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jeudi 29 mai 2014

Les Etats-Unis envisagent d'autoriser l'exploitation de leurs réacteurs de manière sûre pendant 80 ans et nous voudrions fermer les nôtres, qui sont plus récents et plus sûrs, au bout de 40 ans ?

http://lenergeek.com/2013/09/25/prolongement-de-la-duree-de-vie-des-centrales-les-precisions-dedf/
Alors que la France envisage de prolonger la durée de vie des ses centrales nucléaires, que peut-on tirer de l'expérience, bien plus avancée, des USA en la matières ?
- Voici ci dessous la traduction d'un article en anglais nous venant des USA.
- Suivi d'un commentaire détaillé de l'AEPN sur les conclusions qu'on peut en tirer.
Lien vers l'article du Richmond Times Dispatch du 5 mai 2014:
http://www.timesdispatch.com/business/local/companies/dominion/d…tors-for-years/article_31595810-62bf-55e4-a967-e590f3c22597.html
Traduction : G.G.
 
"Dominion Resources réexamine l’exploitation de ses réacteurs nucléaire pendant 80 ans La compagnie envisage de demander aux autorités l'extension de 20 ans de la durée d'exploitation de ses réacteurs."


par PETER BACQUÉ (Richmond Times-Dispatch)

Dominion Resources Inc envisage d'exploiter ses six réacteurs d'énergie(de puissance) nucléaire pendant 80 ans.

Les unités nucléaires de l'entreprise sont chacune autorisées pour fonctionner pendant 60 ans. 

Filiale de Virginia Power, Dominions Resources conduit en interne des études préliminaires pour justifier des extensions de licence d'exploitation de 20 ans pour ses six unités nucléaires en Virginie et dans le Connecticut.

"Nous croyons qu'il est possible de ré-accorder une licence d'exploitation sûre à ces unités pendant 20 ans supplémentaires," a dit le porte-parole d'entreprise Rick Zuercher. "Nous engageons ce processus pour comprendre ce que nous devons faire pour préserver ces stations nucléaires pour 20 ans de plus »

L'âge moyen des 100 centrales nucléaires américaines en exploitation est de 34.7 ans, selon le porte-parole de Commission de Régulation Nucléaire (NRC) Scott Burnell. La NRC a déjà prolongé les licences initales d'exploitation de 40 ans de 73 réacteurs américains pour 20 ans supplémentaires, y compris ceux exploités par Dominion Resources. 18 réacteurs supplémentaires sont dans la file d'attente pour des renouvellements de licence de 20 ans.

Mais Dominion Resources, basé à Richmond, envisage de chercher une extension pour 20 ans de plus - pour un total de 80 ans.

L'entreprise exploite deux réacteurs nucléaires dans la centrale de North Anna dans Comté de Louisa (NDLR: North Anna est la centrale de référence de Bugey en France) et deux à sa centrale de Surry dans le Comté de Surry. La société a aussi deux unités nucléaires dans la centrale de Millstone dans le Connecticut. Surry 1 a une licence pour fonctionner jusqu'en 2032 et Surry 2 jusqu'en 2033. North Anna 1 a une licence pour fonctionner jusqu'en 2038 et North Anna 2 jusqu'en 2040. Pour Millstone 2 la licence est  valable jusqu'en 2035 et la Millstone 3 jusqu'en 2045.

En Virginie, les quatre centrales nucléaires de l'entreprise produisent 42 % de l'électricité consommée par les presque 2.4 millions de clients de Dominion Virginia Power.
"Ce sont les bêtes de somme de Virginie," a dit Zuercher. "Ils sont la source des coûts d'électricité les plus bas  et ils sont des actifs de valeur."

Dominion Virginia Power est la plus grande utilité électrique de l'état. "Nous devons regarder à long terme d’où l'électricité viendra dans l'avenir et North Anna et Surry ont une grande expérience d'exploitation," a dit Zuercher. "Nous soignons ces centrales et nous assurons qu'elles sont en pleine forme."
Selon le NRC, le terme initial de 40 ans pour les licences de réacteur a été basé sur des considérations économiques et antitrust, pas les limitations de technologie nucléaire. Cependant, l'agence fédérale a dit, que quelques composants peuvent avoir été réalisés sur la base d'une durée d'utilisation attendue de 40 ans.

En plus de l'approbation par la NRC pour des licences prolongées d'exploitation, l'entreprise devra avoir l'accord de la Commission du Commerce et de l’Industrie (Corporate Commission) de Virginie pour les extensions de durée d'utilisation des centrales nucléaires.
Dominion Virginia Power cherche la permission de la NRC pour construire une troisième unité à North Anna, qui pourrait être en service au plus tôt en 2024. North Anna 3 pourrait être conçue pour fonctionner jusqu'à 80 ans, a dit Tom Wohlfarth, le vice-président directeur de l'entreprise pour les affaires réglementaires.

Le personnel de la NRC a commencé une revue du processus pour le renouvellement de licence de réacteur de puissance en prévision des demandes des compagnies pour des licences d’exploitation au-delà de la durée de 60 années.

"Le personnel croit que le processus de renouvellement de licence et les règles sont sains et permettent d’envisager le renouvellement des licences," a écrit la commission le 31 janvier Mark A. Satorius, le directeur exécutif de la NRC pour des opérations. 

Des groupes environnementaux ont exprimé leur opposition à toute extension. "Ces usines viennent à la fin de leur vie planifiée, à l'origine," a dit Glen Besa, le directeur de la branche de Virginie du Sierra Club, "et leur extension pendant une autre période de licence expose les Virginiens à des risques que nous devrions tous trouver inacceptable." "Je ne crois pas que ces usines peuvent en réalité fonctionner aussi longtemps," a dit Paul Gunter du groupe «  Au-delà du Nucléaire » de l’état de Maryland. "Ils projettent essentiellement leur sécurité avec une boule de cristal."

Les centrales nucléaires existantes ont trop de valeur pour les abandonner à la fin de leur vie de conception actuelle, ont dit les responsables de l’industrie nucléaires, notant que le coût de remplacement des centrales ou de construction de nouvelles mettrait à l’épreuve les ressources technique et économique disponibles.
"Si nous avançons, nous identifierons toutes les choses qui doivent être faites pour exploiter sans risques pendant 20 autres années," a dit Zuercher. "Cela exigera  pour le faire un certain investissement en capital. Nous essayons de nous faire une idée sur ce que ce serait."

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http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/nucleaire/viellissement-parc-centrales-nucleaire-prolongation.php4


Commentaire de l'AEPN : 

En France aussi nous devons nous poser la question de la prolongation des réacteurs nucléaires. Car ces réacteurs sont sûrs, fiables propres (même en vieillissant) et sont un atout considérable que le monde entier nous envie, pour nous apporter une électricité propre et abondante à un coût bon marché (déjà deux fois moins cher qu'au Danemark et en Allemagne).

La durée initialement envisagée de 30 ans était une durée d'amortissement comptable (vitesse à laquelle EDF a amorti dans les comptes de l'entreprise et remboursé aux banques la valeur de l'investissement qu'était le cout de construction du réacteur). Cela n'a rien à voir avec la durée de vie technique qui était estimée SUPERIEURE à 30 ans et au moins égale à 40 ans (c'est pourquoi l'amortissement par prudence comptable a été fixé à 30 ans). 
De même que tu peux rembourser le crédit de ta maison en 15 ans et pour autant ta maison n'est pas bonne à être démolie au bout de ces 10 ans (garantie du constructeur) ou 15 ans (durée du remboursement de ton emprunt) ou 20 ans (durée prévue pour ton chauffe-eau par le constructeur du chauffe-eau). Elle sera solide et confortable et représente un actif financier pour encore 50 ou 100 ans, voire davantage avant d'être bonne à démolir. Au besoin il suffira de changer le chauffe-eau au bout de 20 ans environ. Mais s'il est bien entretenu, régulièrement détartré et protégé par une cathode, le chauffe-eau lui-même pourra durer 50 ans et plus sans danger (en n'oubliant pas d'installer un groupe de sécurité et de le purger tous les mois un petit peu pour vérifier que la sécurité fonctionne). 
En fait les réacteurs nucléaires bien surveillés, bien exploités et bien entretenus vieillissent mieux que prévu (les ingénieurs avaient pris de grosses marges de sécurité par prudence dans leurs calculs et la durée de vie réelle possible (y compris sans danger) s'avère être du coup bien supérieure. Surtout en changeant les composants comme les GV (générateurs de vapeur) ou couvercles de cuves (comme c'est le cas) et ceux qui présentent des points faibles, on peut RENFORCER la sureté en adaptant des composants plus sûrs et plus fiables que ceux d'origine qu'on savait fabriquer dans les années 70. 
Fessenheim justement vient d'être remise à neuf avec de nouveaux GV et couvercles de cuve et un upgrade complet de presque un milliard d'euros, et ce serait donc une ineptie de l'arrêter maintenant.  
Au début on était confiant vu les connaissances techniques de l'époque mais attentif à savoir comment les grosses cuves vieilliraient : propagation ou pas en vieillissant de micro-fissures de la cuve, métal devenant plus ou moins ductile ou pas sous l'effet des rayonnements ou encore combien de temps mettraient les joints ou les traversées de l'enceinte de confinement pour commencer à fuir. Maintenant on sait, car CELA SE SURVEILLE et peut se mesurer, que les matériaux vieillissent MIEUX que prévu et la plupart de ceux qui vieillissent peuvent de toutes façons être changés (comme les durites d'une voiture).

Aux Etats-Unis c'est la majorité des réacteurs, déjà 73 sur 110 (et 18 autres demandes en cours d'évaluation par la NRC, équivalent de l'ASN français) comme mentionné dans l'article, qui, moyennant quelques travaux consistant à renforcer les maillons faibles et remplacer les pièces qui s'usent, sont d'ores et déjà autorisés à fonctionner jusqu'à 60 ans. 
Dominion a raison d'étudier dès maintenant la possibilité des 80 ans car le vieillissement d'un réacteur peut dépendre de la manière dont le réacteur est exploité, du nombre de fois qu'on l'arrête, de la vitesse à laquelle on le redémarre (chocs thermiques) et il y a donc des modes de conduite, comme sur une voiture, qu'on peut adapter en vue d'un meilleur vieillissement du réacteur (de même que tu pourras vivre plus vieux et en meilleure santé en mangeant mieux...) (et si tu surveilles bien ton corps et tous tes paramètres tu peux même REDUIRE tes risques d'infarctus à 50 ou 60 ans par rapport à un jeune de 30 ou 40 ans qui mange n'importe quoi). Bien sûr il y a quand même des limites au raisonnement. En l'état actuel de la science, n'espère pas aller très loin au delà de 100 ans... ni pour toi ni pour les réacteurs nucléaires. Même si c'est possible, cela n'ira pas beaucoup plus loin et on rentre alors dans la zone à risques (pas raisonnable).

L'avantage du réacteur nucléaire c'est qu'on peut changer à peu près tous les composants (alors que les organes du corps humain notamment le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas, la rate... ne peuvent pas être changés). Théoriquement c'est donc bien plus simple de prolonger la vie d'un réacteur nucléaire que celle d'un humain, il suffit de changer au fur et à mesure les organes défaillants qui présentent des signes de faiblesse... tant que l'enceinte de confinement est OK (pour assurer la sécurité au cas où...) le réacteur est alors quasiment éternel (mais peut se trouver technologiquement ou commercialement obsolète). On peut changer facilement (et cela se fait couramment) les pompes primaires sur un réacteur nucléaire (équivalent d'un cœur qu'on ne sait pas encore facilement changer chez l'homme, tout juste stimuler électriquement en y ajoutant un pacemaker). De même on sait changer à neuf toutes les tuyauteries (même celles du circuit primaire) d'un réacteur nucléaire, alors qu'on ne peut pas changer tous les vaisseaux sanguins du corps : on sait tout juste élargir (stents) un vaisseau par ci ou supprimer (stripping pour varices des jambes) un vaisseau par là ou changer un tout petit bout (pontage en plastique du petit bout d'une coronaire). Mais la machine humaine vieillit et on ne peut en remplacer que de petits bouts (cristallin, morceau d'artère coronaire, genoux, hanches, épaule,...), pas les organes principaux (le cœur...), alors qu'on peut remplacer un GV, un couvercle de cuve, une pompe primaire ou n'importe quel tuyau (même du circuit primaire) présentant des signes de faiblesse dans un réacteur nucléaire. 
Une seule exception : la cuve du réacteur que pour l'instant on ne sait pas (encore) changer (les russes l'on déjà réussi par un procédé thermique, mais on pourrait très bien concevoir un réacteur dans lequel même la cuve peut être remplacée en cas de besoin). Sans compter que la composition du fluide qui circule dans les tuyaux (de l'eau dont il suffit de surveiller le pH pour une centrale nucléaire) est bien plus pure et facile à surveiller que la composition du sang humain (qui provoque de nombreux dépôts durcissant les artères avec l'âge, notamment et d'autant plus vite si on mange mal). Les tuyaux d'une centrale nucléaire peuvent durer bien plus longtemps que ceux du corps humain (et sont bien plus faciles à surveiller) et peuvent tous être changés.

Même si la courbe des incidents augmente au fil du temps (quand on ne fait pas la maintenance préventive ou sur les nouveaux réacteurs, dont on découvre les points faibles au fur et à mesure de l'exploitation) ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle : c'est aussi parce qu'on améliore la détection des incidents (ce qui en créé plus, apparemment, simplement parce qu'on colle l'étiquette "incident" sur un micro événement autrefois considéré comme normal) et même s'il s'agit d'un véritable incident, ce qui fait partie de la vie normale, si le REX (retour d'expérience) est bien organisé (ce qui est le cas dans le nucléaire) une amélioration passagère dans laquelle chaque petit incident conduit à une amélioration du suivi, du programme de remplacement de certaines pièces ou des inspections plus régulières de ces points faibles pour la suite est une bonne nouvelle qui permet d'augmenter la sécurité future (même quand le réacteur vieillit et même pour les réacteurs neufs) et non pas de la diminuer. Cela permet même quelquefois d'augmenter la sécurité des réacteurs NEUFS (car les pièces récentes peuvent aussi lâcher de temps en temps). La connaissance des points faibles et leur surveillance (ou le remplacement systématique des points faibles détectés) augmente la performance et la sécurité globale. Il me semble que c'est bien dans cet esprit là que travaille le nucléaire. Bien sur aucun système (et aucun homme) n'est parfait donc il y a donc (et il y aura toujours) des incidents. C'est la suite qu'on y donne qui est importante et d'en tirer les leçons, ce qui améliore la sécurité future (et minimise le risque d'accident plus grave). Le REX est essentiel (partout, pas seulement dans le nucléaire, même dans notre manière de conduire nos voitures par exemple) et c'est clairement dans le nucléaire que le REX est le plus poussé (c'est pourquoi le nucléaire est l'industrie la plus sure, la moins dangereuse et qui fait le moins de morts). C'est possible grace au "facteur 1 million" (gros service rendu pour une installation finalement relativement compacte, donc assez facile à surveiller sans avoir besoin de milliers d'inspecteurs.

Une voiture bien entretenue et dont tu surveilles les éléments de structure (corrosion de la caisse notamment) et le bon fonctionnement du moteur (présence d'huile, vidanges régulières, surveillance de l'évolution du taux de compression, l'absence de tartre dans le radiateur, étanchéité et serrage du joint du culasse tous les 50 0000 km, remplacement systématique tous les 100 000 km de la courroie de distribution, de la tête de delco, la bobine d'allumage, des charbons du démarreur, de la courroie d'alternateur, sans attendre la panne...) en surveillant et changeant régulièrement les éléments de sécurité (freins, amortisseurs, pneus) sur laquelle tu surveilles tous les jours la pression des pneus et le niveau des liquides (de frein et de refroidissement notamment, avec des signaux avertisseurs au tableau de bord si les niveaux baissent ou si la pression des pneus baisse) ainsi que toutes les durites en caoutchouc changées tous les 10 ans ... sur laquelle tu fais régulièrement l'entretien (vidange, bougies...) (liste perfectible) reste parfaitement sûre à conduire et ne tombera pas plus souvent en panne qu'une voiture neuve, même si elle est âgée de 20 ans et plus. C'est pareil pour un réacteur nucléaire, sauf que la surveillance, pas beaucoup plus compliquée à faire que pour une voiture, est bien mieux faite (et il faut y veiller). Un réacteur nucléaire est plus sûr qu'une voiture (et vieillit mieux qu'une éolienne) parce qu'il ne bouge pas et est à l'abri des intempéries (grosse enceinte de protection...). La concentration du nucléaire (facteur 1 million) permet de mettre facilement et sans inconvénient de fortes sommes sur la table pour la sécurité et le remplacement des pièces sensibles pouvant s'user ou se fragiliser (comme c'est à peu près le cas en France, mais pas toujours aux US et au Japon cf l'affaire Davis Besse). Mais il y aussi un moment où il ne faut pas exagérer et multiplier les contrôles inutiles pour des motifs purement politiques et médiatiques (en France on en serait presque là, cf l'affaire des portiques et des bq/cm2 qui jetait l'argent par la fenêtre, plus grave : en le détournant des budgets d'entretien et sécurité importants, lorsque Mme Voynet est devenue Ministre en 1997). Il faut rester vigilant mais je pense que bien entretenus tous, ou quasiment tous, nos réacteurs peuvent atteindre largement 60 ans et certains même 100 ans (en surveillant bien la cuve et l'étanchéité de l'enceinte de confinement tous les 10 à 20 ans, ce qu'on sait faire). 
Les plus anciens réacteurs nucléaires commerciaux au monde, celui d'Obninsk près de Moscou ou encore ceux de Calder Hall en GB, que nous avions été visiter vers 2004 peu avant leur fermeture, ont fermé parce qu'ils étaient trop petits et considérés non rentables (obsolètes technologiquement et commercialement car trop petits, mais pas usés et encore en parfaite état de fonctionnement) à l'âge de 50 ans mais techniquement et du point de vue de leur vieillissement ils auraient pu tenir jusqu'à 100 ans et plus (ils venaient d'être remis à neuf lorsqu'ils ont été stoppés pour ceux de Calder Hall, comme Phénix ! Jetant là aussi l'argent par la fenêtre...). 
Il faut rester prudent, cf l'affaire de l'explosion de vapeur japonaise sur le circuit secondaire qui a fait quelques morts mais n'était pas un problème de radioactivité (circuit secondaire), mais un problème de maintenance industrielle sur un circuit de vapeur) et si on y surveille et change régulièrement ce qu'il faut (ce qui n'était pas le cas sur cette centrale japonaise qui avait repoussé à plus tard la surveillance de ces tuyaux...), aucun souci. 

De toutes les façons le nucléaire (parce qu'il est intrinsèquement plus sûr et plus surveillé, même mal fait, et grâce au "facteur 1 million" (rapport d'équivalence entre 1 tonne d'uranium et 1000 tonnes de pétrole) qui permet de faire plus de sécurité qu'ailleurs, fait moins de morts et de dégâts (même au Japon, aux USA dans le temple du libéralisme et chez les Russes à l'époque communiste, que les énergies concurrentes (charbon, gaz, hydrauliques, éoliennes, sans compter les milliers de couvreurs et électriciens qui chutent des toits en posant des millions d'installations PV, on n'en parle jamais...).
 274 morts (presque 10 fois plus que les morts de courts terme à Tchernobyl) récemment encore (voir l'article de mai 2014) dans une mine de charbon en Turquie (et 300 autres sont en train d'agoniser bloqués dans la mine sans qu'on sache si on pourra les en sortir :  Dans 8 jours on n'en parlera plus (et entre temps il y aura eu 3 ou 4 autres accidents dans des mines de charbon dont on n'aura même pas parlé dans les médias).

Une conférence commentée aussi ici sur les terres rares nous apprend par exemple (dont la production est monopolisée à 90% par la Chine) que l'industrie de l'extraction des terres rares en Chine (dont le débouché principal sont... les éoliennes industrielles allemandes et espagnoles... considérées comme propres et écologiques) ferait 3000 morts par an aux dernières nouvelles, mais comme ce sont des chinois (et que c'est pour les éoliennes danoises, espagnoles et allemandes) cela ne compte pas, chut, "business as usual" et n'en parlez surtout pas (et les chinois ne communiquent plus le moindre chiffre sur les morts dans leurs sites d'extraction des terres rares depuis 3 ans...).

B.C.
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Pour prolonger sur l'aspect économique, voir l'article du blog du RESSEC : 

"L’explication qui nous manque pour comprendre si le coût de l’électricité nucléaire augmente … ou en fait diminue régulièrement !"

http://ressec.wordpress.com/2014/05/29/982/


http://www.sudouest.fr/2013/10/13/le-gouvernement-compterait-prolonger-de-10-ans-la-duree-de-vie-des-centrales-nucleaires-1198000-706.php


http://www.lesechos.fr/14/02/2008/LesEchos/20110-063-ECH_edf-veut-prolonger-la-vie-des-centrales-nucleaires.htm



http://www.enerzine.com/2/13442+nucleaire---un-prolongement-de-la-duree-de-vie-ineluctable+.html

Pour en savoir plus aussi sur le démantèlement : l'article ici propose une analyse de la faisabilité

vendredi 8 novembre 2013

Centrales : Le démantèlement est possible et parfaitement maîtrisé, la preuve dans cet article !

Centrales : Le démantèlement est possible et parfaitement maîtrisé, la

preuve dans cet article !

Le démantèlement des centrales nucléaires alimente les polémiques sans
qu'on en sache très bien quoi en penser.
En effet les organisations anti-nucléaires voudraient d'un côté nous
faire croire que ce démantèlement serait, selon eux, impossible ou
tellement coûteux que cela condamnerait l'énergie nucléaire. Cela
conduit à alimenter des polémiques stériles.
Qu'en est-il vraiment ?
Tout d'abord il n'y a effectivement pas beaucoup d'exemples de
démantèlement complet (avec retour au gazon).
La raison à cela n'est pas que ce serait très difficile ou impossible de
démanteler nos réacteurs, comme certains voudraient nous le faire croire.
Au contraire c'est très simple de démanteler un réacteur : ce n'est
jamais qu'un chantier de démolition. C'est beaucoup plus simple à faire
que de construire la centrale.
Bien sûr il reste un peu (en fait très peu) de radioactivité dans
l'enceinte de confinement notamment sur le circuit primaire (pas tant
que cela : 99,9% de la radioactivité est contenue dans le combustible
lui-même qui est déchargé puis recyclé à La Hague peu après l'arrêt du
réacteur en fin de vie).
C'est pourquoi on organise beaucoup plus proprement un démantèlement
nucléaire qu'un chantier de démolition classique. Cela coûte donc plus
cher que d'abattre un batiment industriel ordinaire, mais à la base
c'est pareil, il s'agit de couper en morceaux des ferrailles et de
casser quelques batiments en briques et la grosse enceinte en béton, ce
qui n'est pas le bout du monde ni une science très compliquée...
C'est toujours plus facile de casser que de construire, et cela coûte
toujours bien moins cher (même quand on le fait très proprement comme
c'est le cas dans le nucléaire).
La raison du peu d'exemples que nous avons jusqu'à présent vient
simplement du fait que les réacteurs que nous exploitons ont presque
tous été construits après le premier choc pétrolier de 1973. Ils n'ont
donc pas atteint leur durée de vie et fonctionnent encore, tout simplement.
Ils ne sont donc pas (encore) en démantèlement.
Les quelques réacteurs arrêtés (en France : Brennilis, Superphénix par
exemple) avancent bien sur le chemin du démantèlement, en prenant leur
temps. Là aussi, la raison de cette durée n'est pas parce que c'est
difficile mais parce que souvent ce sont les antinucléaires qui
s'opposent systématiquement à ces démantèlements (après avoir pourtant
exigé l'arrêt des centrales et leur mise à la casse !) en multipliant
les recours juridiques (leur but une fois le réacteur définitivement
arrêté devient alors de démontrer que le démantèlement est impossible
dure longtemps et coute très cher.
Pour diverses raisons, notamment politiques (Superphénix) ou parce qu'il
s'agissait de petits réacteurs expérimentaux de première génération non
rentables à exploiter, ce n'était pas leur but (Brennilis), certains
réacteurs ont cependant été arrêtés avant leur durée de vie normale de
50 ans, et sont en démantèlement ou déjà entièrement démantelés dans
certains cas.
C'est intéressant donc de regarder comment se passe ce démantèlement et
combien il a coûté.
En France le premier réacteur nucléaire, ZOE était situé au sud de Paris. Il a été
entièrement démantelé et est devenu un musée de la radioactivité. Les
locaux ou se trouvait ce réacteur sont librement accessibles sans le
moindre danger pour la santé.
L'exemple des Etats-Unis est particulièrement intéressant à observer
puisque plusieurs réacteurs à eau (les mêmes que les nôtres) y ont été
démantelés complètement (retour au gazon naturel du terrain de la
centrale), notamment Main Yankee et Yankee Row.
Il y a trois étapes :
1 - le démontage jusqu'au "retour au gazon" de tous les batiments
annexes (bureaux, locaux techniques, salle des machines, etc.) sauf
l'enceinte de confinement. Il s'agit d'un chantier de démolition
"classique". Pendant ce temps on se contente de décharger le combustible
du réacteur (le vidant alors de 99,9% de sa radioactivité). Seule reste
une petite radioactivité rémanente. Comme elle diminue rapidement avec
le temps, on attend quelques années que cela refroidisse encore plus
(les doses rémanentes sont ainsi très faibles), typiquement, 5 ou 10
ans, ce qui donne l'occasion pendant ce temps d'organiser le chantier au
mieux.
2 - démantélement du circuit primaire : on commence par enlever
auparavant tous les dépots de surface dans le circuit en faisant
circuler des solvants et de l'acide à la place de l'eau dans le circuit
primaire, ensuite on recycle les solvants ou l'acide en le neutralisant,
ce qui permet de récupérer les tuyaux quasi-propres d'un côté et les
résidus précipités (direction centre de stockage) de l'autre. Il peut
aussi y avoir un décapage au karcher de l'intérieur de la cuve ou de
certains locaux ou tuyauteries plus ou moins contaminées en surface.
Ensuite on découpe au chalumeau le circuit primaire et on évacue les
morceaux vers le centre de stockage approprié. La seule contamination
résiduelle de ces tuyaux est alors le Cobalt 60 (demi-vie : une
trentaine d'années).
3 - démantèlement de l'enceinte de confinement dont seule une petite
partie est très faiblement radioactive (principalement du béton et des
ferrailles) : cela donne une assez grande quantité de matériaux inertes,
qui ne sont que très faiblement contaminés, qui sont alors cassés en
petits morceaux, conditionnés dans des fûts et emportés vers un centre
de stockage approprié.
Ensuite, une quinzaine d'années environ après l'arrêt des réacteurs, on
peut replanter des arbres et redonner une autre destination au terrain,
la radioactivité du terrain a disparu et est identique à ce qu'elle
était auparavant (c'est-à-dire 100 à 1000 fois plus faible que dans des
régions à forte radiaoctivité naturelle).
C'est ce qui a été fait avec succès aux Etats-Unis.
On voit ainsi que le démantèlement des réacteurs nucléaires est
parfaitement maîtrisé, techniquement et économiquement.
Les aléas des différents projets sont moyennés dans les provisions
rigoureusement provisionnées tout au long du fonctionnement de nos
réacteurs, en France comme dans tous les autres pays exploitant des
réacteurs (c'est imposé par l'AIEA), par une taxe déjà incluse dans le
prix du kWh.
Le montant des provisions effectués et la manière de la calculer peut
varier un peu d'un pays à l'autre (la technologie des réacteurs et elur
dimension variant d'un pays à l'autre il est normal que les estimations
du prix du démantèlement varient un peu aussi s'agissant de réacteurs
différents.
En France, la cour des comptes a établi ici que même si des incertitudes
persistent, et que certains pointent des provisions peut-être
insuffisantes (ce qui peut se discuter) ces provisions pourront
facilement être abondées financièrement si nécessaire vu les faibles
coûts de fonctionnement des centrales amorties, elle précise :
"il est possible de confirmer que l’exercice « Dampierre 09 », reposant

sur une méthode de calcul robuste et justifiée, aboutit à une évaluation

du coût de démantèlement futur des 58 tranches REP d’EDF et des

installations associées de 17,7 Md€ 2010,

proches du montant de l’évaluation historique (18,4 Md€ 2010)."
Conclusion : démanteler un réacteur à eau (comme ceux que nous avons) de
manière minutieuse en faisant très attention est parfaitement possible,
bien maîtrisé et coûte entre 10 et 15% du prix qu'il a fallu pour le
construire.
Exclusif : Pour mieux comprendre le démantèlement opéré en totalité aux
Etats-Unis : prendre connaissance du dossier suivant : Ouvir le Cloud ici.
Voir aussi les documents suivants sur le site de l'AEPN :
Et le l'article suivant ici:  (sur le site de SLC) :
JP. Brette et B. Comby



lundi 7 décembre 2009

EDF finalise son implantation dans le nucléaire aux États-Unis : 49,99% dans Constellation


A l'heure de la mondialisation, EDF parie sur la croissance du nucléaire. Un choix ambitieux, gage d'un rapprochement politique avec les USA cf. la stratégie énergétique liée à notre nouvelle alliance dans l'OTAN.




Le Figaro : Le partenariat avec le groupe Constellation est bouclé. Mais il devra être validé par Henri Proglio.


EDF opérateur nucléaire aux États-Unis, c'est désormais bel et bien une réalité. Près d'un an après avoir noué un accord avec l'électricien américain Constellation - pour prendre 49,99% de ses actifs nucléaires -, le groupe français arrive au terme du processus.




En fin de semaine dernière, c'est la commission des services publics du Maryland qui donnait son feu vert à ce rapprochement, moyennant un certain nombre de conditions financières.



Ce lundi, c'est au tour d'EDF d'avoir annoncé qu'il s'apprêtait à boucler l'opération, pour laquelle il a déboursé 4,5 milliards de dollars (environ 3 milliards d'euros). Cette opération aboutit après de nombreux rebondissements et notamment une bataille homérique avec le milliardaire américain Warren Buffett. Celui-ci avait finalement fini par s'incliner. Mais il avait quand poussé EDF à renchérir de manière sensible sur son offre initiale.



À travers Constellation, EDF n'a pas seulement l'ambition d'être un exploitant incontournable aux États-Unis : premier électricien nucléaire outre-Atlantique, Constellation affiche en effet quelque 4 000 mégawatts de capacités installées.





Technologie critiquée



Le groupe français fait aussi clairement le pari que l'énergie nucléaire va connaître un retour en grâce outre-Atlantique. Les deux partenaires ont déjà créé une société commune portant sur la propriété et l'exploitation de quatre futures centrales EPR (le réacteur de troisième génération). Cette technologie, aujourd'hui critiquée en Europe par les autorités de sûreté a été validée par l'autorité de sûreté nucléaire américaine. Les procédures étant actuellement en cours.



À cet égard, si tout se déroule comme prévu, le premier EPR américain pourrait être opérationnel à l'horizon de 2016, sur le site de Calvert Cliffs. Là même où une centrale nucléaire a déjà été construite en 1975. Sa capacité, deux tranches de 900 mégawatts (MW) chacune, en fait l'équivalent de Fessenheim, la plus vieille centrale française en activité, qui aura quarante ans en 2017. Les deux sites ont à peu près le même âge.





Nouvelle équipe



Il reste cependant une incertitude de taille à l'opération Constellation qui a été lancée par Pierre Gadonneix, le président sortant d'EDF. Quand bien même elle est sur le point d'être bouclée, sera-t-elle définitivement validée par Henri Proglio, le nouveau président d'EDF, qui doit prendre le 23 novembre la place de Pierre Gadonneix. Si ce dernier a toujours considéré cet investissement américain comme une composante majeure de sa stratégie, Henri Proglio s'est toujours montré réservé. En sa qualité d'administrateur d'EDF, il put observer cette offensive américaine avec plus de circonspection. Selon des députés qui l'ont auditionné la semaine dernière devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Henri Proglio aurait émis des doutes sur l'intérêt de l'opération. Il aurait affirmé qu'il ne voyait pas « l'intérêt de cette acquisition » avait alors indiqué un député à l'AFP. Pourrait-il remettre en cause ce projet désormais bien engagé une fois en place ? Il devra se prononcer dans quelques semaines

lundi 8 septembre 2008

Les candidats ont changé leur position sur le thème de l'énergie

Ou comment l'homme gaspille les ressources de la planète au grès de ses humeurs : le litre 0,90 dollars ? on reprend les forages !




Le Monde :
"Hier susceptibles de "condamner à la défaite tout homme politique", les forages offshore "sentent maintenant comme un bouquet de roses", ironise la politologue californienne Susan Estrich. Une seule explication : le prix du litre d'essence à la pompe. A près de 5 dollars le gallon (0,90 euro le litre), il a doublé en deux ans : lèse-majesté pour le mode de vie des Américains. Susan Estrich, qui finance trois voitures, constate que son budget mensuel d'essence est supérieur à ce qu'elle remboursait pour l'emprunt de sa première voiture. Tout aspirant à la Maison Blanche se devait de songer à soulager les automobilistes américains, quitte à opérer des virages à 180 degrés, estime-t-elle. C'est précisément ce qu'ils ont fait.

Soucieux à l'époque de protéger l'environnement, le républicain John McCain a plusieurs fois voté, au Sénat, contre la levée du moratoire sur les forages en mer, en vigueur depuis 1981. Il les approuve depuis que les prix à la pompe ont fortement grimpé, en juin. Du coup, les lobbyistes du secteur pétrolier ont accepté de contribuer financièrement à sa campagne. Ils ont été davantage encouragés par le choix de sa colistière. Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska, est partisane de l'exploitation pétrolière et gazière en mer, y compris dans l'Arctique. L'Alaska produit 720 000 barils par jour mais en fournissait trois fois plus il y a vingt ans.
Barack Obama a d'abord campé sur son refus des forages en mer, estimant que ces projets "ne produiraient pas une seule goutte de pétrole avant au moins sept ans". "Gonfler correctement les pneus des véhicules et régler les moteurs permet d'économiser autant de carburant" que ce que ne produiront les forages offshore, avait-il ajouté. Le candidat démocrate a amendé sa position : il accepterait l'exploitation de certains champs (au large de la Floride, notamment), à condition que les compagnies pétrolières épuisent les droits de forage dont elles disposent sur le continent. Encore opposé, début juillet, à la proposition républicaine de puiser dans les réserves stratégiques américaines de pétrole (sauf en cas de "véritable urgence"), il a changé d'avis, début août, estimant que la vente de 10 % de ces réserves de 700 millions de barils contribuerait à faire baisser le prix de l'essence.
John McCain, qui cite la France en exemple en matière d'indépendance énergétique, prône la construction de 45 réacteurs nucléaires d'ici à 2030. Barack Obama affiche dorénavant moins de réticences face au nucléaire, à condition "de rechercher les moyens de stocker les déchets de façon sûre". "Soyons sérieux, implore Susan Estrich. Quelle que soit l'issue du scrutin présidentiel, le prix de l'essence ne baissera pas avant très longtemps." "
Un complément sur le site de Challenges.

mercredi 7 mai 2008

"Nucléaire civil : Moscou et Washington signent un accord"



Ce n'est pas du luxe...








Ce texte ouvre la voie à de juteux contrats de coopération.




Au dernier jour de la présidence de Vladimir Poutine, la Russie a signé avec les États-Unis un accord sur le nucléaire civil d'une forte portée symbolique et commerciale. «L'accord de coopération pour l'usage pacifique de l'énergie nucléaire», paraphé mardi à Moscou, est en discussion depuis la chute de l'URSS. Relancé au G8 de Saint-Pétersbourg en 2006, il a été finalisé lors de la rencontre entre Bush et Poutine, début avril à Sotchi, en Russie.


George Bush avait fait des offres alléchantes aux Russes en échange de leur collaboration sur le dossier iranien, expliquait alors un porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain. «Nous voulons pouvoir vendre notre uranium sans restrictions commerciales», plaidait à Saint-Pétersbourg Sergueï Kirienko, le patron de la nouvelle «corporation d'État» Rosatom, qui a cosigné l'accord hier avec l'ambassadeur américain en Russie, William Burns. La Russie fournit aux réacteurs nucléaires américains environ la moitié de leur combustible d'uranium. En passant par un intermédiaire américain (USEC) en position de monopole. Les États-Unis s'étaient protégés contre l'uranium russe vendu dans les années 1990 à très bas prix. L'ouverture du marché satisfait donc le fournisseur russe. Mais aussi ses clients, les producteurs privés d'électricité américains. Rosatom, héritier des structures de l'atome soviétique, est en pleine restructuration pour être au nucléaire ce que Gazprom est au gaz, un champion russe capable de conquérir le marché mondial.


Les Américains pourraient aussi trouver leur compte dans cet accord pour gérer le dossier sensible des déchets nucléaires. Moyennant finance, la Russie pourrait traiter et stocker du combustible irradié. Le texte signé le mois dernier par les chefs d'État, qui balayait tous les sujets de discussion bilatérale, indique que l'accord «permettra aux entreprises russes et américaines (…) de transférer des matières nucléaires, des réacteurs ou d'importants composants de réacteurs entre les deux pays». Il n'est cependant pas encore établi que la Russie accepte de servir de poubelle pour du combustible usagé qu'elle n'aurait pas fourni.


Différends stratégiques


Quoi qu'il en soit, l'accord de mardi ouvre la voie à des contrats chiffrés en milliards de dollars. Alors que les relations entre Moscou et Washington se sont crispées ces deux dernières années autour de différends stratégiques tels que le bouclier antimissile, l'élargissement de l'Otan ou le Kosovo, «les deux pays manifestent leur volonté d'apparaître comme deux grandes puissances nucléaires responsables», analyse Isabelle Facon, de la Fondation pour la recherche stratégique. Reste que le Congrès américain devra approuver ce texte jugé par certains incompatible avec la construction par la Russie de la centrale nucléaire de Bouchehr en Iran.






Surtout quand on voit comment les politiques sont tentés de monnayer la prolifération !

mardi 22 avril 2008

"Nucléaire: coopération Emirats/USA"



Enfin un peu de sagesse au moyen orient ...

"Les Emirats arabes unis ont promis de donner "le bon exemple" pour le Moyen-Orient en matière d'énergie nucléaire à usage civil, en signant aujourd'hui à Manama un accord de coopération avec les Etats-Unis.

Sur fond d'inquiétude concernant le programme de l'Iran, le Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont font partie les Emirats et Bahreïn, avait décidé en décembre 2006 de développer un programme régional de technologie nucléaire à des fins pacifiques.Le CCG rassemble aussi l'Arabie saoudite, le Koweït, Oman et le Qatar.

Dans un accord précédent avec les Etats-Unis, Bahreïn avait promis "de renoncer aux technologies sensibles d'enrichissement de l'uranium et de s'en remettre aux marchés internationaux existants pour l'achat de combustible nucléaire", ce qui "contraste contraste totalement avec les activités nucléaires de l'Iran".

La France avait signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec les Emirats, lors d'une visite du président Nicolas Sarkozy dans ce pays en janvier."

mercredi 29 août 2007

"Accord Russie-USA cet automne sur l'emploi pacifique du nucléaire"

"La Russie et les Etats-Unis devraient signer à l'automne un accord sur l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, a annoncé mardi l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique (Rosatom).
..."

Enfin !

L'article complet ici.

vendredi 22 juin 2007

"Californie, les énergies renouvelables ne suffiront pas à satisfaire aux besoins en énergie"

"...
Une ré-activation de l’énergie nucléaire n’était pas totalement exclue mais les officiels ont noté que la Californie, qui possède deux centrales nucléaires, a bloqué les projets de construction de nouvelles centrales nucléaires en 1976 jusqu’à ce que le Département américain de l’énergie développe un site permanent pour la destruction des déchets radioactifs.
« Le nucléaire semble meilleur pour le réchauffement climatique sur le charbon mais la Californie n’est pas l’endroit idéal pour commencer » d’après Arthur Rosenfeld, un membre de la Commission de la Californie pour l’énergie, et le développeur principal des programmes de l’Etat concernant l’efficience énergétique.
..."

Pas l'endroit idéal ? à cause des tremblements de terre ?

L'article complet ici.