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samedi 25 octobre 2008

ITER: le coût de la fusion nucléaire

La guerre d'Irak c'est 3 000 milliards de dollars, alors qu'est ce que c'est que 7 milliards si c'est pour trouver l'énergie de l'avenir ? reste à vérifier la faisabilité d'une énergie complexe et couteuse. Et ne pas servir les seuls intérêts du complexe militaro-industriel européen !



"ITER: le coût de la fusion nucléaire explose"






"Si la population de la planète double, la consommation d'énergie pourrait tripler. Pour parer à ces besoins énormes, il existera d'ici 2050 une énergie propre, sûre et abondante: la fusion nucléaire. C'est en tout cas ce que pensent les dizaines de scientifiques réunis du 13 au 18 octobre à Genève pour une conférence placée sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Un colloque qui sert aussi à fêter un anniversaire: «C'est à Genève, en 1958, que s'est tenue la Conférence internationale pour les applications pacifiques de l'énergie atomique», rappelle Minh Quang Tran, directeur général du Centre de recherche en physique des plasmas (CRPP) à l'EPFL.

L'une de ces applications pourrait être la fusion nucléaire. L'idée est de reproduire sur Terre, en milieu confiné, les processus qui ont lieu dans le Soleil, et d'en tirer de l'énergie sous forme de chaleur, puis d'électricité. Pour concrétiser cette vision, les présidents Mitterrand, Reagan et Gorbatchev ont jeté, en 1985 déjà, les bases d'ITER.


Ce gigantesque réacteur expérimental de fusion de type «tokamak» (lire ci-contre) doit apporter la preuve de la viabilité de cette technologie. Le projet, qui réunit sept partenaires (UE - à laquelle est associée la Suisse -, Etats-Unis, Russie, Japon, Chine, Inde, Corée du Sud) a été approuvé en 2006. Et la construction de l'installation pharaonique vient de commencer à Cadarache, dans le sud de la France.


En 2001, le budget avait été fixé à 5 milliards d'euros pour sa construction, et autant pour son exploitation. Or aujourd'hui, ce chiffre risque bien d'exploser. La raison? «Depuis sept ans, de nombreuses avancées ont été effectuées dans le domaine de la physique, de la technologie, des matériaux, explique Carlos Alejaldre, vice-directeur général d'ITER. Nous avons fait revoir le design du réacteur. Et voulons y inclure ces développements.» Pour quel surcoût? «C'est difficile à estimer...» Certains experts, dans les revues Nature et Science, évoquent un dépassement pouvant aller jusqu'à 30% du budget total. Des dépenses supplémentaires qui font déjà grincer les partenaires du projet.


Les modifications proposées sont multiples. La plus importante concerne le confinement du plasma, cette «soupe de particules» portée à 100 millions de degrés dans laquelle aura lieu la fusion nucléaire. Or récemment, les physiciens ont découvert que ce nuage de gaz pouvait, sur ses bords, émettre des «bulles», appelées instabilités. Et que ces «petites éruptions» chaotiques, au rythme d'une par seconde, pouvaient rapidement endommager le réacteur.


«C'est un gros problème, concède Ambrogio Fasoli, directeur exécutif du CRPP. Mais nous venons aussi de trouver la parade. Sans savoir toutefois ni comment ni pourquoi, elle fonctionne. Nous allons donc étudier ce phénomène à l'EPFL.» Le CRPP, qui emploie 160 personnes, dispose en effet depuis 1992 de son tokamak, le TCV, qui a coûté 52 millions. Il est ainsi devenu un des centres mondiaux qui valideront les technologies installées sur ITER. «Qui reste une machine avant tout expérimentale», tient à préciser Carlos Alejaldre.


«Obligation morale»


Certains physiciens continuent d'ailleurs à penser que la technologie de fusion est si complexe qu'elle ne pourra jamais être appliquée à large échelle. Et - pire - qu'ITER risque de finir comme le SSC, l'immense accélérateur de particules américain, devisé à 4,4 milliards de dollars, mais dont la construction a été stoppée après que son budget eut presque triplé. Carlos Alejaldre rejette cette idée: «Parmi les scientifiques, plus personne ne doute qu'ITER pourra remplir ses objectifs. Plus rien ne peut arrêter ITER. C'est même une obligation morale que de tenter de trouver des réponses au problème énergétique.» Et d'ajouter que le Conseil d'ITER prendra la décision d'accepter ou non ces modifications de design lors d'une de ses deux prochaines séances, en novembre ou en juin.


Une chose est sûre aujourd'hui déjà: la mise en service de ce colossal instrument de science interviendra en 2018 au plus tôt, avec deux ans de retard sur l'agenda prévu."

vendredi 15 février 2008

dimanche 11 novembre 2007

"Iter, en route pour reproduire l’énergie des étoiles"

La fusion : Une course contre la montre de l'épuisement des ressources d'Uranium...


LE FIGARO : "L’organisation internationale a défini hier avec la France les modalités de mise en œuvre du projet.

Au milieu des 180 hectares de garrigue déboisés de Cadarache, à l’épicentre du site où va être implanté le futur réacteur expérimental de fusion nucléaire Iter, flottent désormais sept drapeaux, représentant les partenaires (*) de ce projet pharaonique. Symboles de la coopération internationale, ils ont assisté hier, comme autant de paires d’yeux, à la signature de l’«accord de siège» entre la France et l’organisation internationale Iter. «Non seulement nous donnons au monde la première marque tangible de l’existence de l’organisation Iter […], mais nous franchissons aussi un nouveau pas vers la réalisation d’un rêve, un pas décisif», a lancé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, à cette occasion.
..."

"Flambée du pétrole : une chance pour la France leader du nucléaire"


Une synthèse sur les enjeux du moment :

LE FIGARO : "L’énergie atomique est dopée par le baril attendu à 100 dollars, la fringale énergétique des nouvelles puissances industrielles et la lutte contre le réchauffement climatique. Dans l’âge nucléaire qui s’ouvre, instable et complexe, la France part en pole position.

A 40 dollars le baril de pétrole, l’énergie nucléaire est fortement compétitive. « A 100 dollars le baril - seuil psychologique qui marque un troisième choc pétrolier -, elle devient une véritable rente », dit Philippe Chalmin, le spécialiste français des matières premières. Surtout pour un pays comme la France qui, depuis une quarantaine d’années, aura investi près de 80 milliards d’euros dans l’atome pour assurer son indépendance énergétique. 78 % de la production française d’électricité relève ainsi du nucléaire (17 % de la consommation globale d’énergie), proportion qui place l’Hexagone en tête des grandes nations atomiques du monde.
..."


L'article complet ici.

dimanche 21 octobre 2007

"Fusion nucléaire : Énergie de l'avenir?"

La France veut-elle accélérer la recherche dans ce domaine ?

Ce serait le moyen :
- d'une part d'économiser sur les précieuses réserves d'Uranium restantes et avancant la date de mise en oeuvre de cette technologie,
- mais aussi de justifier l'attrait de la filière nucléaire actuelle en donnant des gages de réutilisation de ce savoir faire vers des solutions plus pérennes.

Voici l'actualité de la reflexion à ce sujet au Canada :

"La fusion nucléaire est une source d'énergie qui est toujours au stade expérimental. Toutefois, elle est déjà considérée plus propre que la fission nucléaire, un procédé actuellement utilisé dans les centrales nucléaires pour produire de l'énergie. Allan Offenberger, un ancien professeur de l'Université de l'Alberta, souhaite convaincre les deux paliers de gouvernement de construire un centre de recherche national sur la fusion nucléaire dans la province.Depuis des décennies, des chercheurs du monde entier tentent de mettre au point cette source d'énergie. « La fusion nucléaire consiste à rapprocher deux atomes et de faire en sorte que ces deux atomes qui étaient libres ne fassent plus qu'un atome, et ce faisant, et bien on arrive à créer de l'énergie », explique Francis Kovacs du Commissariat à l'énergie atomique en France.
..."

L'article complet ici.

vendredi 29 juin 2007

Le CNRS met en ligne un site sur la radioactivité

Le CNRS a créé un site internet destiné au grand public sur la radioactivité.Il aborde de très nombreux sujets comme la fusion nucléaire, (projet Iter), l'enrichissementde l'uranium, les applications médicales ou les conséquences de l'accident de Tchernobyl.

Lien :
www.laradioactivite.com

Pour compléter, l'article de 20 minutes où Michel SPIRO (CNRS) déclare que «Le nucléaire est l'énergie de demain» !