Et si la solution énergétique devait se trouver dans un projet européen à l'échelle continent ?
une opportunité de relancer l'Europe et agir de facon unie et mutualisée ?
Consultez le scénario Roadmap 2050 sur http://www.roadmap2050.eu/ ! et son FullBook
Séduisant ?
Certains s'attachent déjà à en analyser son coût ! (7 000 milliards d'euros ...!)
Blog de l'AEPN :Association des Ecologistes Pour le Nucléaire. Président : Bruno Comby - http://www.ecolo.org/ - et venez nous rejoindre sur http://www.facebook.com/groups/14174675443 et sur twitter sur : @ouinuc
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mardi 26 avril 2011
samedi 3 juillet 2010
"Electricité: la rente nucléaire cédée au privé"
Doit-on s'entousiasmer par cette évolution ? gage de progrès pour les consommateurs, les industries et l'emploi ?
Rien n'est moins sur. Certains font plus que s'en inquiéter...
LE POST :
"Matignon s’est précipité pour obtempérer aux demandes de la Commission européenne, en promettant la mise à disposition de l’énergie nucléaire produite par EDF à la concurrence.
Celui-ci devra leur céder 100 TWh, soit le quart de sa production, chaque année.
En clair, les électriciens privés, qui n’ont consenti aucun investissement, pourront bénéficier des efforts financiers qu’ont consentis les Français depuis trois décennies et auront leur part de la rente nucléaire.
Le nouveau remède préconisé risque de ne rien changer à la situation.
Car depuis le début, les décisionnaires européens veulent ignorer la spécificité du marché électrique.
L’électricité est un besoin vital pour l’économie mais c’est un bien non stockable.
Lorsque la demande s’accroît, les producteurs mettent en route des installations dites de semi-base, comme les centrales au fioul ou au charbon, dont les coûts d’investissement sont plus faibles, mais les coûts variables plus élevés car liés aux énergies fossiles.
Elles sont rentables à ce moment-là, car les prix de l’électricité sont très élevés lorsque la demande est très forte.
Même si le parc nucléaire français est imposant (78% de la production électrique), il n’est pas suffisant pour répondre aux besoins du marché.
«L’électricité européenne est allemande, et elle est charbon», résumait l’an dernier l’ancien président d’EDF, Marcel Boiteux.
S’appuyant sur la Commission européenne, ils ont milité d’abord pour la privatisation d’EDF.
D’abord, le gouvernement ne veut pas assumer le risque politique d’une rupture qui serait trop voyante et qui pourrait compromettre jusqu’à l’acceptation du nucléaire en France.
Ensuite, les investisseurs privés ont commencé à mesurer les charges: le parc nucléaire français est si important qu’aucun groupe, si ce n’est l’Etat, peut en assurer les risques, et veut assumer les coûts futurs de démantèlement.
Plutôt que de privatiser le groupe public ou de le vendre par appartement, pourquoi ne pas le mettre à la disposition du privé en laissant au public toutes les charges.
Dans un communiqué de septembre 2009 annonçant son accord avec Bruxelles, Matignon précisait même que la fourniture de l’électricité par EDF se ferait au coût historique, c’est-à-dire au coût de production du MW des centrales nucléaires amorties en excluant toutes les autres charges laissées au bon soin d’EDF (provisions de recyclage des déchets, investissements pour l’allongement de durée de vie des centrales, provisions pour démantèlement, investissements futurs).
De moins de 32 euros le MWh, le prix passerait à au moins 45 euros.
Direct Energy, la société d’électricité propriété de Stéphane Courbit, qui n’a aucun moyen de production et dispose déjà d’un accès aux enchères d’EDF sur le marché de gros, a fait savoir que cette réécriture allait lui coûter cher: au moins 80 millions d’euros de bénéfices par an.
Au détour du projet de loi, un amendement a opportunément été ajouté par les députés UMP, Franck Reynier et Michel Havard: ils proposaient une privatisation rampante de la Compagnie nationale du Rhône (qui exploite les barrages au fil de l’eau sur le Rhône).
Officiellement, leur droit de tirage correspondra à leur base de clientèle.
En droit de la concurrence, cela revient à un enrichissement sans cause.
Mais toutes ces subventions si généreuses ne sont que transitoires, assure le gouvernement.
Elles ne sont là que pour inciter les producteurs indépendants à investir dans de nouveaux moyens de production, ce qui permettra de rétablir une concurrence juste sur le marché de l’électricité.
Le déséquilibre créé entre le nucléaire et les autres moyens de production est appelé à durer.
De plus, les rivaux d’EDF n’ont pas tous la surface financière pour construire des installations: Direct Energy, par exemple, n’est qu’un revendeur profitant des circonstances si favorables accordées par le gouvernement.
Car aucune contrepartie réelle n’est demandée aux producteurs bénéficiant d’une partie de la rente nucléaire.
"Le volume retenu pour la quantité d’électricité régulée et son évolution au cours de la période de régulation doivent donc permettre effectivement l’installation durable sur le marché de fournisseurs capables de constituer une alternative crédible à EDF.
Les concurrents d’EDF sont assurés de disposer d’un volume garanti d’électricité nucléaire pendant au moins quinze ans, sans contrepartie réelle"
____
Pou mémoire, un rapport de l'OIT en 1999
Rien n'est moins sur. Certains font plus que s'en inquiéter...
LE POST :
"Matignon s’est précipité pour obtempérer aux demandes de la Commission européenne, en promettant la mise à disposition de l’énergie nucléaire produite par EDF à la concurrence.
Celui-ci devra leur céder 100 TWh, soit le quart de sa production, chaque année.
En clair, les électriciens privés, qui n’ont consenti aucun investissement, pourront bénéficier des efforts financiers qu’ont consentis les Français depuis trois décennies et auront leur part de la rente nucléaire.
Le nouveau remède préconisé risque de ne rien changer à la situation.
Car depuis le début, les décisionnaires européens veulent ignorer la spécificité du marché électrique.
L’électricité est un besoin vital pour l’économie mais c’est un bien non stockable.
Lorsque la demande s’accroît, les producteurs mettent en route des installations dites de semi-base, comme les centrales au fioul ou au charbon, dont les coûts d’investissement sont plus faibles, mais les coûts variables plus élevés car liés aux énergies fossiles.
Elles sont rentables à ce moment-là, car les prix de l’électricité sont très élevés lorsque la demande est très forte.
Même si le parc nucléaire français est imposant (78% de la production électrique), il n’est pas suffisant pour répondre aux besoins du marché.
«L’électricité européenne est allemande, et elle est charbon», résumait l’an dernier l’ancien président d’EDF, Marcel Boiteux.
S’appuyant sur la Commission européenne, ils ont milité d’abord pour la privatisation d’EDF.
D’abord, le gouvernement ne veut pas assumer le risque politique d’une rupture qui serait trop voyante et qui pourrait compromettre jusqu’à l’acceptation du nucléaire en France.
Ensuite, les investisseurs privés ont commencé à mesurer les charges: le parc nucléaire français est si important qu’aucun groupe, si ce n’est l’Etat, peut en assurer les risques, et veut assumer les coûts futurs de démantèlement.
Plutôt que de privatiser le groupe public ou de le vendre par appartement, pourquoi ne pas le mettre à la disposition du privé en laissant au public toutes les charges.
Dans un communiqué de septembre 2009 annonçant son accord avec Bruxelles, Matignon précisait même que la fourniture de l’électricité par EDF se ferait au coût historique, c’est-à-dire au coût de production du MW des centrales nucléaires amorties en excluant toutes les autres charges laissées au bon soin d’EDF (provisions de recyclage des déchets, investissements pour l’allongement de durée de vie des centrales, provisions pour démantèlement, investissements futurs).
De moins de 32 euros le MWh, le prix passerait à au moins 45 euros.
Direct Energy, la société d’électricité propriété de Stéphane Courbit, qui n’a aucun moyen de production et dispose déjà d’un accès aux enchères d’EDF sur le marché de gros, a fait savoir que cette réécriture allait lui coûter cher: au moins 80 millions d’euros de bénéfices par an.
Au détour du projet de loi, un amendement a opportunément été ajouté par les députés UMP, Franck Reynier et Michel Havard: ils proposaient une privatisation rampante de la Compagnie nationale du Rhône (qui exploite les barrages au fil de l’eau sur le Rhône).
Officiellement, leur droit de tirage correspondra à leur base de clientèle.
En droit de la concurrence, cela revient à un enrichissement sans cause.
Mais toutes ces subventions si généreuses ne sont que transitoires, assure le gouvernement.
Elles ne sont là que pour inciter les producteurs indépendants à investir dans de nouveaux moyens de production, ce qui permettra de rétablir une concurrence juste sur le marché de l’électricité.
Le déséquilibre créé entre le nucléaire et les autres moyens de production est appelé à durer.
De plus, les rivaux d’EDF n’ont pas tous la surface financière pour construire des installations: Direct Energy, par exemple, n’est qu’un revendeur profitant des circonstances si favorables accordées par le gouvernement.
Car aucune contrepartie réelle n’est demandée aux producteurs bénéficiant d’une partie de la rente nucléaire.
"Le volume retenu pour la quantité d’électricité régulée et son évolution au cours de la période de régulation doivent donc permettre effectivement l’installation durable sur le marché de fournisseurs capables de constituer une alternative crédible à EDF.
Les concurrents d’EDF sont assurés de disposer d’un volume garanti d’électricité nucléaire pendant au moins quinze ans, sans contrepartie réelle"
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Pou mémoire, un rapport de l'OIT en 1999
mercredi 29 octobre 2008
"L'Europe pousse les recherches sur l'énergie "bas carbone" "
Comme le résume Le Monde, l'Europe passe la vitesse supérieure pour préparer l'après carbone :
"D'ici à 2020, réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à leur niveau de 1990), porter à 20 % la part des filières renouvelables dans sa consommation d'énergie totale, et réduire celle-ci de 20 %. Tels sont les objectifs que s'est fixés l'Union européenne, face à "l'urgence du défi climatique".
Pour y parvenir, la Commission de Bruxelles a élaboré, en novembre 2007, un "plan stratégique européen pour les technologies énergétiques", visant à fédérer autour de ces objectifs le plus grand nombre d'organismes scientifiques et technologiques, avec le monde industriel. Le coup d'envoi de ce programme a été donné mardi 28 octobre à Paris, dans le cadre de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, à l'occasion d'une conférence réunissant quelque 300 chercheurs et industriels.
"L'Europe dispose d'excellentes compétences dans les technologies à faible émission de carbone. Mais ses efforts sont aujourd'hui dispersés et mal coordonnés. Il lui faut travailler plus efficacement", souligne Janez Potocnik, commissaire européen en charge de la science et de la recherche.
Dans un premier temps, douze établissements scientifiques et technologiques ont décidé d'unir leurs efforts, au sein d'une "Alliance européenne pour la recherche dans le domaine de l'énergie". Cette structure, dans laquelle sont représentés l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France (à travers le Commissariat à l'énergie atomique), la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni, a pour vocation de "soutenir une industrie européenne compétitive".
EN ATTENTE DE FINANCEMENT
Plusieurs axes de recherche et développement sont considérés comme prioritaires pour les dix années à venir. Sont mis en avant les biocarburants de deuxième génération, les technologies de piégeage, de transport et de stockage de CO2, les grandes éoliennnes, le photovoltaïque à grande échelle, les sources d'énergie renouvelables et décentralisées, ainsi que les équipements et systèmes destinés aux secteurs de la construction et des transports.
Les tenants du nucléaire sont eux aussi servis, puisque les réacteurs à fission de 4e génération (qui doivent succéder à l'EPR), ainsi que le réacteur à fusion ITER, font partie des "principaux défis technologiques à relever".
Rien n'est en revanche arrêté pour le financement de ces actions. La Commission prévoit de "présenter une communication" sur ce sujet en mars 2009, en examinant "toutes les pistes permettant de mobiliser des investissements privés, notamment sous forme de capital-risque, et de collecter des fonds supplémentaires". Janez Potocnik prévient : "Il serait irresponsable d'imaginer que l'Europe pourra atteindre ses objectifs en matière d'énergie bas carbone sans un effort financier accru."
"D'ici à 2020, réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à leur niveau de 1990), porter à 20 % la part des filières renouvelables dans sa consommation d'énergie totale, et réduire celle-ci de 20 %. Tels sont les objectifs que s'est fixés l'Union européenne, face à "l'urgence du défi climatique".
Pour y parvenir, la Commission de Bruxelles a élaboré, en novembre 2007, un "plan stratégique européen pour les technologies énergétiques", visant à fédérer autour de ces objectifs le plus grand nombre d'organismes scientifiques et technologiques, avec le monde industriel. Le coup d'envoi de ce programme a été donné mardi 28 octobre à Paris, dans le cadre de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, à l'occasion d'une conférence réunissant quelque 300 chercheurs et industriels.
"L'Europe dispose d'excellentes compétences dans les technologies à faible émission de carbone. Mais ses efforts sont aujourd'hui dispersés et mal coordonnés. Il lui faut travailler plus efficacement", souligne Janez Potocnik, commissaire européen en charge de la science et de la recherche.
Dans un premier temps, douze établissements scientifiques et technologiques ont décidé d'unir leurs efforts, au sein d'une "Alliance européenne pour la recherche dans le domaine de l'énergie". Cette structure, dans laquelle sont représentés l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France (à travers le Commissariat à l'énergie atomique), la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni, a pour vocation de "soutenir une industrie européenne compétitive".
EN ATTENTE DE FINANCEMENT
Plusieurs axes de recherche et développement sont considérés comme prioritaires pour les dix années à venir. Sont mis en avant les biocarburants de deuxième génération, les technologies de piégeage, de transport et de stockage de CO2, les grandes éoliennnes, le photovoltaïque à grande échelle, les sources d'énergie renouvelables et décentralisées, ainsi que les équipements et systèmes destinés aux secteurs de la construction et des transports.
Les tenants du nucléaire sont eux aussi servis, puisque les réacteurs à fission de 4e génération (qui doivent succéder à l'EPR), ainsi que le réacteur à fusion ITER, font partie des "principaux défis technologiques à relever".
Rien n'est en revanche arrêté pour le financement de ces actions. La Commission prévoit de "présenter une communication" sur ce sujet en mars 2009, en examinant "toutes les pistes permettant de mobiliser des investissements privés, notamment sous forme de capital-risque, et de collecter des fonds supplémentaires". Janez Potocnik prévient : "Il serait irresponsable d'imaginer que l'Europe pourra atteindre ses objectifs en matière d'énergie bas carbone sans un effort financier accru."
mardi 22 avril 2008
"Revirement de la Commission européenne sur le nucléaire"

Opérant un quasi virage à 180 degrés, le commissaire européen à l’énergie, Andris Piebalgs, a insisté pour que des « investissements de grande ampleur » soient réalisés dans l’UE afin de remplacer ses centrales nucléaires vieillissantes et de réduire ses émissions de CO2.
Tranchant avec la position traditionnelle de compromis de la Commission européenne, Andris Piebalgs a exprimé une position franche et claire en faveur de l’énergie nucléaire, lors d'une conférence à Bruxelles le 15 avril.
Les Etats membres sont divisés quant à l’utilisation et l’exploitation du nucléaire. Certains s’inquiètent notamment de l’opacité des procédures de gestion et de retraitement des déchets nucléaires de leurs partenaires.
Pour M. Piebalgs, de nouveaux investissements sont pourtant indispensables pour continuer d’assurer la sécurité des centrales nucléaires, essentielle pour garantir l’acceptation de cette énergie par la population et le monde politique pour l’avenir à long terme de l’industrie.
« Afin de rendre ces investissements possibles, la Commission s’applique à remédier aux difficultés liées à la délivrance des autorisations, au financement et aux différents régimes de responsabilité nucléaire ».
Le commissaire a affirmé que l’énergie nucléaire faisait partie du nouveau bouquet énergétique de l’Union européenne et qu’elle le resterait. D’après lui, elle contribuera sans aucun doute à atteindre les trois objectifs du paquet énergie-climat (lire le dossier d'EurActiv.fr). Pas uniquement en terme de durabilité ou de réduction de CO2, mais également en ce qui concerne la sécurité d’approvisionnement de l'UE, a souligné A. Piebalgs.
Les prises de positions du commissaire Piebalgs sont cruciales pour la France, dans le contexte des négociations sur la politique climatique de l'UE. Selon celle-ci, qui sera discutée pendant la Présidence française de l'UE, les Etats membres devront notamment atteindre 20% d’investissement dans les énergies renouvelables et diminuer leurs émissions de CO2 de 20%, le tout d’ici 2020.
Le principe de solidarité étant de mise en Europe, la France devrait en réalité atteindre 23% d’énergie renouvelable d’ici 2020.
Or, en défendant cette position, la Commission se rapproche de celle prônée par les dirigeants français et jusqu’à présent rejetée par Bruxelles.
Tranchant avec la position traditionnelle de compromis de la Commission européenne, Andris Piebalgs a exprimé une position franche et claire en faveur de l’énergie nucléaire, lors d'une conférence à Bruxelles le 15 avril.
Les Etats membres sont divisés quant à l’utilisation et l’exploitation du nucléaire. Certains s’inquiètent notamment de l’opacité des procédures de gestion et de retraitement des déchets nucléaires de leurs partenaires.
Pour M. Piebalgs, de nouveaux investissements sont pourtant indispensables pour continuer d’assurer la sécurité des centrales nucléaires, essentielle pour garantir l’acceptation de cette énergie par la population et le monde politique pour l’avenir à long terme de l’industrie.
« Afin de rendre ces investissements possibles, la Commission s’applique à remédier aux difficultés liées à la délivrance des autorisations, au financement et aux différents régimes de responsabilité nucléaire ».
Le commissaire a affirmé que l’énergie nucléaire faisait partie du nouveau bouquet énergétique de l’Union européenne et qu’elle le resterait. D’après lui, elle contribuera sans aucun doute à atteindre les trois objectifs du paquet énergie-climat (lire le dossier d'EurActiv.fr). Pas uniquement en terme de durabilité ou de réduction de CO2, mais également en ce qui concerne la sécurité d’approvisionnement de l'UE, a souligné A. Piebalgs.
Les prises de positions du commissaire Piebalgs sont cruciales pour la France, dans le contexte des négociations sur la politique climatique de l'UE. Selon celle-ci, qui sera discutée pendant la Présidence française de l'UE, les Etats membres devront notamment atteindre 20% d’investissement dans les énergies renouvelables et diminuer leurs émissions de CO2 de 20%, le tout d’ici 2020.
Le principe de solidarité étant de mise en Europe, la France devrait en réalité atteindre 23% d’énergie renouvelable d’ici 2020.
Or, en défendant cette position, la Commission se rapproche de celle prônée par les dirigeants français et jusqu’à présent rejetée par Bruxelles.

L’ancien président de la République, Jacques Chirac, puis son successeur Nicolas Sarkozy, plaident en effet pour que l’énergie nucléaire soit considérée par l’UE comme une énergie renouvelable, ou tout du moins comme une « énergie pauvre en carbone » susceptible de diminuer la part des investissements en renouvelables de la France. L'atome permet à la France, pays le plus nucléarisé au monde par rapport à son nombre d’habitants, d’émettre 25% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne européenne. (Lire EurActiv 02/05/07). Le nucléaire contribue, en effet, à plus de 78% de la consommation d’électricité du pays.Cette conception française, consistant à faire du nucléaire l’outil principal de la lutte contre le changement climatique, a suscité jusqu’à présent une vive opposition de la part de certains Etats membres, notamment l’Autriche et l’Allemagne.
Positions :
Pour EDF, le discours du commissaire européen est « historique ». « Il s’agit d’un revirement considérable de la position de la Commission européenne, qui manifeste son attachement à l’énergie nucléaire et ouvre ainsi la voie à une harmonisation des procédures d’agrément et de financement du nucléaire dans l’Union européenne », estime l’opérateur historique français.
Le nucléaire « n’est pas l’unique solution mais c’est une solution incontournable, et ce, même si la décision appartient unilatéralement à chaque Etat membre », indique Suez. « Les marchés européens sont dérégulés, cloisonnés, extrêmement durs à pénétrer et l’Union européenne pâtit de l’absence d’un cadre global régulateur à l’échelle communautaire », ajoute-t-on dans l’entreprise. Selon l'énergéticien, la politique de libéralisation européenne des secteurs de l’énergie n’a pu pour l’instant provoquer une baisse des prix pour le consommateur, étant donné le refus de certains pays comme l’Allemagne d’entrer dans le parc nucléaire.
jeudi 24 janvier 2008
"Parution : Renouveler la production d'énergie en Europe : un défi environnemental, industriel ..."
"A la veille de la publication par la Commission européenne du paquet "Energie et Climat", la Fondation Robert Schuman publie une nouvelle note, en français et en anglais, intitulée "Renouveler la production d'énergie en Europe : un défi environnemental, industriel et politique."
Dans un contexte énergétique global complexe, les Etats membres doivent définir rapidement le mix énergétique des années à venir. L'Union européenne a entrepris de mettre en place une politique commune de l'énergie (Conseil européen des 8 et 9 mars 2007).
Celle-ci reste à construire ; aucune option n'est à négliger, y compris celle de l'énergie nucléaire. L'auteur propose une analyse approfondie de la politique énergétique européenne actuelle et argumente en faveur d'une meilleure coopération des Etats membres pour développer une véritable stratégie énergétique européenne. "
Dans un contexte énergétique global complexe, les Etats membres doivent définir rapidement le mix énergétique des années à venir. L'Union européenne a entrepris de mettre en place une politique commune de l'énergie (Conseil européen des 8 et 9 mars 2007).
Celle-ci reste à construire ; aucune option n'est à négliger, y compris celle de l'énergie nucléaire. L'auteur propose une analyse approfondie de la politique énergétique européenne actuelle et argumente en faveur d'une meilleure coopération des Etats membres pour développer une véritable stratégie énergétique européenne. "
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