Quelle lucidité !
Même dans la difficulté, on garde son sang froid au Japon !
Le futur Premier Ministre refuse un Japon sans énergie nucléaire
29/08/2011
Le ministre japonais des Finances Yoshihiko Noda a été élu lundi à la tête du parti majoritaire du Japon (PDJ), ouvrant la voie à son arrivée à la tête du gouvernement.
Le nouveau Premier Ministre japonais, en l''occurence l''ancien ministre japonais des Finances Yoshihiko Noda, a présenté les défis du moment de son pays, confrontée à une large méfiance des marchés financiers, mais aussi à l''àprès crise de l''accident nucléaire de Fukushima, qui a valu sa place au Premier ministre sortant Naoto Kan, qui démissionna du poste de chef du PDJ vendredi dernier.
3e Premier ministre depuis que le PDJ est arrivé au pouvoir lors d''une élection historique il y a deux ans, et le 6e Premier ministre du Japon en cinq ans, M. Noda a fait savoir qu''il soutenait la réduction de la dépendance japonaise au nucléaire, mais a précisé qu''il n''était pas favorable à un Japon complètement dépourvu d''énergie nucléaire.
M. Noda aura à relancer une économie en stagnation, reconstruire les régions dévastées par le séisme et le tsunami, en finir avec la crise nucléaire à Fukushima, la plus grave survenue dans le monde depuis la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine, mettre un coup d''arrêt à la montée du yen qui menace les exportations, et coopérer avec les partis d''opposition au sein d''un parlement divisé.
M. Noda, qui prône la rigueur budgétaire et a remporté 215 des 392 voix valables, a promis aux membres du PDJ des deux chambres du parlement sa détermination de faire tout ce qu''il peut en tant que dirigeant du PDJ, disant qu''il se sentait un sentiment de cohésion renouvelée au sein du parti (au pouvoir), et qu''il est temps de surmonter les querelles au sein du parti.
M. Noda, qui s''est engagé à réduire la dette publique grâce à des réformes fiscales, souhaite que le PDJ forme une large coalition avec les partis d''opposition.
Blog de l'AEPN :Association des Ecologistes Pour le Nucléaire. Président : Bruno Comby - http://www.ecolo.org/ - et venez nous rejoindre sur http://www.facebook.com/groups/14174675443 et sur twitter sur : @ouinuc
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vendredi 21 octobre 2011
mardi 15 mars 2011
Energie et gestion des risques pour la planète
L'énergie, dont notre civilisation se gave depuis maintenant longtemps sans trop de discernement, comporte un cout élevé en matière de risque écologique. On l'oublie souvent tant les accidents sont dillués et plus ou moins visibles (coup de grisous, marées noires, altération des sols, acidification des océans, futurs réfugiés climatiques, etc...)
L'incident récent dans les centrales nucléaires du Japon nous le rappelle douloureusement.
Grâce à notre société démocratique, c'est l'occasion d'en tirer les conséquences et de diffuser encore davantage les éléments du débat, tout en se gardant de tomber dans l'irrationel et l'instrumentalisation des peurs par les lobbies en recherche de pouvoir.
Les centrales japonaises sont elles représentatives du très faible risque envisagé en Europe ?
Combien de victimes graves seront avérées pour cause de radio-activité ?
Il est trop tôt pour conclure, mais on peut déjà dire que la maturité technologique de ces centrales japonaises n'est pas adaptée au risque effectif local. Et même si peu de morts et malades sont attestés, l'anxiété et l'effet nocebo suffit en soi à considérer un dommage majeur pour une population.
Comme on le sait, le pétrole, le gaz, le charbon, la construction des matériaux de l'énergie renouvelable coûtent cher en impact humain (pollutions massives, changements et réfugiés climatiques, rupures de barrages, ...).
Il est clair que le nucléaire ne fait pas exception même s'il est, à ce jour, l'un des plus vertueux en la matière.
Quand un avion s'écrase et occasionne 200 morts, on rappelle traditionnellement les 4000 morts sur la route.
Dans l'énergie ça doit être la même chose...?
Quand un centrale fuit, faut-il se référer aux millions de victimes du CO2, de pollution de l'air / eau / sol, et des pertes irrémédiables de réserves naturelles terrestres ?
Parenthèse : Effectivement si une éolienne s'écroule, elle ne devrait pas faire de victime. La question est que leur intermittence n'est pas comparable au service rendu par une centrale (fossile ou nucléaire)...
Même les réseaux intelligents, tentant d'équilibrer une production sur un vaste territoire, paraissent ambitieux en cas d'anticyclones répétés. Idem pour les panneaux photovoltaïques.
Comme toute catastrophe, ceci est donc une opportunité pour enfin s'emparer des défis qui sont bien connus : engager une politique vraiment volontariste en matière d'économies et d'efficience.
Jusqu'ici, la filière nucléaire a réalisé un excellent travail en produisant une énergie électrique abondante. C'est le politique qui a tardé à agir sur son domaine, abusant d'un atout durement obtenu.
Fort de la prise de conscience populaire, on peut espérer que notre société va pouvoir infléchir sa politique et viser enfin un usage plus sage de l'énergie de notre planète.
Mais il ne faut pas se tromper de priorités car la marge financière est réduite.
Ce n'est pas le nucléaire dont il est urgent de se départir, mais plutôt les énergies fossiles.
Et les centrales ne sont évidemment que très modérément dépendantes de l'uranium.
L'électricité, à 80% déjà décarbonnée en France, ne représente qu'une modeste partie de l'énergie consommée en France. C'est donc sur les autres axes que l'effort doit être engagé : les transports (frêt, individuel, ...) le résidentiel et le tertiaire (chauffage, eau chaude sanitaire), l'industrie, etc...
Seuls comptent les actes pour réduire ces impacts. Economie d'énergie, énergies soutenables écologiquement, investissement en recherche et développement, telles doivent être, semble-t-il, nos orientations désormais.
L'exigence immédiate d'une énergie propre et bon marché n'est qu'un voeux pieu, sans intéret réel s'il n'est pas adossé à des propositions crédibles.
Plutot que des imprécations, c'est l'action qui compte, au niveau individuel comme collectif.
Mon gouvernement est-il suffisamment volontariste ? Combien consomme ma voiture, combien de km par an ? Mes fenetres et mes murs sont-ils isolés ? Combien de viande et de produits transformés dois-je consommer annuellement ? comment puis-je être informé pour orienter mes choix ? etc...
A ce sujet, certains tentent une reflexion honnete et rigoureuse : écoutons les ?
Extrait :
"Jean-Marc Jancovici est un de ces écologistes convaincu que la guerre engagée contre le réchauffement ne peut pas se passer des centrales atomiques. Cet expert des problèmes d’énergie fait enrager les militants anti nuclèaires. Il persiste, argumente et signe.
Le Nouvel Observateur. - Dans votre livre [1], vous expliquez que si nous ne laissions à la génération de nos enfants que des déchets nucléaires en héritage, ce serait une bonne nouvelle. Vous qui êtes l’un des artisans de la taxe carbone à la française, qui refusez l’usage du portable et évitez l’avion pour limiter les émissions de CO2, vous persistez et signez ?
Jean-Marc Jancovici. - Je persiste et je signe, parce que la menace que fait peser l’usage des combustibles fossiles est telle qu’il faut tout faire pour la diminuer aussi vite que possible. Si la gestion des déchets nucléaires est le seul souci que je laisse à ma fille, ça serait même « Alice au Pays des Merveilles ». Vous connaissez le réacteur naturel d’Oklo au Gabon ? [2] Dans ce site très riche en uranium, une réaction en chaîne s’est produite il y a deux milliards d’années, sans la moindre intervention humaine, suite à une infiltration d’eau dans l’uranium du sol. Depuis, les déchets radioactifs sont restés enfouis dans le sous-sol sans contaminer l’environnement. Le volume de déchets nucléaires produits en un an est de 200 tonnes, à comparer à 100 000 tonnes de produits phytosanitaires dispersés dans la nature, dont certains sont presque aussi toxiques que les déchets nucléaires.
N. O. - Vous écartez un peu vite le risque d’un accident grave. Selon une enquête sanitaire de 2006, le nombre de victimes dues à la catastrophe de Tchernobyl serait cinquante fois supérieur au bilan officiel de 4 000 morts…
J.-M. Jancovici. - A ce stade, je n’ai jamais vu passer une étude épidémiologique probante qui permette de fixer un chiffre, mis à part les 50 ouvriers qui sont morts d’irradiation et les 4 000 enfants qui ont développé un cancer à la thyroïde, dont 10% en mourront. Un accident tragique, mais sans commune mesure avec le charbon qui, entre mines et pollution, tue de l’ordre de 100 000 personnes par an dans le monde sans déclencher autant d’émoi dans notre pays !
N. O. - Quels sont à vos yeux les « avantages » relatifs du nucléaire ?
J.-M. Jancovici. - Le nucléaire fait partie du traitement de l’effet de serre parce qu’il émet peu de CO2. Les centrales à charbon, elles, engendrent 20% des émissions mondiales de ce gaz. C’est plus que tous les transports réunis : voitures, camions, trains, bateaux et avions. Le nucléaire n’est certainement pas toute « la » solution. Mais l’un des éléments. Les pays qui n’ont pas de nucléaire ou qui l’ont arrêté recourent à la houille. C’est le cas des Etats-Unis, du Danemark et de l’Allemagne.
N. O. - Et pourquoi ce choix paradoxal ?
J.-M. Jancovici. - Parce que c’est la solution préférée de l’actionnaire ! Le nucléaire, en coût d’installation, revient à 3 000 euros le kilowatt. Le charbon à 1500 euros, et le gaz à 500 euros. Les vrais concurrents du nucléaire sont le charbon et le gaz. Pas l’énergie éolienne. J’ajoute que la libéralisation de l’énergie en Europe, qui incite à confier la production d’électricité à des sociétés privées, accélère la fuite en avant vers les énergies fossiles. C’est plus simple et moins risqué pour elles - et pour leurs banques - d’immobiliser des capitaux pendant trois ou quatre ans, le délai de construction d’une centrale à charbon, que pendant les huit années nécessaires à la mise en oeuvre d’une centrale nucléaire.
N. O. - Dans votre analyse, les énergies renouvelables n’ont pas la cote. Pourtant la Suède, qui produit déjà 40% de son électricité grâce aux barrages, aux éoliennes et à la biomasse, assure pouvoir se passer de pétrole et de charbon dans les quinze prochaines années sans augmenter son parc nucléaire…
J.-M. Jancovici. - C’est exact. Mais les Suédois sont seulement 9 millions d’habitants sur un territoire aussi vaste que la France, et ils disposent de ressources hydroélectriques et de biomasse considérables. Reste que les énergies renouvelables seront un précieux recours, mais pas avant 2040 ou 2050. Dans l’immédiat, le principal moyen pour desserrer l’étau de la « contrainte carbone » consiste à réduire notre consommation, à capturer et à séquestrer le CO2, et à investir dans l’énergie nucléaire.
Propos recueillis par Guillaume Malaurie.
Jean-Marc Jancovici [3], Le nucléaire ? Oui merci !, Le Nouvel Observateur, N° 2352, 3 déc. 2009, 3,5 €.
Approfondir ? Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le sujet de l'énergie, voici une video éclairante de 1h40 à consulter.
lundi 11 février 2008
"Accord France, Japon & USA sur la recherche nucléaire"
Un exemple de coopération exemplaire !
Une industrie qui se préoccupe plus de rentabilité collective que de brevets individualisés...
"Le Japon, les Etats-Unis et la France (via le Commissariat à l'Energie Atomique, CEA) ont signé un accord en vue d'harmoniser les projets des trois pays relatifs au développement de prototypes de réacteurs nucléaires à neutrons rapides refroidis au sodium.
Les trois pays coopèrent déjà dans le cadre du Partenariat GNEP (Global Nuclear Energy Partnership), destiné à permettre un nouvel essor de l’énergie nucléaire dans le monde tout en garantissant la sécurité et la non prolifération, ainsi que dans le cadre du Forum International Génération IV (GIF), qui vise au développement des systèmes nucléaires du futur.
Ces trois pays, qui ont chacun engagé des programmes nationaux de réalisation de prototype, se sont accordés dans le but d’éviter toute duplication de développements technologiques en matière de réacteur rapide refroidi au sodium. Une telle coopération permettra en particulier d’identifier les complémentarités, ce qui devrait conduire à une optimisation des ressources nécessaires au déploiement des prototypes correspondants.
La coopération portera sur les objectifs de conception, les standards de haut niveau à appliquer à ces prototypes, l’identification des règles communes de sûreté ainsi que sur les innovations techniques clés à même de réduire les coûts de construction, d’exploitation et de maintenance. Elle donnera lieu à des échanges sur les niveaux de puissance, les types de réacteur, de combustible, ainsi que sur un calendrier de déploiement des prototypes.
Par ailleurs, les trois parties ont également convenu de poursuivre, de façon conjointe, des études d’optimisation, afin de disposer des installations nécessaires au déploiement des prototypes et de la R&D afférente : des installations expérimentales dédiées à la sûreté, à des tests de composants, de développement de combustibles, d’irradiation des matériaux.
Un comité de pilotage a été créé afin d’assurer la coordination des activités définies par ce Memorandum of Understanding (MOU)
D’autres pays pourraient à terme se joindre à cette coopération, précise le CEA.
Ce MOU illustre la stratégie française en matière de recherche nucléaire sur les réacteurs de 4e génération, qui repose notamment sur une coopération internationale. Le CEA en profite pour rappeler que les réacteurs à neutrons rapides de quatrième génération seront conçus pour utiliser de façon optimale les ressources en combustible nucléaire. Ils devront permettre en outre une gestion optimisée de fin de cycle du combustible, en appliquant les résultats acquis en matière de séparation/transmutation. Ces réacteurs pourraient être déployés à partir de 2040.
A la suite d’une décision présidentielle de janvier 2006, le CEA a engagé l’étude d’un prototype de quatrième génération, destiné à entrer en exploitation en 2020. Conformément à la loi du 28 juin 2006 sur la gestion durable des matières radioactives et des déchets, les options technologiques requises pour la construction du prototype devraient être définies en 2012.
Une industrie qui se préoccupe plus de rentabilité collective que de brevets individualisés...
"Le Japon, les Etats-Unis et la France (via le Commissariat à l'Energie Atomique, CEA) ont signé un accord en vue d'harmoniser les projets des trois pays relatifs au développement de prototypes de réacteurs nucléaires à neutrons rapides refroidis au sodium.
Les trois pays coopèrent déjà dans le cadre du Partenariat GNEP (Global Nuclear Energy Partnership), destiné à permettre un nouvel essor de l’énergie nucléaire dans le monde tout en garantissant la sécurité et la non prolifération, ainsi que dans le cadre du Forum International Génération IV (GIF), qui vise au développement des systèmes nucléaires du futur.
Ces trois pays, qui ont chacun engagé des programmes nationaux de réalisation de prototype, se sont accordés dans le but d’éviter toute duplication de développements technologiques en matière de réacteur rapide refroidi au sodium. Une telle coopération permettra en particulier d’identifier les complémentarités, ce qui devrait conduire à une optimisation des ressources nécessaires au déploiement des prototypes correspondants.
La coopération portera sur les objectifs de conception, les standards de haut niveau à appliquer à ces prototypes, l’identification des règles communes de sûreté ainsi que sur les innovations techniques clés à même de réduire les coûts de construction, d’exploitation et de maintenance. Elle donnera lieu à des échanges sur les niveaux de puissance, les types de réacteur, de combustible, ainsi que sur un calendrier de déploiement des prototypes.
Par ailleurs, les trois parties ont également convenu de poursuivre, de façon conjointe, des études d’optimisation, afin de disposer des installations nécessaires au déploiement des prototypes et de la R&D afférente : des installations expérimentales dédiées à la sûreté, à des tests de composants, de développement de combustibles, d’irradiation des matériaux.
Un comité de pilotage a été créé afin d’assurer la coordination des activités définies par ce Memorandum of Understanding (MOU)
D’autres pays pourraient à terme se joindre à cette coopération, précise le CEA.
Ce MOU illustre la stratégie française en matière de recherche nucléaire sur les réacteurs de 4e génération, qui repose notamment sur une coopération internationale. Le CEA en profite pour rappeler que les réacteurs à neutrons rapides de quatrième génération seront conçus pour utiliser de façon optimale les ressources en combustible nucléaire. Ils devront permettre en outre une gestion optimisée de fin de cycle du combustible, en appliquant les résultats acquis en matière de séparation/transmutation. Ces réacteurs pourraient être déployés à partir de 2040.
A la suite d’une décision présidentielle de janvier 2006, le CEA a engagé l’étude d’un prototype de quatrième génération, destiné à entrer en exploitation en 2020. Conformément à la loi du 28 juin 2006 sur la gestion durable des matières radioactives et des déchets, les options technologiques requises pour la construction du prototype devraient être définies en 2012.
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dimanche 3 février 2008
"Nucléaire du futur: France, Japon et Etats-Unis renforcent leur coopération"
Un avenir technologique séduisant mais une technologie qui pourra sembler périlleuse au grand public ?
PARIS (AFP) — La France, le Japon et les Etats-Unis ont signé une lettre d'intention pour renforcer leur coopération sur les réacteurs nucléaires à neutrons rapides dits de quatrième génération pour un déploiement vers 2040, selon un communiqué du Commissariat français à l'énergie atomique (CEA).
Ces réacteurs qui consomment beaucoup moins de combustible par quantité d'énergie produite sont refroidis au sodium, ce qui pose des problèmes de sécurité avec un liquide inflammable au contact de l'air et qui explose au contact de l'eau.
Des réacteurs expérimentaux de ce type ont déjà été construits notamment en France (Phénix, dont l'arrêt est prévu en 2009 et Superphénix, arrêté en 1997) et au Japon, où la centrale de Monju a dû être arrêtée en 1995 suite à un incendie.
"Un certain nombre de travaux sont en cours pour palier ce problème et l'objectif visé est d'obtenir des niveaux de sûreté au moins égaux à ceux de la troisième génération" (par exemple, l'EPR), a déclaré à l'AFP Sunil Félix, assistant de Jacques Bouchard, président du Forum génération IV au CEA.
L'accord que le CEA a signé avec la Japan Atomic Energy Agency (JAEA) et le Department of Energy (DOE) américain prévoit "d'éviter toute duplication de développement technologique" par la mise en commun de "standards à appliquer aux prototypes".
Cette coopération ouverte à d'autres pays doit aussi permettre "d'identifier des règles communes du sûreté" et des "innovations technologiques à même de réduire les coûts de construction".
Selon M. Félix, les réacteurs de quatrième génération "vont permettre de minimiser la production des déchets radioactifs en en brûlant une certaine partie (les actinides mineurs) pour les réintégrer dans du combustible neuf".
Il y a aussi un avantage sur le plan de prolifération puisqu'"on n'aura pas de plutonium facilement manipulable", ce dernier ayant été "pollué, au sens positif du terme, avec des actinides mineurs", a encore expliqué l'expert du CEA.
Enfin, alors que les ressources de combustible nucléaire ne sont pas illimitées, on pourra "utiliser beaucoup moins d'uranium que dans la génération précédente étant donné qu'une partie du combustible provient des déchêts".
L'article ici.
PARIS (AFP) — La France, le Japon et les Etats-Unis ont signé une lettre d'intention pour renforcer leur coopération sur les réacteurs nucléaires à neutrons rapides dits de quatrième génération pour un déploiement vers 2040, selon un communiqué du Commissariat français à l'énergie atomique (CEA).
Ces réacteurs qui consomment beaucoup moins de combustible par quantité d'énergie produite sont refroidis au sodium, ce qui pose des problèmes de sécurité avec un liquide inflammable au contact de l'air et qui explose au contact de l'eau.
Des réacteurs expérimentaux de ce type ont déjà été construits notamment en France (Phénix, dont l'arrêt est prévu en 2009 et Superphénix, arrêté en 1997) et au Japon, où la centrale de Monju a dû être arrêtée en 1995 suite à un incendie.
"Un certain nombre de travaux sont en cours pour palier ce problème et l'objectif visé est d'obtenir des niveaux de sûreté au moins égaux à ceux de la troisième génération" (par exemple, l'EPR), a déclaré à l'AFP Sunil Félix, assistant de Jacques Bouchard, président du Forum génération IV au CEA.
L'accord que le CEA a signé avec la Japan Atomic Energy Agency (JAEA) et le Department of Energy (DOE) américain prévoit "d'éviter toute duplication de développement technologique" par la mise en commun de "standards à appliquer aux prototypes".
Cette coopération ouverte à d'autres pays doit aussi permettre "d'identifier des règles communes du sûreté" et des "innovations technologiques à même de réduire les coûts de construction".
Selon M. Félix, les réacteurs de quatrième génération "vont permettre de minimiser la production des déchets radioactifs en en brûlant une certaine partie (les actinides mineurs) pour les réintégrer dans du combustible neuf".
Il y a aussi un avantage sur le plan de prolifération puisqu'"on n'aura pas de plutonium facilement manipulable", ce dernier ayant été "pollué, au sens positif du terme, avec des actinides mineurs", a encore expliqué l'expert du CEA.
Enfin, alors que les ressources de combustible nucléaire ne sont pas illimitées, on pourra "utiliser beaucoup moins d'uranium que dans la génération précédente étant donné qu'une partie du combustible provient des déchêts".
L'article ici.
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mercredi 22 août 2007
"Nucléaire: Toshiba investit dans une mine d'uranium au Kazakhstan "
"...
"Toshiba sera le premier constructeur de systèmes d'énergie à participer dans ce projet, qui permettra à notre entreprise de contribuer à la stabilité de l'approvisionnement en uranium des centrales nucléaires du Japon",
..."
Chacun des acteurs mondiaux place ses pions...
L'article ici.
"Toshiba sera le premier constructeur de systèmes d'énergie à participer dans ce projet, qui permettra à notre entreprise de contribuer à la stabilité de l'approvisionnement en uranium des centrales nucléaires du Japon",
..."
Chacun des acteurs mondiaux place ses pions...
L'article ici.
lundi 25 juin 2007
"Nucléaire : Mitsubishi Heavy Industry et Areva associés pour le recyclage des déchets"
"Mitsubishi Heavy Industry et Areva souhaitent participer ensemble à un appel d'offre américain concernant un contrat de recherche et développement pour le recyclage des déchets nucléaires."
Dernier grief à resister médiatiquement à l'évidence de la plus value actuelle du nucléaire civil, la question des déchets et de leur prolifération bénéficie d'efforts croissants dans le domaine de la recherche. De quoi cloturer définitivement un débat déjà largement dépassé...
L'article complet ici.
Dernier grief à resister médiatiquement à l'évidence de la plus value actuelle du nucléaire civil, la question des déchets et de leur prolifération bénéficie d'efforts croissants dans le domaine de la recherche. De quoi cloturer définitivement un débat déjà largement dépassé...
L'article complet ici.
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