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vendredi 5 juillet 2024

Une grande nouvelle et une fierté pour la France 🇫🇷 : l’EPR de FLAMANVILLE démarre enfin !

Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l’environnement,

Une grande nouvelle et une fierté pour la France 🇫🇷 : l’EPR de FLAMANVILLE démarre enfin !

https://lnkd.in/eMemmVTZ

C’est le réacteur le plus gros et le plus sûr au monde, 100% français, pourvu de la turbine Arabelle, la plus puissante et la plus performante au monde, elle aussi 100% française.

Sur la durée de construction de l’EPR :

Il aura donc fallu 17 ans pour construire le 1er EPR en France, versus 9 ans en Chine… et 5 ans annoncés initialement, ce qui était pour le moins optimiste pour un prototype. C’est le temps qu’il fallait pour construire nos réacteurs de 900MW plus petits et plus simples, en série, dans les années 1980.

Ce premier EPR était compliqué à construire : il est très efficace et performant, tellement que cela finit par coûter cher et devenir compliqué : double enceinte, quadruples systèmes de sécurité, trop de béton, trop de tuyaux… Il y a eu en outre des délais juridiques (attaques en justice des antinucléaires…) et c’était un prototype (FOAK, first of a kind).

Pour l’avenir, le design de l’EPR2, tenant compte de ces leçons apprises, a été simplifié (en conservant le même niveau de sûreté) et sera nettement plus rapide à construire avec son enceinte unique et non double, moins de matériaux de construction, moins de béton, moins de références de portes, de tuyaux et de robinets, moins de km de câbles électriques. Et une construction modulaire avec de nombreux modules préfabriqués en usine qu’il suffit d’assembler sur place.

La construction en série des EPR2 avec une planification bien organisée comme dans les années 1980, sera 6 à 7 ans.

Tout est donc en train de se mettre en place pour l’élargissement (14 réacteurs de + d’ici 2040-2045) puis le renouvellement harmonieux du parc nucléaire français.

Bien amicalement,

Bruno  Comby

Président de l’AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire 

——

L’AEPN (Association des Ecologistes Pour le Nucléaire) est une organisation internationale non gouvernementale, créée en 1996, à but non lucratif, dont l’objectif est d’informer le public, les journalistes et les dirigeants politiques, sur l’énergie et l’environnement et en particulier sur les avantages écologiques et économiques de l’énergie nucléaire.

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dimanche 28 juin 2020

Communiqué commun aux quatre associations au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim



Communiqué de presse


Communiqué commun aux quatre associations
au sujet de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim


Les quatre associations soulignent l’urgence et l’importance, à la fois au niveau stratégique, écologique, économique, climatique et pour l’indépendance énergétique de la France, de ne pas fermer prématurément la centrale nucléaire de Fessenheim. Il s’agit d’une grave erreur de dimension historique.
Cette centrale est reconnue sûre par l’ASN. Elle pourrait rendre de bons et loyaux services, tout en rapportant de l’argent, pendant encore au moins 20 ans.
Elle évite le rejet de 10 millions de tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère et est parfaitement apte à continuer à fonctionner, comme c’est le cas pour les réacteurs similaires autorisés à fonctionner jusqu’à l’âge de 60 ans par la NRC (Nuclear Regulatory Commission) aux Etats-Unis. Les deux réacteurs de 900 MW chacun de Fessenheim (1800 MW en tout) ont produit depuis 40 ans et pourraient continuer à produire durant encore 20 ans, une électricité abondante, propre, sûre, à moindre coût, rapportant à EDF et aux français 500 millions d’€ par an et 20 milliards d’€ en 40 ans. 
Par une requête et un mémoire en réplique, déposés au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat les 29 mai et 18 juin 2020, l’Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN), l’association « Fessenheim notre Energie » (FNE), l’association « Initiatives pour le climat et l’énergie » (ICE) et l’Association de défense des actionnaires salariés d’EDF (ADAS) ont contesté cette fermeture prématurée, ainsi que le non-respect des règles administratives à cette occasion, et ont demandé au juge des référés du Conseil d’Etat, d’ordonner la suspension de l’exécution du décret n°2020-129 du 18 février 2020 portant abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim, jusqu’à ce que le Conseil d’Etat ait statué au fond concernant la requête en annulation formée par ces quatre associations contre ce décret. 
Elles prennent acte de la décision du juge des Référés du Conseil d’Etat en date du 19 juin 2020 ayant reconnu leur intérêt à agir mais rejeté leur requête en référé (demande de suspension du décret), et les 4 associations poursuivent donc avec détermination le combat juridique en préparant maintenant leurs arguments sur le fond de l’affaire. 
La centrale de Fessenheim est le socle de l’approvisionnement électrique de l’Est de la France. Elle apporte une contribution essentielle à l’économie alsacienne et préserve l’autonomie stratégique de la France, en assurant, à tout moment, dans la plus grande sécurité, l’équilibre entre l’offre et la demande en énergie électrique.
Le site de production d’électricité de Fessenheim est un moyen sûr, compétitif, non carboné, pilotable en fonction de la demande, capable de produire 1800 MW d’électricité, même en l’absence de vent et de soleil.
Les quatre associations soulignent l’absence de moyen de production non carboné permettant de s’y substituer. Une énergie intermittente et aléatoire ne peut en aucun cas remplacer une énergie pilotable.
Ce retrait d’exploitation va à l’encontre de la poursuite de l’objectif de l’équilibre des comptes des administrations publiques, du principe de précaution au regard de la sûreté du système électrique français, et de la lutte contre l’effet de serre climatique. 
Elles rappellent que la poursuite de l’exploitation de Fessenheim, dans l’attente du démarrage de Flamanville 3, aurait été parfaitement compatible avec la limite de 63,2 GW établie dans la Loi, de la puissance nucléaire installée, laquelle représente à ce jour seulement 46,6 % de la puissance électrique installée en France.  
Le programme nucléaire français, dont Fessenheim est un symbole, est une immense réussite française, jusqu’à présent admirée et respectée dans le monde entier.
La France va avoir besoin demain d’encore davantage d’électricité nucléaire, propre et respectueuse de l’environnement, pour alimenter les millions d’objets connectés et de voitures électriques, qui arrivent bientôt dans nos maisons et sur nos routes.


En résumé :

La fermeture prématurée en 2020 de la centrale nucléaire de Fessenheim est une grave erreur industrielle (contraire à la loi Florange qui interdit de fermer une usine rentable en état de poursuivre son exploitation), une erreur stratégique (fragilisation de notre indépendance énergétique, manque de vision et d’anticipation du développement de la mobilité électrique et des objets connectés), un gigantesque gaspillage économique dont la France pourrait se passer en pleine crise économique (20 milliards d’euros jetés par la fenêtre et aggravation du déséquilibre de la balance commerciale), ainsi qu’une erreur écologique qui augmentera de 10 millions de tonnes chaque année les émissions de CO2 en France), une erreur technique qui déstabilise le système électrique en France comme en Europe, et enfin une erreur politique qui se paiera, tôt ou tard, dans les urnes, les français pleins de bon sens comprenant bien qu’ils ont été bernés. Sans doute le comprendront-ils encore mieux lorsque, dès l’année prochaine, le prix de l’électricité augmentera et lorsque surviendront les prochaines coupures d’électricité.

Contacts presse :

AEPN
Président
Bruno Comby
06 11 84 88 00
aepn@ecolo.org

FNE
Secrétaire
Annick Waller
06 78 37 21 83
annick@waller.fr

ICE
Président
Jacques Maillard
06 85 25 32 27
jacquesmaillard@wanadoo.fr

ADAS
Président
Jean-Pierre Lettron
06 08 02 09 59
jplettron@orange.fr

Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN)
Association «Fessenheim notre Energie » (FNE)
Association « Initiatives pour le climat et l’énergie » (ICE)
Association de défense des actionnaires salariés d’EDF (ADAS)


samedi 25 mai 2019

La France, premier grand pays industriel ZÉRO CARBONE à moindre coût : c’est possible en montant le parc nucléaire à 80 GW ! Découvrez le « Plan 80 GW nucléaire » de l'AEPN

Découvrez le « Plan 80 GW nucléaire » de l’AEPN qui optimise la situation écologique ET économique de la France en électrifiant les transports et le chauffage des bâtiments 🇫🇷 


Chers amis du nucléaire propre et respectueux de l’environnement,


Selon un calcul similaire à celui de Dominique Grenèche (voir ci dessous) et nous arrivons à la conclusion qu’il faut pour électrifier le secteur des transports un EPR de 1650 MW par tranche de 5 à 6 millions de voitures électriques en considérant qu’elles roulent en moyenne 15 000 km par an.

Il faut donc 5 à 6 EPR à ajouter aux 63,2 GW du parc de production nucléaire actuel, pour monter ainsi à 72 GW environ, afin de remplacer tous les véhicules particuliers en France par des véhicules électriques (32 millions de VP).

En électrifiant également les camionnettes, les bus et les camions (ce vers quoi nous allons également, cf les premiers autobus électriques en France de la ville de Paris et Tesla qui lance aux Etats-Unis son Tesla Truck) et par ailleurs prévoir une petite marge de manœuvre pour le chauffage des bâtiments (voir ci-après) il est clair qu’il faudra monter au moins jusqu’à 80 GW.

L’essentiel des économies d’énergie et d’électricité possibles dans l’industrie est déjà faite.

Le plus gros potentiel qui reste accessible aux économies d’énergie est dans l’isolation des bâtiments.

Mais ces économies seront compensées par le fait qu’il faudra simultanément électrifier davantage le chauffage des bâtiments pour réduire les émissions de CO2, de manière concomitante avec l’isolation des bâtiments.

Il est facile de comprendre que le remplacement du gaz par de l’électricité dans le secteur du bâtiment (pour réduire les émissions de CO2) viendra grosso modo au mieux équilibrer les économies d’énergie possibles en isolant mieux les bâtiments déjà chauffés à l’électricité. Et il n’y a donc guère (voire pas du tout) d’économies d’électricité possibles dans le secteur du bâtiment (voire une légère augmentation de la consommation). En effet les bâtiments actuellement chauffés à l’électricité sont principalement des bâtiments récents, construits après les deux premiers chocs pétroliers à partir des années 1980, 1990 et 2000. Ils sont donc déjà soumis à une réglementation thermique exigeante. Le potentiel d’économies d’énergie sur les bâtiments déjà chauffés à l’électricité est donc faible.

Les « passoires énergétiques » en France, qui représentent l’essentiel du gisement futur d’économies d’énergies, sont principalement des bâtiments, maisons et immeubles anciens, actuellement chauffés au gaz, voire encore au fioul. Il existe donc là un important réservoir d’économies sur les émissions de CO2 mais en aucun cas un gros réservoir d’économies sur la consommation d’électricité. Les bâtiments chauffés à l’électricité sont ceux qui sont déjà les mieux isolés. Il ne faut donc pas s’attendre à de grosses économies d’électricité en isolant mieux les logements. Au contraire le but est d’exclure et remplacer le plus possible le gaz et le fioul ce qui va fortement diminuer les émissions de CO2 (ce qui sera très bien) et cela va augmenter (et non diminuer) ou (au mieux) stabiliser la consommation d’électricité.

L’un dans l’autre, on voit qu’une PPE (contrairement à celle qui vient d’être décidée) doit non pas diminuer mais au contraire AUGMENTER le parc de production nucléaire pour atteindre l’objectif de diminution des émissions de CO2.

Comme rien ne bouge vraiment avant 2025 dans cette PPE, un objectif prioritaire est d’informer les politiciens afin que quel que soit celui qui sera élu à la présidentielle de 2022, il comprenne la situation et révise rapidement la PPE après son élection.

La LTECV (loi de transition énergétique et croissance verte) pour atteindre son objectif de réduction des émissions de CO2 doit donc fixer un PLANCHER et non pas un PLAFOND au parc de production énergétique afin de lui permettre de réduire nos émissions de CO2 au delà du niveau actuel en électrifiant les transports et le chauffage des batiments.

Toute loi énergétique en France (comme la LTECV actuelle) qui fixe un PLAFOND à la production nucléaire est VOUEE À L’ÉCHEC.

La France peut pourtant encore devenir (si et seulement si elle inverse la  LTECV au plus tard en 2022) le premier grand pays industrialisé entièrement ZERO CARBONE en visant un parc nucléaire de 80 GW environ. 

Il faut donc GARDER tous nos réacteurs actuels jusqu’en 2039 (les plus anciens auront alors 60 ans), ET ajouter en tout 10 EPR (1 par an pendant 10 ans, arrivant sur le réseau à partir de 2029) au parc de production actuel, tout en n’arrêtant AUCUN des réacteurs de notre parc actuel, pour ensuite (à partir de 2029) remplacer les réacteurs du parc actuel à puissance égale avec un peu plus qu’un réacteur pour chaque paire de réacteurs 900 MW arrêtés car ils seront en fin de vie (60 ans d’âge).

Du point de vue industriel, il faut donc se préparer à construire en France 1 EPR par an pendant 10 ans, puis en moyenne 1 et demi (1 à 2 selon les années) par an pour le renouvellement du parc nucléaire sur une vingtaine d’années. Et ne surtout rien arrêter (comme c’est actuellement prévu...) prématurément  à partir de 2025, ce serait une grave erreur !

Comme il faudra de l’ordre de 10 ans pour construire ces réacteurs ajoutés au parc actuel et qu’au vu de l’expérience américaine nos réacteurs pourront tous être prolongés grosso modo par l’ASN jusqu’à 60 ans, cela passe encore au niveau du calendrier mais IL NE FAUT PAS ARRÊTER PREMATUREMENT LE MOINDRE RÉACTEUR.

L’important n’est pas de savoir comment anticiper la fermeture des réacteurs pour soi-disant « lisser » le remplacement du parc (c’est du baratin de politicien pour nous faire gober la RÉDUCTION du parc nucléaire qu’ils veulent imposer de force) mais il faut au contraire de se concentrer sur le redimensionnement indispensable (en croissance) du parc pour faire face aux nouveaux besoins (voitures électriques).

Du point de vue de la communication politique, cela me paraît assez simple d’expliquer au public que la voiture électrique a beaucoup d’avantages et que pour cela il faut à l’évidence DAVANTAGE d’électricité propre, donc nucléaire (le potentiel hydraulique étant faible et l’intermittent ne résolvant pas le besoin, donc inutile, c’est une fausse piste, une impasse vouée à l’échec), environ une dizaine d’EPR en plus, pour ne pas se trouver à la ramasse derrière les américains et les chinois.

Il faut donc INVERSER le discours sur le redimensionnement du parc nucléaire et bien expliquer qu’il doit CROÎTRE et non diminuer pour que la France reste dans la course et continue à baisser ses émissions de CO2.

Côté coût, les 10 EPR qu’il faudra construire EN PLUS du parc actuel coûteront (une fois construits en série à raison d’un par an) environ 8 milliards d’euros l’unité (ce qui est cohérent avec le prix des deux têtes de série de Hinckley Point C à 11 milliards l’unité en comptant large).

Il s’agit donc d’un programme industriel de 80 milliards d’euros pour RÉUSSIR la transition énergétique de la France, soit moins que les 140 milliards d’euros que nous jetons actuellement par la fenêtre à raison de 7 milliards d’euros par an de soutien au vent et au soleil (x 20 ans) sans que cela réduise aucunement nos émissions de CO2.

Il faut renverser la table et surtout 1/ le discours sur le nucléaire (qu’il faut augmenter et pas diminuer) et 2/ inverser la loi-cadre qu’est la LTECV en y changeant juste un seul mot : le PLAFOND de 63 GW doit devenir un PLANCHER de 63 GW nucléaires. Le nouvel objectif est clairement 80 GW, soit un EPR de plus à ajouter sur le réseau par an, pendant 10 ans.

C’est encore jouable, à condition d’arrêter de se tromper d’objectif et de remettre la loi à l’endroit dans le bon sens !

En bref l’objectif qui permet de décarboner avec succès la France consiste à 1/ électrifier les transports (pour évincer le pétrole) 2/ électrifier le chauffage (pour évincer le gaz) tout en isolant mieux les bâtiments anciens. Et cesser de renforcer la réglementation thermique sur la construction neuve (ce qui coûte cher pour un gain faible). La RT actuelle déja très stricte et contraignante est suffisante. Il faut juste faire sauter le verrou artificiel du facteur 2,58 en faveur du gaz, en revenant à l’ancien mode de calcul de la performance thermique du bâtiment (calcul en énergie finale et non en énergie primaire). Le but (si on veut vraiment avoir des résultats sur le CO2) est à l’évidence d’évincer le gaz pas de le favoriser !

Pour atteindre ces objectifs, électrifier les transports et diminuer davantage nos émissions de CO2, il est clair qu’il nous faudra un parc nucléaire d’environ 80 GW, soit 10 EPR de plus qu’aujourd’hui.

Cela nous coûtera moins cher que le soutien absurde actuel à des énergies intermittentes qui coutent la peau des f..., ne font pas le job, plafonnent au mieux à 20% de l’énergie totale du pays et qu’il faut compléter pour les 80% restants, qui ouvrent un boulevard aux importations de gaz.

Avec ce « plan 80 GW nucléaire » la France devient ainsi quasiment ZÉRO CARBONE (réduction des émissions de CO2 de 6 T par français et par an aujourd’hui à 1 ou 2 T de CO2 par français et par an demain, contre 11 T par allemand et par an et près de 20 T par américain ou australien par an) tout en rétablissant sa balance commerciale (réduction à quasiment zéro des importations de gaz et de pétrole) et en contenant le prix de son électricité à un tarif inférieur à 20 cts par kWh (après renouvellement du parc nucléaire).

Alors que le modèle allemand (moins de nucléaire pour davantage de solaire, d’éolien et de gaz) nous entraine inéluctablement vers un kWh à 40 cts le kWh avec une paupérisation de l’ensemble de la population, une industrie qui perd alors toute compétitivité et une forte augmentation du déficit de notre balance commerciale (forte augmentation des importations de gaz, avec une forte dépendance à Poutine et à l’Iran...)

Il faut donc impérativement inclure dans les scénarios énergétiques envisagés pour la France le scénario « 80 GW nucléaire » avec prolongation du parc nucléaire actuel, AUCUN arrêt des réacteurs actuels avant 2039, construction d’un EPR par an à mettre en route au plus vite (pour être connectés au réseau à partir de 2029) et mettre nos efforts sur l’électrification des transports (voitures puis bus et camions électriques) et du chauffage des bâtiments.

Ce scénario « 80 GW nucléaire » est possible et est le seul et unique scénario qui optimise à la fois la situation future de la France du point de vue écologique ET économique ET indépendance énergétique !

Bien amicalement,

Bruno Comby

Président de l’AEPN
Association des Ecologistes Pour le Nucléaire 

—-

Adhérez à l’association et soutenez l’AEPN :



ANNEXE : véhicules électriques.

Evaluation de la consommation du parc automobile en France en 2017 s'il était entièrement électrifié : voitures particulières, 32,5 millions  et véhicule utilitaires, 6,1 millions, pour un total de  5,31 1011 véhicule x km par an. 
On arrive à 80 TWhe, c’est-à-dire environ 10 REP-900, en supposant que ces réacteurs rechargent en continu toute l'année (= 24 h sur 24, 365 par an)  et à pleine puissance l'ensemble du parc automobile.


vendredi 30 juin 2017

Dear Président Macron...


Traduction par l'ONG Sauvons Le Climat ici et ci dessous :

1 juillet 2017


A Monsieur le Président de la République Emmanuel Macron


Monsieur le Président,


Nous vous écrivons en tant qu'environnementalistes, écologistes et climatologues pour vous féliciter de votre victoire dans l'élection présidentielle et pour applaudir votre politique en faveur d'une taxe carbone. Personne n'a autant fait que la France pour diffuser une énergie propre sur un réseau électrique. Sachant cela, nous vous écrivons également pour vous faire part de notre inquiétude devant votre décision d'éloigner la France d'une production nucléaire propre.


Peu de pays ont fait plus que la France pour démontrer les bénéfices humanitaires et environnementaux obtenus par la création d'une société fortement dotée d'électricité nucléaire. Non seulement la France a été l'hôte de conférences sur le climat des Nations Unies, elle est aussi un des pays développés dont les émissions de dioxyde de carbone par habitant sont les plus faibles.


Toute réduction de la production nucléaire en France aura pour effet d'augmenter la production d'électricité par des combustibles fossiles, donc la pollution, au vu des faibles facteurs de charge et de l'intermittence du solaire et de l'éolien. L'Allemagne en est l'illustration parfaite. Ses émissions n'ont pratiquement pas changé depuis 2009 et ont, en fait, augmenté tant en 2015 qu'en 2016, à cause des fermetures de centrales nucléaires. En dépit d'une augmentation de la puissance installée solaire de 4%, et de celle de l'éolien de 11%, la production de ces deux sources a baissé de 3 et 2% respectivement du fait qu'il y a eu moins de soleil et de vent en 2016 qu'en 2015.


Et là où la France a une électricité parmi les moins chères et les plus propres d'Europe, celle de l'Allemagne est une des plus chères et plus sales. L' Allemagne a dépensé près de 24 milliards € de plus que le prix de marché en 2016 pour ses seuls prix garantis d'achat des renouvelables mais ses émissions ont stagné. Il est à prévoir que l'Allemagne n'atteindra pas ses objectifs de réduction d'émissions de 2020, et de loin. Malgré des investissements énormes dans les renouvelables, seulement 46% de l'électricité allemande sont issus de sources d'énergie propre, à comparer aux 93% de la France.


Le solaire et l'éolien peuvent jouer un rôle important en France. Cependant, si la France devait investir dans le solaire et l'éolien de façon comparable à l'Allemagne, il faudrait s'assurer que ces investissements augmentent la part d'énergie propre de la France et ne la diminuent pas malencontreusement. Les renouvelables peuvent contribuer à une électrification plus poussée des transports, celle-ci étant déjà bien entamée avec le réseau ferré mais pouvant être poursuivie avec les véhicules individuels.


Un remplacement du nucléaire par des combustibles fossiles et des renouvelables nuirait considérablement à l'économie française de trois façons : augmentation des prix de l'électricité pour les ménages et l'industrie, la fin des exportations lucratives d'électricité et - peut-être le plus important - la destruction de la filière nucléaire française à l'export. Si le parc nucléaire français est contraint de fonctionner avec un facteur de charge réduit, la filière nucléaire française en sera paralysée par une augmentation de ses coûts et une réduction de ses revenus. A terme, cela conduira à des niveaux de sûreté inférieurs et à une réduction des possibilités de financement de la recherche, du développement, ainsi que des efforts pour l'exportation des technologies nucléaires françaises. Les pays qui cherchent à construire de nouvelles centrales nucléaires veulent, avec raison, savoir que le produit que la France leur vend est un produit dont la France elle-même profite.


Le programme nucléaire français a, par le passé, été l'objet d'admiration dans le monde. La France a fait la preuve, dans les années 1970 et 1980 qu'il est de fait possible pour un pays industrialisé de décarboner son secteur électrique. Pour la France, la prochaine étape, nécessaire afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique et pour l'amélioration de la qualité de l'air, est d'augmenter sa production d'électricité propre à partir de toutes les sources non-fossiles et de réduire massivement l'utilisation des combustibles fossiles dans les secteurs du chauffage et des transports. L'électricité nucléaire devra y jouer un rôle central.


Signataires :


James Hansen, Climate Science, Awareness, and Solutions Program, Columbia University, Earth Institute, Columbia University


Kerry Emanuel, Professor of Atmospheric Science, Massachusetts Institute of Technology


Robert Coward, President, American Nuclear Society


Andrew Klein, Immediate Past President, American Nuclear Society


Steven Pinker, Harvard University, author of Better Angels of Our Nature


Richard Rhodes, Pulitzer Prize recipient, author of Nuclear Renewal and The Making of the Atomic Bomb


Robert Stone, filmmaker, “Pandora’s Promise”


Pascale Braconnot, Climate Scientist, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fourth Assessment Report and Fifth Assessment Report


Francois-Marie Breon, Climate Researcher, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fifth Assessment Report


Ben Britton, Ph.D, Deputy Director of the Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London


Claude Jeandron, President, Sauvons le climat


John Laurie, Founder and Executive Director, Fission Liquide


James Orr, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Didier Paillard, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Didier Roche, Climate Scientist, IPSL/LSCE


Myrto Tripathi, Advisor to the president, Académie de l’eau


John Asafu-Adjaye, PhD, Senior Fellow, Institute of Economic Affairs, Ghana, Associate Professor of Economics, The University of Queensland, Australia


M J Bluck PhD, Director, Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London


Bruno Comby, President, Environmentalists for Nuclear Energy


Gwyneth Cravens, author of Power to Save the World


Wolfgang Denk, European Director, Energy for Humanity


David Dudgeon, Chair of Ecology & Biodiversity, School of Biological Sciences, The University of Hong Kong, China


Erle C. Ellis, Ph.D, Professor, Geography & Environmental Systems, University of Maryland


Christopher Foreman, author of The Promise & Peril of Environmental Justice, School of Public Policy, University of Maryland


Martin Freer, Professor, Head of Physics and Astronomy, University of Birmingham, Director of the Birmingham Energy Institute (BEI)


Kirsty Gogan, Executive Director, Energy for Humanity


Joshua S. Goldstein, Prof. Emeritus of International Relations, American University


Malcolm Grimston, author of The Paralysis in Energy Decision Making, Honorary Research Fellow, Imperial College London


Mel Guymon, Guymon Family Foundation


Steven Hayward, Senior Resident Scholar, Institute of Governmental Studies, UC Berkeley


Joe Lassiter, Professor, Harvard Business School


John Lavine, Professor and Medill Dean Emeritus, Northwestern University


Martin Lewis, Department of Geography, Stanford University


Mark Lynas, author, The God Species, Six Degrees


Michelle Marvier, Professor, Environmental Studies and Sciences, Santa Clara University


Alan Medsker, Coordinator, Environmental Progress - Illinois


Elizabeth Muller, Founder and Executive Director, Berkeley Earth


Richard Muller, Professor of Physics, UC Berkeley, Co-Founder, Berkeley Earth


Rauli Partanen, Energy Writer, author of The World After Cheap Oil


Peter H. Raven, President Emeritus, Missouri Botanical Garden. Winner of the National Medal of  Science, 2001


Paul Robbins, Director, Nelson Institute for Environmental Studies, University of Wisconsin Madison


Michael Shellenberger, President, Environmental Progress


Samir Saran, Vice President, Observer Research Foundation, Delhi, India


Jeff Terry, Professor of Physics, Illinois Institute of Technology


Barrett Walker, Alex C. Walker Foundation


Tim Yeo, Chair, New Nuclear Watch Europe; former Chair, Energy and Climate Change Parliamentary Select Committee

 

dimanche 4 janvier 2015

L’Ukraine, terrain d’expérience confirmant la compatibilité du nucléaire avec l’instabilité géopolitique ?



Réaction à l’article du Monde :


Nucléaire et guerre civile en l’Ukraine feront-ils bon ménage ?

L’expérience de 2015 va être l’occasion de confronter cette jeune industrie qu’est le nucléaire civil à certains de ses arguments de contestation traditionnels.

En effet, on entend parfois que l’incapacité de l’humanité à garantir un haut niveau de stabilité militaire et d’organisation civile serait un motif pour récuser l’opportunité de développer largement cette technologie porteuse d’espoir.
Pourtant, faute d’alternative crédible pour sortir des énergies fossiles (les EnR ne suffiront pas, loin s’en faut), limiter les tensions géopolitiques et les guerres à venir par un couple EnR+Nucléaire parait très séduisant. Sans compter la réduction de la pollution non confinée, faisant des ravages sur la planète, et les menaces dramatiques sur le climat.

Cela mérite donc qu’on étudie attentivement quel scénario incarne le moindre mal.
Si l’énergie nucléaire permet d’économiser jusqu’à 7 millions de vies et améliore grandement le sort des 31 pays qui s’en sont dotés, et si un retour au charbon raccourcirait des dizaines de millions de d’existences (puisque le pétrole et le gaz seront bientôt en voie d’épuisement) il faudrait de terribles accidents nucléaires civils pour contrebalancer ses bénéfices.

Or que constate-t-on ? que les centrales fonctionnent correctement même en zones de tension, même avec une sécurité externe et interne dégradée.

Et quand bien même le refroidissement principal puis de secours viendrait à s’interrompre, l’enceinte de confinement retiendrait l’immense majorité de la radioactivité comme ce fut le cas à Three Miles Island en 1979 grâce à la solide enceinte dont ne bénéficiait pas les centrales de Tchernobyl ou de Fukushima.

Et même si la radioactivité venait à s’échapper massivement, la rapide dilution n’engendrerait que bien peu de mortalité.
Dépasser partout 100 mSv (la dose qui commence à poser problème) au-delà de 10 km de rayon de la centrale est extrêmement difficile durablement.
(Rappel : le nuage de Tchernobyl était dilué 50 000 fois en arrivant en France !)
Les matières les plus dangereuses étant fixées sur place par la simple gravité terrestre.
Pour rappel : la dose et l’intensité fait tout : Les 3 mSv de radioactivité naturelle stimule notre organisme.
Il en serait de même pour une contamination artificielle de 20 mSv ou de 200 étalée sur un an. Pas de 500 étalée sur une semaine.
Bien sûr, on pourrait éventuellement déplorer localement dans ce cas une légère hausse des cancers de la tyroïde si les mesures de confinement des populations n’étaient pas respectées.
Mais, loin de l’idée de banaliser ces terribles épreuves individuelles, ces cancers sont ceux qui se guérissent le mieux.

En fait, connaissant mieux sa dangerosité, j’ai bien moins peur d’habiter à côté d’une centrale nucléaire qui fuit que d’un site chimique ou d’un incinérateur mal géré ! (cf. AZF ou dépassement de diffision de dioxine).
En me calfeutrant une semaine, j’éviterais la première contamination, celle la plus dangereuse avant que le refroidissement ne soit rétabli; puis de simples mesures de précaution de neutralisation de quelques mois permettraient d’éviter les désagréments le temps de la décontamination :
alimentation en eau et nourriture (cultures, élevage, pêche, chasse).



L’approvisionnement en pièces détachées.

Quant à la capacité industrielle à entretenir les centrales nucléaire en période de guerre,
l’expérience ukrainienne démontre que les fournisseurs peuvent s’adapter, certes avec quelques contraintes.
Les pièces de remplacement peuvent s’obtenir chez d’autres sociétés que celles qui ont construit les centrales (exemple US pour l’Ukraine).
Pour les populations, le blocus sur les carburants induit par un conflit est bien plus problématique que des aléas sur la production locale d’énergie électrique nucléaire.
Et les matières fissiles s’entreposent bien plus facilement que les combustibles liquides ou gazeux.
(3 ans de réserves en France contre 3 mois pour le pétrole).

Les armes conventionnelles, dangereuses pour les centrales ?
Enfin il y a les armes. Légères, elles ne représentent pas une menace pour les enceintes de béton épais qui protègent les matières radioactives.
Et il n’y a pas de denrées de grande valeur dans les centrales pour attirer un grand nombre de pilleurs armés.
Et concernant les armes lourdes ? (tanks, bazookas, roquettes, missiles sol-sol).
En fait, les belligérants ne souhaitent pas vraiment prendre le risque de contaminer leurs populations en perçants les enceintes de béton.
De plus les matières radioactives seraient mise en sécurité bien avant l’approche des attaquants.
(extinction des processus fissiles, voir leur déménagement si cela devait durer.) 



La prolifération, un faux problème.

Autre crainte brandie par certains, le nucléaire civil pourrait faciliter le nucléaire militaire si des belligérants s’emparaient d’une centrale.
En réalité, n’importe quel pays qui juge nécessaire de dépenser pour se doter de la bombe peut y arriver sans problème avec le temps.
La technique est tout à fait accessible pour un gouvernement très déterminé.
Mais cela engendre beaucoup d’ennuis. D’autres armes sont bien plus délétères, efficaces et économiques (terrorisme, mercenaires, cyberattaques,…)
Le nucléaire civil, avec ses matières fissiles incompatibles avec la constitution de bombes ne représente pas un danger réel.
Seules les « bombes sales », ces explosifs associés à des matières radioactives volées,
pourraient faire quelques dégâts locaux limités, mais les zones seraient bien vite circonscrites et la décontamination engagée dès la paix revenue.
Et de plus ces matières dangereuses sont les moins discrètes tant leurs déplacement peuvent être détectés par les détecteurs Geiger disséminés.

La conclusion est donc que l’industrie nucléaire civile, même en zone de conflit, ne représente pas un péril tel qu’il justifie sa limitation préventive.
Une centrale peut rapidement être arrêtée, perdant immédiatement puis avec le temps l’essentiel de sa chaleur à refroidir.
Elle n’est donc plus un danger important et des combats aux alentours ne peuvent engendrer des milliers de morts comme on pourrait le craindre.

Source photo : Le Parisien