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jeudi 6 janvier 2011

Compte rendu de la conférence Energie à la Cité des sciences : L'heure des choix

Nous vous annoncions la passionnante Conférence sur l'énergie dans le cadre de Universcience :

Energie : l’heure des choix

L'énergie et ses enjeux: des ruptures scientifiques et techniques sont-elles possibles?


Mercredi 17 novembre à 18h30 à l'auditorium de la Cité des sciences
 
La voici publiée en vidéo : à ne pas rater !

Un membre de l'AEPN y était, une bonne séance vulgarisation et beaucoup de débat en perspective !








samedi 4 septembre 2010

"Energie, l'heure des choix" : Conférence à la Cité de Sciences à Paris à partir du 17/11/2010

A voir sur Universcience à la Cité des sciences de La Villette à Paris


Mercredi 17 novembre à 18h30  :
L'énergie et ses enjeux: des ruptures scientifiques et techniques sont-elles possibles?

Pierre Papon , physicien


Mercredi 24 novembre à 18h30

La gestion de l’énergie : vers des réseaux intelligents ?

Daniel Clément ,
directeur scientifique adjoint de l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).


Mercredi 1er décembre à 18h30

Energie et géopolitique

Claude Mandil ,
ancien directeur exécutif de l’Agence international de l’Energie et expert indépendant


Mercredi 8 décembre à 18h30

Consommation d’énergie : quelles responsabilités les entreprises ont-elles pour l’avenir ?

Jean-François Minster ,
directeur scientifique de Total

Philippe Garderet ,
directeur scientifique d’Areva

Patrick Criqui ,

directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire d’économie de la production et de l’intégration internationale (LEPII).

François Moisan ,
directeur exécutif de la Stratégie, de la Recherche et de l'International, directeur Scientifique de l’Ademe.

dimanche 7 septembre 2008

"L'énergie solaire photovoltaïque est en phase de décollage"



Patience, le photovoltaique arrive ! aidons le !





"Quelle fête ! Les industriels et scientifiques du photovoltaïque n'en finissent pas de s'étonner : jamais ils n'avaient été aussi nombreux à se réunir. La 29e Conférence de l'énergie solaire photovoltaïque, qui doit s'achever, vendredi 5 septembre, à Valence, a réuni plus de 4 000 chercheurs et un millier d'exposants. Cette affluence est à l'image d'un marché qui a explosé depuis plusieurs années, à la suite de l'instauration en Allemagne, en 2000, d'un tarif de rachat avantageux de l'électricité produite par les panneaux solaires.

Une augmentation de 40 % par an des capacités installées dans le monde, un chiffre d'affaires mondial de 24 milliards d'euros, une capacité de production installée de 3 800 mégawatt-crête (MWc) en 2007 : l'énergie photovoltaïque est sortie de la marginalité. Et les perspectives sont plus qu'encourageantes : les analystes financiers voient le marché passer à 5 000 MWc en 2008, 7 000 en 2010, et jusqu'à 20 000 en 2012.
Mais, avec la maturité, pourrait survenir la première crise : "On peut aller vers une situation où l'on produit plus que le marché ne peut absorber", avertit Winfried Hoffmann, vice-président de l'European Photovoltaic Industry Association (EPIA). Il pourrait donc y avoir une "consolidation du secteur", c'est-à-dire la disparition de plusieurs entreprises dans un marché qui a pris des allures de ruée vers l'or. Deuxième effet, plus favorable : une baisse de prix permettant de relancer la demande.
"Le problème est que le marché est concentré sur cinq pays, l'Allemagne, les Etats-Unis, l'Espagne, le Japon et l'Italie, observe Ernesto Macias, président de l'EPIA. Et si l'Europe assure 75 % de la consommation, elle ne couvre que 24 % de l'approvisionnement. Les autres pays devraient faire des efforts pour développer leurs marchés." Clairement visée, la Chine, qui s'assure une part grandissante de la production de panneaux solaires - Suntech est ainsi devenue en quelques années une des premières firmes du secteur -, mais dont la consommation reste très faible, avec 100 MW en 2007.
Le photovoltaïque est-il déjà en surchauffe ? "La récession économique refroidit l'enthousiasme des investisseurs, observe Stephan Droxner, analyste pour le cabinet LBBW. Et l'on sent monter les critiques de responsables politiques sur le coût des mesures de soutien au photovoltaïque."
Ainsi, en Espagne, le marché devrait se contracter à la suite de la décision du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero de limiter l'aide au photovoltaïque à 300 MWc installés en 2009. Mais d'autres marchés pourraient décoller, notamment la France, qui a adopté un tarif de rachat de 57 centimes par kilowattheure (kWh) : "EDF est dépassée par le succès, observe Jean-Louis Bal, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Elle traite 800 raccordements d'installations solaires au réseau chaque mois."
Si le solaire doit traverser une crise de croissance, celle-ci ne devrait être que passagère. C'est que la ressource est immense : "Elle est dix mille fois supérieure à la consommation électrique actuelle de l'humanité, observe le chercheur Jean-François Guillemoles. Et c'est une quantité inépuisable pour des millions d'années."
PARITÉ AVEC LE RÉSEAU D'ICI 2020
Daniel Lincot, président du comité scientifique du congrès de Valence, complète : "En moyenne, en France, un mètre carré de sol reçoit chaque année 1 mégawattheure. Si on récupère 10 % de cette énergie, cela représente 16 litres de pétrole ; 5 000 km2 assureraient toute la consommation électrique du pays, soit 540 terawattheure." Pour ses promoteurs, le solaire est l'énergie de l'avenir. Selon Hans-Josef Fell, député au Bundestag, "le photovoltaïque a la capacité de remplacer dans quelques décennies l'énergie nucléaire en Allemagne".
Ces perspectives appartiennent cependant encore au domaine du rêve : le coût de production de l'électricité photovoltaïque reste très élevé, allant, selon les pays, de 30 à 60 centimes d'euros par kWh. Les experts estiment cependant que la "parité avec le réseau", c'est-à-dire l'égalité entre le coût de production d'un kWh par une maison équipée et le prix facturé par le réseau pour fournir ce kWh à la maison, sera atteinte d'ici 2020. La recherche progresse en effet rapidement, tandis que le développement de l'industrie fait baisser les prix par économie d'échelle. D'immenses possibilités existent aussi dans l'électrification rurale des pays pauvres.
Le secteur devra cependant prendre en compte l'environnement, qui ne se réduit pas à l'absence d'émission de gaz carbonique. "On peut raisonnablement équiper l'Europe de 50 000 MW en photovoltaïque, assure Wolfgang Palz, qui a piloté jusqu'en 2002 les énergies renouvelables à la Commission européenne. Mais il ne faut pas se leurrer : cela signifie des panneaux vraiment partout. Il faudra chercher une bonne intégration. Or tous ces industriels qui veulent de l'argent facile ne cherchent pas à faire de jolies photopiles."
Si le photovoltaïque a vocation à équiper les toits des bâtiments, il peut aussi passer par des centrales qui occupent une très grande surface au sol. Mais il faudra démontrer que c'est le meilleur usage qu'on puisse faire de celui-ci.
Les acteurs du solaire assurent que leur souci est altruiste : "Il y a un caractère d'urgence qui donne une particularité à cette communauté, affirme Daniel Lincot. Nous voulons résoudre un problème collectif, pas simplement produire plus de choses, comme d'autres secteurs tels l'automobile ou les écrans plats."
Hervé Kempf"

mercredi 18 juin 2008

Le nucléaire français prépondérant dans la production d'un photovoltaïque vertueux

"Un kWh produit par un panneau photovoltaïque fabriqué en France à un contenu en CO2 sept fois moins important qu'un kWh produit par un panneau photovoltaïque fabriqué en Allemagne.

Avant de produire de l'électricité, la fabrication et l'installation des systèmes photovoltaïque a nécessité une certaine quantité d'énergie (environ 2500 kWh par kW produit), c'est sur la base de cette consommation d'énergie que l'on calcul le contenu CO2 d'un kWh photovoltaïque.

Or la France, en raison de la part importante de l'énergie nucléaire dans son mix de production électrique, a un kWh fortement décarboné.

Quand 1 kWh électrique produit en France émet en moyenne 80 g de CO2 dans l'atmosphère, le même kWh produit en Allemagne induit une émission de 574 g de CO2, 508 g au Japon ou 609 g au USA pour le même usage. Ainsi, 1 kW fabriqué en France a entraîné l'émission de 151 kg de CO2 lors de sa fabrication. Installé en Allemagne, il produit sur sa durée de vie (30 ans) environ 26 000 kWh : Le contenu en CO2 du kWh de cette installation est donc de 6 g / kWh.

Le même kW, cette fois-ci fabriqué en Allemagne a induit l'émission de 1 440 kg de CO2 lors de sa fabrication, installé en France il produira environ 30 900 kWh en 30 ans : le contenu en CO2 du kWh de cette installation est donc de 47 g / kWh.

Sur la période 1995-2006, la seule usine Photowatt, située à Bourgoin-Jallieu, a produit et exporté, notamment vers Allemagne, quatre à cinq fois la puissance photovoltaïque installée en France, permettant de mettre sur le marché européen des installations photovoltaïque parmi les plus « propres » du marché du point de vue des émissions de CO2.

Afin d'alimenter le marché mondial en panneaux photovoltaïques « vertueux », le gouvernement français doit promouvoir au maximum la production industrielle du solaire photovoltaïque sur le territoire national en vue de poursuivre les exportations. Pour cela, il est nécessaire d'ouvrir un marché domestique bien proportionné qui permettra à la filière de se développer en France."

L'article ici.


Reste qu'une production d'un KW nucélaire coute environ
1,5 millions d'euro à construire alors que le KW photovoltaique coute : 3,5 millions d'euros sont 130% de plus

On pourra toujours cuire grace au soleil.

dimanche 23 décembre 2007

"Lasse des pannes de courant, l'Afrique du Sud se tourne vers le soleil "






L'afrique du sud, face au choix d'une nouvelle stratégie énergétique.






"JOHANNESBURG - Plongée de plus en plus souvent dans l'obscurité, en raison de l'insuffisance de ses infrastructures électriques, l'Afrique du Sud se tourne peu à peu vers les énergies alternatives.



Dans ce pays à l'ensoleillement exceptionnel et aux milliers de kilomètres de littoral venté, la compagnie nationale d'électricité Eskom estime cependant que l'énergie solaire et les éoliennes ne peuvent satisfaire qu'une partie de la demande.



Mais les défenseurs de l'environnement militent pour les énergies alternatives, plutôt que le nucléaire.



"D'un point de vue environnemental, l'utilisation des énergies fossiles et de l'uranium est néfaste", estime Richard Worthington, porte-parole de l'association Earthlife Africa.
"Continuer à recourir à l'électricité pour chauffer de l'eau, alors que nos maisons sont sous la chaleur naturelle du soleil, est tout simplement insensé."



Eskom a récemment admis que coupures de courant et délestages continueraient d'handicaper le développement du pays durant les sept années à venir, mais a affirmé qu'elle faisait en sorte d'y remédier.



Le directeur de la compagnie nationale, Brian Dames, a déclaré qu'Eskom était prête à recourir aux énergies renouvelables, tout en soulignant qu'elles devraient être relayées par le nucléaire ou le charbon.



"Les énergies renouvelables sont chères. Tout le monde le sait. Nous sommes un pays modérément venté, aussi nous allons exploiter le vent car c'est une technologie éprouvée, et aussi le soleil", a-t-il dit.




Eskom envisage d'installer des éoliennes sur la côte Atlantique, mais Brian Dames a souligné qu'elles ne génèreraient que 100 mégawatts et ne fonctionneraient que 26% du temps.



"En Afrique du Sud, nous avons besoin d'une énergie disponible toute l'année", a-t-il souligné, en référence au boum de la croissance économique de ces dernières années.
Un projet pilote d'énergie solaire dans la province du Northern Cape (Ouest) est aussi dans les tuyaux.



"Notre principale motivation est que nous devons baisser nos émissions de CO2", a expliqué le directeur d'Eskom.



Selon Maya Aberman, coordinatrice des campagnes d'Earthlife Africa, une étude récente sur les énergies renouvelables en Afrique du Sud montre que le potentiel est énorme: "Il serait possible de produire entre 13 et 20% des besoins en électricité d'ici à 2020 et environ 70% d'ici à 2050".



La première économie du continent produit 88% de son énergie à partir du charbon, chiffre qu'Eskom entend réduire à 70% dans les vingt prochaines années.



Le nucléaire étant considéré par certains comme moins polluant que les énergies fossiles, l'Afrique du Sud entend développer ce secteur, en dépit de l'opposition massive des défenseurs de l'environnement.



Eskom doit soumettre l'an prochain à son conseil d'administration un projet de construction d'une deuxième centrale nucléaire, assorti d'études d'impact sur l'environnement et d'enquêtes publiques.



La seule centrale existante, située à Koeberg, près du Cap (Sud-Ouest), produit environ 6% de l'électricité du pays.



Maya Aberman estime que le développement du nucléaire est une perte de temps et d'argent, qu'il vaudrait mieux consacrer aux énergies renouvelables.



"Nous allons gaspiller des milliards pour construire des centrales qui ne seront pas pleinement opérationnelles avant dix ans. Et dans cinquante ans, il n'y aura plus assez d'uranium."



Mais Brian Dames souligne que le charbon et le pétrole sont tout autant en voie d'épuisement, et qu'une infime quantité d'uranium est nécessaire pour produire la même quantité d'énergie.






Pour lui, "les réserves d'uranium sud-africaines sont sûrement plus que suffisantes pour alimenter une capacité nucléaire importante."



(©AFP / 23 décembre 2007 13h24)