vendredi 30 juin 2017

Dear Président Macron...


Traduction par l'ONG Sauvons Le Climat ici et ci dessous :

1 juillet 2017


A Monsieur le Président de la République Emmanuel Macron


Monsieur le Président,


Nous vous écrivons en tant qu'environnementalistes, écologistes et climatologues pour vous féliciter de votre victoire dans l'élection présidentielle et pour applaudir votre politique en faveur d'une taxe carbone. Personne n'a autant fait que la France pour diffuser une énergie propre sur un réseau électrique. Sachant cela, nous vous écrivons également pour vous faire part de notre inquiétude devant votre décision d'éloigner la France d'une production nucléaire propre.


Peu de pays ont fait plus que la France pour démontrer les bénéfices humanitaires et environnementaux obtenus par la création d'une société fortement dotée d'électricité nucléaire. Non seulement la France a été l'hôte de conférences sur le climat des Nations Unies, elle est aussi un des pays développés dont les émissions de dioxyde de carbone par habitant sont les plus faibles.


Toute réduction de la production nucléaire en France aura pour effet d'augmenter la production d'électricité par des combustibles fossiles, donc la pollution, au vu des faibles facteurs de charge et de l'intermittence du solaire et de l'éolien. L'Allemagne en est l'illustration parfaite. Ses émissions n'ont pratiquement pas changé depuis 2009 et ont, en fait, augmenté tant en 2015 qu'en 2016, à cause des fermetures de centrales nucléaires. En dépit d'une augmentation de la puissance installée solaire de 4%, et de celle de l'éolien de 11%, la production de ces deux sources a baissé de 3 et 2% respectivement du fait qu'il y a eu moins de soleil et de vent en 2016 qu'en 2015.


Et là où la France a une électricité parmi les moins chères et les plus propres d'Europe, celle de l'Allemagne est une des plus chères et plus sales. L' Allemagne a dépensé près de 24 milliards € de plus que le prix de marché en 2016 pour ses seuls prix garantis d'achat des renouvelables mais ses émissions ont stagné. Il est à prévoir que l'Allemagne n'atteindra pas ses objectifs de réduction d'émissions de 2020, et de loin. Malgré des investissements énormes dans les renouvelables, seulement 46% de l'électricité allemande sont issus de sources d'énergie propre, à comparer aux 93% de la France.


Le solaire et l'éolien peuvent jouer un rôle important en France. Cependant, si la France devait investir dans le solaire et l'éolien de façon comparable à l'Allemagne, il faudrait s'assurer que ces investissements augmentent la part d'énergie propre de la France et ne la diminuent pas malencontreusement. Les renouvelables peuvent contribuer à une électrification plus poussée des transports, celle-ci étant déjà bien entamée avec le réseau ferré mais pouvant être poursuivie avec les véhicules individuels.


Un remplacement du nucléaire par des combustibles fossiles et des renouvelables nuirait considérablement à l'économie française de trois façons : augmentation des prix de l'électricité pour les ménages et l'industrie, la fin des exportations lucratives d'électricité et - peut-être le plus important - la destruction de la filière nucléaire française à l'export. Si le parc nucléaire français est contraint de fonctionner avec un facteur de charge réduit, la filière nucléaire française en sera paralysée par une augmentation de ses coûts et une réduction de ses revenus. A terme, cela conduira à des niveaux de sûreté inférieurs et à une réduction des possibilités de financement de la recherche, du développement, ainsi que des efforts pour l'exportation des technologies nucléaires françaises. Les pays qui cherchent à construire de nouvelles centrales nucléaires veulent, avec raison, savoir que le produit que la France leur vend est un produit dont la France elle-même profite.


Le programme nucléaire français a, par le passé, été l'objet d'admiration dans le monde. La France a fait la preuve, dans les années 1970 et 1980 qu'il est de fait possible pour un pays industrialisé de décarboner son secteur électrique. Pour la France, la prochaine étape, nécessaire afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique et pour l'amélioration de la qualité de l'air, est d'augmenter sa production d'électricité propre à partir de toutes les sources non-fossiles et de réduire massivement l'utilisation des combustibles fossiles dans les secteurs du chauffage et des transports. L'électricité nucléaire devra y jouer un rôle central.


Signataires :


James Hansen, Climate Science, Awareness, and Solutions Program, Columbia University, Earth Institute, Columbia University


Kerry Emanuel, Professor of Atmospheric Science, Massachusetts Institute of Technology


Robert Coward, President, American Nuclear Society


Andrew Klein, Immediate Past President, American Nuclear Society


Steven Pinker, Harvard University, author of Better Angels of Our Nature


Richard Rhodes, Pulitzer Prize recipient, author of Nuclear Renewal and The Making of the Atomic Bomb


Robert Stone, filmmaker, “Pandora’s Promise”


Pascale Braconnot, Climate Scientist, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fourth Assessment Report and Fifth Assessment Report


Francois-Marie Breon, Climate Researcher, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fifth Assessment Report


Ben Britton, Ph.D, Deputy Director of the Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London


Claude Jeandron, President, Sauvons le climat


John Laurie, Founder and Executive Director, Fission Liquide


James Orr, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Didier Paillard, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Didier Roche, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Myrto Tripathi, Advisor to the president, Académie de l’eau


John Asafu-Adjaye, PhD, Senior Fellow, Institute of Economic Affairs, Ghana, Associate Professor of Economics, The University of Queensland, Australia


M J Bluck PhD, Director, Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London


Bruno Comby, President, Environmentalists for Nuclear Energy


Gwyneth Cravens, author of Power to Save the World


Wolfgang Denk, European Director, Energy for Humanity


David Dudgeon, Chair of Ecology & Biodiversity, School of Biological Sciences, The University of Hong Kong, China


Erle C. Ellis, Ph.D, Professor, Geography & Environmental Systems, University of Maryland


Christopher Foreman, author of The Promise & Peril of Environmental Justice, School of Public Policy, University of Maryland


Martin Freer, Professor, Head of Physics and Astronomy, University of Birmingham, Director of the Birmingham Energy Institute (BEI)


Kirsty Gogan, Executive Director, Energy for Humanity


Joshua S. Goldstein, Prof. Emeritus of International Relations, American University


Malcolm Grimston, author of The Paralysis in Energy Decision Making, Honorary Research Fellow, Imperial College London


Mel Guymon, Guymon Family Foundation


Steven Hayward, Senior Resident Scholar, Institute of Governmental Studies, UC Berkeley


Joe Lassiter, Professor, Harvard Business School


John Lavine, Professor and Medill Dean Emeritus, Northwestern University


Martin Lewis, Department of Geography, Stanford University


Mark Lynas, author, The God SpeciesSix Degrees


Michelle Marvier, Professor, Environmental Studies and Sciences, Santa Clara University


Alan Medsker, Coordinator, Environmental Progress - Illinois


Elizabeth Muller, Founder and Executive Director, Berkeley Earth


Richard Muller, Professor of Physics, UC Berkeley, Co-Founder, Berkeley Earth


Rauli Partanen, Energy Writer, author of The World After Cheap Oil


Peter H. Raven, President Emeritus, Missouri Botanical Garden. Winner of the National Medal of  Science, 2001


Paul Robbins, Director, Nelson Institute for Environmental Studies, University of Wisconsin Madison


Michael Shellenberger, President, Environmental Progress


Samir Saran, Vice President, Observer Research Foundation, Delhi, India


Jeff Terry, Professor of Physics, Illinois Institute of Technology


Barrett Walker, Alex C. Walker Foundation


Tim Yeo, Chair, New Nuclear Watch Europe; former Chair, Energy and Climate Change Parliamentary Select Committee

 

mardi 27 juin 2017

"Manifesto pede introdução da energia nuclear em Portugal"

Make Portugal greater !

http://www.dn.pt/economia/interior/manifesto-pede-introducao-da-energia-nuclear-em-portugal-2276668.html

Manifeste d'appel à l’introduction de l’énergie nucléaire au Portugal.


"Près de 50 personnalités signataires du manifeste sur l'énergie ont désormais mis sur la table la possibilité d'analyser l'introduction de l'énergie nucléaire au Portugal.


Dans le manifeste auquel l'agence Lusa avait accès les signataires affirment que « il n'y a aucune raison technique pour laquelle le Portugal n'a pas tenu compte dans l'étude des différentes options pour la production d'électricité de l'analyse de l'énergie nucléaire. »


Des personnalités, parmi lesquels comprennent des noms comme Alexandre Relvas, António Cardoso e Cunha, Francisco Van Zeller, Henrique Neto, João Salgueiro, Borges Gouveia, José Ribeiro e Castro, José Veiga Simão, Mira Amaral de Oliveira Valente, Miguel Beleza, Miguel Cadilhe, Patrick Monteiro de Barros et Pedro Sampaio Nunes, disent qu'ils sont « conscients qu'un pays a le droit de construire une centrale nucléaire si elle a un corps d'état technique et politiquement indépendant. »


Pedro Sampaio Nunes a dit qu'elle serait également un moyen de tirer profit des « ressources endogènes » du pays, car il est prouvé l'existence d'uranium, ainsi que du gaz de schiste, réaffirmant que l'énergie nucléaire « est la forme la plus compétitive de la production d'électricité ».


Le manifeste indique également que la récente crise de Fukushima au Japon, « exige que l'option nucléaire adresse et scrute soigneusement les questions de sécurité », mais insiste sur la nécessité de garder à l'esprit que l'énergie nucléaire est la principale source la plus importante pour la production d'électricité en Europe, fournissant environ 30 pour cent de son total ».


Pour cette raison, le Groupe de personnalités considère que « l'abandon définitif ne peut pas être décidée sous la pression des circonstances. »


Les signataires ajoutent que la perspective de « venir plus développée centrale et beaucoup plus sûr à installer ne justifie pas l'abandon définitif de l'option nucléaire. »


Et de donner les exemples de la Suède, la Finlande, Royaume-Uni, la Pologne, la France et l'Europe de l'Est, qui « ont déclaré le maintien de leurs nouveaux plans d'investissement dans les centrales nucléaires », en dépit de l'abandon de l'Allemagne et de la Suisse.


Le manifeste affirme que l'une des principales raisons de l'engagement continu de ces pays dans le nucléaire « est l'impossibilité reconnue pour être en mesure de réduire les émissions de gaz à effet de serre » sans tenir compte de cette option.


L'autre argument décisif « est la compétitivité intrinsèque de cette forme d'énergie, » donnant l'exemple des Emirats arabes unis, qui ont récemment adjugé à la Corée du Sud quatre centrales nucléaires d'une valeur unitaire de 3,5 milliards d'euros avec le prix de l'énergie 30,3 dollars US (24 euros) pour « mégawatt / heure », « beaucoup plus bas que ceux qui sont pratiqués sur le marché ibérique. »"

Commentaire :

Il y a 10 millions d'habitants au Portugal. 30% de l'électricité est hydraulique, 20% éolienne, 50% gaz + charbon qu'il faut donc remplacer par du nucléaire.

Pour faire comme la France et décarboner son électricité à 100% (ce qui sera possible facilement grâce aux 30% d'hydraulique), il faut donc grosso modo entre 4 et 6 réacteurs de 1000 à 1650 MW.
Un seul site serait trop gros. Il faudrait qu'il soit aussi gros que le plus gros site nucléaire dans le monde, ce qui serait disproportionné pour un petit pays comme le Portugal et serait trop "mettre tous ses oeufs dans le même panier".
 Il faut donc disposer de (ni plus, ni moins) deux sites, en bord de mer, avec au moins deux réacteurs sur chaque site : un au sud et un au Nord du pays (pour limiter les pertes en ligne sur le réseau).
S'il y a du courant en excès, il pourra facilement être exporté vers l'Espagne qui a besoin d'une source de courant fiable (trop d'éoliennes) et qui dispose déjà d'un peu mais pas suffisamment de nucléaire.

Associação de Ambientalistas a favor da Energia Nuclear.
#AAEN
http://ecolo.org/intro/intropo.htm

Há 10 milhões de pessoas em Portugal.30% da eletricidade é hidráulica, 20% eólica, 50% gás + carvão por isso deve ser substituído pela energia nuclear.Para gostar France e descarbonizar sua eletricidade a 100% (o que é possível facilmente com 30% hidrelétrica), então você tem aproximadamente entre 4 e 6 reatores de 1000-1650 MW.Um site seria muito grande. Ele deve ser tão grande como o maior site nuclear no mundo, o que seria desproporcionado para um país pequeno como Portugal e seria muito "colocar todos os ovos na mesma cesta."

 
Devemos, portanto, têm (nem mais, nem menos) dois locais à beira-mar, com pelo menos dois reatores em cada local: um para o sul e norte do país (para limitar as perdas de transmissão na rede).Se houver atual em excesso, ele pode ser facilmente exportados para Espanha na necessidade de uma fonte de energia confiável (vento também) e já tem um pouco, mas não o suficiente nuclear.


English : 

There are 10 million inhabitants in Portugal. 30% of the electricity is hydraulic, 20% wind, 50% gas + coal which should be replaced by nuclear. To do like France and decarbonize its electricity by 100% (which will be possible easily thanks to the 30% of hydraulics), 4 to 6 reactors of 1000 to 1650 MW are needed. But one single site would be too much. It would be as big as the biggest nuclear site in the world, which would be disproportionate for a small country like Portugal and would be too "putting all its eggs in one basket."

 
It is therefore necessary to have (no more, no less) two sites, at the seaside, with at least two reactors at each site: one in the south and one in the north of the country (to limit line losses in the network). If there is excessive current, it can easily be exported to Spain, which needs a reliable current source (too many wind turbines) and which already has a little but not enough nuclear.

  
Twitter : @ouinuc 

mercredi 24 mai 2017

La ruineuse usine à gaz solaire de Ségolène Royal.

https://www.contrepoints.org/2017/05/24/290200-ruineuse-usine-a-gaz-solaire-de-mme-royal

Ségolène Royal a signé le 9 mai 2017 son dernier arrêté fixant les nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques. Ceci pourrait être un gouffre financier sans équivalent.

Par Bruno Comby et Michel Gay.

Avant de quitter le ministère de l’Énergie et de l’Écologie, Madame Ségolène Royal a travaillé jusqu’à la dernière minute pour mettre en place avant de partir un système tarifaire incitatif encourageant l’autoconsommation d’électricité solaire. Elle a signé le 9 mai 2017 son dernier arrêté fixant les nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite par des panneaux photovoltaïques.

Il est à première vue sympathique et vertueux (au sens « vert » du terme), mais en apparence seulement, car comme souvent le diable se cache dans les détails.

La formulation alambiquée de ce texte est une véritable usine à gaz, parsemée de formules mathématiques époustouflantes et incompréhensibles pour le commun des mortels (parcourez l’arrêté, juste pour voir…).

DES DIZAINES DE MILLIARDS D’EUROS POUR LE CONTRIBUABLE

Ce qui est clair, après quelques calculs, c’est que son application va coûter des dizaines milliards d’euros qui s’imposeront aux successeurs de Ségolène et aux Français.

Le système est ouvert pour seulement 18 mois (jusqu’à fin 2018). Mais les consommateurs français d’électricité devront payer pendant 20 ans après fin 2018, donc jusqu’à fin 2038 !

La nouvelle prime à l’installation et le nouveau tarif d’achat pourrait coûter à la collectivité jusqu’à plus de 100 milliards d’euros ! (Voir en annexe : « petits calculs »)
Cet arrêté tarifaire s’applique aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises, pour des installations d’une puissance inférieure à 100 kilowatts crête (kWc). Il s’applique à la revente de la totalité de la production (comme jusqu’à présent), et aussi à l’autoconsommation (avec un petit bonus dans ce cas).

UNE IDÉE DES TARIFS

Pour une famille qui voudrait installer entre 20 et 60 m2 de capteurs solaires sur son toit (soit 3 à 9 kW crête), le tarif d’achat s’étale de 15,89 c€/kWh à 18,7 c€/kWh.

Ce prix d’achat est moins généreux que les 60 c€/kWh dont certains chanceux ont bénéficié en 2010, mais toujours bien supérieur au prix de production industriel de l’électricité d’environ 5 c€/kWh. Il varie légèrement en fonction de plusieurs paramètres, et avec le temps qui passe, pour un même abonné (avec des formules mathématiques compliquées).

– Pour une installation entre 9 et 36 kWc (plutôt pour des PME, ou le toit d’une piscine ou d’un magasin, par exemple)  = 12,07 c€/ kWh

– Pour une installation entre 36 et 100 kWc (environ 2400 à 6600 m2 de capteurs) = 11,5 c€/ kWh

Il existe aussi une prime pour l’intégration au bâti de 3 c€/kWh limitée aux 6 premiers trimestres.

Il sera désormais possible de bénéficier du tarif de rachat pour des panneaux PV posés sur un toit-terrasse, ou servant d’ombrière au dessus d’une terrasse ou d’un balcon par exemple. Les conditions pour bénéficier du tarif sont plus souples qu’auparavant.

DÉPÔT ET RECYCLAGE DES PANNEAUX OBLIGATOIRES

La dépose et le recyclage des panneaux en fin de vie dans une usine agréée à cet effet est dorénavant obligatoire. Elle est à la charge du producteur d’électricité (c’est-à-dire vous).
La définition de l’intégration au bâti change. Elle permet de ne plus enlever les anciennes tuiles, et de poser les panneaux solaires jusqu’à 20 millimètres au dessus d’un toit existant (les panneaux produisent alors davantage car, étant ventilés, ils chauffent moins).
En cas d’autoconsommation (le surplus est vendu), il y a une prime à l’installation (en plus du tarif de rachat) dont le montant est de l’ordre de 1200 € maximum pour 3 kWc (c’est proportionnel à la puissance mais avec des seuils et des tranches).

LES PRIMES DÉGRESSIVES

Cette prime dégressive est versée sur 5 années au « producteur » (vous, si vous installez des panneaux sur votre toit) par l’acheteur (ENEDIS). Elle est fixée à :

400 €/kWc pour une installation jusqu’à 3kWc

300 €/kWc pour une installation entre 3 et 9 kWc

200 €/kWc pour une installation entre 9 et 36 kWc

100 €/kWc pour une installation entre 36 et 100 kWc

La quantité d’électricité achetée au tarif de rachat est limitée à 1600 heures maximum d’équivalent de production pleine puissance par an (soit un facteur de charge de 18%).

C’est à peu près le rendement des meilleurs panneaux bien orientés plein sud. Il ne sera donc plus possible de tricher comme certains malins en Espagne qui revendaient de l’électricité prétendument solaire en éclairant les panneaux solaires la nuit avec des LEDS.

UN SYSTÈME TOUJOURS GÉNÉREUX

Il est possible de procéder à des installations multiples pour un même propriétaire (par exemple sur la résidence principale ET sur la résidence secondaire), mais avec un tarif de rachat éventuellement  légèrement inférieur (en fonction des seuils de puissance).

Ce système est donc toujours généreux. Il s’agit encore d’une énorme subvention ! Des milliards d’euros sont actuellement déjà jetés par la fenêtre (plus de 5 milliards d’euros par an, à quoi va s’ajouter ce nouveau  système).

L’électricité est toujours rachetée sur le site de production (chez vous) en petite quantité à un prix supérieur au prix de vente au détail qui inclut le transport et surtout les taxes pour la collectivité, ce qui n’est pas logique sur le plan social et commercial.

DERRIÈRE LES PROMESSES DES TECHNOCRATES…

Cependant, attention il s’agit peut-être d’un piège : car derrière les belles promesses d’une vie plus verte, il serait vicieux que les technocrates antinucléaires poussent massivement les Français à s’équiper de panneaux solaires d’ici fin 2018, pour ensuite annoncer en 2019 des taxes sur ces mêmes panneaux…

C’est déjà le cas en Espagne et en Allemagne où, après avoir été généreusement encouragés, les propriétaires de panneaux solaires sont maintenant surtaxés. Ils doivent payer une taxe de réseau, qui ne va pas tarder en France également.

Ce qui est d’ailleurs logique dès lors qu’on demande au réseau de reprendre l’électricité photovoltaïque à un moment où celui-ci n’en a pas besoin, ce qui induit des complications et des coûts élevés.
Ce nouveau système est donc une magnifique usine à gaz pondue par la technocratie verte qui va coûter une fortune.
Heureusement qu’il restera encore les réacteurs nucléaires pour produire l’électricité quand on en aura besoin…

ANNEXE « PETITS CALCULS »

Si 5 millions de foyers (sur plus de 23 millions) profitent de ce nouveau tarif en installant seulement 20 m2 de panneaux PV sur leur toit, soit 3 kW (12 panneaux de 250 Watts-crête = 20 m2), combien cela va-t-il coûter à la collectivité ?

(Rappel : il est possible d’en installer trois fois plus car le tarif reste intéressant pour les particuliers jusqu’à 9 kW).

Tarif de rachat : 18,7 c€/kWh

Prime d’intégration au bâti : 3 c€/kWh

Total rachat avec prime : 21,7 c€/kWh

Comme ce tarif va s’éroder avec les années qui passe, prenons un tarif moyen de rachat de 20 c€/kWh sur 20 ans (en tenant compte de la réindexation qui agit dans l’autre sens).

Production moyenne des panneaux (en région parisienne) : 3000 kWh par an (ajouter 15% à Nice).

3000 kWh par an x 20 ans x 20 c€/kWh = 12 000

S’y ajoute la prime d’installation : 1200 € (et d’éventuelles aides de la région, du département ou de la ville).

Soit un coût de 13 200 € à régler par la collectivité pour chaque foyer bénéficiaire x 5 millions de bénéficiaires = 66 milliards d’EUROS au total sur 20 ans (!)
Avons-nous besoin d’une telle hémorragie financière en période de disette budgétaire ?

Encore un gigantesque gaspillage d’argent public pour produire de l’électricité uniquement de jour, et principalement en été au moment où elle est largement inutile puisque nos réacteurs nucléaires freinent déjà leur production (surcapacité) tout en coûtant le même prix à exploiter qu’il y ait une production d’électricité solaire ou non.

En cas de succès de ce nouveau tarif de rachat pour l’autoconsommation, tripler et même quadrupler le prix de l’électricité pour tous les consommateurs est-il vraiment un objectif à atteindre ? Cela alors que 12 millions de Français (un sur cinq) sont déjà en situation de précarité énergétique…

Les seuls qui y gagneront sont les grands industriels fabricants de panneaux solaires chinois et américains (essentiellement).
Il est donc à espérer pour nos concitoyens que ce dispositif ne séduira pas des millions de Français, comme l’espère Madame Royal.

mercredi 17 mai 2017

Tuiles solaires Tesla

Chers amis de l'électricité nucléaire, propre et respectueuse de l'environnement,

Nouveauté dans le domaine du solaire ces jours-ci : les tuiles solaires TESLA !


Pour la première fois, on connait
maintenant le prix des nouvelles tuiles solaires (22 $ le pied carré soit environ 240 Euros/m2 de toit en moyenne avec une tuile solaire sur 3), pour les tuiles  seulement (pose non-incluse), 

voir :

http://www.leparisien.fr/high-tech/le-systeme-de-toit-solaire-de-tesla-disponible-en-france-en-precommande-11-05-2017-6941742.php

http://www.lesnumeriques.com/electromenager/toit-solaire-tesla-en-precommande-n62905.html

http://www.numerama.com/tech/256864-vous-pouvez-precommander-les-tuiles-solaires-tesla-en-france.html

il s’agit de tuiles de 184 mm x 365 mm, résistantes à l’impact, au vent et au feu, deux à trois fois plus légères, mais deux à trois fois plus solides et durables que des tuiles ordinaires. Elles sont garanties par Tesla pour «  toute la durée de vie de votre maison, sans limite dans le temps ». Leur puissance est garantie pendant 30 ans et elles peuvent s’installer sur un toit incliné de 14 à 90 degrés.

Pour équiper ainsi un pavillon ayant une toiture de 100 m2, avec un tiers de tuiles solaires et deux tiers de tuiles identiques visuellement mais non solaires, le coût moyen est de 22 dollars le pied carré (42 dollars pour les tuiles solaires et 12 dollars pour  les tuiles non solaires), il en
coutera de l'ordre de 24 000 Euros pour un toit Tesla au tarif actuel, avec 30% de tuiles solaires (en évitant le versant nord et les zones d'ombre).
Ce n'est pas donné, tarif Tesla !

Un tel toit d'une puissance maximale (tuiles plein sud avec 40° de pente de toit en plein soleil à midi) de 3 kWc devrait produire environ 3000 kWh/an (ordre de grandeur calculé par BC).
Soit 90 000 kWh en 30 ans (durée de la garantie de production Tesla) d'une valeur (en France à 15 ct/kWh) d'environ 13 000 
Euros, soit plus ou moins la moitié du prix du toit.

Mais cela va devenir encore plus intéressant demain, lorsque le 
kWh coutera plus cher et que les prix des tuiles solaires baisseront progressivement à mesure que la concurrence s'installera, car les principaux constructeurs de tuiles (Lafarge, Imerys, etc. en Europe) sont maintenant en train de préparer des 
produits similaires.

Fabriquer du verre trempé en grande série n'est pas très cher ni très compliqué (mais requiert de l'énergie...).

Les assiettes en verre trempé achetées en hypermarché, d'une taille comparable aux tuiles, coutent aux alentours de 1 euros achetées au détail en petites quantités (donc beaucoup moins en grandes quantités pour faire des toits). De même le prix de la cellule au silicium qui se trouve dans chaque tuile solaire (une cellule par tuile solaire) s'est effondré ces dernières années du fait de leur production par millions et coûte aux alentours de 1 dollar l'unité en grandes quantités (cf alibaba.com).

C'est ainsi que Tesla engrange une marge confortable en vendant les tuiles solaires à 42 dollars le pied carré (12 dollars pour la même tuile sans cellule solaire dedans), à comparer aux tuiles classiques en argile cuite type H14 d'une surface comparable qu'on trouve chez Castorama ou Leroy-Merlin à 1 ou 2 Euros l'unité au détail.

Les prix de ces tuiles solaires vont donc pouvoir baisser fortement d'ici quelques années lorsque la concurrence s'intensifiera, il y a de la marge pour baisser rapidement les tarifs (en quelques années d'un facteur 4 ou 5, avec un prix de fabrication qui tendrait vers 4 $ et un prix de vente vers 8$ la tuile ou le pied carré).

Le surcoût par rapport à une tuile ordinaire est cependant compensé (en totalité ou en partie) par d'une part la production d'électricité ainsi générée et d'autre part du fait de la plus grande longévité de ces tuiles garanties 30 ans, en verre trempé extrêmement fin et solide, plus propres et beaucoup plus durables (de l'ordre de deux fois plus) que des tuiles traditionnelles.

Tesla prendra en charge directement la désinstallation du toit existant, la conception du nouveau, l’obtention du permis de construire, l’installation du toit solaire puis sa maintenance. 
L’installation n’est pas plus longue que celle d’un toit 
conventionnel.

Un toit solaire est plutôt plus facile à poser qu'un toit classique : il y a certes deux petits fils à connecter derrière chaque tuile solaire, mais les tuiles solaires sont deux à trois plus légères, donc bien plus faciles à manipuler, et elles pèsent moins lourd pour la charpente. Ensuite, comme il y a besoin de refaire son toit deux fois moins souvent, ce n'est pas trop grave de payer
davantage initialement (on s'y retrouve à long terme).

Du point de vue économique, un toit solaire, c'est comme une voiture électrique : c'est nettement plus cher au début en investissement (presque deux fois plus cher actuellement), mais cet investissement n'est pas perdu, car on s'y retrouve ensuite à plus long terme, avec l'électricité produite et la durabilité plus grande du toit.

Et ensuite les prix vont baisser fortement et les rendements monter, donc le meilleur reste encore à venir !

Bien amicalement, nucléaro-solairement vôtre,

Bruno Comby

Président de l'AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire

--

http://www.ecolo.org


mardi 4 avril 2017

Informations sur la Tesla Model 3 (la voiture qui basculera massivement les transports automobiles de l'essence vers l'électrique)


Chers amis,

Voir ci-dessous quelques infos sur la Tesla Model 3, la voiture qui va probablement changer le monde en rendant les voitures électriques fabriquées en grande série performantes et abordables, comme cela a été le cas dans les années 1930 avec la Ford Model T aux Etats-Unis pour les voitures à essence. 400 000 exemplaires du Model 3 ont été pré-commandés en quelques jours il y a un an, cela un an et demi avant son lancement.

Cette voiture est donc déjà, avant même que le premier exemplaire en soit fabriqué et disponible, le plus gros lancement commercial de toute l'histoire et probablement bientôt la plus grosse vente mondiale (en milliards d'euros) de toute l'histoire de l'humanité. Pour information le deuxième produit le plus prévendu au monde après la Tesla Model 3 est l'iPhone qui a fait la fortune d'Apple.


C'est une voiture propre (électrique) avec 5 vraies places, deux coffres de taille respectable (un gros derrière et un petit devant). Vendue à partir de 35 000 dollars (pouvant aller jusqu'à 60 000 euros environ avec la plus grosse batterie et toutes les options). La batterie est garantie pour plus de 200 000 km. L'électricité coûte environ 5 fois moins cher que l'essence par kilomètre parcouru. Le prix d'achat de la voiture est un peu plus cher que celui d'une voiture à essence, mais pour que la comparaison soit correcte il faut ajouter au prix d'achat de la voiture à essence le prix de l'entretien et le prix du carburant pour du moins 200 000 km. La voiture électrique revient alors nettement moins cher par km parcouru.

L'autonomie électrique de cette voiture, Model 3, sera la meilleure au monde (à parité ou presque avec celle de la Model S déjà disponible mais qui coûte plus de deux fois plus cher).

L'accélération est fulgurante : < 6 secondes au 0-100 km/h pour le modèle de base (2 roues motrices, 1 seul moteur). C'est déjà une très belle performance, surtout à ce prix. C'est aussi rapide que la plupart des Porsche, mais en faisant moins de bruit et sans une goutte d'essence. Mais ce n'est pas tout  : ce sera moins de 4 secondes pour 0 à 100 km/h pour quelques dollars ou euros de plus (avec l'option ludicrous, 4 roues motrices et deux moteurs électriques, un sur chaque essieu).

Également confirmée :  l'autonomie de 385 km (vie réelle) pour le modèle de base, soit 480 km NEDC (norme européenne optimiste) et probablement 20 ou 30% de plus (plus de 500 km vie réelle) avec la plus grosse batterie qui est en option.

Le nombre de superchargeurs va doubler. Il y a déjà 3 stations de superchargeurs par exemple sur le chemin Paris-Montpellier via le Massif Central (il suffit d'une) et le double en passant par la vallée du Rhône. La Model 3 permet presque mais pas tout à fait de faire Paris-Millau d'une traite. Il faudra tout de même recharger une fois. Le superchargeur actuel à 130 kW (qui passera prochainement à 3 fois plus = 350 kW) recharge déjà 250-300 km d'autonomie en 30 minutes. Il suffit donc de s'arrêter une fois environ 30 minutes (ou deux fois 15 min) pour faire un trajet Paris-Montpellier. Le trajet ne dure donc avec une Model 3 pas plus longtemps qu'avec une voiture à essence. Et la recharge sera encore 3 fois plus rapide demain. 

Les exemplaires définitifs de la Model 3 commencent à rouler ces jours-ci en Californie (uniquement pour les employés Tesla jusqu'à cet été). Il y aura donc d'autres vidéos à voir et infos à suivre prochainement. Les premiers exemplaires pour la France seront livrés premier semestre 2018. Il faudra confirmer la commande (et en payer une partie) d'ici là (en 2017).

Par ailleurs on en saura plus sur la Tesla Model Y la semaine prochaine.

Le Model Y sortira environ un an après le Model X, donc en 2019 pour la France : ce sera le même châssis et le même moteur, mais pour quelques euros de plus avec un habitacle nettement plus grand (SUV ou monospace) et les portes arrières s'ouvrant en ailes de faucon comme sur le Model X. Les personnes inscrites sur la liste d'attente pour le Model 3 pourront transformer si elles le souhaitent leur commande de Model 3 en Model Y en conservant leur ordre de 
priorité sur la liste. Ils seront alors servis environ 1 an plus tard avec une voiture familiale plus grande.

Les Tesla Model 
S 3 X et Y seront bien sûr équipées du pilote automatique qui en feront la première voiture totalement autonome (dès que ce sera autorisé), avec en attendant le meilleur système du monde de sécurité passive et active et d'aide à la conduite : régulateur de vitesse et de direction "lane keeping" freinage d'urgence automatique, manœuvres d'évitement d'obstacles automatiques, la voiture dort du garage toute seule, se gare toute seule (créneaux), etc.

La manière dont le pilote automatique du Model 3 (dernière version 2.0) voit le monde (cf vidéo tout en bas de la page citée ci-dessus) est intéressante. Le pilote automatique Tesla est en cours de perfectionnement et progresse à toute vitesse en ce moment. Les 100 000 Model S qui en sont équipées qui roulent partout dans le monde sur les routes et autoroutes analysent en permanence les données de la route et réactions de la voiture. Tesla récupère toutes les données, ce qui permet de perfectionner rapidement les algorithmes du pilote automatique de mois en mois. Le système s'améliore donc rapidement, la sécurité augmente, le taux d'accidents diminue. La sécurité d'une voiture équipée du pilote automatique Tesla est déjà deux fois meilleure (en nombre d'accidents par millions de km parcourus) que celle d'un conducteur humain et devrait bientôt être environ encore 5 à 10 fois meilleure. Les quelques (rares) accidents survenus avec le pilote automatique enclenché jusqu'à présent ont occasionné 1 seul mort en Floride sur environ 100 000 voitures en circulation, mais l'enquête a conclu que l'autopilote n'était pas en cause : un camion a traversé sans prévenir en coupant en travers de l'autoroute sur laquelle la Model S roulait à vive allure, le conducteur ayant réglé manuellement la vitesse de croisière à une vitesse largement supérieure à la vitesse autorisée sur l'autoroute aux États-Unis (ce qui désormais n'est plus possible) et au lieu de surveiller la route il regardait une vidéo de Harry Potter !

Pour info, par ailleurs, car on  n'arrête pas le progrès, voici comment transformer n'importe quel vélo en vélo électrique en moins d'une minute : http://www.geoo.com

N'importe quel vélo se transforme ainsi en Solex électrique simplement en remplaçant une roue.

Le prix de cette roue de vélo électrique (actuellement 995 dollars) sera vraisemblablement divisé par 6 à 8 lorsqu'elle sera fabriquée en Chine ou en Inde d'ici peu.

Comme nous le voyons, le progrès technologique poursuit sa marche en avant et le monde n'a donc pas fini de changer et de se transformer.

C'est une fois de plus la fée électricité qui nous fait avancer vers une vie meilleure et en l'occurrence vers des transports plus simples, plus propres, plus sûrs, silencieux et moins chers par km parcouru.

Pour alimenter des millions de voitures électriques propres et des centaines de millions de vélos et d'objets électriques connectés il va nous falloir non pas moins de nucléaire mais au contraire bien davantage d'électricité nucléaire et renouvelable propre et respectueuse de l'environnement !

Bien amicalement,

Bruno Comby

Président de l'AEPN

Association des Ecologistes Pour le Nucléaire


Annexe A :

Chère la TESLA 3 à 35 000 € ?


En fait cette voiture d'exception, tout confort, revient à 20 000 € une fois déduites les économies !


Essence sur 200 000 km x 7 litres/100 km x 1,5 Eur par litre = 21 000 euros.
Pour l'électricité 5 fois moins = 5 000 euros le gain est de 16 000 euros, ce qui ramène le prix de la Model 3 (sans options) à 20 000 euros environ et couvre largement le surcout batterie de la voiture électrique par rapport à une voiture à essence de la même catégorie.
Ceci sans compter les économies de maintenance sur les pièces sans frottement.




Annexe B :


L'Opel e-Ampera qui est aussi une excellente voiture tout à fait comparable au Model 3 au niveau prix et autonomie, deux critères essentiels, mais l'Opel n'a pas l'autopilot pour la conduite automatique sur autoroute notamment qui est un plus important en faveur de la Model 3. Par ailleurs nous verrons si l'une et l'autre auront ou pas la capacité de tracter une remorque.



https://www.challenges.fr/automobile/voitures-propres/mieux-que-la-tesla-model-3-opel-ampera-e-combine-autonomie-et-prix-raisonnable_425943


mardi 28 mars 2017

Le Kenya se lance dans l’énergie nucléaire (Le Monde)


http://www.lemondedelenergie.com/37210-2/2017/03/27/

Le ministre kenyan de l’Énergie et du Pétrole a annoncé, le 14 mars, que Nairobi se doterait d’une centrale nucléaire de 1 000 MW dès 2027. Bruno Comby, Président de l’Association des Écologistes Pour le Nucléaire (AEPN), estime que c’est une « bonne nouvelle » pour ce pays africain. Tribune.

Le Kenya compte aujourd’hui environ 50 millions d’habitants (presque autant que la France), et produit seulement 8 Twh par an d’électricité (à comparer à presque 600 TWh par an en France, c’est-à-dire 75 fois plus). Il est donc bien évident que pour améliorer la vie quotidienne de ses habitants, pour que chaque famille dispose demain d’un accès à l’électricité (aujourd’hui seulement un quart de la population est connectée au réseau électrique) pour disposer d’un réfrigérateur et d’appareils électroménagers, pour que chaque enfant puisse étudier, pour pouvoir développer ses infrastructures, ses transports, ses communications et son industrie, à l’évidence le Kenya a besoin de beaucoup plus d’électricité qu’il n’en consomme actuellement.

La décision du Kenya de développer un programme nucléaire est donc une très bonne nouvelle à différents niveaux :

– sur le plan énergétique, pour fournir au Kenya l’énergie dont il a besoin pour son développement

– sur le plan humain et social, pour améliorer le niveau de vie des Kényans

– sur le plan économique, pour développer une véritable économie, se développer et accéder au concert des nations

– sur le plan écologique, pour que ce développement se fasse sans augmenter, et même éventuellement en diminuant, les émissions de CO2, en évitant autant que possible de recourir au charbon, très polluant.

– pour ainsi donner un nouvel élan à l’Afrique, comme l’a fait il y a 20 ans l’Afrique du Sud en se dotant elle aussi de réacteurs nucléaires pour produire son électricité.

« Un pays qui accède à la technologie nucléaire accède à une nouvelle ère de son histoire »

Chaque centrale nucléaire de 1000 MW évite l’émission dans l’atmosphère d’environ 6 millions de tonnes de CO2 par an. Accéder au club des producteurs d’électricité nucléaire, c’est l’articulation qui symbolise le passage d’un pays en voie de développement vers le « club des grands ».

Un pays qui accède à la technologie nucléaire accède à une nouvelle ère de son histoire, avec plus de prospérité, de stabilité, de santé, de longévité et de bien-être, grâce à l’électricité abondante, propre et bon marché.

L’énergie nucléaire, dans tous les pays qui l’adoptent, agit comme un catalyseur de développement, pour stimuler des avancées et engendrer des développements bénéfiques induits à bien d’autres niveaux, pas seulement sur le plan de l’énergie.

Car l’énergie en général, et l’électricité en particulier, est la clé de voûte qui fait vibrer le cœur économique d’un pays, qui alimente chaque citoyen raccordé à cette énergie. En travaillant dans cette direction avec la Russie, le Kenya est entre de bonnes mains et bénéficiera d’une excellente technologie. La Russie est un grand pays nucléaire, c’est le seul qui maîtrise actuellement la totalité de la technologie nucléaire civile sous tous ses aspects : de la mine d’uranium au retraitement du combustible usé, avec bien sûr la construction des réacteurs et du combustible et y compris l’exploitation des réacteurs de génération 4, comme les réacteurs à neutrons rapide au sodium BN-600, BN-800 et bientôt BN-1200. La Russie est donc un partenaire particulièrement compétent et parfaitement qualifié pour aider le Kenya sur ce chemin du développement de l’énergie nucléaire pacifique, qui trace la route vers un avenir meilleur à la fois pour les Kenyans et pour l’Afrique

jeudi 20 octobre 2016

L'AEPN réagit aux déclarations inquiétantes de l'ACRO sur l'americium 241 autour de la Hague

Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l'environnement,

L'ACRO fait ces derniers jours comme à son habitude des déclarations dans la presse concernant des quantités extrêmement faibles de radioactivité.

Cette fois il s'agit d'américium 241, un élément certes radioactif, dont la demi-vie est de 432 ans.

Voir les articles suivants :

http://www.ouest-france.fr/normandie/manche/areva-la-hague-l-acro-alerte-sur-une-pollution-l-americium-241-4553261

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/manche/nord-cotentin/pollution-pres-areva-hague-gendarme-du-nucleaire-prend-tres-au-serieux-etude-acro-1107905.html

A titre de comparaison, 70 Becquerels par kilogramme, la plus forte concentration d'americium ayant été relevée par l'ACRO,
c'est moins que la radioactivité naturelle du corps humain qui est d'environ 100 becquerels par kg !

Les doses citées, présentées par l'ACRO comme si elles étaient énormes et toxiques, sont donc en réalité infimes, tout à fait comparables aux doses de radon ou de polonium qu'on rencontre partout, en quantités parfois bien plus importantes, dans la nature.

L'ACRO affirme que "La toxicité de l'américium 241 est identique à celle du polonium 210" (dont la demi-vie est de 138 jours) et s'empresse de comparer immédiatement la situation aujourd'hui autour de La Hague avec l'empoisonnement au Polonium 210 de
l'espion russe ex-agent du KGB Alexandre Litvinenko à Londres en 2006.

Il ne s'agit évidemment pas des mêmes doses, mais en l'occurrence de doses infiniment plus faibles, ce que bien sûr l'ACRO omet de préciser.

Avec ce genre d'amalgame, il devient évidemment facile de raconter n'importe quoi, de confondre trois grains de poussières avec une grosse montagne et pourquoi pas mettre Paris dans une bouteille !

Concernant la présence et l'abondance relative dans la nature du polonium 210, descendant radioactif naturel du radon, nous vous encourageons à lire l'intéressant document de Jacques Pradel, ancien président de la Société Française de Radioprotection et membre du Comité scientifique de l'AEPN.

Ce document est en ligne sur le site internet de l'AEPN depuis 2004 :

http://www.ecolo.org/documents/document_in_french/Polonium210-Pradel.doc

Le polonium est un descendant radioactif naturel du radon. On le rencontre partout dans la nature.

Il convient donc, cette fois encore, on commence à avoir l'habitude, de relativiser le bruit fait par l'ACRO pour quelques pouièmes de radioactivité dont la concentration maximale (70 Bq/kg) relevée dans les sédiments de l'unique ruisselet concerné, reste très inférieure à la radioactivité naturelle du corps humain.

Il faudrait manger 70 kilogrammes par an des sédiments de ce ruisselet (au point de la plus forte contamination ayant été
relevée par l'ACRO), pour atteindre la limite de dose autorisée pour le public, elle-même très inférieure aux doses dangereuses pour la santé.

Nous sommes là dans le cadre d'une grossière exagération des risques par l'ACRO face à des doses qui ne dépassent pas (et beaucoup s'en faut) les doses naturelles de radioactivité, a fortiori bien loin des doses dangereuses pour la santé !

La réaction de l'AEPN est résumée dans l'article de presse ci-dessous de notre ami Jean-Paul Martin, correspondant local de
l'AEPN dans la Manche et représentant de l'AEPN dans les 3 CLI du Cotentin et de la Manche.

Cet article est publié aujourd'hui dans la PRESSE DE LA MANCHE, est intitulé : "AMERICIUM : Les écologistes pour le nucléaire réagissent".

Nous vous en souhaitons bonne lecture !

Bien à vous,

Bruno Comby

Président de l'AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire

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http://www.ecolo.org