pour tester dans quelle mesure les 10 à 20 tonnes
de matières en fusion du réacteur ont pénétré dans
le fond de la cuve de 13 cm d'épaisseur  du réacteur sur lequel
elle reposait, des échantillons ont été usinés et examinés.
La masse fondue n'a même pas pénétré complètement de 0,5 cm
le revêtement, confirmant les tests réalisés à Karlsruhe,
en Allemagne, et dans l'Idaho, que le "syndrome Chinois"
n'est pas une possibilité crédible.

L'accident de Tchernobyl en 1986 est
tout simplement pas applicable aux réacteurs américains.
Le graphite qui brûle disperse la plupart des
produits de fission directement dans l'atmosphère. Même dans cette situation,
sans evacuation pendant plusieurs jours, l'enquête soigneusement documentée de
l'Organisation des Nations Unies (UNSCEAR-2000) a rapporté qu'il y avait eu
30 décès chez les exploitants des installations et chez les pompiers,
mais aucune augmentation significative de la mortalité ou
de cancer dûs à une irradiation du public n'ont
été observée. Un lien possible concernant l'exposition et le cancer de la thyroïde
est encore en cours d'étude. Les terribles conséquences généralisées de cette accident-
furent l'augmentation de suicides, l'alcoolisme, la dépression,
et le chômage, et plus de 100.000 avortements causés principalement
par la peur des radiations et par une mauvaise planification sur la base de cette peur.
Les terres évacuées ne sont maintenant généralement pas plus radioactives que
les niveaux naturels où de nombreuses
personnes ont vécu sainement pendant des générations.

Pas étonnant que certaines personnes indiquent leur préoccupation au sujet du rayonnement.
Mais il est surprenant que la plupart
des partisans du nucléaire soient réticents à contester
ces revendications. Ils disent qu'il faut juste être
prudent. Mais lutter pour un maximum de prudence
conduit à l'affirmation selon laquelle nous devrions agir comme
si même la plus petite quantité de rayonnement pouvait
être nocif, malgré le grand corpus de preuves scientifiques que ce n'est pas le cas.
Cette politique a effrayé des gens, les tenant loin des
mammographies et autres traitement de sécurité
et a entrainé que de nombreux Américains meurent chaque année à cause d'agents pathogènes
qui pourraient être tués par l'irradiation des aliments. Il
y a des empilement de règlements sur les installations de médecine nucléaire
qui ont conduit beaucoup d'entre elles à fermer. Et maintenant, les «doses admissibles»
ont été poussées en dessous de celles trouvées dans le rayonnement naturel du milieux.

Cette prudence a des inconvénients lorsqu'elle est appliquée à la conception et à
l'exploitation des installations d'énergie nucléaire.
Mais elle est particulièrement dangereuse lorsqu'elle est appliquée au terrorisme.
Dire aux gens qu'eux et la Terre sont en danger mortel
par des événements qui ne peuvent pas causer
de préjudice public significatif est devenir un jouet dans les mains
des terroristes en faisant qu'un événement mineur puisse
provoquer la panique liée aux vies en danger. 

Il est venu le temps d'éclaircir les choses et de parler de quelques-unes
de ces vérités scientifiques et techniques simples."


Références vidéo ici

Fin.

samedi 9 janvier 2016

"Transition écologique, nuances de "vert" et nucléaire"

Publication du blog http://salanave.blogspot.fr/

Le nucléaire une énergie "verte" qui n'a pas à en rougir.


("Transition écologique, nuances de "vert" et nucléaire, publié dans Nucléaire & Energie" n°67 de décembre 2015)


Introduction: 

Pourquoi les engagements exceptionnels pris à la COP21 vont faire de l'énergie nucléaire une des solutions incontournables contre le changement climatique ? Pourquoi plus de 65 nouveaux réacteurs en construction dans le monde depuis et malgré Fukushima (un record depuis 25 ans selon l'AIE) n'ont pas attendu la COP21 pour être mis en chantier ? Pourquoi les pays qui les construisent ont choisi d'être suffisamment discrets lors de la COP21 afin de ne pas "froisser" les états d'âmes franco-allemands dont l'histoire retiendra tantôt leur leadership mondial dans le nucléaire civil tantôt leur danse hésitante "on démarre, on arrête, on réduit, on construit" au gré de la musique de l'écologie politicienne manipulatrice de l'opinion? Pourquoi les vieux partis dits "verts" tournés vers le paradis perdu du passé ne font plus recette chez les électeurs, quand ils ne s'entre-déchirent pas en s'accusant eux mêmes de tenir des "discours doctrinaires" sur fond de "caprices de stars" (presse de janvier 2016 à propos d'EELV) ?

Nuances de "vert" et nucléaire:

Au matin de la philosophie, dans la Grèce antique, deux visions du monde s’affrontaient déjà: l’une, celle d’Héraclite qui disait que l’on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve et que le monde est en perpétuelle évolution ; l’autre, celle de Parménide, auteur d’un poème intitulé « De la Nature », qui affirmait qu’une seule vérité existe, celle immuable de l’Être et de la Nature.

L’écologie moderne semble ne pas échapper à cette opposition Héraclite-Parménide. L’opinion écologique s’est opposée longtemps à l’énergie nucléaire, lui préférant le soleil et le vent, selon le principe que « vert » signifie avant tout « naturel ». Et si nous proposons ci-dessous de donner raison à Héraclite, ce n’est pas sans admettre une part de Parménide en chacun de nous ni sans accepter que notre vision soit remise en cause par le lecteur, tant le dialogue et le respect des points de vue sont pour nous essentiels.

La suite de cet article (accessible en cliquant ici) détaille les différentes nuances de "vert" de l'écologie d'hier et de l'écologie moderne, qui n'est plus désormais ni politicienne, ni de droite ou de gauche, mais bel et bien un nouvel enjeu de l'humanité et de chaque citoyen du monde, enjeu à la fois culturel, politique, économique et sociétal.

En conclusion et en résumé de la promenade intellectuelle qu'il propose, il suggère sur la base de nombreux arguments que « vert » rime bien avec nucléaire, car l’énergie nucléaire est (1) naturelle, (2) compacte et discrète dans nos paysages, (3) économe en combustible naturel, (4) économe en ressources et matériaux consommés, (5) économe en volumes de déchets générés, (6) exemplaire dans sa gestion des déchets radioactifs, (7) son empreinte radioactive globale est négligeable comparée aux expositions radioactives médicales et naturelles, (8) c’est une énergies bas carbone et candidate majeure pour aider à tenir les engagements de la COP 21, (9) largement recyclable et championne de l’économie circulaire et (10) quasi-renouvelable demain grâce aux réacteurs de génération IV.

Le dialogue est ouvert, la COP 21 qui s’achève va le relancer …et les actions, opinions et contributions de chacun pour créer le « meilleur compromis » écologique et garantir à l’humanité « les meilleures conditions » de son avenir sont devant nous.

Jean-Luc Salanave