Affichage des articles dont le libellé est etats-unis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est etats-unis. Afficher tous les articles

lundi 8 septembre 2008

Les candidats ont changé leur position sur le thème de l'énergie

Ou comment l'homme gaspille les ressources de la planète au grès de ses humeurs : le litre 0,90 dollars ? on reprend les forages !




Le Monde :
"Hier susceptibles de "condamner à la défaite tout homme politique", les forages offshore "sentent maintenant comme un bouquet de roses", ironise la politologue californienne Susan Estrich. Une seule explication : le prix du litre d'essence à la pompe. A près de 5 dollars le gallon (0,90 euro le litre), il a doublé en deux ans : lèse-majesté pour le mode de vie des Américains. Susan Estrich, qui finance trois voitures, constate que son budget mensuel d'essence est supérieur à ce qu'elle remboursait pour l'emprunt de sa première voiture. Tout aspirant à la Maison Blanche se devait de songer à soulager les automobilistes américains, quitte à opérer des virages à 180 degrés, estime-t-elle. C'est précisément ce qu'ils ont fait.

Soucieux à l'époque de protéger l'environnement, le républicain John McCain a plusieurs fois voté, au Sénat, contre la levée du moratoire sur les forages en mer, en vigueur depuis 1981. Il les approuve depuis que les prix à la pompe ont fortement grimpé, en juin. Du coup, les lobbyistes du secteur pétrolier ont accepté de contribuer financièrement à sa campagne. Ils ont été davantage encouragés par le choix de sa colistière. Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska, est partisane de l'exploitation pétrolière et gazière en mer, y compris dans l'Arctique. L'Alaska produit 720 000 barils par jour mais en fournissait trois fois plus il y a vingt ans.
Barack Obama a d'abord campé sur son refus des forages en mer, estimant que ces projets "ne produiraient pas une seule goutte de pétrole avant au moins sept ans". "Gonfler correctement les pneus des véhicules et régler les moteurs permet d'économiser autant de carburant" que ce que ne produiront les forages offshore, avait-il ajouté. Le candidat démocrate a amendé sa position : il accepterait l'exploitation de certains champs (au large de la Floride, notamment), à condition que les compagnies pétrolières épuisent les droits de forage dont elles disposent sur le continent. Encore opposé, début juillet, à la proposition républicaine de puiser dans les réserves stratégiques américaines de pétrole (sauf en cas de "véritable urgence"), il a changé d'avis, début août, estimant que la vente de 10 % de ces réserves de 700 millions de barils contribuerait à faire baisser le prix de l'essence.
John McCain, qui cite la France en exemple en matière d'indépendance énergétique, prône la construction de 45 réacteurs nucléaires d'ici à 2030. Barack Obama affiche dorénavant moins de réticences face au nucléaire, à condition "de rechercher les moyens de stocker les déchets de façon sûre". "Soyons sérieux, implore Susan Estrich. Quelle que soit l'issue du scrutin présidentiel, le prix de l'essence ne baissera pas avant très longtemps." "
Un complément sur le site de Challenges.

dimanche 31 août 2008

Obama : "mettre enfin un terme à notre dépendance en pétrole venu du Moyen-Orient"


L'amérique va-t-elle renoncer à son modèle de consommation débridée ? à voir...




ENERGIE
"Pour le salut de notre économie, notre sécurité, et l'avenir de notre planète, je vais nous fixer un but clair en tant que président: en dix ans, nous allons mettre enfin un terme à notre dépendance en pétrole venu du Moyen-Orient.
"En tant que président, je puiserai dans nos réserves de gaz naturel, j'investirai dans une technologie de charbon propre et trouverai des moyens de maîtriser l'énergie nucléaire de façon sûre.
"Et j'investirai 150 milliards de dollars dans la prochaine décennie dans des sources d'énergie renouvelables, bon marché, l'énergie solaire et éolienne, ainsi que les nouvelles générations de biocarburants. Un investissement qui va conduire à de nouvelles activités et cinq millions de nouveaux emplois qui paieront bien et ne pourront jamais être délocalisés."

samedi 8 mars 2008

"Nouveau record en matière de production d'énergie nucléaire en 2007"

Enquête de Platts : les réacteurs américains établissent un nouveau record en matière de production d'énergie nucléaire en 2007 tandis que la production mondiale chute.

WASHINGTON, March 7 /PRNewswire/ --

"La production mondiale d'énergie générée par les réacteurs nucléaires a chuté d'environ 3,6 % en 2007 après avoir atteint 2,8 milliards de mégawattheures (MWh) en 2006, selon les données publiées par Nucleonics Week, une publication de Platts, important fournisseur international de renseignements sur l'énergie et les métaux.

Malgré la baisse générale enregistrée en 2007, les réacteurs américains ont établi un record en matière de production d'énergie nucléaire en réussissant à générer 843 millions de MWh bruts et à utiliser en moyenne 91 % de leur capacité.

<<>>, explique Margaret Ryan, directrice de la rédaction chargée du nucléaire chez Platts.

Le rendement mondial a été dicté par deux réacteurs américains. En termes de production, le réacteur South Texas-1 du South Texas Project, à Bay City (Texas), a généré 12,36 millions de MWh, soit plus que tout autre réacteur dans le monde. Parmi les 15 réacteurs les plus productifs en 2007, trois provenaient des Etats-Unis, huit de l'Allemagne et quatre de la France. Quant au facteur de capacité, qui mesure le rendement d'une centrale par rapport au niveau de production promis par le fabricant, le réacteur Calvert Cliffs-1 de Constellation Energy, dans le sud d'Annapolis (Maryland), a été le meilleur au monde en réussissant à excéder sa capacité nominale tout au long de l'année. Des 15 réacteurs les plus performants sur le plan de la capacité en 2007, 11 provenaient des États-Unis et quatre du Japon.

Le ralentissement dans la production mondiale d'énergie nucléaire a été en grande partie attribuable à des événements allant d'un tremblement de terre au Japon au vieillissement progressif des installations au Royaume-Uni, en passant par les interruptions de service non prévues en Allemagne. Partout ailleurs, la production d'électricité par énergie nucléaire s'est maintenue à un niveau appréciable ou a varié légèrement - à la hausse ou à la baisse.

En termes de capacité mondiale de production des centrales nucléaires, le taux médian d'utilisation a atteint 84,2 %, le quart des réacteurs affichant une capacité supérieure à 91,5 %. Ces données semblent indiquer que bon nombre de réacteurs ont fonctionné presque à plein régime en 2007. Toutefois, avec une capacité d'exploitation nominale totale de 395 gigawatts bruts, les 439 réacteurs nucléaires existants auraient pu générer quelque 400 millions de MWh supplémentaires que ce qu'ils ont généré en 2007, et ainsi répondre à la demande croissante d'électricité, s'ils avaient fonctionné à un taux moyen d'utilisation de 85 %. Cette capacité approvisionnerait l'ensemble des États-Unis, le plus grand consommateur d'électricité au monde, durant 40 jours moyens.

Perspectives

L'année 2007 s'est amorcée de mauvaise façon pour l'énergie nucléaire avec la fermeture de sept réacteurs le 31 décembre 2006. Les arrêts de Kozloduy-3 et Kozloduy-4 (Bulgarie), Bohunice-1 (Slovaquie) ainsi que Dungeness A-1, Dungeness A-2, Sizewell A-1 et Sizewell A-2 (Royaume-Uni) ont eu pour effet d'abaisser la production d'électricité de 2 540 MW bruts.

En fait, seulement quatre groupes réacteurs se sont ajoutés aux unités de production mondiales en 2007 : le Kaiga-3 de 220 MW de la Nuclear Power Corporation (Inde), le Tianwan-2 VVER de 1 000 MW (Chine) et le Cernavoda-2 Candu de 706 MW (Roumanie). Aux Etats-Unis, la Tennessee Valley Authority a ramené en service son réacteur Browns Ferry-1 de 1 155 MW après un arrêt de 22 ans. Ainsi, un peu moins de 3 100 MW ont donc été ajoutés à la capacité totale.

Malgré tout, 2007 a enregistré le plus grand nombre de mises en chantier de réacteurs nucléaires des dernières années. Cinq réacteurs ont en effet été lancés officiellement : le Qinshan II-4 de 650 MW et le Hongyanhe-1 de 1 000 MW (Chine), le Shin Kori-2 et le Shin Wolsong-1 de 1 000 MW (Corée du Sud), et le Flamanville-3 de 1 650 MW (France). En comparaison, quatre réacteurs avaient été mis en chantier en 2006, trois en 2005 et seulement deux en 2004, selon les données de l'Agence internationale de l'énergie atomique."


L'article ici.

dimanche 2 mars 2008

"Le nucléaire : une solution aux Etats-Unis pour satisfaire la demande en électricité ?"

Le plus gros consommateur d'énergie va-t-il dépasser les 20% d'énergie electrique d'origine nucléaire ?

"D’après de nombreux responsables industriels, le nucléaire serait un bon moyen pour les Etats-Unis de satisfaire la demande croissante en électricité du pays. C’est d’ailleurs la position de G.W. Bush et du Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat.
Les quelques centrales nucléaires des Etats-Unis sont de plus en plus proches de leur fin de vie, et les directeurs de plusieurs compagnies disent que le pays ne peut pas exclure d’en construire de nouvelles s’il veut satisfaire sa demande en électricité.

« Si nous voulons pouvoir parler de la capacité en énergie et de l’environnement dans le même paragraphe, nous devons parler du nucléaire » a déclaré John Rice, vice-président de la compagnie General Electric Co, qui dirige le secteur de l’infrastructure du conglomérat.


Les défenseurs du nucléaire affirment que les centrales nucléaires ne produisent pas les gaz à effet de serre générés par la combustion d’énergies fossiles telles que le charbon, qui représente actuellement la moitié de l’électricité produite par la nation. Les opposants au nucléaire s’inquiètent des questions de sécurité et rappellent que des questions subsistent à propos de la façon dont on peut stocker les déchets radioactifs laissés par le processus de fission.

Même si General Electric fournit des réacteurs nucléaires aussi bien que les turbines qu’ils utilisent pour générer de l’électricité, John Rice a déclaré que le futur de la compagnie n’était pas lié à ce secteur, qu’il qualifie de « partie relativement petite » de ses activités.

General Electric, la deuxième plus grande compagnie électrique américaine en terme de valeur sur le marché derrière Exxon Mobil Corp, fabrique également des turbines utilisées dans les centrales électriques alimentées au gaz ou au charbon, ainsi que pour les sources d’énergie écologique.

Dans les faits, John Rice a déclaré que General Electric prévoyait de produire six fois plus de revenus cette année avec ses turbines éoliennes qu’avec le secteur nucléaire.
« Nous serions heureux de vendre plus de turbines éoliennes mais on ne peut toutefois par remplacer le nucléaire avec le vent » a déclaré John Rice.

James Griffith, directeur exécutif du fabricant d’acier Timken Co, a déclaré qu’une économie américaine robuste dépendrait de toutes les formes d’énergie.
« Nous devons nous mettre à l’énergie solaire, nous devons penser à la conservation et nous devons absolument nous mettre au nucléaire comme source d’électricité » a-t-il déclaré. « Etude après étude nous voyons que les lumières s’éteindront un jour si nous ne faisons pas cela ».

John Rice et James Griffith ne sont pas seuls. Le Président George W. Bush a declaré l’année dernière que de nouvelles centrales nucléaires seraient la clé permettant de satisfaire la demande croissante en électricité du pays, alors que le Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC) a indiqué que la source nucléaire pourrait être introduite dans l’arsenal d’outils de lutte contre le changement climatique.

L’énergie nucléaire représente actuellement environ 20% des approvisionnement en électricité des Etats-Unis."


L'article ici.

mardi 19 février 2008

"Le réveil du nucléaire dans le monde"

Une synthèse d'actualité :

LE FIGARO :

"La Chine, l'Afrique du Sud, les États-Unis et un nombre grandissant de pays jouent la carte de l'énergie nucléaire.
Quel retournement de situation. Voici encore quelques années, le recours à l'énergie nucléaire cristallisait les critiques dans la plupart des pays. En toile de fond, les risques liés à l'insécurité, et donc la difficulté pour les opinions publiques d'accepter cette industrie. Aujourd'hui, presque chaque mois, un nouvel État annonce sa volonté de lancer un projet d'envergure dans l'atome civil.
Pierre Gadonneix, le président d'EDF, résume cette évolution spectaculaire : «Quand je suis arrivé à la tête de l'entreprise (en août 2004, NDLR), l'une de mes premières décisions a été de lancer l'EPR, le réacteur de troisième génération, de Flamanville (Manche). Alors que le premier béton nucléaire de ce gigantesque chantier a été lancé voici plusieurs semaines, nous sommes candidats à la construction de douze EPR dans le monde.»
EDF ne sera certainement pas retenu pour tous ces projets, mais le groupe français peut tirer parti de la vitrine française, unique au monde, avec 19 centrales (pour 58 réacteurs) qui produisent près de 80% de l'électricité du pays.
À titre indicatif, l'EPR de Flamanville, prévu pour être opérationnel en 2012, a été décidé sur la base d'un KWh à 46 euros, incluant le coût de l'investissement, du combustible et de l'exploitation. Car quand le baril de pétrole brut voisine durablement les 100 dollars, l'énergie nucléaire redevient une énergie très compétitive.
Autre argument clé : c'est une source d'énergie ne produisant aucune émission de CO2. Un atout capital à l'heure où les préoccupations en matière de développement durable sont essentielles. Il est significatif que les pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre (États-Unis, Chine, Inde, Russie…) veuillent jouer la carte du nucléaire. Les pays du Moyen-Orient, qui ont des besoins énergétiques de plus en plus importants, cherchent également à préparer l'ère de l'après-pétrole.
Une opportunité pour les FrançaisLa carte du nucléaire du futur se dessine donc peu à peu. En marge de la France, certains pays sont plus en avance que d'autres. La Chine appartient à ce club. Elle prévoit de construire plusieurs dizaines de nouvelles centrales. À la fin de l'année dernière, la visite de Nicolas Sarkozy a été marquée par la concrétisation d'un accord entre l'électricien chinois CGNPC et le français Areva, numéro un mondial du nucléaire, pour la livraison de deux EPR. Un projet auquel participe également EDF, qui a pris une participation dans la coentreprise (avec CGNPC) qui construira et exploitera les deux centrales en question. De son côté, l'américain Westinghouse, filiale de Toshiba et grand rival d'Areva, a remporté un contrat portant sur deux EPR.
La tentation est grande d'opposer les deux entreprises françaises, EDF et Areva. Une rivalité alimentée, il est vrai, par les petites phrases des uns et des autres. Toutefois, en pratique, les deux groupes se révèlent d'abord et avant tout complémentaires. Tandis que l'un, Areva, construit les réacteurs, l'autre, EDF, est à la fois architecte-ensemblier et exploitant de centrales. Preuve concrète de cette addition de compétences, les deux entreprises viennent de remettre une offre commune pour deux EPR à la fois en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. Aux États-Unis, enfin, elles se sont associées avec le même partenaire, l'électricien Constellation.
D'autres entreprises françaises sont également décidées à tirer parti de ce renouveau du nucléaire. Suez, directement concurrent d'EDF, est décidé à posséder et à exploiter des centrales de troisième génération à l'horizon 2020. En attendant, le groupe dirigé par Gérard Mestrallet s'est associé à Areva et Total pour fournir deux EPR à Abu Dhabi. Bouygues et Alstom avancent également leurs pions. Le premier est un spécialiste du génie civil, l'autre des turbines, deux savoir-faire clés pour un chantier nucléaire. Tous les deux sont également de fervents partisans d'une recomposition de la filière nucléaire française qui se traduirait par l'émergence d'un géant AREVA (CI)-Alstom-Bouygues.
Selon les partisans de ce rapprochement, vendre une centrale exige de présenter une offre intégrée, du génie civil à l'îlot nucléaire. Anne Lauvergeon, la présidente du directoire d'Areva, a un avis totalement différent. Selon elle, un client n'a pas forcément envie de trouver chez un seul et unique fournisseur toutes les composantes d'un chantier nucléaire. Le débat va diviser les milieux industriels français jusqu'au jour où l'Elysée tranchera."

lundi 11 février 2008

"Accord France, Japon & USA sur la recherche nucléaire"

Un exemple de coopération exemplaire !
Une industrie qui se préoccupe plus de rentabilité collective que de brevets individualisés...


"Le Japon, les Etats-Unis et la France (via le Commissariat à l'Energie Atomique, CEA) ont signé un accord en vue d'harmoniser les projets des trois pays relatifs au développement de prototypes de réacteurs nucléaires à neutrons rapides refroidis au sodium.

Les trois pays coopèrent déjà dans le cadre du Partenariat GNEP (Global Nuclear Energy Partnership), destiné à permettre un nouvel essor de l’énergie nucléaire dans le monde tout en garantissant la sécurité et la non prolifération, ainsi que dans le cadre du Forum International Génération IV (GIF), qui vise au développement des systèmes nucléaires du futur.

Ces trois pays, qui ont chacun engagé des programmes nationaux de réalisation de prototype, se sont accordés dans le but d’éviter toute duplication de développements technologiques en matière de réacteur rapide refroidi au sodium. Une telle coopération permettra en particulier d’identifier les complémentarités, ce qui devrait conduire à une optimisation des ressources nécessaires au déploiement des prototypes correspondants.

La coopération portera sur les objectifs de conception, les standards de haut niveau à appliquer à ces prototypes, l’identification des règles communes de sûreté ainsi que sur les innovations techniques clés à même de réduire les coûts de construction, d’exploitation et de maintenance. Elle donnera lieu à des échanges sur les niveaux de puissance, les types de réacteur, de combustible, ainsi que sur un calendrier de déploiement des prototypes.

Par ailleurs, les trois parties ont également convenu de poursuivre, de façon conjointe, des études d’optimisation, afin de disposer des installations nécessaires au déploiement des prototypes et de la R&D afférente : des installations expérimentales dédiées à la sûreté, à des tests de composants, de développement de combustibles, d’irradiation des matériaux.

Un comité de pilotage a été créé afin d’assurer la coordination des activités définies par ce Memorandum of Understanding (MOU)

D’autres pays pourraient à terme se joindre à cette coopération, précise le CEA.

Ce MOU illustre la stratégie française en matière de recherche nucléaire sur les réacteurs de 4e génération, qui repose notamment sur une coopération internationale. Le CEA en profite pour rappeler que les réacteurs à neutrons rapides de quatrième génération seront conçus pour utiliser de façon optimale les ressources en combustible nucléaire. Ils devront permettre en outre une gestion optimisée de fin de cycle du combustible, en appliquant les résultats acquis en matière de séparation/transmutation. Ces réacteurs pourraient être déployés à partir de 2040.

A la suite d’une décision présidentielle de janvier 2006, le CEA a engagé l’étude d’un prototype de quatrième génération, destiné à entrer en exploitation en 2020. Conformément à la loi du 28 juin 2006 sur la gestion durable des matières radioactives et des déchets, les options technologiques requises pour la construction du prototype devraient être définies en 2012.

dimanche 3 février 2008

"Nucléaire du futur: France, Japon et Etats-Unis renforcent leur coopération"

Un avenir technologique séduisant mais une technologie qui pourra sembler périlleuse au grand public ?


PARIS (AFP) — La France, le Japon et les Etats-Unis ont signé une lettre d'intention pour renforcer leur coopération sur les réacteurs nucléaires à neutrons rapides dits de quatrième génération pour un déploiement vers 2040, selon un communiqué du Commissariat français à l'énergie atomique (CEA).

Ces réacteurs qui consomment beaucoup moins de combustible par quantité d'énergie produite sont refroidis au sodium, ce qui pose des problèmes de sécurité avec un liquide inflammable au contact de l'air et qui explose au contact de l'eau.

Des réacteurs expérimentaux de ce type ont déjà été construits notamment en France (Phénix, dont l'arrêt est prévu en 2009 et Superphénix, arrêté en 1997) et au Japon, où la centrale de Monju a dû être arrêtée en 1995 suite à un incendie.

"Un certain nombre de travaux sont en cours pour palier ce problème et l'objectif visé est d'obtenir des niveaux de sûreté au moins égaux à ceux de la troisième génération" (par exemple, l'EPR), a déclaré à l'AFP Sunil Félix, assistant de Jacques Bouchard, président du Forum génération IV au CEA.

L'accord que le CEA a signé avec la Japan Atomic Energy Agency (JAEA) et le Department of Energy (DOE) américain prévoit "d'éviter toute duplication de développement technologique" par la mise en commun de "standards à appliquer aux prototypes".

Cette coopération ouverte à d'autres pays doit aussi permettre "d'identifier des règles communes du sûreté" et des "innovations technologiques à même de réduire les coûts de construction".

Selon M. Félix, les réacteurs de quatrième génération "vont permettre de minimiser la production des déchets radioactifs en en brûlant une certaine partie (les actinides mineurs) pour les réintégrer dans du combustible neuf".

Il y a aussi un avantage sur le plan de prolifération puisqu'"on n'aura pas de plutonium facilement manipulable", ce dernier ayant été "pollué, au sens positif du terme, avec des actinides mineurs", a encore expliqué l'expert du CEA.

Enfin, alors que les ressources de combustible nucléaire ne sont pas illimitées, on pourra "utiliser beaucoup moins d'uranium que dans la génération précédente étant donné qu'une partie du combustible provient des déchêts".


L'article ici.

dimanche 29 juillet 2007

"Accord de coopération nucléaire entre les Etats-Unis et l'Inde"

Un accord "Gagnant - Gagnant" ...

Reste à comprendre comment on peut soutenir un état qui ne signe pas le Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire ?
Encore et toujours la Realpolitik dictée par la croissance économique...

"...
En outre, le fait que l'administration Bush soit disposée à ce que l'Inde retraite le combustible nucléaire d'origine américaine dans le cadre de l'accord pose la question de la cohérence de la position américaine vis-à-vis de l'Iran.
A la différence de l'Inde, l'Iran est membre du Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire. Mais les Etat-Unis cherchent à obliger Téhéran à renoncer à son programme d'enrichissement.
..."


L'article complet ici.

mardi 24 juillet 2007

"EDF veut prendre part à la renaissance du nucléaire aux Etats-Unis et Canada "

"...
EDF prévoit d'acquérir jusqu'à 9,9% du capital de Constellation Energy dans les cinq prochaines années, pour exploiter avec lui des centrales nucléaires en Amérique du Nord, ont indiqué les deux groupes en fin de semaine dernière dans des communiqués.
EDF et Constellation Energy ont en outre créé une société commune, UniStar Nuclear Energy, détenue à 50/50, pour développer ces centrales qui utiliseront des réacteurs nucléaires de troisième génération EPR du fabricant français Areva.
..."
"...
Les Etats-Unis sont une des quatre "cibles" privilégiées par EDF pour le nucléaire, avec la Chine, où EDF est en discussion avancée pour participer à l'exploitation de deux réacteurs EPR, la Grande-Bretagne, où il s'est porté candidat avec Areva à la construction et à l'exploitation d'un EPR, et l'Afrique du Sud.
..."

L'article complet ici.

lundi 25 juin 2007

"Etats-Unis : G.W.Bush décide de miser sur l’énergie nucléaire"

"Le Président des Etats-Unis G.W.Bush a déclaré que les Etats-Unis avaient besoin de faire confiance aux sources alternatives d’énergie, parmi lesquelles l’énergie nucléaire, pour satisfaire ses besoins futurs. Le Président américain lors d’une visite d’une centrale nucléaire en Alabama a semblé vouloir concentrer les efforts énergétiques de la nation sur l’augmentation de la puissance nucléaire des Etats-Unis, comme une source d’énergie. "

Reste à savoir si le nucléaire a pour objectif de faire l'économie d'une future modération de la consommation énergétique des états-uniens...

L'article complet ici.

vendredi 22 juin 2007

"Californie, les énergies renouvelables ne suffiront pas à satisfaire aux besoins en énergie"

"...
Une ré-activation de l’énergie nucléaire n’était pas totalement exclue mais les officiels ont noté que la Californie, qui possède deux centrales nucléaires, a bloqué les projets de construction de nouvelles centrales nucléaires en 1976 jusqu’à ce que le Département américain de l’énergie développe un site permanent pour la destruction des déchets radioactifs.
« Le nucléaire semble meilleur pour le réchauffement climatique sur le charbon mais la Californie n’est pas l’endroit idéal pour commencer » d’après Arthur Rosenfeld, un membre de la Commission de la Californie pour l’énergie, et le développeur principal des programmes de l’Etat concernant l’efficience énergétique.
..."

Pas l'endroit idéal ? à cause des tremblements de terre ?

L'article complet ici.

vendredi 15 juin 2007

"Une loi sur l’énergie débattue au Congrès américain"

"
...
Le Congrès des Etats-Unis s’attaque à un projet complexe qui ne fait pas l’unanimité : réduire la soif de pétrole des Etats-Unis. Le Congrès a commencé un débat lundi à propos de l’augmentation de la facture d’énergie qui a déjà fait démarrer une guerre épique de lobbying entre les grandes industries, certaines d’entre elles entrant en conflit avec d’autres : compagnies de voitures, de pétrole, d’électricité, de charbon et les agriculteurs de maïs, entre autres
..."

Le poids du politique en observation !


L'article complet ici.

mercredi 13 juin 2007

"Le protocole d’accord signé par l’Algérie et les Etats-Unis lui permettra de bénéficier de l’expertise des USA dans le domaine du nucléaire."

De quoi assurer l'indépendance de l'Algérie vis à vis de la France ? qu'en pensent les français ... ?

"Annoncée depuis Washington, voici quelques semaines, la coopération algéro-américaine est donc devenue effective et vise à « organiser des échanges d’expérience, de connaissance, des visites d’experts et de spécialistes, mais aussi à conduire en commun des programmes ». Le protocole dispose que l’Algérie pourra bénéficier de l’expertise et des avancées technologiques des USA dans le domaine du nucléaire qui devient un axe énergétique et scientifique primordial pour notre pays dès lors qu’il entreprend de préparer l’après-pétrole. A ce titre, d’autres accords de partenariat et de coopération ont également été conclus, notamment avec la Russie, ou vont l’être incessamment, par exemple avec la France de Sarkozy qui n’a pas caché son désir de travailler avec Alger sur ce terrain.
L’Algérie n’a jamais cessé d’oeuvrer à l’affirmation du droit des peuples à la maîtrise de la technologie du nucléaire pourvu que ce soit à des fins de paix et de développement. Que ce soit dans le cadre de la Ligue arabe ou de l’Union africaine, Alger n’a ménagé aucun effort afin de concrétiser la non-prolifération et le désarmement, d’une part, et de mettre l’énergie nucléaire au service de la promotion et du développement des pays du Sud, d’autre part. A cet égard, la stratégie conduite au sein du Nepad s’est traduite par la mise en place d’un programme de coopération régionale auquel s’intéressent une quarantaine de pays africains. L’engagement de l’Algérie en faveur du nucléaire civil ne suscite aucune appréhension tant elle a multiplié les gestes et les preuves de sa bonne volonté et de son entière disponibilité à coopérer avec l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), n’hésitant pas à ratifier de nombreux accords internationaux en gage de ses ambitions pacifiques."



voir aussi l'article