L'article trouvé dans un blog du NouvelObs, qui fait suite à un article de Ouest France :
"Un fonds du Koweït devrait injecter 600 millions d'euros dans l'opération, l'État y participant à hauteur de 300 millions. Un scénario contraire à celui prévu, qui devait rapporter plusieurs milliards..."
Blog de l'AEPN :Association des Ecologistes Pour le Nucléaire. Président : Bruno Comby - http://www.ecolo.org/ - et venez nous rejoindre sur http://www.facebook.com/groups/14174675443 et sur twitter sur : @ouinuc
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dimanche 19 décembre 2010
"Inde: Areva signe deux contrats pour son réacteur nucléaire EPR"
L'article dans 20 minutes :
"... prévoit la fourniture la fourniture par Areva de deux à six réacteurs de type EPR au groupe public indien NPCIL. Le géant français du nucléaire mise sur les besoins énergétiques colossaux de la 10e puissance mondiale en pleine croissance."
Complément dans : Le Monde, alors certains parlent de braderie et de Nespresso...
__________________________________________________
Ceci fait suite à l'annonce de 2009 : l'article signalait dans Le Point :
"Areva a annoncé mercredi la signature d'un protocole d'accord pour livrer deux à six réacteurs EPR à l'Inde, l'un des marchés les plus alléchants pour l'industrie nucléaire mondiale. L'accord, signé avec le groupe public indien Nuclear Power Corp of India Ltd (NPCIL), porte sur la construction à Jaitapur, dans l'État du Maharashtra, d'au moins deux réacteurs de 1.650 mégawatts de type EPR, technologie et marque détenues par Areva.
[...]"
(A noter qu'Alstom devrait obtenir 30% de ce marché.)
"... prévoit la fourniture la fourniture par Areva de deux à six réacteurs de type EPR au groupe public indien NPCIL. Le géant français du nucléaire mise sur les besoins énergétiques colossaux de la 10e puissance mondiale en pleine croissance."
Complément dans : Le Monde, alors certains parlent de braderie et de Nespresso...
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Ceci fait suite à l'annonce de 2009 : l'article signalait dans Le Point :
"Areva a annoncé mercredi la signature d'un protocole d'accord pour livrer deux à six réacteurs EPR à l'Inde, l'un des marchés les plus alléchants pour l'industrie nucléaire mondiale. L'accord, signé avec le groupe public indien Nuclear Power Corp of India Ltd (NPCIL), porte sur la construction à Jaitapur, dans l'État du Maharashtra, d'au moins deux réacteurs de 1.650 mégawatts de type EPR, technologie et marque détenues par Areva.
[...]"
(A noter qu'Alstom devrait obtenir 30% de ce marché.)
dimanche 4 janvier 2009
"Le Japon va recommencer à importer du combustible Mox"
Vivement la fin de ces allers et retours...
Romandie :
TOKYO - Les fournisseurs d'électricité japonais, censés alimenter prochainement une partie de leurs réacteurs nucléaires avec du combustible recyclé (Mox), vont recommencer à en importer en 2009 en provenance de France où leurs déchets sont traités, selon une source du groupe Areva.
"Nous avons fabriqué l'an dernier du mélange d'oxydes (Mox) pour trois compagnies japonaises, Kyushu Electric Power, Shikoku Electric Power et Chubu Electric Power", a indiqué à l'AFP un salarié de la filiale japonaise du géant nucléaire français.
"Ce combustible doit être transporté d'Europe vers le Japon", a-t-il ajouté sans préciser de date, conformément aux mesures de sécurité qui entourent ce type d'expédition.
Les dix compagnies japonaises d'électricité sont en principe tenues de faire fonctionner une partie de leurs installations nucléaires avec du Mox à partir de 2010, selon des plans répondant au souhait exprimé en 1997 par le gouvernement.
Le combustible Mox destiné aux compagnies nippones est fabriqué en Europe (France et Grande-Bretagne) à partir de déchets venus du Japon. Il est chargé dans des emballages de transport spécifiques qui sont acheminés vers le Japon par voie maritime à bord de navires appartenant à la société PNTL, créée spécialement en 1975.
Ces bateaux dédiés sont aussi utilisés en sens inverse, pour les expéditions de combustibles usés.
Le Japon, dont un peu plus d'un quart de l'électricité consommée est d'origine nucléaire, envoie ses produits atomiques usés pour retraitement en Europe depuis 1969. Il réimporte des déchets vitrifiés pour les stocker depuis 1995 et a commencé à recevoir des cargaisons de Mox en 1999.
Toutefois, il n'a pas encore utilisé ce combustible recyclé et la dernière livraison de Mox en date remonte à 2001.
Les retours au Japon de déchets vitrifiés en Europe, pour les entreposer, sont toutefois réguliers.
Le douzième et plus récent a eu lieu début 2007, selon les informations de PNTL.
Le Japon, où sont actifs plus de 50 réacteurs nucléaires, a construit récemment sa propre usine de retraitement, en partenariat avec Areva, mais le démarrage de cette dernière est sans cesse repoussé, les tests prenant plus de temps que prévu et les démarches administratives étant très compliquées.
AREVA
CHUBU ELECTRIC POWER
Romandie :
TOKYO - Les fournisseurs d'électricité japonais, censés alimenter prochainement une partie de leurs réacteurs nucléaires avec du combustible recyclé (Mox), vont recommencer à en importer en 2009 en provenance de France où leurs déchets sont traités, selon une source du groupe Areva.
"Nous avons fabriqué l'an dernier du mélange d'oxydes (Mox) pour trois compagnies japonaises, Kyushu Electric Power, Shikoku Electric Power et Chubu Electric Power", a indiqué à l'AFP un salarié de la filiale japonaise du géant nucléaire français.
"Ce combustible doit être transporté d'Europe vers le Japon", a-t-il ajouté sans préciser de date, conformément aux mesures de sécurité qui entourent ce type d'expédition.
Les dix compagnies japonaises d'électricité sont en principe tenues de faire fonctionner une partie de leurs installations nucléaires avec du Mox à partir de 2010, selon des plans répondant au souhait exprimé en 1997 par le gouvernement.
Le combustible Mox destiné aux compagnies nippones est fabriqué en Europe (France et Grande-Bretagne) à partir de déchets venus du Japon. Il est chargé dans des emballages de transport spécifiques qui sont acheminés vers le Japon par voie maritime à bord de navires appartenant à la société PNTL, créée spécialement en 1975.
Ces bateaux dédiés sont aussi utilisés en sens inverse, pour les expéditions de combustibles usés.
Le Japon, dont un peu plus d'un quart de l'électricité consommée est d'origine nucléaire, envoie ses produits atomiques usés pour retraitement en Europe depuis 1969. Il réimporte des déchets vitrifiés pour les stocker depuis 1995 et a commencé à recevoir des cargaisons de Mox en 1999.
Toutefois, il n'a pas encore utilisé ce combustible recyclé et la dernière livraison de Mox en date remonte à 2001.
Les retours au Japon de déchets vitrifiés en Europe, pour les entreposer, sont toutefois réguliers.
Le douzième et plus récent a eu lieu début 2007, selon les informations de PNTL.
Le Japon, où sont actifs plus de 50 réacteurs nucléaires, a construit récemment sa propre usine de retraitement, en partenariat avec Areva, mais le démarrage de cette dernière est sans cesse repoussé, les tests prenant plus de temps que prévu et les démarches administratives étant très compliquées.
AREVA
CHUBU ELECTRIC POWER
"EDF porté par ses succès de 2008"
La prise de risque est élevée pour EDF.
Surtout enpériode de crise...
C'est le prix du leadership francais ?
Le Figaro :
"Le groupe jugé parfois trop prudent a conclu deux grandes acquisitions cette année. En 2009, l'enjeu sera le nouveau réacteur nucléaire, l'EPR.
L'année qui aura incontestablement été pour EDF celle des grandes manœuvres. Avec, coup sur coup, la prise de contrôle du premier électricien britannique, British Energy et le rachat d'une partie des activités de l'américain Constellation.
British Energy est tout simplement la plus importante opération jamais réalisée par le groupe français qui a déboursé 15 milliards d'euros dans cette affaire. Outre-Atlantique, il a mis 4,5 milliards de dollars sur la table pour contrecarrer les visées du milliardaire Warren Buffett, qui avait semblé remporter la mise dans un premier temps.
Pierre Gadonneix, le président d'EDF, aura donc fait mentir les mauvaises langues qui critiquaient sa trop grande prudence. Elle passait même pour de l'immobilisme ces derniers mois alors que Gaz de France et Suez levaient les derniers obstacles à leur fusion.
Avec sa double offensive sur British Energy et Constellation, « Gado » rétablit donc la situation. Mieux, à quelques mois de la fin de son mandat, qui expire à l'automne 2009, il peut d'ores et déjà se prévaloir d'un bon bilan. Un signe ne trompe pas : alors qu'au printemps, des rumeurs récurrentes lui donnaient déjà un successeur, cette lutte d'influence semble retombée. En apparence du moins.
Féroce bataille
British Energy, Constellation : ce doublé repose sur la conviction du président d'EDF que le nucléaire est à la veille d'une relance d'une grande ampleur : « Le temps de l'énergie facile d'accès et bon marché est définitivement révolu », ne manque-t-il pas de dire. Autre credo qui explique la prudence de « Gado » avant de lancer ses offensives : s'assurer qu'EDF sera le bienvenu dans le pays ciblé, que l'opération sera rentable et qu'elle dégagera des synergies.
Ces précautions ne sont pas inutiles à l'heure où le patriotisme énergétique n'a jamais été aussi fort. L'autre géant européen, l'allemand E.ON, est bien placé pour le savoir : après une féroce bataille boursière de plus d'un an et demi, il a finalement dû renoncer à mettre la main sur l'espagnol Endesa. C'est un autre espagnol, Iberdrola, qu'EDF avait lui aussi convoité avant que ses velléités soient refroidies par le discours ambiant.
Après cette année 2008 riche en péripéties, 2009 ne s'annonce pas pour autant comme une oasis de tranquillité pour EDF. Des dossiers, moins spectaculaires peut-être que les précédents, mais tout aussi sont importants, se sont déjà empilés sur le bureau de son président. Même si aucune échéance n'est fixée officiellement, le gouvernement, au cours des prochaines semaines, devrait annoncer le nom de l'opérateur retenu pour construire en France un deuxième EPR, le réacteur nucléaire de nouvelle génération. EDF et GDF Suez militent chacun pour décrocher le contrat.
Tenir le calendrier
Quant au prototype en construction à Flamanville (Manche), c'est le chantier le plus important en Europe. Il mobilisera bientôt plus de 2 000 personnes. Pour EDF, maître d'œuvre du projet, cette réalisation est une extraordinaire vitrine à condition de limiter les imprévus. Areva en sait quelque chose : le retard de l'EPR finlandais (qui ne sera pas opérationnel avant 2011 et non 2009) et les surcoûts qui y sont liés ont altéré l'image du groupe nucléaire. Voilà pourquoi Pierre Gadonneix a l'obsession de tenir le calendrier. Il a encore redit récemment que Flamanville 3 sera mis en service en 2012, comme prévu.
Par ailleurs, le président d'EDF espère obtenir auprès de sa tutelle le principe d'une augmentation des tarifs. Voici quelques semaines, il avait même fait de la participation de son groupe au grand plan de relance de l'État un bon argument marketing. En pleine tourmente sur le pouvoir d'achat, le gouvernement a refusé de lui donner satisfaction. Quoi qu'il en soit, dans ce dossier très politique, Pierre Gadonneix n'a sûrement pas dit son dernier mot. Enfin, en 2009, EDF va croiser le fer avec Bruxelles. La Commission européenne a confirmé avant-hier avoir ouvert une procédure d'infraction contre le groupe. Elle le soupçonne d'empêcher ses grands clients industriels en France de se tourner vers d'autres fournisseurs. L'enquête a débuté en juillet 2007. L'affaire n'est donc pas nouvelle mais elle prend une tournure plus sérieuse."
Surtout enpériode de crise...
C'est le prix du leadership francais ?
Le Figaro :
"Le groupe jugé parfois trop prudent a conclu deux grandes acquisitions cette année. En 2009, l'enjeu sera le nouveau réacteur nucléaire, l'EPR.
L'année qui aura incontestablement été pour EDF celle des grandes manœuvres. Avec, coup sur coup, la prise de contrôle du premier électricien britannique, British Energy et le rachat d'une partie des activités de l'américain Constellation.
British Energy est tout simplement la plus importante opération jamais réalisée par le groupe français qui a déboursé 15 milliards d'euros dans cette affaire. Outre-Atlantique, il a mis 4,5 milliards de dollars sur la table pour contrecarrer les visées du milliardaire Warren Buffett, qui avait semblé remporter la mise dans un premier temps.
Pierre Gadonneix, le président d'EDF, aura donc fait mentir les mauvaises langues qui critiquaient sa trop grande prudence. Elle passait même pour de l'immobilisme ces derniers mois alors que Gaz de France et Suez levaient les derniers obstacles à leur fusion.
Avec sa double offensive sur British Energy et Constellation, « Gado » rétablit donc la situation. Mieux, à quelques mois de la fin de son mandat, qui expire à l'automne 2009, il peut d'ores et déjà se prévaloir d'un bon bilan. Un signe ne trompe pas : alors qu'au printemps, des rumeurs récurrentes lui donnaient déjà un successeur, cette lutte d'influence semble retombée. En apparence du moins.
Féroce bataille
British Energy, Constellation : ce doublé repose sur la conviction du président d'EDF que le nucléaire est à la veille d'une relance d'une grande ampleur : « Le temps de l'énergie facile d'accès et bon marché est définitivement révolu », ne manque-t-il pas de dire. Autre credo qui explique la prudence de « Gado » avant de lancer ses offensives : s'assurer qu'EDF sera le bienvenu dans le pays ciblé, que l'opération sera rentable et qu'elle dégagera des synergies.
Ces précautions ne sont pas inutiles à l'heure où le patriotisme énergétique n'a jamais été aussi fort. L'autre géant européen, l'allemand E.ON, est bien placé pour le savoir : après une féroce bataille boursière de plus d'un an et demi, il a finalement dû renoncer à mettre la main sur l'espagnol Endesa. C'est un autre espagnol, Iberdrola, qu'EDF avait lui aussi convoité avant que ses velléités soient refroidies par le discours ambiant.
Après cette année 2008 riche en péripéties, 2009 ne s'annonce pas pour autant comme une oasis de tranquillité pour EDF. Des dossiers, moins spectaculaires peut-être que les précédents, mais tout aussi sont importants, se sont déjà empilés sur le bureau de son président. Même si aucune échéance n'est fixée officiellement, le gouvernement, au cours des prochaines semaines, devrait annoncer le nom de l'opérateur retenu pour construire en France un deuxième EPR, le réacteur nucléaire de nouvelle génération. EDF et GDF Suez militent chacun pour décrocher le contrat.
Tenir le calendrier
Quant au prototype en construction à Flamanville (Manche), c'est le chantier le plus important en Europe. Il mobilisera bientôt plus de 2 000 personnes. Pour EDF, maître d'œuvre du projet, cette réalisation est une extraordinaire vitrine à condition de limiter les imprévus. Areva en sait quelque chose : le retard de l'EPR finlandais (qui ne sera pas opérationnel avant 2011 et non 2009) et les surcoûts qui y sont liés ont altéré l'image du groupe nucléaire. Voilà pourquoi Pierre Gadonneix a l'obsession de tenir le calendrier. Il a encore redit récemment que Flamanville 3 sera mis en service en 2012, comme prévu.
Par ailleurs, le président d'EDF espère obtenir auprès de sa tutelle le principe d'une augmentation des tarifs. Voici quelques semaines, il avait même fait de la participation de son groupe au grand plan de relance de l'État un bon argument marketing. En pleine tourmente sur le pouvoir d'achat, le gouvernement a refusé de lui donner satisfaction. Quoi qu'il en soit, dans ce dossier très politique, Pierre Gadonneix n'a sûrement pas dit son dernier mot. Enfin, en 2009, EDF va croiser le fer avec Bruxelles. La Commission européenne a confirmé avant-hier avoir ouvert une procédure d'infraction contre le groupe. Elle le soupçonne d'empêcher ses grands clients industriels en France de se tourner vers d'autres fournisseurs. L'enquête a débuté en juillet 2007. L'affaire n'est donc pas nouvelle mais elle prend une tournure plus sérieuse."
jeudi 23 octobre 2008
Livre : "LA TROISIEME REVOLUTION ENERGETIQUE"

Suite à son nouveau livre, Anne Lauvergeon, si on lit entre les ligne, parle explicitement de l'AEPN (en rouge ci dessous) :
"Dans "La Troisième Révolution énergétique" aux Éditions Plon, Anne Lauvergeon, la présidente du directoire du groupe nucléaire Areva estime qu'il va falloir "doubler la quantité d'énergie produite et faire deux fois moins de C0²" d'ici quarante ans. Pour cela, la voie qu'elle privilégie est celle du nucléaire. Invitée d'Europe 1 vendredi, elle a écarté les réticences liées à la production de déchets radioactifs qui représentent selon elle "pour tout le parc nucléaire, sur les trente ans de fonctionnement et les cinquante-huit réacteurs, la taille d'une piscine olympique".
Dans son livre, "La Troisième Révolution énergétique" aux Éditions Plon, elle défend le choix du nucléaire, une voie dans laquelle le gouvernement français, comme d'autres dirigeants de la planète, semble vouloir s'engager plus avant. Il s'agit de faire face aux demandes croissantes en énergie et à l'épuisement des ressources pétrolières. Anne Lauvergeon, la présidente du directoire du groupe nucléaire Areva, estime même qu'il va falloir "doubler la quantité d'énergie produite et faire deux fois moins de C0²" d'ici quarante ans. Invitée d'Europe 1 vendredi, elle a écarté les réticences liées à la production de déchets radioactifs.
"Les déchets radioactifs français, pour tout le parc nucléaire, sur les trente ans de fonctionnement et les cinquante-huit réacteurs, c'est la taille d'une piscine olympique. Et la taille de cette piscine olympique, tout le monde est d'accord pour dire - et la représentation nationale l'a voté en 2006 - son devenir, c'est un devenir géologique. C'est-à-dire : le mettre en profondeur, dans un coin qui ne bougera pas pour l'éternité", a assuré Anne Lauvergeon qui cite aussi le chiffre de "10 grammes par habitant et par an".
"Quand on dit le mot 'déchets', déjà c'est terrible. Mais 'déchets radioactifs'. Le mot 'radioactifs' fait peur à tout le monde", tempère Anne Lauvergeon. Et d'assurer que de nombreux "écologistes" sont également en train de faire le choix du nucléaire. Selon la présidente du directoire du groupe nucléaire Areva, il y a "un certain nombre d'entre eux qui disent 'pour lutter contre le changement climatique, je dois devenir pro-nucléaire'. Or, ces gens-là sont très amusants parce que, avec l'enthousiasme des Verts, ils deviennent beaucoup plus pro-nucléaires que moi".
Ecoutez le son Europe1"
Ecoutez le son Europe1"
Commentaire :
"Dérèglement climatique, tarissement des ressources, sécurité des approvisionnements : l'énergie constitue avec l'eau et l'alimentation l'un des grands défis que le XXIème siècle doit relever. Il ne pourra l'être sans apporter une réponse appropriée à la question suivante : comment produire à des coûts abordables et sans aggraver l'effet de serre l'électricité dont le monde a besoin? Une troisième révolution énergétique est à entreprendre. Les deux premières, celles du charbon puis du pétrole, conduisirent à la conquête de la Terre, de ses espaces, de ses richesses. Fondée sur l'impérieuse nécessité de protéger notre planète, la révolution à conduire d'urgence passe par des modes de production d'énergie favorisant une croissance, plus juste, plus responsable, plus durable. Ne diabolisons pas l'énergie nucléaire et n'oublions pas non plus les nouvelles énergies (solaires, éoliennes, biomasse...). La gravité du sujet, la complexité des enjeux humains économiques et environnementaux qu'il comporte, appellent à s'abstraire des dogmes comme des anathèmes au profit d'une réflexion où chaque source d'énergie doit trouver la place qui lui revient. Il en va ni plus ni moins de l'avenir de l'humanité. "
Présentation par l'éditeur
"En 2050, la Terre comptera 2 à 3 milliards d'habitants de plus qu'aujourd'hui. Face à cette croissance démographique, les besoins en eau, en nourriture et en énergie pourront-ils être satisfaits ? Avec un baril de pétrole autour de 100 dollars, tiraillé par de vives tensions internationales, ému par le spectacle des catastrophes climatiques à répétition, le monde prend peu à peu conscience de l'acuité des enjeux énergétiques.
Avenir des énergies renouvelables, Tchernobyl, déchets nucléaires, indépendance énergétique, relations avec les ONG, Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'AREVA, le géant mondial du nucléaire et autres énergies sans CO2, aborde ces sujets sans langue de bois ni souci du politiquement correct. Pour elle, il n'y a d'autre choix que de mobiliser, sans ostracisme ni parti pris, toutes les sources d'énergie à notre disposition en favorisant, autant que faire se peut, celles qui n'émettent pas de gaz carbonique. C'est au nom d'une fibre écologique clairement revendiquée qu'Atomic Anne, comme la surnomme la presse américaine, explique le rôle décisif que le nucléaire est appelé à jouer dans la troisième révolution énergétique qui s'amorce."
"En 2050, la Terre comptera 2 à 3 milliards d'habitants de plus qu'aujourd'hui. Face à cette croissance démographique, les besoins en eau, en nourriture et en énergie pourront-ils être satisfaits ? Avec un baril de pétrole autour de 100 dollars, tiraillé par de vives tensions internationales, ému par le spectacle des catastrophes climatiques à répétition, le monde prend peu à peu conscience de l'acuité des enjeux énergétiques.
Avenir des énergies renouvelables, Tchernobyl, déchets nucléaires, indépendance énergétique, relations avec les ONG, Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'AREVA, le géant mondial du nucléaire et autres énergies sans CO2, aborde ces sujets sans langue de bois ni souci du politiquement correct. Pour elle, il n'y a d'autre choix que de mobiliser, sans ostracisme ni parti pris, toutes les sources d'énergie à notre disposition en favorisant, autant que faire se peut, celles qui n'émettent pas de gaz carbonique. C'est au nom d'une fibre écologique clairement revendiquée qu'Atomic Anne, comme la surnomme la presse américaine, explique le rôle décisif que le nucléaire est appelé à jouer dans la troisième révolution énergétique qui s'amorce."
dimanche 21 septembre 2008
"Le milliardaire Warren Buffett souffle à EDF l'américain Constellation Energy"

Pourquoi EDF a-t-elle échouée ? surenchère justifiée par une meilleure synergie, ou intervention géo-politique ?
Le Monde :
Au terme d'une opération éclair, Warren E. Buffett a annoncé, jeudi 18 septembre, avoir racheté pour environ 4,7 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros) le groupe d'électricité Constellation Energy, dont le titre en Bourse a dévissé depuis le début de la semaine.
Le milliardaire d'Omaha (Nebraska) souffle à EDF - détenteur de 9,51 % du groupe d'énergie - une entreprise qui est à la pointe de la renaissance de l'industrie nucléaire aux Etats-Unis. C'est une déconvenue pour l'électricien français, même si la loi américaine lui interdisait de détenir la majorité dans un groupe d'énergie.
Le milliardaire d'Omaha (Nebraska) souffle à EDF - détenteur de 9,51 % du groupe d'énergie - une entreprise qui est à la pointe de la renaissance de l'industrie nucléaire aux Etats-Unis. C'est une déconvenue pour l'électricien français, même si la loi américaine lui interdisait de détenir la majorité dans un groupe d'énergie.
Les choses se sont précipitées, alors qu'EDF mène déjà de difficiles négociations pour le rachat de l'exploitant de centrales nucléaires britanniques, British Energy. Les dirigeants du groupe français suivaient l'effondrement du titre Constellation. Jeudi matin, un conseil d'administration d'EDF s'est réuni pour examiner "la possibilité de renforcer sa position au capital" de son partenaire américain. Quelques heures plus tard, l'entreprise annonçait qu'"à ce stade, l'ensemble des conditions n'étaient pas réunies pour le faire".
Associé à EDF et à Areva pour la construction outre-Atlantique de quatre EPR, le réacteur franco-allemand de troisième génération, Constellation Energy, a vu fondre sa capitalisation boursière en trois séances à New York : de 108 dollars en janvier, l'action est tombée à 25 dollars. De lundi à mercredi, le titre a même dévissé de 68 % à la suite des mises en garde de Standard & Poors. L'agence de notation avait placé la note de Constellation sous surveillance en raison d'une "crise de confiance aiguë".
Associé à EDF et à Areva pour la construction outre-Atlantique de quatre EPR, le réacteur franco-allemand de troisième génération, Constellation Energy, a vu fondre sa capitalisation boursière en trois séances à New York : de 108 dollars en janvier, l'action est tombée à 25 dollars. De lundi à mercredi, le titre a même dévissé de 68 % à la suite des mises en garde de Standard & Poors. L'agence de notation avait placé la note de Constellation sous surveillance en raison d'une "crise de confiance aiguë".
"OPÉRATION BÉNÉFIQUE POUR TOUS"
Cette arrivée de M. Buffett contredit-t-elle la stratégie de développement d'EDF aux Etats-Unis, un des quatre "pays-cibles" désignés par le groupe et le premier marché nucléaire du monde avec 104 réacteurs en exploitation ? MidAmerican Energy Holdings Company, le fonds appartenant à M. Buffet qui a racheté Constellation, est spécialisé dans l'énergie. "L'opération sera bénéfique pour toutes les parties", a assuré M. Buffett.
Le PDG du fonds, Gregory E. Abel, a précisé que celui-ci approuvait le plan stratégique de Constellation Energy et qu'il laisserait au groupe son "autonomie" pour poursuivre ses objectifs. Il a ajouté que le développement d'une flotte de réacteurs nucléaires dans le cadre du joint-venture UniStar, constitué par EDF et Constellation, va dans le sens de ses engagements pour promouvoir les énergies propres (barrages, éoliennes, géothermie).
Les difficultés de Constellation Energy illustrent l'obstacle sur lequel risque de buter la relance du nucléaire outre-Atlantique : le scepticisme des marchés financiers à l'égard de la rentabilité des centrales nucléaires, qui remonte aux années 1980, quand plusieurs centrales avaient été construites, puis abandonnées. Pourtant, la volonté politique de relancer le nucléaire semble là, pour réduire les gaz à effet de serre, s'affranchir d'un pétrole de plus en plus cher et assurer une plus grande sécurité énergétique aux Etats-Unis.
Le candidat démocrate Barack Obama n'est pas hostile au nucléaire, mais il souhaite pousser les recherches pour rendre les centrales plus sûres, gérer les déchets et éviter toute prolifération. Son rival est plus direct : estimant à 29 % l'augmentation de la demande d'électricité aux Etats-Unis d'ici à 2030, John McCain plaide pour la construction de 45 réacteurs en vingt ans.
A 7 milliards de dollars pièce, la facture s'élèverait à 315 milliards de dollars. Une somme que les industriels et les financiers ne sont pas disposés à débourser sans garanties de l'Etat sur les prêts accordés aux groupes d'électricité. En décembre 2007, le Congrès a accepté de garantir pour 18,5 milliards de dollars de prêts, soit 80 % du prix des trois premiers réacteurs. Quatre groupes se sont portés candidats, dont Constellation Energy et Excelon, premier exploitant de centrales nucléaires aux Etats-Unis. Entre les besoins en énergie et la crise financière, qui va entraîner une sévère restriction des crédits, les arbitrages s'annoncent difficiles.
dimanche 31 août 2008
"Total : Rejoint par un ancien d'Areva"
Une confirmation du virage stratégique en ce début de 21ème siècle...
Tradingsat :
(CercleFinance.com) - Total annonce la nomination de Bernard Estève comme conseiller auprès de Philippe Boisseau, directeur général gaz et énergies nouvelles, à compter du 1er septembre 2008.' La nomination de cet expert du nucléaire s'inscrit dans la politique de Total qui prépare son développement dans cette énergie. ' explique la compagnie pétrolière.Bernard Estève a en effet exercé depuis 2006 les fonctions de président exécutif d'Areva pour l'Amérique du Nord. Il avait rejoint Framatome en 2000 en tant que vice-président en charge des combustibles nucléaires, avant de devenir en 2002 senior vice-président de Framatome ANP en charge des centrales nucléaires.
Tradingsat :
(CercleFinance.com) - Total annonce la nomination de Bernard Estève comme conseiller auprès de Philippe Boisseau, directeur général gaz et énergies nouvelles, à compter du 1er septembre 2008.' La nomination de cet expert du nucléaire s'inscrit dans la politique de Total qui prépare son développement dans cette énergie. ' explique la compagnie pétrolière.Bernard Estève a en effet exercé depuis 2006 les fonctions de président exécutif d'Areva pour l'Amérique du Nord. Il avait rejoint Framatome en 2000 en tant que vice-président en charge des combustibles nucléaires, avant de devenir en 2002 senior vice-président de Framatome ANP en charge des centrales nucléaires.
mardi 19 août 2008
Inde/nucléaire: "le temps du politique, pas celui de l'industrie"
Bientot un tournant que l'industrie francaise ?
Romandie :
PARIS - Le groupe nucléaire français Areva, présélectionné par le gouvernement indien pour une éventuelle coopération dans le nucléaire civil, estime que les discussions sur la question n'en sont pour l'instant qu'au stade "politique".
"Nous sommes actuellement dans le temps du politique, pas dans celui de l'industrie. Commenter une information sur une présélection du groupe reviendrait à préjuger l'issue des discussions politiques en cours sur l'ouverture potentielle du marché indien", a déclaré à l'AFP un porte-parole d'Areva.
L'organisme d'énergie atomique d'Inde (NPCIL) a dressé une première liste où figurent, aux côtés d'Areva, l'américain Westinghouse Electric Company, le consortium General Electric-Hitachi et l'agence d'énergie atomique russe Rosatom, dans la perspective d'une coopération dans le nucléaire civil entre New Delhi et la communauté internationale, ont indiqué des sources gouvernementales au supplément Business Line du quotidien The Hindu paru lundi.
Ces responsables gouvernementaux ont laissé entendre que leurs préférences allaient aux technologies russes et françaises, pays avec lesquels l'Inde a déjà engagé une coopération dans le nucléaire civil, selon le journal.
Pour Areva "il est de notoriété publique que plusieurs groupes industriels s'intéressent à la possibilité d'investir à terme dans l'énergie nucléaire, si et quand la loi indienne le permettra. Il est normal qu'ils consultent des fournisseurs potentiels tels qu'Areva pour se préparer à cette éventualité".
L'Inde, aux besoins énergétiques colossaux, compte tenu de son rythme de croissance et de sa dépendance au pétrole, voudrait se doter d'ici à 2020 de 40.000 mégawatts de capacité installée en termes de réacteurs nucléaires.
Les investissements au cours des 20 prochaines années dans ce secteur s'élèveraient à 100 milliards de dollars.
L'Inde est près de pouvoir profiter d'une coopération internationale en matière de nucléaire civil. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a donné son feu vert en juillet et New Delhi doit à présent obtenir celui du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG) qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements et de technologies nucléaires.
AREVA
(©AFP / 18 août 2008 16h41)
Romandie :
PARIS - Le groupe nucléaire français Areva, présélectionné par le gouvernement indien pour une éventuelle coopération dans le nucléaire civil, estime que les discussions sur la question n'en sont pour l'instant qu'au stade "politique".
"Nous sommes actuellement dans le temps du politique, pas dans celui de l'industrie. Commenter une information sur une présélection du groupe reviendrait à préjuger l'issue des discussions politiques en cours sur l'ouverture potentielle du marché indien", a déclaré à l'AFP un porte-parole d'Areva.
L'organisme d'énergie atomique d'Inde (NPCIL) a dressé une première liste où figurent, aux côtés d'Areva, l'américain Westinghouse Electric Company, le consortium General Electric-Hitachi et l'agence d'énergie atomique russe Rosatom, dans la perspective d'une coopération dans le nucléaire civil entre New Delhi et la communauté internationale, ont indiqué des sources gouvernementales au supplément Business Line du quotidien The Hindu paru lundi.
Ces responsables gouvernementaux ont laissé entendre que leurs préférences allaient aux technologies russes et françaises, pays avec lesquels l'Inde a déjà engagé une coopération dans le nucléaire civil, selon le journal.
Pour Areva "il est de notoriété publique que plusieurs groupes industriels s'intéressent à la possibilité d'investir à terme dans l'énergie nucléaire, si et quand la loi indienne le permettra. Il est normal qu'ils consultent des fournisseurs potentiels tels qu'Areva pour se préparer à cette éventualité".
L'Inde, aux besoins énergétiques colossaux, compte tenu de son rythme de croissance et de sa dépendance au pétrole, voudrait se doter d'ici à 2020 de 40.000 mégawatts de capacité installée en termes de réacteurs nucléaires.
Les investissements au cours des 20 prochaines années dans ce secteur s'élèveraient à 100 milliards de dollars.
L'Inde est près de pouvoir profiter d'une coopération internationale en matière de nucléaire civil. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a donné son feu vert en juillet et New Delhi doit à présent obtenir celui du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG) qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements et de technologies nucléaires.
AREVA
(©AFP / 18 août 2008 16h41)
samedi 17 mai 2008
La place du nucléaire : "Parlons-en" avec Areva !

Un nouveau site de débat proposé par Areva ? allons voir !
Plus d'info sur Energie2007 :
Areva joue la carte du nucléaire 2.0
Le web participatif et le nucléaire sont-ils compatibles? C'est le pari d'Areva qui propose un site web 2.0 où les internautes sont donc invités à consommer (de l'info, hein, pas de l'uranium) autant qu'à produire. Rassurant, le nom du site, Parlons-en.areva incite à la conversation au coin du feu.
L'initiative vient du journal du groupe (Alternatives) qui, en lançant cette "plate-forme de dialogue (...) souhaite aborder des questions-clefs autour de l'énergie nucléaire" en articulant son site à partir de "trois logiques complémentaires: des informations de référence, pour cerner les enjeux, une variété de points de vue d'experts pour se former, un espace de libre discussion, pour échanger et former son opinion". Ce qui donne des vidéos où s'expriment des points de vue divers (Jacky Bonnemain de l'asociation Robin des Bois ou Vincent Jacques Le Seigneur de l'INES), des sources de données (consommation d'énergie par habitant, perspectives de croissance et de demande d'énergie, avantages comparées des différentes énergies...) et un... forum.
Car Areva entend bien sortir de la "culture de l'ingénieur gardant jalousement ses secrets" et met à disposition des internautes un forum où "l'expression est libre". De fait, la modération se fait a posteriori et ne concerne que les messages diffamatoires, insultants ou racistes*. Conséquence: un militant de Sortir du nucléaire peut donc, sans difficulté, s'exprimer sur ce forum. C'est même souhaité. A la question: "un opposant au nucléaire pourra-t-il exprimer ses arguments?", la réponse fuse: "oui, il pourra... il faudra qu'il y en ait!"Et les premières discussions montrent que les sceptiques répondent présents : "Pourquoi "greenpeace" et "sortir du nucléaire" ne sont pas dans les personnes interviewés ? ont il été invités ?", s'interroge Psemour, tandis que Tilleul se dit "très surpris des données sur la production de CO2 de la filière photovoltaïque qui sont affichées sur ce site. Il est écrit qu'un kWh photovoltaïque produit 60 à 150 gCO2, ce qui est vastement exagéré (d'un facteur 10 !)." Et de poursuivre : "Quand je clique sur la source j'arrive à un document publicitaire d'EDF qui ne renvoie vers aucune étude scientifique pour justifier ses dire..."Areva indique avoir une cinquantaine d'inscrits à ce jour mais en espère davantage dans les semaines qui viennent.
L'opération, qui a commencé le 6 mai, est prévue pour durer trois mois. Le premier sera consacré à des discussions sur la place du nucléaire face aux nouvelles énergies, les mois suivants permettront d'évoquer "les risques, contraintes et solutions du traitement et recyclage des déchets". Une restitution des discussions est prévue à l'issue de cette période.
Pour avoir un aperçu du site, visionnez le trailer sur Dailymotion.
Et puis, allez jeter un oeil - et participer - à Parlonsen.areva.com !
Une excellente initiative, sans doute encore trop timide: impossible de commenter les vidéos ou les sources d'information. Mais il y a si peu d'entreprises qui jouent aujourd'hui la carte du web 2.0 qu'on ne va pas chipoter...
dimanche 2 mars 2008
"Comment «Atomic Anne» a imposé Areva"
L'épopée d'Anne Lauvergeon chez Areva, un vrai roman !
"Le modèle Areva ? C'est le meilleur, assure Anne Lauvergeon. La preuve : tout le monde l'imite ! «General Electric se dote d'une structure comparable à la nôtre, les Russes aussi, constate la patronne d'Areva C'est Vladimir Poutine en personne qui l'a annoncé. Mais nous avons cinq ans d'avance.» Avec 11,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, près de 40 milliards de commandes et 61000 collaborateurs dans le monde, Areva n'est peut-être pas un géant à l'échelle des grands groupes industriels mondiaux. Mais l'idée qui a présidé à sa création est limpide. Le magazine américain Forbes a trouvé la formule qui la résume le mieux en parodiant l'enseigne d'une célèbre chaîne de magasins de jouets : «NukesR Us» («le nucléaire, c'est nous»).
cass
Concrètement, cela signifie que le groupe public français est à ce jour le seul du secteur à abriter sous son toit tout le «cycle du combustible» : de la mine au retraitement en passant par l'enrichissement de l'uranium, la production du combustible, la construction de réacteurs - et leur entretien, très rentable. A quoi s'est ajouté un pôle «transmission et distribution» racheté à Alstom en 2004, devenu lui aussi très profitable. «Anne Lauvergeon a construit un groupe que le monde entier nous envie», s'enthousiasme l'analyste de HPC, André Chassagnol.Ce n'était pas gagné d'avance. «Même dans nos rêves les plus fous, nous ne pensions pas en arriver là», raconte un participant de cette aventure. Lorsque, en 2001, Anne Lauvergeon fait le pari de créer Topco, nom de code du futur Areva, Lionel Jospin lui donne son feu vert, mais bien peu parient sur ses chances de succès. Le contexte n'est pas porteur, car le marché du nucléaire est loin d'avoir le vent en poupe, et il faut avoir une bonne dose de culot pour parier sur sa reprise. Quant aux protagonistes qu'il s'agit de regrouper, ce sont des durs à cuire qui n'ont pas la moindre intention de se laisser faire. De l'extérieur, les pontes du nucléaire, dont l'austère Jean Syrota, prédécesseur d'Anne Lauvergeon à la Cogema, se démènent pour faire capoter le projet.Car Topco apour objectif de rapprocher des entreprises réputées impossibles à fusionner. Outre le spécialiste de l'uranium Cogema et les intérêts industriels du Commissariat à l'énergie atomique, il s'agit d'intégrer le constructeur de chaudières nucléaires Framatome. Repris par Alcatel après la faillite de Creusot-Loire, dont il était une filiale, Framatome a toujours défendu son indépendance bec et ongles, et ses dirigeants sont de redoutables lobbyistes. Cerise sur le gâteau, Cogema et Framatome se sont battus comme des chiffonniers, quelques années plus tôt, pour prendre le contrôle du britannique BNFL. Et bien entendu, ce n'est ni l'une ni l'autre qui l'a emporté, mais... l'américain Westing house. Ambiance garantie au moment de procéder à l'inventaire.
Casser les baronnies
Et pourtant, l'ancienne conseillère de François Mitterrand, qui sort tout juste de deux expériences professionnelles peu concluantes à la banque Lazard et dans le groupe de télécommunications Alcatel, va vite montrer qui est la patronne. A la Cogema, qu'elle dirige depuis 1999, elle a déjà manifesté sa capacité à prendre le pouvoir en cassant les trois grandes baronnies - recyclage, mines, services - et en les remplaçant par une douzaine de business units, comme chez n'importe quel producteur de yaourts. Elle a aussi fait partir quelques caciques et recruté largement à l'extérieur. Avec Framatome, dont le joyau est le projet de réacteur européen EPR, codéveloppé avec l'allemand Siemens, elle parachève son entreprise.«Nous n'aurons pas le nucléaire honteux», annonce aux salariés médusés celle qui a décidé d'endosser aux yeux du monde entier le costume de «Miss Nukes». A partir de ce 3 septembre 2001, date de la création d'Areva, Anne Lauvergeon va communiquer sur sa propre image, celle d'une jeune femme élégante, détendue, souriante. Décomplexée, surtout, comme elle en donne l'image sur les plateaux télévisés, où elle s'oppose sans agressivité aux écolos de service. Car il lui faut sortir de l'image désastreuse forgée par ses prédécesseurs, obsédés parle secret, pour deux raisons majeures : elle veut internationaliser le groupe et attirer plus de jeunes talents - en 2007, celui-là a recruté pas moins de 8000 personnes.Certains, au début, se moquent de la crèche et de la conciergerie qu'elle fait installer au siège de l'entreprise, du Défi Areva qui prend en 2003 le départ de la Coupe de l'America, ou du spot télévisé qui passe en boucle à certaines périodes sur l'air entêtant de Funky Town, un tube des années 1980. Mais finalement, Areva devient la quatrième entreprise préférée des ingénieurs des grandes écoles. Et le style Lauvergeon s'impose au moment même où le nucléaire renaît un peu partout dans le monde.
Etendre son territoire
«Nous avons construit ce groupe sur une idée stratégique simple, qui était de mettre fin aux guerres picrocholines franco-françaises. En faisant cela en 2001, nous étions dans le bon calendrier. Nous sommes devenus les numéros un mondiaux et les principaux promoteurs du nucléaire», se réjouit Anne Lauvergeon. Depuis la fusion, elle a étendu le domaine minier du groupe, notamment au Canada, développé ses ventes de combustibles aux Etats-Unis et marqué des points pour le lancement de l'EPR, malgré les difficultés rencontrées sur le chantier d'installation de son tout premier exemplaire, en Finlande. Après la Chine, qui en a acheté deux, Abu Dhabi, le Royaume-Uni, l'Afrique du Sud et même les Etats-Unis s'intéressent au réacteur européen de troisième génération.Mais pour continuer, c'est-à-dire investir les 10 milliards d'euros annoncés en quatre ans, réaliser des acquisitions, et poursuivre son internationalisation, Areva a besoin de moyens qui lui font actuellement défaut. «Notre plan stratégique 20082012 prévoit une augmentation de capital», souligne Anne Lauvergeon. Depuis le premier jour, elle milite pour une introduction en Bourse de l'entreprise nucléaire française, dont l'Etat, bien entendu, resterait non seulement actionnaire, mais majoritaire. Plusieurs ministres des Finances lui ont déjà dit oui, mais n'ont pas eu la chance de rester suffisamment longtemps en poste pour faire aboutir le projet : Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy et Hervé Gaymard. Thierry Breton, prenant la succession de ce dernier à Bercy, avait, lui, décrété qu'on ne privatise pas... la bombe nucléaire ! Faisant semblant d'oublier qu'«Atomic Anne», malgré son surnom, n'a rien avoir avec le force de dissuasion.Le gouvernement actuel donnera-t-il satisfaction à Anne Lauvergeon ? L'un des anciens ministres qui lui avait promis l'introduction en Bourse est désormais installé à l'Elysée. Mais le décor a changé. D'abord, la conjoncture s'est encore dégradée depuis l'entrée en Bourse d'EDF. Ensuite, un schéma industriel alternatif est sur la table du président de la République. A vrai dire, il n'est pas vraiment nouveau, puisqu'il s'agit de rapprocher Areva d'Alstom, qui construit des centrales électriques classiques et fournit la partie conventionnelle des centrales nucléaires. «Cela fait vingt ans que nous devrions être ensemble, plaide Patrick Kron, le PDG d'Alstom. Nous servons les mêmes clients, nous les servirons mieux ensemble.» Objectif : créer le numéro un mondial de la génération d'électricité face à General Electric, Toshiba-Westinghouse, ou... Siemens, le partenaire d'Areva, qu'il faudrait alors faire sortir en douceur. Tout en faisant revenir certaines activités, particulièrement stratégiques, dans le giron du CEA, voire d'EDF. Le rapprochement d'Areva et d'Alstom signerait la fin du «Nukes R Us» imaginé par Anne Lauvergeon. La solution la moins dérangeante serait bien sûr... de ne rien décider dans l'immédiat et de laisser les choses en l'état. Après tout, ni Areva ni Alstom ne se sont jamais mieux portés !
La diplomatie de l'atome
Areva, entreprise contrôlée par l'Etat, c'est un peu la France. Et sa présidente, Anne Lauvergeon, en est l'un des ambassadeurs. Un statut qui colle parfaitement à l'ancienne «sherpa» de François Mitterrand, dont la mission était de lui préparer le terrain avant les grands sommets internationaux. En janvier, la présidente du directoire d'Areva est directement intervenue dans la libération des deux journalistes français emprisonnés au Niger, Pierre Creisson et Thomas Dandois. Il est vrai que si les deux reporters ont été retenus près d'un mois dans ce pays, c'était sans doute pour peser sur les négociations avec Areva sur l'uranium, comme l'a écrit la presse locale.Areva, qui a repris l'héritage de la Cogema, exploite en effet des mines dans le nord du pays depuis quarante ans. Or le cours de l'uranium s'est envolé : il a doublé depuis fin 2006, et en cinq ans son prix a été multiplié par quatorze ! A l'issue de négociations ardues, la présidente d'Areva s'est rendue le 13 janvier à Niamey pour rencontrer le président, Mamadou Tandja, et signer un accord prévoyant une hausse de 50% du prix de l'uranium acheté par Areva, pour 2008 et 2009. L'accord prévoit aussi que le groupe français investira 1 milliard d'euros pour développer le site d'Imouraren, dont l'exploitation pourrait permettre au Niger de devenir le deuxième fournisseur mondial d'uranium derrière le Canada. Le 18 janvier, les deux journalistes étaient libérés sous caution."
L'article ici.
"Le modèle Areva ? C'est le meilleur, assure Anne Lauvergeon. La preuve : tout le monde l'imite ! «General Electric se dote d'une structure comparable à la nôtre, les Russes aussi, constate la patronne d'Areva C'est Vladimir Poutine en personne qui l'a annoncé. Mais nous avons cinq ans d'avance.» Avec 11,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, près de 40 milliards de commandes et 61000 collaborateurs dans le monde, Areva n'est peut-être pas un géant à l'échelle des grands groupes industriels mondiaux. Mais l'idée qui a présidé à sa création est limpide. Le magazine américain Forbes a trouvé la formule qui la résume le mieux en parodiant l'enseigne d'une célèbre chaîne de magasins de jouets : «NukesR Us» («le nucléaire, c'est nous»).
cass
Concrètement, cela signifie que le groupe public français est à ce jour le seul du secteur à abriter sous son toit tout le «cycle du combustible» : de la mine au retraitement en passant par l'enrichissement de l'uranium, la production du combustible, la construction de réacteurs - et leur entretien, très rentable. A quoi s'est ajouté un pôle «transmission et distribution» racheté à Alstom en 2004, devenu lui aussi très profitable. «Anne Lauvergeon a construit un groupe que le monde entier nous envie», s'enthousiasme l'analyste de HPC, André Chassagnol.Ce n'était pas gagné d'avance. «Même dans nos rêves les plus fous, nous ne pensions pas en arriver là», raconte un participant de cette aventure. Lorsque, en 2001, Anne Lauvergeon fait le pari de créer Topco, nom de code du futur Areva, Lionel Jospin lui donne son feu vert, mais bien peu parient sur ses chances de succès. Le contexte n'est pas porteur, car le marché du nucléaire est loin d'avoir le vent en poupe, et il faut avoir une bonne dose de culot pour parier sur sa reprise. Quant aux protagonistes qu'il s'agit de regrouper, ce sont des durs à cuire qui n'ont pas la moindre intention de se laisser faire. De l'extérieur, les pontes du nucléaire, dont l'austère Jean Syrota, prédécesseur d'Anne Lauvergeon à la Cogema, se démènent pour faire capoter le projet.Car Topco apour objectif de rapprocher des entreprises réputées impossibles à fusionner. Outre le spécialiste de l'uranium Cogema et les intérêts industriels du Commissariat à l'énergie atomique, il s'agit d'intégrer le constructeur de chaudières nucléaires Framatome. Repris par Alcatel après la faillite de Creusot-Loire, dont il était une filiale, Framatome a toujours défendu son indépendance bec et ongles, et ses dirigeants sont de redoutables lobbyistes. Cerise sur le gâteau, Cogema et Framatome se sont battus comme des chiffonniers, quelques années plus tôt, pour prendre le contrôle du britannique BNFL. Et bien entendu, ce n'est ni l'une ni l'autre qui l'a emporté, mais... l'américain Westing house. Ambiance garantie au moment de procéder à l'inventaire.
Casser les baronnies
Et pourtant, l'ancienne conseillère de François Mitterrand, qui sort tout juste de deux expériences professionnelles peu concluantes à la banque Lazard et dans le groupe de télécommunications Alcatel, va vite montrer qui est la patronne. A la Cogema, qu'elle dirige depuis 1999, elle a déjà manifesté sa capacité à prendre le pouvoir en cassant les trois grandes baronnies - recyclage, mines, services - et en les remplaçant par une douzaine de business units, comme chez n'importe quel producteur de yaourts. Elle a aussi fait partir quelques caciques et recruté largement à l'extérieur. Avec Framatome, dont le joyau est le projet de réacteur européen EPR, codéveloppé avec l'allemand Siemens, elle parachève son entreprise.«Nous n'aurons pas le nucléaire honteux», annonce aux salariés médusés celle qui a décidé d'endosser aux yeux du monde entier le costume de «Miss Nukes». A partir de ce 3 septembre 2001, date de la création d'Areva, Anne Lauvergeon va communiquer sur sa propre image, celle d'une jeune femme élégante, détendue, souriante. Décomplexée, surtout, comme elle en donne l'image sur les plateaux télévisés, où elle s'oppose sans agressivité aux écolos de service. Car il lui faut sortir de l'image désastreuse forgée par ses prédécesseurs, obsédés parle secret, pour deux raisons majeures : elle veut internationaliser le groupe et attirer plus de jeunes talents - en 2007, celui-là a recruté pas moins de 8000 personnes.Certains, au début, se moquent de la crèche et de la conciergerie qu'elle fait installer au siège de l'entreprise, du Défi Areva qui prend en 2003 le départ de la Coupe de l'America, ou du spot télévisé qui passe en boucle à certaines périodes sur l'air entêtant de Funky Town, un tube des années 1980. Mais finalement, Areva devient la quatrième entreprise préférée des ingénieurs des grandes écoles. Et le style Lauvergeon s'impose au moment même où le nucléaire renaît un peu partout dans le monde.
Etendre son territoire
«Nous avons construit ce groupe sur une idée stratégique simple, qui était de mettre fin aux guerres picrocholines franco-françaises. En faisant cela en 2001, nous étions dans le bon calendrier. Nous sommes devenus les numéros un mondiaux et les principaux promoteurs du nucléaire», se réjouit Anne Lauvergeon. Depuis la fusion, elle a étendu le domaine minier du groupe, notamment au Canada, développé ses ventes de combustibles aux Etats-Unis et marqué des points pour le lancement de l'EPR, malgré les difficultés rencontrées sur le chantier d'installation de son tout premier exemplaire, en Finlande. Après la Chine, qui en a acheté deux, Abu Dhabi, le Royaume-Uni, l'Afrique du Sud et même les Etats-Unis s'intéressent au réacteur européen de troisième génération.Mais pour continuer, c'est-à-dire investir les 10 milliards d'euros annoncés en quatre ans, réaliser des acquisitions, et poursuivre son internationalisation, Areva a besoin de moyens qui lui font actuellement défaut. «Notre plan stratégique 20082012 prévoit une augmentation de capital», souligne Anne Lauvergeon. Depuis le premier jour, elle milite pour une introduction en Bourse de l'entreprise nucléaire française, dont l'Etat, bien entendu, resterait non seulement actionnaire, mais majoritaire. Plusieurs ministres des Finances lui ont déjà dit oui, mais n'ont pas eu la chance de rester suffisamment longtemps en poste pour faire aboutir le projet : Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy et Hervé Gaymard. Thierry Breton, prenant la succession de ce dernier à Bercy, avait, lui, décrété qu'on ne privatise pas... la bombe nucléaire ! Faisant semblant d'oublier qu'«Atomic Anne», malgré son surnom, n'a rien avoir avec le force de dissuasion.Le gouvernement actuel donnera-t-il satisfaction à Anne Lauvergeon ? L'un des anciens ministres qui lui avait promis l'introduction en Bourse est désormais installé à l'Elysée. Mais le décor a changé. D'abord, la conjoncture s'est encore dégradée depuis l'entrée en Bourse d'EDF. Ensuite, un schéma industriel alternatif est sur la table du président de la République. A vrai dire, il n'est pas vraiment nouveau, puisqu'il s'agit de rapprocher Areva d'Alstom, qui construit des centrales électriques classiques et fournit la partie conventionnelle des centrales nucléaires. «Cela fait vingt ans que nous devrions être ensemble, plaide Patrick Kron, le PDG d'Alstom. Nous servons les mêmes clients, nous les servirons mieux ensemble.» Objectif : créer le numéro un mondial de la génération d'électricité face à General Electric, Toshiba-Westinghouse, ou... Siemens, le partenaire d'Areva, qu'il faudrait alors faire sortir en douceur. Tout en faisant revenir certaines activités, particulièrement stratégiques, dans le giron du CEA, voire d'EDF. Le rapprochement d'Areva et d'Alstom signerait la fin du «Nukes R Us» imaginé par Anne Lauvergeon. La solution la moins dérangeante serait bien sûr... de ne rien décider dans l'immédiat et de laisser les choses en l'état. Après tout, ni Areva ni Alstom ne se sont jamais mieux portés !
La diplomatie de l'atome
Areva, entreprise contrôlée par l'Etat, c'est un peu la France. Et sa présidente, Anne Lauvergeon, en est l'un des ambassadeurs. Un statut qui colle parfaitement à l'ancienne «sherpa» de François Mitterrand, dont la mission était de lui préparer le terrain avant les grands sommets internationaux. En janvier, la présidente du directoire d'Areva est directement intervenue dans la libération des deux journalistes français emprisonnés au Niger, Pierre Creisson et Thomas Dandois. Il est vrai que si les deux reporters ont été retenus près d'un mois dans ce pays, c'était sans doute pour peser sur les négociations avec Areva sur l'uranium, comme l'a écrit la presse locale.Areva, qui a repris l'héritage de la Cogema, exploite en effet des mines dans le nord du pays depuis quarante ans. Or le cours de l'uranium s'est envolé : il a doublé depuis fin 2006, et en cinq ans son prix a été multiplié par quatorze ! A l'issue de négociations ardues, la présidente d'Areva s'est rendue le 13 janvier à Niamey pour rencontrer le président, Mamadou Tandja, et signer un accord prévoyant une hausse de 50% du prix de l'uranium acheté par Areva, pour 2008 et 2009. L'accord prévoit aussi que le groupe français investira 1 milliard d'euros pour développer le site d'Imouraren, dont l'exploitation pourrait permettre au Niger de devenir le deuxième fournisseur mondial d'uranium derrière le Canada. Le 18 janvier, les deux journalistes étaient libérés sous caution."
L'article ici.
mardi 19 février 2008
"Nucléaire civil : l’intérêt de l’option canadienne"
Le Canada se targue d'une moindre dépendance pour ses clients : des commentaires sur cette assertion ?
Webmanagercenter :
"
La STEG, le Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN), le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, le ministère de l’Industrie de l’Energie, et des Petites et Moyennes Entreprises, ainsi que l’ambassade du Canada en Tunisie, ont consacré le 19 février «Journée de l’électronucléaire». Un séminaire consacré à l’énergie nucléaire civile a donc eu lieu dans un hôtel de la place, en présence de M. Ridha Ben Mosbah, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, et de la Technologie, M. Bruno Picard, ambassadeur du Canada en Tunisie, ainsi qu’une pléiade de spécialistes canadiens du nucléaire.
L’ambassadeur du Canada a ouvert les débats, en rappelant que l’expertise de son pays est d’autant plus intéressante qu’il est le premier producteur mondial d’uranium. L’industrie nucléaire du Canada compte ainsi 150 entreprises qui participent à tous les niveaux de la production d’énergie nucléaire.
M. Ronald Denom, président de SNC-Lavalin International et représentant de sa branche nucléaire, a notamment recommandé la filière canadienne, car «elle permet une plus grande indépendance vis-à-vis du pays fournisseur». Selon le spécialiste, «opter pour la filière française, avec le réacteur Areva, c’est se contraindre à faire appel aux français aux différentes étapes de la réalisation du projet». Des pays comme la Chine, la Corée du Sud, ou la Roumanie ont déjà adopté la technologie canadienne pour leurs centrales nucléaires.
Lors de son allocution, M. Ridha Ben Mosbah a rappelé que pour notre pays, «le nucléaire civil est d’une impérieuse nécessité». Il s’agit d’étudier «les enjeux socioéconomiques» pour doter la Tunisie, à l’horizon 2020, de la technologie nucléaire.
Son développement implique que l’on prenne des mesures sur trois niveaux :
• législatif, pour rénover les textes juridiques dans le cadre des conventions et traités internationaux ;
• infrastructure, pour mettre en place le cadre scientifique et technologique adéquat ;
• sécurité, pour garantir la protection et la sûreté des centrales nucléaires selon les normes internationales.
Selon M. Adel Trabelsi, directeur général du Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN), «une étude effectuée en 2002 prouvait déjà la rentabilité de la filière nucléaire pour notre pays, alors que le prix du baril de pétrole plafonnait à 35 dollars. Que dire alors quand le cours du carburant frôle les 100 dollars» ?
A remarquer que jusqu’ici, la Tunisie s’était plutôt intéressée à la solution française, avec un spécialiste en la matière comme AREVA. En février 2005, la STEG avait d’ailleurs signé avec le groupe industriel français deux contrats pour la construction de cinq sous-stations haute tension et de deux systèmes de gestion du réseau électrique pour une valeur totale de 62 millions d'euros."
Webmanagercenter :
"
La STEG, le Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN), le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, le ministère de l’Industrie de l’Energie, et des Petites et Moyennes Entreprises, ainsi que l’ambassade du Canada en Tunisie, ont consacré le 19 février «Journée de l’électronucléaire». Un séminaire consacré à l’énergie nucléaire civile a donc eu lieu dans un hôtel de la place, en présence de M. Ridha Ben Mosbah, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, et de la Technologie, M. Bruno Picard, ambassadeur du Canada en Tunisie, ainsi qu’une pléiade de spécialistes canadiens du nucléaire.
L’ambassadeur du Canada a ouvert les débats, en rappelant que l’expertise de son pays est d’autant plus intéressante qu’il est le premier producteur mondial d’uranium. L’industrie nucléaire du Canada compte ainsi 150 entreprises qui participent à tous les niveaux de la production d’énergie nucléaire.
M. Ronald Denom, président de SNC-Lavalin International et représentant de sa branche nucléaire, a notamment recommandé la filière canadienne, car «elle permet une plus grande indépendance vis-à-vis du pays fournisseur». Selon le spécialiste, «opter pour la filière française, avec le réacteur Areva, c’est se contraindre à faire appel aux français aux différentes étapes de la réalisation du projet». Des pays comme la Chine, la Corée du Sud, ou la Roumanie ont déjà adopté la technologie canadienne pour leurs centrales nucléaires.
Lors de son allocution, M. Ridha Ben Mosbah a rappelé que pour notre pays, «le nucléaire civil est d’une impérieuse nécessité». Il s’agit d’étudier «les enjeux socioéconomiques» pour doter la Tunisie, à l’horizon 2020, de la technologie nucléaire.
Son développement implique que l’on prenne des mesures sur trois niveaux :
• législatif, pour rénover les textes juridiques dans le cadre des conventions et traités internationaux ;
• infrastructure, pour mettre en place le cadre scientifique et technologique adéquat ;
• sécurité, pour garantir la protection et la sûreté des centrales nucléaires selon les normes internationales.
Selon M. Adel Trabelsi, directeur général du Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN), «une étude effectuée en 2002 prouvait déjà la rentabilité de la filière nucléaire pour notre pays, alors que le prix du baril de pétrole plafonnait à 35 dollars. Que dire alors quand le cours du carburant frôle les 100 dollars» ?
A remarquer que jusqu’ici, la Tunisie s’était plutôt intéressée à la solution française, avec un spécialiste en la matière comme AREVA. En février 2005, la STEG avait d’ailleurs signé avec le groupe industriel français deux contrats pour la construction de cinq sous-stations haute tension et de deux systèmes de gestion du réseau électrique pour une valeur totale de 62 millions d'euros."
"Le réveil du nucléaire dans le monde"
Une synthèse d'actualité :
LE FIGARO :
"La Chine, l'Afrique du Sud, les États-Unis et un nombre grandissant de pays jouent la carte de l'énergie nucléaire.
Quel retournement de situation. Voici encore quelques années, le recours à l'énergie nucléaire cristallisait les critiques dans la plupart des pays. En toile de fond, les risques liés à l'insécurité, et donc la difficulté pour les opinions publiques d'accepter cette industrie. Aujourd'hui, presque chaque mois, un nouvel État annonce sa volonté de lancer un projet d'envergure dans l'atome civil.
Pierre Gadonneix, le président d'EDF, résume cette évolution spectaculaire : «Quand je suis arrivé à la tête de l'entreprise (en août 2004, NDLR), l'une de mes premières décisions a été de lancer l'EPR, le réacteur de troisième génération, de Flamanville (Manche). Alors que le premier béton nucléaire de ce gigantesque chantier a été lancé voici plusieurs semaines, nous sommes candidats à la construction de douze EPR dans le monde.»
EDF ne sera certainement pas retenu pour tous ces projets, mais le groupe français peut tirer parti de la vitrine française, unique au monde, avec 19 centrales (pour 58 réacteurs) qui produisent près de 80% de l'électricité du pays.
À titre indicatif, l'EPR de Flamanville, prévu pour être opérationnel en 2012, a été décidé sur la base d'un KWh à 46 euros, incluant le coût de l'investissement, du combustible et de l'exploitation. Car quand le baril de pétrole brut voisine durablement les 100 dollars, l'énergie nucléaire redevient une énergie très compétitive.
Autre argument clé : c'est une source d'énergie ne produisant aucune émission de CO2. Un atout capital à l'heure où les préoccupations en matière de développement durable sont essentielles. Il est significatif que les pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre (États-Unis, Chine, Inde, Russie…) veuillent jouer la carte du nucléaire. Les pays du Moyen-Orient, qui ont des besoins énergétiques de plus en plus importants, cherchent également à préparer l'ère de l'après-pétrole.
Une opportunité pour les FrançaisLa carte du nucléaire du futur se dessine donc peu à peu. En marge de la France, certains pays sont plus en avance que d'autres. La Chine appartient à ce club. Elle prévoit de construire plusieurs dizaines de nouvelles centrales. À la fin de l'année dernière, la visite de Nicolas Sarkozy a été marquée par la concrétisation d'un accord entre l'électricien chinois CGNPC et le français Areva, numéro un mondial du nucléaire, pour la livraison de deux EPR. Un projet auquel participe également EDF, qui a pris une participation dans la coentreprise (avec CGNPC) qui construira et exploitera les deux centrales en question. De son côté, l'américain Westinghouse, filiale de Toshiba et grand rival d'Areva, a remporté un contrat portant sur deux EPR.
La tentation est grande d'opposer les deux entreprises françaises, EDF et Areva. Une rivalité alimentée, il est vrai, par les petites phrases des uns et des autres. Toutefois, en pratique, les deux groupes se révèlent d'abord et avant tout complémentaires. Tandis que l'un, Areva, construit les réacteurs, l'autre, EDF, est à la fois architecte-ensemblier et exploitant de centrales. Preuve concrète de cette addition de compétences, les deux entreprises viennent de remettre une offre commune pour deux EPR à la fois en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. Aux États-Unis, enfin, elles se sont associées avec le même partenaire, l'électricien Constellation.
D'autres entreprises françaises sont également décidées à tirer parti de ce renouveau du nucléaire. Suez, directement concurrent d'EDF, est décidé à posséder et à exploiter des centrales de troisième génération à l'horizon 2020. En attendant, le groupe dirigé par Gérard Mestrallet s'est associé à Areva et Total pour fournir deux EPR à Abu Dhabi. Bouygues et Alstom avancent également leurs pions. Le premier est un spécialiste du génie civil, l'autre des turbines, deux savoir-faire clés pour un chantier nucléaire. Tous les deux sont également de fervents partisans d'une recomposition de la filière nucléaire française qui se traduirait par l'émergence d'un géant AREVA (CI)-Alstom-Bouygues.
Selon les partisans de ce rapprochement, vendre une centrale exige de présenter une offre intégrée, du génie civil à l'îlot nucléaire. Anne Lauvergeon, la présidente du directoire d'Areva, a un avis totalement différent. Selon elle, un client n'a pas forcément envie de trouver chez un seul et unique fournisseur toutes les composantes d'un chantier nucléaire. Le débat va diviser les milieux industriels français jusqu'au jour où l'Elysée tranchera."
LE FIGARO :
"La Chine, l'Afrique du Sud, les États-Unis et un nombre grandissant de pays jouent la carte de l'énergie nucléaire.
Quel retournement de situation. Voici encore quelques années, le recours à l'énergie nucléaire cristallisait les critiques dans la plupart des pays. En toile de fond, les risques liés à l'insécurité, et donc la difficulté pour les opinions publiques d'accepter cette industrie. Aujourd'hui, presque chaque mois, un nouvel État annonce sa volonté de lancer un projet d'envergure dans l'atome civil.
Pierre Gadonneix, le président d'EDF, résume cette évolution spectaculaire : «Quand je suis arrivé à la tête de l'entreprise (en août 2004, NDLR), l'une de mes premières décisions a été de lancer l'EPR, le réacteur de troisième génération, de Flamanville (Manche). Alors que le premier béton nucléaire de ce gigantesque chantier a été lancé voici plusieurs semaines, nous sommes candidats à la construction de douze EPR dans le monde.»
EDF ne sera certainement pas retenu pour tous ces projets, mais le groupe français peut tirer parti de la vitrine française, unique au monde, avec 19 centrales (pour 58 réacteurs) qui produisent près de 80% de l'électricité du pays.
À titre indicatif, l'EPR de Flamanville, prévu pour être opérationnel en 2012, a été décidé sur la base d'un KWh à 46 euros, incluant le coût de l'investissement, du combustible et de l'exploitation. Car quand le baril de pétrole brut voisine durablement les 100 dollars, l'énergie nucléaire redevient une énergie très compétitive.
Autre argument clé : c'est une source d'énergie ne produisant aucune émission de CO2. Un atout capital à l'heure où les préoccupations en matière de développement durable sont essentielles. Il est significatif que les pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre (États-Unis, Chine, Inde, Russie…) veuillent jouer la carte du nucléaire. Les pays du Moyen-Orient, qui ont des besoins énergétiques de plus en plus importants, cherchent également à préparer l'ère de l'après-pétrole.
Une opportunité pour les FrançaisLa carte du nucléaire du futur se dessine donc peu à peu. En marge de la France, certains pays sont plus en avance que d'autres. La Chine appartient à ce club. Elle prévoit de construire plusieurs dizaines de nouvelles centrales. À la fin de l'année dernière, la visite de Nicolas Sarkozy a été marquée par la concrétisation d'un accord entre l'électricien chinois CGNPC et le français Areva, numéro un mondial du nucléaire, pour la livraison de deux EPR. Un projet auquel participe également EDF, qui a pris une participation dans la coentreprise (avec CGNPC) qui construira et exploitera les deux centrales en question. De son côté, l'américain Westinghouse, filiale de Toshiba et grand rival d'Areva, a remporté un contrat portant sur deux EPR.
La tentation est grande d'opposer les deux entreprises françaises, EDF et Areva. Une rivalité alimentée, il est vrai, par les petites phrases des uns et des autres. Toutefois, en pratique, les deux groupes se révèlent d'abord et avant tout complémentaires. Tandis que l'un, Areva, construit les réacteurs, l'autre, EDF, est à la fois architecte-ensemblier et exploitant de centrales. Preuve concrète de cette addition de compétences, les deux entreprises viennent de remettre une offre commune pour deux EPR à la fois en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. Aux États-Unis, enfin, elles se sont associées avec le même partenaire, l'électricien Constellation.
D'autres entreprises françaises sont également décidées à tirer parti de ce renouveau du nucléaire. Suez, directement concurrent d'EDF, est décidé à posséder et à exploiter des centrales de troisième génération à l'horizon 2020. En attendant, le groupe dirigé par Gérard Mestrallet s'est associé à Areva et Total pour fournir deux EPR à Abu Dhabi. Bouygues et Alstom avancent également leurs pions. Le premier est un spécialiste du génie civil, l'autre des turbines, deux savoir-faire clés pour un chantier nucléaire. Tous les deux sont également de fervents partisans d'une recomposition de la filière nucléaire française qui se traduirait par l'émergence d'un géant AREVA (CI)-Alstom-Bouygues.
Selon les partisans de ce rapprochement, vendre une centrale exige de présenter une offre intégrée, du génie civil à l'îlot nucléaire. Anne Lauvergeon, la présidente du directoire d'Areva, a un avis totalement différent. Selon elle, un client n'a pas forcément envie de trouver chez un seul et unique fournisseur toutes les composantes d'un chantier nucléaire. Le débat va diviser les milieux industriels français jusqu'au jour où l'Elysée tranchera."
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vendredi 1 février 2008
"Le numéro 1 du nucléaire investit dans les centrales à bagasse"
Diversifions !
Témoignage.re
LE 17 janvier dernier, Areva, numéro 1 de l’énergie nucléaire en France, a annoncé sa prise de contrôle d’un constructeur brésilien de centrales à bagasse.
Créée en 1975 à Recife, Koblitz emploie aujourd’hui plus de 500 personnes et possède des implantations à Sao Paulo et Sao José do Rio Preto, dans des régions agricoles riches en cannes à sucre. Son activité principale porte sur la fourniture de prestations clés en main pour la réalisation de centrales bagasse et hydro-électriques de faible puissance. Depuis 1996, Koblitz a participé à 76 projets, dont 58 utilisant la canne à sucre comme combustible. Elle totalise ainsi plus de 2.000 MW de puissance installée. C’est presque l’équivalent de la puissance électrique installée aujourd’hui à La Réunion.
« L’acquisition de Koblitz répond à la stratégie de développement d’Areva dans les énergies sans CO2. Elle renforce la position du groupe au Brésil, pays où les énergies renouvelables produisent 90% de l’électricité et où l’utilisation de la bagasse comme combustible devrait augmenter de 50% dans les 5 prochaines années. Le marché brésilien des renouvelables restera porteur, puisque la capacité de production locale devrait croître d’au moins 5% - soit 5.000 MW - par an durant plusieurs années afin de prévenir toute pénurie d’électricité », explique Areva.
Bagasse et éthanol
La canne : source d’énergie essentielle du futurL’implantation durable d’Areva dans l’industrie de la canne à sucre rappelle toute la richesse de deux produits de la canne : la bagasse et l’éthanol. Deux produits que l’usinier achète à très bon marché au planteur. Il ne verse d’ailleurs rien pour acquérir la mélasse, qu’il est possible de transformer en éthanol.
La prise de contrôle de Koblitz par Areva se situe dans une stratégie de diversification du numéro 1 du nucléaire en France.Avant cette acquisition, Areva a déjà obtenu 6 contrats de construction de centrales à bagasse pour un total de 70 millions d’euros. Quatre seront implantées au Brésil, et deux en Thaïlande.
Pour le constructeur de centrale nucléaire, la bagasse est une alternative crédible pour faire face à l’augmentation de la demande en électricité. En effet, ce début de 21ème siècle est marqué par une hausse considérable des cours du pétrole. Un des facteurs explicatifs est la raréfaction des ressources.L’uranium, carburant des centrales nucléaires, est une autre source d’énergie qui n’est pas renouvelable. Même si la situation n’est pas aussi tendue que le pétrole, il sera un jour question de l’après-uranium. Le charbon est aussi dans le même cas de figure.
Et dans ce cadre, il abat la carte bagasse. Car c’est une source d’énergie qui est perpétuellement renouvelable.Cela confirme que dans les pays producteurs de cannes, la bagasse est un produit qui ne pourra que prendre de la valeur. Et cela rappelle que la canne à sucre est une richesse pour l’avenir. Car à partir de cette plante cultivée à La Réunion, il est possible de produire de l’électricité avec la bagasse, et du carburant pour les automobiles avec la mélasse.Dans le contexte de transition énergétique que nous connaissons, bagasse et mélasse vont apparaître chaque jour plus indispensables, et donc seront encore plus précieuses. Par conséquent, la part du sucre dans la valorisation de la canne n’aura plus la place qu’il occupe actuellement. Pour s’en rendre compte, il suffit de se référer à la décision prise par les industriels brésiliens. Alors que la récolte de cannes a été meilleure en 2007 qu’en 2006, une différence positive de 70 millions de tonnes, ils ont décidé de consacrer le même tonnage que l’année précédente à la production de sucre. Les 70 millions de tonnes supplémentaires servent donc à fabriquer exclusivement de l’éthanol. Cette décision s’explique par la hausse des cours du pétrole et par un prix mondial du sucre peu attractif pour les Brésiliens.
Si La Réunion ne produit pas aujourd’hui du carburant pour les automobiles, elle produit de l’électricité à partir de la bagasse. Et si le premier groupe de l’industrie nucléaire français investit dans ce secteur et se diversifie dans la construction de centrales, c’est parce qu’il pense que la bagasse est amenée à être une des sources majeures d’énergie du futur.Ce qui souligne que la canne, dans la richesse de tous ses produits, est amenée à prendre davantage de valeur.
L'article ici.
Témoignage.re
LE 17 janvier dernier, Areva, numéro 1 de l’énergie nucléaire en France, a annoncé sa prise de contrôle d’un constructeur brésilien de centrales à bagasse.
Créée en 1975 à Recife, Koblitz emploie aujourd’hui plus de 500 personnes et possède des implantations à Sao Paulo et Sao José do Rio Preto, dans des régions agricoles riches en cannes à sucre. Son activité principale porte sur la fourniture de prestations clés en main pour la réalisation de centrales bagasse et hydro-électriques de faible puissance. Depuis 1996, Koblitz a participé à 76 projets, dont 58 utilisant la canne à sucre comme combustible. Elle totalise ainsi plus de 2.000 MW de puissance installée. C’est presque l’équivalent de la puissance électrique installée aujourd’hui à La Réunion.
« L’acquisition de Koblitz répond à la stratégie de développement d’Areva dans les énergies sans CO2. Elle renforce la position du groupe au Brésil, pays où les énergies renouvelables produisent 90% de l’électricité et où l’utilisation de la bagasse comme combustible devrait augmenter de 50% dans les 5 prochaines années. Le marché brésilien des renouvelables restera porteur, puisque la capacité de production locale devrait croître d’au moins 5% - soit 5.000 MW - par an durant plusieurs années afin de prévenir toute pénurie d’électricité », explique Areva.
Bagasse et éthanol
La canne : source d’énergie essentielle du futurL’implantation durable d’Areva dans l’industrie de la canne à sucre rappelle toute la richesse de deux produits de la canne : la bagasse et l’éthanol. Deux produits que l’usinier achète à très bon marché au planteur. Il ne verse d’ailleurs rien pour acquérir la mélasse, qu’il est possible de transformer en éthanol.
La prise de contrôle de Koblitz par Areva se situe dans une stratégie de diversification du numéro 1 du nucléaire en France.Avant cette acquisition, Areva a déjà obtenu 6 contrats de construction de centrales à bagasse pour un total de 70 millions d’euros. Quatre seront implantées au Brésil, et deux en Thaïlande.
Pour le constructeur de centrale nucléaire, la bagasse est une alternative crédible pour faire face à l’augmentation de la demande en électricité. En effet, ce début de 21ème siècle est marqué par une hausse considérable des cours du pétrole. Un des facteurs explicatifs est la raréfaction des ressources.L’uranium, carburant des centrales nucléaires, est une autre source d’énergie qui n’est pas renouvelable. Même si la situation n’est pas aussi tendue que le pétrole, il sera un jour question de l’après-uranium. Le charbon est aussi dans le même cas de figure.
Et dans ce cadre, il abat la carte bagasse. Car c’est une source d’énergie qui est perpétuellement renouvelable.Cela confirme que dans les pays producteurs de cannes, la bagasse est un produit qui ne pourra que prendre de la valeur. Et cela rappelle que la canne à sucre est une richesse pour l’avenir. Car à partir de cette plante cultivée à La Réunion, il est possible de produire de l’électricité avec la bagasse, et du carburant pour les automobiles avec la mélasse.Dans le contexte de transition énergétique que nous connaissons, bagasse et mélasse vont apparaître chaque jour plus indispensables, et donc seront encore plus précieuses. Par conséquent, la part du sucre dans la valorisation de la canne n’aura plus la place qu’il occupe actuellement. Pour s’en rendre compte, il suffit de se référer à la décision prise par les industriels brésiliens. Alors que la récolte de cannes a été meilleure en 2007 qu’en 2006, une différence positive de 70 millions de tonnes, ils ont décidé de consacrer le même tonnage que l’année précédente à la production de sucre. Les 70 millions de tonnes supplémentaires servent donc à fabriquer exclusivement de l’éthanol. Cette décision s’explique par la hausse des cours du pétrole et par un prix mondial du sucre peu attractif pour les Brésiliens.
Si La Réunion ne produit pas aujourd’hui du carburant pour les automobiles, elle produit de l’électricité à partir de la bagasse. Et si le premier groupe de l’industrie nucléaire français investit dans ce secteur et se diversifie dans la construction de centrales, c’est parce qu’il pense que la bagasse est amenée à être une des sources majeures d’énergie du futur.Ce qui souligne que la canne, dans la richesse de tous ses produits, est amenée à prendre davantage de valeur.
L'article ici.
mercredi 30 janvier 2008
"Il faut combiner nucléaire et énergies renouvelables, dit Lauvergeon"

On retrouve bien le crédo de l'AEPN :
Nucléaire oui, mais pas comme un dogme mono-maniaque : toutes les solutions durables devront être mobilisées pour patienter, le temps de que le ralentissement urgent de la consommation soit organisé.
BERLIN - La présidente du groupe nucléaire français Areva Anne Lauvergeon insiste dans un entretien publié mardi sur la nécessité de combiner nucléaire et énergies renouvelables dans la lutte contre le réchauffement.
"Tout le monde parle bien entendu des énergies renouvelables, mais les paroles ne sont pas toujours suivies d'actes", a-t-elle dit au Financial Times Deutschland, exprimant, selon ce quotidien, l'espoir d'un nouvel essor de l'énergie atomique.
"Heureusement que nous ne sommes pas une entreprise allemande", a-t-elle plaisanté, faisant référence à l'abandon prévu d'ici à 2020 du nucléaire en Allemagne.
"Nous exploitons toutes les sources d'énergie sans émissions de CO2", a encore indiqué Mme Lauvergeon.
La dirigeante du groupe nucléaire public a par ailleurs indiqué vouloir se développer particulièrement en Allemagne dans les énergies renouvelables.
Interrogée sur le partenariat d'Areva avec le groupe allemand Siemens au sein de la société Areva NP, Mme Lauvergeon a assuré: "Le partenariat est très bon jusqu'ici, et il n'y a aucune raison de critiquer."
Siemens craint qu'Areva ne mette en oeuvre une option pour lui racheter sa part de 34% dans Areva NP. La décision doit être prise d'ici 2009.
AREVA
SIEMENS
(©AFP / 29 janvier 2008 07h52)
dimanche 23 décembre 2007
"Outre-Rhin, la fin de l’embellie verte"

Oyez ! Voila qu'apparaissent les limites de l'utopie actuelle des anti-nucléaires en Allemagne !
- Parce que le surcoût des alternatives au nucléaire sera vite insoutenable,
- parce que notre société occidentale n'a pas la volonté de remettre en cause pour l'instant ses principes consuméristes,
- parce que l'Allemagne enrage de voir lui échapper les 30% du marché du futur parc nucléaire qu'Areva souhaite capter, et ceci après que, si j'ai bien compris, Sarkozy ait enjoint l'Allemagne de retirer Siemens de son capital, au profit de son bon ami Bouygues, si elle continue à ramer en sens inverse,
voila pourquoi l'Allemagne va prochainement reprendre sa politique pro-nucléaire.
Les premiers signes, ci dessous :
LIBERATION: "Avec 500 suppressions d’emploi annoncées mi-décembre, Conergy, le numéro 1 allemand des panneaux solaires, poursuit sa chute (le titre a perdu les deux tiers de sa valeur boursière en deux mois). En octobre, l’entreprise avait fortement revu à la baisse ses prévisions de résultats pour cette année. L’ancien chouchou des investisseurs (752 millions d’euros de chiffre d’affaires) terminera l’année dans le rouge (150 à 200 millions d’euros de pertes).
Et son cas n’est pas isolé. Deux fabricants de biocarburants viennent aussi de présenter des résultats décevants : Petrotec (biodiesel) a cessé sa production jusqu’à fin 2007, mettant ses salariés à temps partiel pour réduire ses coûts ; Envitec (biogaz) a vu son titre chuter de 18 % pour non réalisation des objectifs fixés. L’Allemagne, présentée en modèle, risque-t-elle une crise de ses énergies propres et la Bourse l’éclatement de la bulle verte ?
«Fantasmes». Les analystes appellent à la prudence, après l’euphorie des dernières années. Le TecDax (l’indice des valeurs technologique de Francfort rebaptisé SunDax en raison du poids prépondérant des entreprises liées au solaire), créé en mars 2003, et l’EcoDax (indice des entreprises vertes), qui date du printemps, ont connu une progression fulgurante (le TecDax a triplé sa valeur) avant de stagner, voire de reculer ces derniers mois sous l’influence d’annonces décevantes.
Le secteur traverse une crise de croissance. «La dépendance aux subventions est un défi majeur pour la branche», estime Josef Auer, analyste à la Deutsche Bank. Les renouvelables sont soutenues en Allemagne depuis 1991, avec les premières lois fixant le prix d’achat légal du kWh propre. Le courant vert est subventionné à hauteur de 8,19 centimes d’euros le kilowatt. Mais ces aides doivent peu à peu disparaître. Les subventions au solaire devraient baisser en 2009 de 8% au lieu des 5 % prévus. Idem pour les biocarburants, exemptés de taxes depuis 2004 et imposés à hauteur de 9 centimes d’euros depuis 2006. L’impôt passera à 15 centimes en janvier pour atteindre 45 centimes le litre en 2012, presque autant que les énergies fossiles.
La pénurie de silicium, la hausse du prix des céréales, la difficulté à trouver des terrains libres, notamment pour les éoliennes, renforcent les difficultés d’un secteur qui devra miser davantage sur les exportations. «Les entreprises d’énergies renouvelables suscitent beaucoup de fantasmes en Bourse, note Sebastian Zank, analyste à la WestLB. Certaines hausses de cours sont irrationnelles. Dans l’ensemble, le secteur est surévalué. Mais contrairement à la high-tech en 2000-2001, les entreprises présentes dans les renouvelables ont une vraie substance.» «Je ne m’attends pas à une correction généralisée, ajoute Sven Diermeier, de Independant Research. Il ne faut pas sous-estimer le potentiel de ces entreprises, alors que la dépendance aux énergies fossiles va devenir problématique.»

Exportations. L’Allemagne continue d’ailleurs à croire aux énergies vertes. Elle réalise 20 % du chiffre d’affaires mondial des technologies liées à l’environnement, dit-on au ministère de l’Environnement. A l’heure actuelle, 70 % des exportations liées à l’énergie éolienne et 75 % aux installations photovoltaïques sont d’origine allemande. Au total, 1,5 million de personnes travaillent outre-Rhin pour les techniques de l’environnement ; 400 000 créations d’emploi sont prévues d’ici à 2020."

En conclusion:
Privilégier la filière gaz, en quoi est-ce du développement durable ?
Privilégier l'éolien, n'est-ce pas plein d'inconvénients ? Et où les mettre ?

Privilégier les divers biocarburants ne comporte-t-il pas des risques pires que les maux qu'ils sont censés combattre, n'en déplaise à une vision purement économique ?

N'est ce pas éviter de ses poser les bonnes questions et maintenir la croissance de la consommation ?
Toujours plus de pollution ?


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vendredi 30 novembre 2007
"Le nucléaire, pétrole de la France" par Alexandre Adler
Alexandre Adler, prompt à susciter la polémique, est aussi talentueux pour synthétiser les enjeux d'un domaine; on a ici un avis pertinent sur l'avenir énergétique francais.

"LE FIGARO - La chronique d’Alexandre Adler du 13 octobre 2007.
Nous vivons une redistribution sans précédent des cartes dans le domaine énergétique. Alors que la conscience de la nocivité et du caractère limité des hydrocarbures devient un sens commun à l’échelle de la planète, de nouvelles sources d’énergie sont certainement en train de créer les nouveaux pôles de richesse du XXIe siècle.
C’est ainsi que, compte tenu des besoins céréaliers de la planète, qui limitent sévèrement la fabrication d’éthanol à partir des céréales, on peut d’ores et déjà déterminer le rôle stratégique de la production d’éthanol à partir de la canne à sucre, par ailleurs bien plus efficace et bien moins polluante. Le Brésil et peut-être même quelques îles Caraïbes - pourquoi pas Cuba ? - ont donc devant eux l’avenir radieux que la découverte de la betterave à sucre leur avait fait perdre.
Dans cette redistribution des cartes, la France est aujourd’hui le Brésil du monde développé : grâce à son programme électronucléaire. L’énergie nucléaire civile a en effet pâti à l’échelle mondiale de la mauvaise image bien compréhensible de sa parente militaire. Pour cette seule raison, l’Allemagne est demeurée longtemps très hostile. Les États-Unis, en proie au syndrome postvietnamien, ont fini, à la fin des années 1970, par emboîter le pas à ce courant antinucléaire. De sorte que la France s’est retrouvée absolument seule à miser tout son développement énergétique sur ses centrales nucléaires, constamment améliorées par la recherche fondamentale du CEA, et le savoir grandissant d’EDF, qui assure la construction des centrales et leur gestion.

Ce nucléaire est aujourd’hui notre pétrole, et la richesse épargnée ou directement générée par cette industrie vaut largement la rente dont Norvège et Angleterre ont longtemps bénéficié avec le pétrole de la mer du Nord. Pourquoi ce miracle français ? Parce que l’énergie nucléaire militaire mise en place par le général de Gaulle fut associée d’emblée à un retour à une indépendance stratégique foncièrement pacifiste ; parce que le souvenir amer de la guerre d’Algérie rendait décideurs et opinions craintifs à une dépendance accrue vis-à-vis du monde arabe ; parce qu’enfin, au coeur d’EDF, étaient tapis, et bien tapis, un Parti communiste et une CGT qui, associés aux oeuvres sociales de l’entreprise et discrètement admiratifs de la science soviétique à l’époque très pronucléraire, verrouillaient l’opinion de gauche.
Cette conjonction presque miraculeuse nous a donné le pétrole français, c’est-à-dire un savoir-faire aujourd’hui techniquement indépassé en matière nucléaire qui, dans l’état actuel du marché mondial de l’énergie, est sollicité de toutes parts. Au coeur du système, établi par la sagacité de Laurent Fabius lorsqu’il eut à traiter du dossier à Bercy, le diamant de l’industrie française Areva, dont la présidente fondatrice, Anne Lauvergeon, vient d’être consacrée meilleur manager féminin de l’année.

Mais c’est là aussi que se situe pour la politique étrangère de la France le danger le plus grand, dans sa relation fondamentale, aujourd’hui très claudicante, avec son principal allié, l’Allemagne. L’avance scientifique et le savoir-faire technologique de cette société, qui résulte de la fusion du CEA et de la société de gestion du combustible nucléaire, la Cogema, rendent indispensable son intervention - en Allemagne, Angleterre, Italie, par exemple, mais aussi en Finlande, Suède et peut-être Turquie - partout, en somme, où la relance de l’énergie nucléaire est envisagée.
Ici s’ouvre le casse-tête Siemens. La grande société d’ingénierie allemande est entrée dans le capital d’Areva pour demeurer associée à sa technologie dans l’attente d’une reprise du programme nucléaire en Allemagne. La proposition actuelle du groupe Bouygues, associé à Alstom de Patrick Kron, aurait beaucoup de sens sur le plan industriel si elle n’aboutissait pas, sous la forme actuellement envisagée, à l’expulsion pure et simple de Siemens du nouveau groupe. Elle fait d’ailleurs également planer des incertitudes sur la recherche en amont du CEA, jusqu’à évoquer l’hypothèse d’un retour à la case départ avec absorption économique de la Cogema, et rejet de la recherche fondamentale non rentable du CEA du côté de l’État.
La décision repose entre les mains du président Sarkozy. À certains égards, elle est aussi décisive pour l’avenir de la France et de l’Europe que ne l’a été, pour François Mitterrand, en son temps, le choix de soutenir Helmut Kohl et Ronald Reagan dans la querelle des euromissiles face à l’Union soviétique. Rappelons que contre tous les procommunistes de l’époque, les Roland Dumas et autres Pierre Joxe, Mitterrand avait choisi l’union franco-allemande. Ici, même si les ambitions du groupe Bouygues sont tout à fait légitimes, le maintien envers et contre tout d’une option allemande, qui devrait d’ailleurs être élargie à d’autres partenaires européens, serait seul de nature à préserver notre alliance fondamentale avec Berlin. Tout le reste n’est que stratégie d’entreprise, et le général de Gaulle nous l’a pourtant appris : la politique de la France ne se fait pas à la corbeille."
L'article complet ici.
dimanche 11 novembre 2007
"Flambée du pétrole : une chance pour la France leader du nucléaire"

Une synthèse sur les enjeux du moment :
LE FIGARO : "L’énergie atomique est dopée par le baril attendu à 100 dollars, la fringale énergétique des nouvelles puissances industrielles et la lutte contre le réchauffement climatique. Dans l’âge nucléaire qui s’ouvre, instable et complexe, la France part en pole position.
A 40 dollars le baril de pétrole, l’énergie nucléaire est fortement compétitive. « A 100 dollars le baril - seuil psychologique qui marque un troisième choc pétrolier -, elle devient une véritable rente », dit Philippe Chalmin, le spécialiste français des matières premières. Surtout pour un pays comme la France qui, depuis une quarantaine d’années, aura investi près de 80 milliards d’euros dans l’atome pour assurer son indépendance énergétique. 78 % de la production française d’électricité relève ainsi du nucléaire (17 % de la consommation globale d’énergie), proportion qui place l’Hexagone en tête des grandes nations atomiques du monde.
..."
L'article complet ici.
LE FIGARO : "L’énergie atomique est dopée par le baril attendu à 100 dollars, la fringale énergétique des nouvelles puissances industrielles et la lutte contre le réchauffement climatique. Dans l’âge nucléaire qui s’ouvre, instable et complexe, la France part en pole position.
A 40 dollars le baril de pétrole, l’énergie nucléaire est fortement compétitive. « A 100 dollars le baril - seuil psychologique qui marque un troisième choc pétrolier -, elle devient une véritable rente », dit Philippe Chalmin, le spécialiste français des matières premières. Surtout pour un pays comme la France qui, depuis une quarantaine d’années, aura investi près de 80 milliards d’euros dans l’atome pour assurer son indépendance énergétique. 78 % de la production française d’électricité relève ainsi du nucléaire (17 % de la consommation globale d’énergie), proportion qui place l’Hexagone en tête des grandes nations atomiques du monde.
..."
L'article complet ici.
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dimanche 2 septembre 2007
"Une refonte d'Areva à nouveau à l'étude au sommet de l'Etat"
"Une refonte du capital d'Areva, exclue par le précédent gouvernement, et qui pourrait faire entrer Alstom ou Bouygues dans le groupe nucléaire, est à nouveau à l'étude au sommet de l'Etat.
.."
Il existe plusieurs scénario; celui retenu plaira-t-il à notre nouveau président ... ?
L'article complet ici.
.."
Il existe plusieurs scénario; celui retenu plaira-t-il à notre nouveau président ... ?
L'article complet ici.
vendredi 22 juin 2007
"Le nucléaire, il y pense, pas seulement en se rasant "
"Le PDG du groupe Bouygues est convaincu que l'avenir se situe dans l'énergie. Une obsession. Mais, prudent, Martin avance lentement ses pions. Alstom plus Areva, c'est lourd à avaler.
..."
"...
Mais s'il juge qu'il est arrivé au bout du chemin dans le téléphone ou les médias, il n'aura aucun état d'âme. Il a vendu Bouygues Offshore. Il a vendu Saur. Il a même vendu la société Maisons Bouygues, qu'il avait lui-même fondée, avec Olivier. Alors s'il faut vendre Bouygues Telecom ou TF 1 pour Areva, Martin vendra."
Les capitaines d'industrie rôdent, aidés par les politiques. C'est un signe d'accélération des perspectives... ?
L'article complet ici.
..."
"...
Mais s'il juge qu'il est arrivé au bout du chemin dans le téléphone ou les médias, il n'aura aucun état d'âme. Il a vendu Bouygues Offshore. Il a vendu Saur. Il a même vendu la société Maisons Bouygues, qu'il avait lui-même fondée, avec Olivier. Alors s'il faut vendre Bouygues Telecom ou TF 1 pour Areva, Martin vendra."
Les capitaines d'industrie rôdent, aidés par les politiques. C'est un signe d'accélération des perspectives... ?
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