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dimanche 7 septembre 2008

Existe-t-il une énergie idéale ?

De l'hypocrisie du discours ambiant, quelques réflexion utiles ?





Existe-t-il une énergie idéale ?

"Energies renouvelables, nucléaire, fossiles : le champ des possibles est aujourd’hui largement ouvert. Mais existe-t-il réellement un type d’énergie qui réponde à la fois aux impératifs environnementaux, aux logiques économiques, et aux souhaits des parties prenantes ?

L’engouement démesuré pour les agrocarburants touche à sa fin. Si de nombreux pays en font encore l’apologie, Brésil en tête (voir article lié), un rapport confidentiel de la Banque Mondiale, rendu public début juillet 2008 par le quotidien britannique The Guardian, leur attribue en grande partie la responsabilité de la hausse des prix des denrées alimentaires, entre 2002 et 2008. Déforestation, monopolisation des terres arables, coût environnemental de production : l’envers du décor du « pétrole vert » noircit sérieusement le tableau. Au point que l’Union européenne reconsidère depuis peu la question. Le Centre de recherche de la Commission, sollicité pour évaluer l’intérêt d’incorporer 10 % d’agrocarburants dans les directives du paquet climat-énergie, a rendu en janvier 2008 un verdict peu optimiste. « L’incertitude est trop grande pour pouvoir déterminer si l’objectif de 10 % de biocarburants développé par l’UE, conduira ou non à une réduction des gaz à effets de serre (GES)» (voir article lié). Voilà qui oblige les ministres européens à regarder d’un autre œil les 20% d’énergie renouvelable à atteindre d’ici 2020.

Le nucléaire, entre dépendance énergétique et économique

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le nucléaire devrait assurer 13% des besoins mondiaux en électricité en 2030. Un chiffre certes en baisse (il assurait 16% des besoins dans les années 80), mais qui dénote une dépendance pérenne à ce type d’énergie. D’autant que, si la question du stockage des déchets déclenche généralement des réactions épidermiques, celle de l’impact économique du nucléaire est moins souvent abordée. Pourtant, le prix de l’uranium a été multiplié par 15 entre 2001 et 2007, et les coûts élevés de construction, maintenance et démantèlement des centrales font craindre aux antinucléaires une répercussion sur les générations futures (voir article lié). L’énergie nucléaire, non renouvelable, ne peut donc satisfaire les ambitions européennes. Elle divise d’ailleurs les pays de l’Union, dont les politiques en la matière divergent parfois radicalement. Nicolas Sarkozy la considère comme « plus que jamais une industrie d'avenir et une énergie indispensable », alors que l’Allemagne entame (certes difficilement) sa sortie du nucléaire.

La protection de l’environnement comme outil de communication

Refuser le nucléaire conduit parfois à des attitudes contradictoires. Pour faire face à une forte augmentation de la demande énergétique, les Pays Bas ont fait le choix du charbon : quatre centrales devraient voir le jour d’ici les quarante prochaines années, dont une pour alimenter le port de Rotterdam (voir article lié). Grands promoteurs du recyclage des déchets et de la réduction des émissions de GES, les néerlandais n’en choquent pas moins les ONG environnementales. Pour Greenpeace, « cette technologie d'un autre âge est une véritable aberration en cette période de lutte contre les changements climatiques. » Pourtant, le cas néerlandais n’est pas isolé. Le géant énergétique allemand E.on prévoit en effet la construction d’une centrale à Anvers, et de deux autres en Allemagne (voir article lié). Entre d’un côté un discours rassurant et prometteur sur la réduction des émissions de GES, souvent étayé par l’appartenance à des fonds ISR, et de l’autre, une politique énergétique loin d’assurer les objectifs européens, le fossé a de quoi faire grincer des dents. « Bayer [multinationale chimique allemande qui accueillera l’une des centrales d’E.on] jette de la poudre aux yeux pour cacher que, depuis des lustres, il fait partie des entreprises les plus émettrices », fustige Juergen Rochlitz, membre de la Commission pour la sécurité des implantations industrielles allemandes. Si tant est qu’il existe une énergie idéale pour préserver la planète, il faudra aussi dépasser le jeu des chiffres et de la communication."


dimanche 8 juin 2008

"Les resources en uranium suffisantes pour au moins un siècle selon l'Agence pour l'énergie nucléaire "

PARIS, 3 juin (Xinhua) -- Les réserves d'uranium sont suffisantes pour alimenter encore un siècle au moins le parc mondial de réacteurs, selon une étude publié mardi par l'Agence pour l'énergie nucléaire (AEN).

Selon l'étude intitulé "Uranium 2007: ressources, production et demande", les ressources classiques connues récupérables à un coût inférieur à un 130 USD/kg, atteignent 5,5 millions de tonnes, et les resources non découvertes s'élèvent à 10,5 millions de tonnes.

"La planète dispose de réserves d'uranium suffisantes pour alimenter encore un siècle au moins le parc mondial de réacteurs, au rythme actuel de la consommation", a déclaré l'Agence de l'Oraganisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).

La puissance nucléaire installée, de 372 gigawatts (GW) en 2007, devrait atteindre entre 509 GW et 663 GW en 2030. Les réserves identifiées à ce jour seront à même d'alimenter cette croissance, selon l'étude.

"Avec le déploiement des technologies de réacteurs et des cycles du combustible avancés, ces réserves pourraient répondre à la demande pendant des milliers d'années", a indiqué l'AEN


L'article ici.

dimanche 11 mai 2008

"L'UE et l'AIEA renforceront leur coopération dans l'énergie nucléaire "

BRUXELLES, 7 mai (Xinhua) -- La Commission européenne (CE) et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont signé mercredi une déclaration conjointe, dans laquelle elles s'engagent à renforcer leur coopération dans l'énergie nucléaire.

Le but de la déclaration conjointe est de mettre en lumière la volonté des deux parties de renforcer davantage leur coopération, de mettre l'accent sur les domaines prioritaires spécifiques et de tenir régulièrement des réunions de haut niveau pour faciliter cette coopération renforcée, a indiqué la CE, organe exécutif de l'Union européene (UE).

Le président de la CE, José Manuel Barroso, et le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, ont assisté à la cérémonie de signature de la déclaration conjointe.

M. Barroso a estimé que la signature du document marque le début d'une nouvelle étape dans la coopération entre l'AIEA et l'UE. Les deux institutions ont des objectifs communs sur l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, en particulier sur le renforcement de la sécurité nucléaire et des garanties globales pour la non-prolifération, a-t-il souligné.

"Il est important de conjuguer nos efforts pour surveiller le développement de l'énergie nucléaire de manière pacifique, sûre et sécurisée, en respectant pleinement les objectifs globaux de non- prolifération", a-t-il ajouté.

lundi 24 mars 2008

Emirats: une agence pour le nucléaire

Conscients que les énergies fossiles auront bientôt une fin, et que les liquidités disponibles peuvent aider à faire face à l'émergence d'une société tertiaire énergivore, les émirats empreintent une voie habile pour parvenir à leur fins.
De quoi aussi banaliser une énergie civile, qui, une fois adoptée par l'Arabie Saoudite et l'Egypte, pourra être acceptée en Iran puis ultérieurement en Syrie et en Irak.


"Les Emirats arabes unis vont créer une agence pour le développement d'un programme d'énergie nucléaire civile commun, a rapporté lundi la presse locale.

Le cabinet emirati a autorisé la création de l'Autorité de l'énergie nucléaire dont la mission sera d'"évaluer et développer un programme d'énergie nucléaire pacifique et conforme aux recommendations de l'Agence internationale de l'énergie atomique" (AIEA), selon l'agence officielle WAM citée par le Gulf News.

Selon WAM, les Emirats n'enrichiront pas eux-mêmes de l'uranium mais importeront le carburant nucléaire "d'une source fiable à l'étranger"."

mardi 31 juillet 2007

"L’AIEA : « 50 ans de dilemme nucléaire »"

"L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a discrètement fêté hier ses 50 ans d’existence en reconnaissant « un dilemme » : comment empêcher de nouveaux États d’accéder à l’arme nucléaire tout en favorisant l’énergie nucléaire civile."

Maillon essentiel d'une energie nucléaire durable, l'organisme international prouve chaque jour son rôle capital dans le developpement harmonieux des technologies à vocation (on espère un jour uniquement...) civile.

L'article complet ici.