dimanche 2 juin 2013

Encore une vidéo antinucléaire sur Fukushima basée sur des élucubrations et sans le moindre chiffre



Chers amis du nucléaire écologique,

Il y a beaucoup à dire à propos de l’interview de Sono Sion, réalisateur de du film « The Land of hope », interview que vous pouvez voir ici sur youtube :


http://www.goodplanet.info/Contenu/Videos/Remise-en-cause-du-nucleaire?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+Dépêches+GoodPlanet.info+%29


Bien sûr il s'agit toujours d'un raisonnement quasi-philosophique visant à faire peur et inquiéter, aucun chiffre n'est donné, rien sur la probabilité très faible d'accident (certes non nulle) en France, rien sur le fait que nous n'avons en France aucun réacteur bouillant (comme Fukushima (1)), et que tous nos réacteurs au graphite sont fermés depuis 15 ans, et qu'ils étaient mieux conçus que Tchernobyl et avaient une enceinte de confinement. 


 Cette vidéo ne donne aucune précision sur la faible épaisseur de l'enceinte de confinement à Fukushima (quelques cm d'acier seulement au niveau du tore) par rapport aux enceintes de confinement en béton armé que nous avons en France bien plus épaisses et résistantes (1 mètre de béton armé super-renforcé sur les 900 MW et 1300 MW, et même 2enceintes de béton armé de 1 m d'épaisseur chacune sur les 1450 MW et l'EPR de 1600 MW). 

Aucune remarque sur l'existence chez nous de filtres à sable et recombineurs d'hydrogène. 



Le réalisateur de ce film, manifestement orienté anti-nucléaire, oublie aussi de mentionner que malgré la gravité hors du commun du tremblement de terre et du tsunami, malgré les faiblesses du réacteur de Fukushima et la gravité de l'accident, il n'y a eu (grâce à la rupture tardive de l'enceinte de confinement, qui a largement joué son rôle et a permis l'évacuation des populations et du site) aucun mort par irradiation à Fukushima (contrairement à Tchernobyl où il n'y avait pas du tout d'enceinte de confinement et où il y a bel et bien eu des décès par syndrome d'irradiation aigüe et des cancers différés en nombre (cependant bien moindre que ne le prétendent les anti-nucléaires). 


Un accident nucléaire peut certes arriver chez nous. Je pense même qu'il se produira certainement dans les siècles qui viennent (il suffit d'attendre, c'est une question de probabilité), mais il n'aura alors pas du tout les mêmes conséquences qu'à Fukushima au niveau des rejets et de l'environnement : ce serait un accident de type Three-Mile island en 1979 (même type de réacteur que les nôtres) : quasiment aucun rejet dans l'environnement malgré la perte de contrôle du réacteur, les mauvaises décisions prises (ayant aggravé l'accident au lieu de l'éviter), et aucune exposition significative de qui que ce soit aux radiations, le réacteur accidenté a simplement été perdu (cœur fondu) avec uniquement des pertes matérielles (pas de blessé ni décès) et un profond impact psychologique mondial en raison de la peur du nucléaire (instillé la propagande antinucléaire) et de la médiatisation mondiale d'un accident qui n'a tué personne. 


(1)        Les réacteurs bouillants comme ceux de Fukushima sont un peu moins onéreux mais plus dangereux 
http://lenergiedavancer.com/nucleaire-les-differences-entre-reacteurs-japonais-et-francais/2011/03/15/



L'échelle d'évaluation des accidents : 
vu les excès de l'évaluation initiale, 
l'analyse se poursuit pour déterminer si la gravité fut de niveau 7 
ou finalement 6 
(10 fois moins de rejets qu'à Tchernobyl)
 

"Le sable, enquête sur une disparition" ; au fait, combien de béton pour l'éolien, le barrage, l'EPR, l'hydrolienne ?


A l'occasion de cette intéressante émission, voir lien en fin d article, dénonçant le gaspillage dangereux d'une ressource devenue trop rare, interrogeons nous sur l'impact environnemental des modes  production de l'électricité.

Combien par exemple de béton pour 1MWh éolien, nucléaire, hydroélectrique, hydrolien,... ?


 Selon le site suivant, http://www.energie-gouv.fr/spip.php?article12  l'EPR consommerait au moins 2 fois moins de béton que les éoliennes (sans compter les métaux et autre matériaux !).



Quant aux hydroliennes tant espérées... ce serait 10 fois pire que les éoliennes ?  (A Paimpol, nous avons 900 t de béton pour 100 t de matériaux autres (composites et aciers) et cela pour 200kW ; ...et pour 20 ans (1 m3 de béton = 2,2 tonnes)



 De quoi refroidir les ardeurs des partisans excessifs des ENR électriques "du futur" ?

et combien pour les barrages hydroéléctriques ? bientot les chiffres...qui paraissent très bons !



Conclusion : Seules les barrages et le nucleaire paraissent économes en béton.

Les ENR sont donc à réserver à la production de chaleur car ayant un réel impact sur la baisse de la consommation de fioul et de gaz (chauffage).

Annexes : 

Résumé du reportage d'Arte :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=5-pNo1aAVug 

Revoir le reportage sur : http://future.arte.tv/fr/sujet/nos-plages-court-de-sable

L’article : http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/26/1634900-la-mafia-du-sable-denoncee-par-un-lot-et-garonnais.html